La religion n’est d’aucune utilité

psg 2009-10-04

Peut-être avez-vous déjà tenté de vaincre le péché par le biais de la religion.  Voyant que vous ne pouviez vous empêcher de faire le mal, vous vous êtes dit que Dieu pourrait vous donner un coup de main.  Vous vous êtes donc promis d’aller à la messe ou à l’assemblée à tous les dimanches, question de vous rapprocher de Dieu.  Ou vous avez décidé de réciter le chapelet chaque matin.  Ou de lire la Bible ou un ouvrage inspirant.  Et vous avez constaté une amélioration de votre état pour quelques jours.  Cela vous a encouragé.   Jusqu’au moment où la tentation s’est pointée le nez.  Et tout à coup, vos bons sentiments et votre religiosité se sont trouvés neutralisés par la force de vos pulsions et vous avez succombé une fois de plus.  Pourquoi cela?  Dieu ne devait-il pas garantir la victoire?  Ne devait-il pas répondre à vos prières?

Le problème, c’est peut-être que vous avez placé votre confiance au mauvais endroit.  Vous pensiez que vous pouviez obtenir la liberté dont vous rêviez en adoptant certains rituels.  Mais vous avez fait fausse route.  Vous avez confondu religion et foi.

Certains trouveront étrange que je m’en prenne à la religion dans cet article.    Mais ne vous méprenez pas.  Je n’ai rien contre la religion en tant qu’expression visible de la foi en Dieu.  Ce dont je veux vous mettre en garde, c’est de la religion creuse et des pratiques dépourvues de puissance.

Vraie et fausse spiritualité

Il convient d’abord de résumer en quelques mots la véritable spiritualité telle que présentée par Christ.  Ce que Dieu veut, c’est une relation avec nous.  C’est pour cette raison qu’il nous a créés.  Mais l’homme a péché.  Il a voulu dissocier sa volonté de la volonté de Dieu.  Il a voulu établir ses propres règles et devenir un dieu.  Et il s’est ainsi séparé de son Créateur, il a mis un terme à la relation d’amour et d’adoration qui le reliait à son Père céleste.  La seule issue pour l’homme, afin de ne pas périr, est donc de se repentir, de reconnaître ses péchés, et de renoncer à lui-même et de s’en remettre à la volonté de Dieu.  Le remède à l’orgueil est l’humilité.  Et Dieu a envoyé son Fils unique afin qu’en lui nous puissions obtenir le pardon et la guérison.  C’est en Christ que nous avons la vie.

Le problème de l’homme, c’est qu’il essaie de rétablir sa relation avec Dieu sans passer par la repentance et la mort à soi-même.  Il désire expérimenter la résurrection sans passer par la crucifixion.

Jésus a utilisé une superbe image pour illustrer ce qu’est la véritable spiritualité:

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. (…) Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.  (Jean 15.4,6)

Pour être spirituels, nous devons être greffés à Dieu.  Nous sommes alors une branche qui reçoit la vie de la vigne.  Sa sève circule en nous, nous fortifie et nous amène à porter du fruit en abondance.  Mais pour que cette greffe soit possible, nous devons renoncer à nos propres racines.  Nous devons renoncer à vivre notre vie comme nous l’entendons.  Nous ne pouvons être indépendants de Dieu et recevoir sa vie en même temps.  Nous devons être dépendants de lui, greffés à lui, vivants par lui.  Si nous conservons nos propres racines, la greffe est impossible.  Nous vivons, certes, mais nous nous abreuvons de notre propre humanité corrompue.  Et nous ne pouvons porter de fruits.  Et lorsque nos jours s’achèvent sur terre… nous sommes jetés au feu.  Ce n’est pas une blague.  Ce sont les paroles de Jésus-Christ.

Maintenant, considérez ce que nous avons tendance à faire lorsque nous réalisons que nous sommes séparés de Dieu: nous conservons nos racines, nous continuons de vivre à notre manière… et nous tentons de greffer Dieu à nous-mêmes.  Quelle bêtise!  Plutôt que de nous greffer au Dieu de la vie, nous tentons de greffer le Dieu de la vie à notre propre vigne morte et stérile!  Nous croyons qu’en pratiquant des activités religieuses, nous obtiendrons la vie et la puissance de Dieu!  Nous croyons qu’en faisant de Dieu un petit ajout à notre vie, nous serons transformés!

En vérité, toute spiritualité qui ne passe pas par un renoncement à soi-même ne peut apporter la vie et la liberté.  Nous nous exposons alors à une religiosité insensée et incohérente.  Nous commençons à professer un credo que nous ne sommes pas en mesure de vivre car la puissance de l’Esprit Saint n’est pas avec nous, nous avons l’apparence de la piété mais nous renions ce qui en fait la force (2 Timothée 3.5) Notre religiosité devient alors pharisaïsme et hypocrisie.  Nous tentons d’imiter ce qu’est la vie spirituelle, nous feignons de porter du fruit mais il ne pousse que des feuilles.  Et notre vie est en tout point semblable à celle des païens.  Éventuellement, nous finissons par abandonner nos pratiques religieuses en déclarant que ça ne fonctionne pas et que Dieu n’existe pas.  Ou nous craignons le châtiment éternel et demeurons attachés à nos pratiques religieuses tout en étant à mille lieux du Dieu que nous sommes sensés connaître personnellement.  Et c’est ainsi que le nom de Dieu est blasphémé parmi tous les peuples car les gens ne voient pas l’évidence de vies transformées.  Si les chrétiens occidentaux comprenaient cela et arrivaient à la vraie repentance et à la sainteté qui en découle, nous verrions plus de musulmans extrémistes se jeter à genoux devant le Dieu d’Israël plutôt que de rêver de nous faire exploser.  Nous sommes les principaux responsables de notre décadence.

La solution tient en un seul mot: REPENTANCE…

Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.  (Matthieu 4.17)

Ces paroles du Christ ne se réduisent pas à une simple suggestion.  Il s’agit d’un impératif absolu:

… si vous ne vous repentez, vous périrez tous…  (Luc 13.3)

La repentance n’a rien de compliqué.  Nul besoin d’une grande science.  Un coeur d’enfant suffit.  La repentance signifie que vous vous présentez devant Dieu avec un coeur brisé et contrit à cause de vos péchés, que vous lui demandez pardon, puis que vous vous détournez de vos péchés en vous appuyant sur la grâce de Dieu et non sur vos propres forces.  Il s’agit donc beaucoup plus que de regrets suivis de bonnes résolutions.  Vous savez que cette approche ne fonctionne pas.  La véritable repentance nécessite de renoncer totalement à nous-mêmes, à nos rêves, à nos projets ambitieux, à nos biens, à notre prestige, à notre réputation, à notre confort, à nos idées, à nos voies, à notre volonté… bref à toutes les vanités temporelles qui nous empêchent d’embrasser le don gratuit de grâce:

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.  Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.  (Marc 8.34-35)

Lorsque vous acceptez ce sacrifice, lorsque vous dites oui à la croix du Sauveur, alors votre religion devient authentique.  Elle est pure et sans tache, nourrie par l’amour de Dieu et du prochain, purifiée par votre désir brûlant de conformer votre volonté à celle de Dieu.  Voilà la vraie voie.  La seule voie.  Étroite, resserrée… menant à la liberté en ce monde et à la vie éternelle.

 

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