Marcher selon l’esprit: la clé de la victoire sur le péché

PSG 2008-11-04

Q: Comment peut-on chasser l’obscurité d’une pièce?
R: En y allumant une lumière.

Q: Comment peut-on combler le vide d’un récipient?
R: En y versant de l’eau.

Q: Quel est le point commun des deux réponses précédentes?
R: Elles illustrent toutes deux une règle fondamentale que le chrétien ne doit jamais oublier:

Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.  (Galates 5.16 LSG)

Trop souvent, nous sommes portés à travailler à l’inverse.  Nous nous privons, nous nous retenons, nous nous abstenons… bref, nous tentons de ne pas accomplir les désirs de la chair… dans l’espoir d’avoir enfin une bonne vie et de marcher d’une façon plus spirituelle. La Bible nous indique la voie inverse: marcher de façon spirituelle afin de ne plus accomplir les désirs de la chair.

Naturellement, une part de notre combat est faite de résistance et de privation. Mais s’il s’agit de notre stratégie fondamentale, nous faisons fausse route. Nous luttons contre l’obscurité d’une pièce ou le vide d’un récipient, au lieu de faire intervenir la lumière ou l’eau qui neutraliseront l’obscurité ou le vide.

Un mauvais arbre ne peut produire que de mauvais fruits

La raison pour laquelle notre stratégie ne peut se concentrer sur la suppression de nos mauvais comportements est que ces derniers sont des fruits spirituels. Ils sont l’effet découlant d’une cause plus profonde. Chaque mauvaise action se compare à l’apparition d’un fruit pourri et empoisonné sur la branche d’un arbre. Ce fruit est le résultat final et apparent de ce que les racines ont puisées dans le sol à l’insu de tous. Le problème initial ne se situe pas dans le fruit mais sous la terre, là où l’arbre se nourrit. Il est bon d’arracher les mauvais fruits. Mais il faut se hâter d’attaquer la racine du problème.  Le problème du péché dépasse donc le niveau comportemental de l’homme et touche sa nature-même.  L’homme est né pécheur. Dès qu’il paraît sur terre, il plonge ses racines dans une terre qui est marquée par la malédiction originelle. Nous voyons cette vérité très tôt dans la vie de l’enfant. Prenez par exemple un bébé qui tient un jouet dans ses mains. Arrachez-le lui contre son gré et vous verrez sa réaction déterminée par la marque du péché en lui. Paul Washer remarque avec justesse que si le bébé en question possédait à cet âge la force d’un homme, il n’hésiterait pas à nous reprendre le jouet de force, quitte à nous arracher la tête si nécessaire. L’égoïsme et la colère sont déjà présents en lui.

Le coeur humain est donc le point de départ de tout changement, comme l’a indiqué Jésus:

Ce qui sort de l’homme, c’est ce qui souille l’homme. Car du dedans, c’est-à-dire, du coeur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les larcins, la cupidité, les méchancetés, la fraude, l’impudicité, l’oeil envieux, la médisance, la fierté, la folie. Tous ces vices sortent du dedans et souillent l’homme.  (Marc 7.20-23)

Une greffe divine

Puisque nous n’avons aucun pouvoir sur ce que nos racines tirent du sol, Jésus nous invite à l’expérience la plus extraordinaire: se greffer à Lui. En nous unissant à lui, nous ne tirons plus notre sève d’un sol impur. Nous la tirons de Dieu. Son sang royal se met à circuler en nous. Son Esprit nous inonde. Et nous naissons à une nouvelle vie. Nous commençons alors à marcher par l’Esprit et ainsi la chair perd son emprise. Le péché ne nous domine plus. Nous surmontons « le mal par le bien » (Romains 12.21). La lumière chasse l’obscurité et les eaux vives du Dieu vivant remplissent le récipient vide:

C’est cette vérité essentielle que Jésus illustre dans la parabole du Cep ( = plant de vigne ) et du sarment (= rameau rattaché au plant de vigne qui sera coupé après la récolte des fruits):

Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s’il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche; puis on ramasse les sarments et on les jette au feu, et ils brûlent.  (Jean 15.4-6)

Marcher selon l’Esprit… dans le concret.

Un principe si important ne peut être exposé sans que nous ne puissions le mettre en pratique. Justement, après avoir utilisé l’image du cep et du sarment, Jésus explique ce que cela représente:

Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples. Comme mon Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit accomplie. Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés.   (Jean 15.8-12)

Notre marche selon l’esprit débute donc par l’amour pour Dieu et pour notre prochain. L’amour pour Dieu se manifeste par le temps passé avec lui en prière, par l’approfondissement de sa Parole et par un esprit de soumission à son autorité. Et l’obéissance à sa parole nous pousse à donner notre vie pour Dieu et pour notre prochain. Si vous n’avez pas greffé votre vie à celle de Jésus Christ, je vous y invite de tout coeur puisque aucune victoire n’est possible en-dehors de Lui.

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