Soyez saints (1 de 3)

psg 2009-11-19

Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras : Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu.  (Lévitique 19.2)

Soyez saints.  La mise en pratique de la Parole de Dieu est ainsi résumée en deux mots.  En effet, peut-il y avoir de plus grande aspiration que la sainteté?  L’homme peut-il trouver sur terre un projet plus grandiose?

Mais dès que ces mots sont prononcés, la chair s’agite.  La raison s’objecte.  Le chrétien dira peut-être:  «Être saint?  Oh, ce n’est pas pour moi.»  Chez les païens, le concept attirera la dérision ou l’ironie.  J’entends souvent les incroyants dire : «Je suis loin d’être un saint!» non pas avec regret, mais avec un soupçon de fierté dans la voix et un petit sourire entendu au coin des lèvres, comme si la rébellion avait quelque chose d’admirable.

Peu importe qui nous sommes et ce que nous en pensons, la Parole de Dieu demeure: «Soyez saints»

Mais la sainteté n’est-elle pas le propre d’une élite religieuse?  N’est-elle pas une prédisposition réservée à certains moines ou grands mystiques?  Les saints ne sont-ils pas ces êtres éthériques que l’on dépeint avec les yeux perdus dans le firmament, avec une auréole luisant au dessus de leur tête?

Oh… que de clichés dont nous avons été gavés depuis notre enfance!  Que de mensonges explicites et implicites contaminant la pensée moderne!

Un impératif absolu fondé sur une logique implacable

En vérité, la sainteté n’est pas une option ou un bonus.  Elle n’est pas la cerise sur le gâteau de la vie spirituelle.   La sainteté est un fondement, un impératif, un commandement que personne ne peut ignorer.  Et Dieu nous offre la raison de cet impératif: «… car je suis saint…»

Si Dieu est saint, ses enfants peuvent-ils être dépourvus de sainteté?  Dans le monde naturel, nous sommes habitués de dire: «Ah, celui-là, il est le portrait craché de son Père!»  Nous reconnaissons ainsi dans un enfant les traits physiques et le caractère qui attestent son origine.  Il en est de même dans le monde spirituel.  En voyant la sainteté d’une personne, nous reconnaissons son appartenance au Père.  Si bien qu’une personne qui vit dans le péché au quotidien sans se repentir indique qu’elle n’est pas de Dieu.  L’absence de sainteté indique l’absence de vie intérieure.

Suis-je en train de juger?  Certainement, puisque Jésus nous offre ce critère pour juger:

Ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit. Car chaque arbre se connaît à son fruit. (Luc 6.43-44)

Un homme saint indique une soumission à Dieu.  Un homme où l’on ne constate pas l’œuvre sanctificatrice de l’Esprit appartient au Diable.  Votre caractère indique votre origine. Vos désirs indiquent votre appartenance.  Vos fruits indiquent votre nature.   Si vous aimez vivre dans le péché, vous offrez la preuve de votre perdition :

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. (Jean 8.44)

Mais la sainteté ne devrait pas être d’abord un critère de jugement des autres, mais de soi-même.   Cet article n’est pas destiné à faire de nous des pharisiens qui classons secrètement les gens en bons et en méchants.  Il est destiné à nous poser quelques questions cruciales:

« Suis-je sur le chemin de la sainteté?  Suis-je consumé par le désir constant de me rapprocher de Dieu en volonté et en actions?  Les gens qui m’entourent peuvent-ils reconnaître en moi de plus en plus les attributs de Dieu? »

Si vous répondez NON à ces trois questions, Dieu n’habite peut-être pas en vous.  Un pasteur ou un prêtre vous a peut-être déjà dit que vous étiez sauvé parce que vous étiez baptisé ou que vous aviez récité une prière de repentance.  On vous a peut-être enseigné que si vous vivez continuellement dans le péché, vous êtes simplement un chrétien charnel qui a besoin de devenir plus mature.  Mais ce n’est pas ce que la Parole de Dieu enseigne.  N’adhérez pas à des doctrines qui n’ont pour effet que d’anesthésier votre conscience coupable.  Recevez plutôt les paroles qui sont porteuses de vie éternelle:

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.  C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère. (1 Jean 3.7-10)

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