Le rôle du relativisme dans la déchéance finale de l’humanité

psg 2009-10-10

Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume !  (Ésaïe 5.20)

Que pensez-vous du bien et du mal?  Croyez-vous qu’ils existent vraiment?  Ou croyez-vous qu’il ne s’agit que d’idées subjectives crées par l’homme afin de qualifier une réalité objectivement neutre?

En ce qui concerne la pensée populaire, cette dernière penche de plus en plus en faveur de la deuxième réponse.  Un nombre grandissant de gens estime qu’on ne peut se prononcer catégoriquement sur la valeur morale d’une action.  Selon eux, tout est question d’interprétation personnelle, de culture, de croyance.  Ce qui est mal pour une personne peut être bien pour une autre.  Conséquemment, qui sommes-nous pour juger une personne et ses choix de vie?

C’est ce qu’on appelle le relativisme.  Ce courant de pensée ne date pas d’hier.  Comme l’indiquent les paroles du prophète Ésaïe citées plus haut, les gens relativisaient déjà le bien et le mal il y a des millénaires.  Mais ce qui est différent maintenant, c’est que ce courant de pensée devient généralisé. Dans toutes les conversations mondaines, nous entendons continuellement des phrases-clé qui nous permettent de comprendre que le relativisme est devenu la philosophie dominante: «Tout est relatif», « On ne peut pas savoir»«Qui sommes-nous pour juger?», «C’est ton opinion», «Il faut respecter les différences», «À chacun sa vérité», etc.

Enlevez Dieu et vous enlevez toute référence

Le succès du relativisme est en lien direct avec le rejet de Dieu.  En fait, le relativisme est à la fois la cause et la conséquence d’une nation qui exclue Dieu de sa pensée.

Selon la Parole de Dieu, le bien et le mal existent vraiment et revêtent un caractère absolu dont découlent des commandements bien précis.  Par exemple, le meurtre est mal.  De ce fait découle le commandement « Tu ne tueras point ».

L’homme obéit à ce commandement dans la mesure où il comprend que Dieu est du domaine de l’absolu et que ce qu’il décrète à propos de la valeur morale d’une action dépasse la simple opinion.  Il s’agit d’une révélation sur la valeur intrinsèque des choses.

Lorsque Dieu décrète que le mensonge est mal, il n’appose pas une étiquette sur une action neutre.  Il exprime la vérité.  Il dévoile la réalité objective des choses.  Et il est en mesure de le faire parce qu’il est Dieu.  Il est omniscient.  Dieu n’est pas sujet à nos limitations, à nos jugements, à nos conditionnements, à nos traditions, ni à aucune influence qui pourrait biaiser son jugement.  Dieu n’a pas d’opinions.  Il n’a que la connaissance.  Dieu est sagesse.  Et cette sagesse dépasse la nôtre à un point tel que si nous pouvions mesurer notre science à la sienne, nous garderions tous la bouche fermée et n’oserions plus exprimer nos petites opinions personnelles, que nous jugeons actuellement si superbes et pleines de bon sens du simple fait que personne n’est en mesure (dans cette vie-ci) de confirmer ou d’infirmer de façon certaine nos prétentions.

Lorsqu’une société abandonne Dieu, elle renonce à toute référence absolue.  La morale (qui est un élément indissociable de la vie sociale) passe donc des mains d’un Dieu omniscient à celle d’hommes ignorants.  Le bien et le mal ne sont alors plus des vérités absolues mais des opinions qui peuvent être soumises à notre droite de vote.

Lorsque les gens savent que Dieu existe et qu’il a posé des standards pour l’humanité, fondés sur le bien et le mal absolus, il est toujours possible de discuter.  Il est possible de trancher en disant: «Dieu a dit…» (dans la mesure où c’est vraiment Dieu qui s’est prononcé… ce qui nécessite naturellement un tout autre débat)

Mais lorsque les gens croient que le bien et le mal ne sont que des opinions, toute discussion se termine dans un cul-de-sac… car on en vient inévitablement à poser la question: «De quel droit juges-tu de mes opinions sur ce qui est bien et sur ce qui est mal?»  Et puisqu’il n’existe pas de réponse à cette question (si Dieu n’existe pas), toute discussion morale est avortée et on arrive à la conclusion que nous ne pouvons discuter ni juger des actions des autres.

Pratique, très pratique…

Nous voyons rapidement l’avantage de cette situation.  Si je ne peux juger des actions des autres, les autres ne peuvent pas non plus juger des miennes.  Je peux donc établir ma propre moralité et ne rendre de comptes à personne.  Nous pouvons ainsi établir une entente tacite qui permet à chacun d’agir à sa guise.  Nous pouvons créer une société sans contraintes religieuses et morales et intégrer dans  notre vie ce que Dieu condamne.  Et nous convenons ensemble que si une personne ose remettre en question nos comportements individuels ou sociaux, nous le remettrons à sa place en lui envoyant quelques clichés bien choisis du genre: « Crois-tu détenir la vérité?»

Et le côté ingénieux de ce système est qu’il est revêtu d’un habit d’amour et de tolérance.  Nous prétendons que nous ne portons pas de jugement sur les autres parce que nous les aimons.  Mais en vérité nous n’aimons que nous-mêmes et nous ne souscrivons à ce système de pensée que parce qu’il nous décharge de nos responsabilité et de notre redevabilité vis a vis Dieu et la communauté humaine.

De plus, il s’agit d’un système hypocrite.  Car dans les faits, nous jugeons continuellement les autres et leurs choix de vie.  Nous méprisons ceux dont les opinions sont diamétralement opposés aux nôtres.  Et ainsi les libéraux et les relativistes qui dénoncent le fanatisme religieux entretiennent en secret leur propre fanatisme relativiste.  Le relativiste, contrairement à ce qu’il professe haut et fort, croit en sa propre interprétation du bien et de mal.  Le relativiste ne supprime jamais la moralité.  Il la déplace seulement vers un autre centre d’intérêt: lui-même.

Et cette hypocrisie s’étend à la société entière, à ses règles et à sa législation.  Les gouvernements prétendent se laïciser en rejetant Dieu.  Mais ils ne font que changer le Dieu de gloire éternelle pour le dieu de la gratification personnelle.  Et le relativisme leur donne carte blanche en muselant les chrétiens et les moralistes, en se moquant de quiconque ose se prononcer en fonction du bien et du mal.

Au final, nous savons tous qu’il existe toujours une morale sociale, un code de conduite qui est adopté collectivement.  Mais cette morale n’est plus fondée sur une réalité objective révélée par Dieu.  Elle est déterminée ou bien par la majorité, ou bien par ceux qui possèdent assez de pouvoir, d’argent ou de visibilité pour pouvoir transformer les ténèbres en lumière, pour pouvoir qualifier de bien ce qui est mal et de mal ce qui est bien.

Bien sûr, leurs décrets et affirmations ne changent rien à la réalité objective des choses.  Leurs opinions ne changent rien aux commandements et à la volonté de Dieu.  Mais pour un instant, le temps du souffle de leur vie, ils ont l’impression d’avoir eu du pouvoir, d’avoir changé les choses, d’avoir décidé, comme Adam et Ève, du bien et du mal.  Mais le temps révélera leur erreur.  L’effondrement du monde démontrera l’ampleur de leur folie.

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Pour une réflexion plus approfondie sur l’objectivité de la vérité, vous pouvez visiter la section Armes et outils et lire la première section de la série « 10 vérités que tout homme doit savoir ».

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