De la perdition à la liberté (3 de 3)

psg 2009-05-25La psychologie moderne condamne depuis longtemps le sentiment de culpabilité. Selon les grands penseurs, la culpabilité n’est rien de plus qu’un instrument religieux de contrôle social, un outil de manipulation destiné à diriger les gens selon des valeurs arbitraires et dépassées.

Quoique la culpabilité correspond malheureusement souvent à cette définition, il existe néanmoins une culpabilité saine et naturelle, issue d’un mécanisme que Dieu lui-même a instauré en nous. Cette culpabilité est la voix de notre conscience. Il s’agit d’un signal intérieur qui nous permet de connaître nos défaillances et d’y répondre de façon appropriée.

Avant de suivre le conseil des psychologues et de rejeter tout sentiment de culpabilité, il est donc primordial de déterminer d’abord s’il s’agit d’une saine culpabilité. La culpabilité n’est pas un vilain sentiment. Au contraire, elle peut être le signal d’alarme qui vous appelle à changer de direction avant que vous ne tombiez dans une fosse sans fond.

De la culpabilité à la repentance

La culpabilité est une accusation interne reliée à une mauvaise action ou une mauvaise pensée. Comme nous le savons, ce sentiment peut être généré artificiellement par des gens manipulateurs. Mais il peut aussi fondé et justifié. Et c’est dans ces circonstances que nous devons répondre adéquatement. Ignorer une saine culpabilité revient à ignorer les symptômes d’une maladie grave. Nous ressentons quelque chose de désagréable mais nous faisons comme si tout était sous contrôle, car nous sommes des gens «positifs» et «libres». Mais lorsque le positivisme et le désir de liberté nous poussent à ignorer les mécanismes de survie spirituelle que Dieu a placés en nous, nous courons à notre perte.

Comme mentionné dans les articles précédents, nous naissons avec la tache du péché originel. Autrement dit, avant même d’être en mesure de réfléchir sur les notions du bien et du mal, nous sommes marqués au fer rouge par le mal. Un humaniste dira que l’homme naît bon, mais que c’est la société qui le corrompt. C’est faux. L’homme naît pécheur et la société ne fait que compléter le travail. De toute façon, il est vain de condamner la société et de lui imputer les failles morales de l’homme: la société n’est que la somme des humains qui la composent. Si donc la société est si malade, c’est parce que le coeur de l’homme est malade.

Dès que nous atteignons l’âge de raison et que notre conscience s’éveille, nous sommes aptes à réaliser notre perdition et notre besoin d’un sauveur. Mais pour la majorité, cette prise de conscience ne se fait que tardivement, ou – ce qui est absolument tragique – JAMAIS. La plupart d’entre nous avons besoin de faire l’expérience de notre impuissance devant le péché. Nous avons besoin de toucher le fond du tonneau, d’épuiser nos ressources humaines, avant de considérer Dieu et son appel à la repentance.

Dans la parabole du fils prodigue (Luc 15.11), Jésus nous parle d’un fils qui prend sa part d’héritage et qui le dilapide dans les plaisirs futiles de ce monde. Ce n’est qu’au moment où il se retrouve à convoiter la nourriture des cochons qu’il réalise quel stade de dépravation il a atteint. Le péché peut donc à tout moment se transformer en bénédiction. Il dégrade notre condition humaine et notre honneur à un point tel que nous ne pouvons plus nier notre besoin impératif d’être sauvé par une puissance supérieure, qui n’est d’autre que Yahvé, le Seigneur Dieu tout puissant.

Le pas décisif

La repentance débute par une prise de conscience de notre misère. Une prise de conscience aussi de notre pleine responsabilité. Nous ne péchons pas à cause des autres, du diable et encore moins de Dieu. Nous péchons parce que nous voulons marcher selon notre propres règles, notre propre volonté. Notre seule prière revient à celle que font les satanistes: « Que MA volonté soit faite ». Notre seul désir est de satisfaire notre chair, de consolider notre propre petit royaume personnel, nos projets, nos rêves. Nous prenons notre part d’héritage et nous nous lançons dans la vie comme si nous nous appartenions, sans nous questionner sur le but de notre vie sur terre, sur ce que notre Créateur  attend de nous, sur la relation qu’il désire établir avec nous.

La repentance est très bien illustrée par la réaction du fils prodigue devant la dérive de sa vie personnelle:

Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.  (Luc 15.17-20)

Lorsque le fils prodigue dit: « Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils », il ne souffre pas de fausse humilité. Il est simplement frappé par la prise de conscience de son état de pécheur. Il est soudainement conscient de la grandeur et de la sainteté de son père et de l’état misérable où il se trouve lui-même. La vraie repentance passe toujours par ce moment d’humiliation devant Dieu. Si votre coeur n’est pas brisé à la vue de vos propres péchés, toutes vos initiatives spirituelles ne seront que de vulgaires feux de pailles, qui ne dureront que le temps d’un sermon ou d’une lecture. Ce n’est que la prise de conscience de votre perdition qui vous permettra d’accepter pleinement le Salut que Dieu vous offre. Ce n’est que votre reconnaissance de votre besoin ABSOLU de Dieu qui permettra à ce dernier d’entrer dans votre vie et de changer votre coeur.

Dieu n’est pas un «plug-in» , un «add-on» , un simple ajout à votre vie personnelle. Si vous réduisez Dieu à cela, vous êtes condamné. Dieu doit être le fondement de votre vie. Il doit être la pierre de fondation. Vous devez vous en remettre complètement à lui. Dieu est parfait et saint et le seul sacrifice qui est digne de lui est celui de notre coeur tout entier. Si nous ne lui donnons qu’une partie de notre coeur et que nous nous réservons le droit de déterminer la direction de notre vie, nous ne sommes pas dignes de lui. Dieu rejette notre offrande indigne comme il a rejeté celle de Caïn (Genèse 4.3-5). Nous nous leurrons et en plus nous devenons une cible de choix pour Satan car le chrétien qui n’est chrétien que de nom sera souvent amené encore plus profondément dans le péché que les païens, afin que le nom de Dieu soit blasphémé parmi les nations. Avant de porter le nom de Christ, nous devons être prêts à porter sa croix.  Nous devons renoncer à nous-mêmes afin de nosu donner entièrement.

La repentance est plus qu’un regret pour nos fautes. Il s’agit d’une expérience surnaturelle où Dieu nous guérit de notre aveuglement et nous permet de recevoir la vérité qui nous rendra libre. Le sacrifice que nous devons faire semble énorme. Mais la récompense n’a pas de prix. Car quel plus beau cadeau peut-il y avoir que celui d’être en communion avec Dieu pour l’éternité?

Si Dieu vous fait prendre conscience en ce moment de vos péchés et de votre besoin d’être sauvé, ne tardez pas. Revenez au Père. Retirez-vous dans un lieu secret, fermez la porte et prosternez-vous devant le Dieu qui vous a donné la vie et qui désire vous sauver de la perdition. Son coeur de père n’attend que ce moment. Confessez-lui tous vos péchés et demandez-lui son aide pour que votre vie soit véritablement changée. Chaque jour, présentez-vous devant lui et renouvelez devant lui votre engagement à vivre pour lui et à le servir. Dieu est fidèle. Si vous l’implorez de tout votre coeur, il vous sauvera. Peu importe la profondeur des ténèbres d’où vous l’appelez. Dieu vous aime.

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