De la perdition à la liberté (2 de 3)

psg 2009-05-17

Comme mentionné dans l’article précédent, l’homme qui n’a pas été touché par la grâce de Dieu est corrompu. Il est marqué par le péché originel et tout son être tend au péché et à la destruction. Il est esclave de la chair et ne peut aimer Dieu. Cet état est universel. Aucun homme n’y échappe. Même les hommes que nous considérons bons selon nos propres standards vivent sous la colère de Dieu parce qu’ils affectionnent leur état de rébellion.  Le péché leur est agréable.  Pourtant, lorsque nous vivons en-dehors des paramètres établis par Dieu, nous finissons toujours par en payer le prix. Le goût de miel se transforme en un goût amer. Le plaisir, lorsqu’il est placé au-dessus de la vertu, se transforme en dégoût et en culpabilité. Car nous ne pouvons échapper aux lois spirituelles établies par notre créateur. Nous ne pouvons désobéir à Dieu sans en subir les conséquences. De là le désir de changer nos comportements. Nous réalisons que nous nous enfonçons, que notre vie est devenue absurde et chaotique, alors nous essayons de quitter ce qui nous fait du mal. Mais ça ne fonctionne pas.

Ça ne fonctionne pas car nous essayons d’abandonner un plaisir que nous aimons. Notre coeur est attaché au péché. Il s’en nourrit depuis toujours. Il en est l’esclave. Notre désir de réforme personnelle n’est qu’un désir passager d’échapper aux conséquences du péché. Mais notre amour pour le péché demeure.

Jésus l’a bien dit:

C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.  (Matthieu 15.19)

Nous ne pouvons donc pas changer de comportement si notre coeur est corrompu. Sinon, nous tentons simplement de colmater les brèches de notre nature humaine sans nous attaquer au problème véritable. Nous nous épuisons à éradiquer les symptômes d’une maladie sans supprimer cette dernière.

La seule solution possible

La seule solution consiste en un changement de coeur. Et ce qui est à la fois terrible et merveilleux, c’est que l’homme est incapable d’effectuer ce changement. Le coeur est effectivement tenu prisonnier par des forces qui dépassent la volonté humaine. Il est soumis à la puissance de l’ennemi. Malgré tout notre bon vouloir, nous constatons que nous revenons toujours au point de départ. Parfois même, nous régressons, de sorte que notre condition est semblable à celle d’un chien lié par un noeud coulant: plus nous essayons de tirer sur la corde et plus l’étreinte se resserre sur notre gorge.

Maintenant, considérez ces puissantes paroles du prophète Ésaïe, que Jésus allait plus tard reprendre à son compte afin d’indiquer la raison de sa venue sur terre:

Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance.  (Esaïe 61.1)

Le pécheur a le cœur brisé par le péché. Il est captif, il est prisonnier. Même si cette captivité n’est pas physique, elle est néanmoins tout aussi réelle: le pécheur ne décide plus de la direction de sa vie. Il s’est voué à différentes idoles et se trouve maintenant asservi par elles, réalisant qu’il ne se possède plus lui-même et que sa condition ne fait que s’aggraver.

C’est pourquoi nous avons besoin de Dieu.  Les psychologues sont souvent pris au dépourvus face au pécheur qui est incapable de se défaire de ses liens. Ils croient qu’il s’agit de rectifier les pensées pour transformer un individu.  Et c’est pourquoi l’approche thérapeutique échoue si souvent.  Ces spécialistes ignorent en effet que le péché est beaucoup plus qu’une façon de penser. Il ne s’agit pas d’un problème mental mais spirituel.  Il s’agit d’une malédiction.  Mais cette malédiction peut être transformée en une grâce infinie car elle peut amener l’homme à comprendre son absolue dépendance vis-à-vis Dieu.

Pour faire ce pas vers Dieu, pour s’ouvrir à ce changement de coeur, il n’existe qu’une solution: la repentance. La repentance est plus qu’un regret pour nos fautes ou un désir de changer. Il s’agit d’une oeuvre surnaturelle réalisée par Dieu. La vraie repentance conduit à des changements impossibles à l’homme. Elle mène à une liberté véritable et durable. C’est sur cette repentance que portera le prochain article.

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