Soyez saints (2 de 3)

psg 2009-11-20

Ainsi donc, selon la Parole de Dieu, la sainteté est la démonstration visible de notre appartenance à Dieu.  Ce n’est donc pas celui qui dit seulement «Seigneur, Seigneur!» qui entre dans le Royaume de Dieu mais celui qui fait la volonté du Père. (Matthieu 7.21)  L’apôtre bien-aimé de Jésus pousse jusqu’à dire:

Celui qui pèche est du diable (1 Jean 3.8)

Mais alors qui est de Dieu?  Qui peut prétendre ne pas pécher?  La Bible ne dit-elle pas que celui qui se prétend sans péchés n’a pas la vérité en lui? (1 Jean 1.8)  Ne sommes-nous pas faibles et imparfaits?  Cet idéal n’est-il pas irréaliste?

Pécher… et vivre dans le péché

Ce qu’il faut comprendre, c’est la différence entre le péché et la pratique du péché, comme l’indique ce passage:

Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché (1 Jean 3.9)

Celui qui appartient à Dieu péchera.  Mais il ne pratiquera pas le péché.

« Pratiquer le péché » renferme d’abord l’idée d’une action commise régulièrement et  volontairement.  Comme pratiquer le tennis ou le golf.  Et au fil du temps nous devenons des experts en matière de péché car nous l’avons beaucoup pratiqué.

Ensuite, celui qui pratique le péché ne regrette pas son péché car il ne le déteste pas comme Dieu le déteste.  Il trouve dommage de ne pas être à la hauteur du standard de la Bible mais sans plus.  Au mieux, il versera de temps à autres quelques larmes de crocodile, mais la gravité de ses fautes ne touche jamais le sanctuaire de son coeur, car au-delà de ses prétentions et de ses actes de piété, il aime son péché plus qu’il n’aime Dieu et il ne peut se résoudre à abandonner l’idole qui le tient captif.  Lorsque Dieu lui demande de renoncer à tout et à le suivre, son âme s’attriste, comme celle de l’homme riche qui, malgré son observance des commandements, ne pouvait se résoudre à tout quitter comme Jésus le lui demandait (Luc 18.23) .  Et c’est ainsi qu’il choisit de désobéir au Seigneur jour après jours, malgré les avertissements, malgré la conviction de l’Esprit Saint, malgré tous les événements  déployés par la providence afin qu’il réforme sa vie.

L’église institutionnelle que nous voyons sur terre est remplie de gens qui pratiquent le péché.  À la vue de tous, ils pratiquent la religion chrétienne. Ils peuvent même multiplier les actes religieux au point de paraître fanatiques.  Mais lorsque les projecteurs s’éteignent, leur nature déchue les domine et on ne voit plus en eux que les fruits de la chair:  impureté sexuelle, médisance, calomnie, jalousie, querelles, envie, passions déréglées, etc.

Ne trouvent-ils pas étrange de commettre autant de péchés, alors qu’ils sont au service d’un Dieu parfait et saint?  Non, car ils se sont personnellement donnés un ensemble d’excuses qui expliquent leurs manquements et se sont collectivement donnés une théologie qui soutient leur dépravation.  Ils ont élaboré un arsenal de versets dont ils tordent le sens afin de se justifier et de se soustraire de la grâce sanctifiante.  Ils considèrent que puisque Jésus est mort sur la croix pour leurs fautes, ils n’ont pas à se soucier outre mesure de leurs comportements.  Ce qu’ils veulent, c’est la paix et la joie.  Ils ne veulent pas payer de leur vie.  Ils ne veulent pas la croix.  La sainteté n’est pas le désir consumant de leur coeur.  Ce qui les consume, c’est leur propre personne et la vanité de ce monde.

Ce qu’ils ignorent, c’est que leur foi morte les mène à la perdition et entraîne avec eux en enfer tous les spectateurs qui ne peuvent que conclure, en voyant le caractère charnel de leur vie, que Dieu n’existe pas.  Ce qu’ils oublient, c’est que le sang de leur propre Dieu a été versé pour chacun de leurs péchés.  Mais cela ne les touche pas et n’effleure pas leur conscience.  Leur ingratitude est un témoignage de leur aveuglement.

La perfection voulue par Dieu

La pleine perfection ne sera notre héritage qu’à la consommation des siècles.  Mais d’ici là, si nous avons accepté Jésus-Christ, ce dernier habite en nous et sa sainteté nous est non seulement imputée  par les mérites de son sacrifice sur la croix mais nous est également communiquée continuellement par l’oeuvre de son esprit en nous.  La grâce de Dieu est un fleuve d’eaux vives qui coule dans notre coeur et se déverse sur le monde, arrachant au passage toutes les impuretés qui nous habitent.

Nous pourrions résumer le salut et la transformation de l’homme ainsi: avant d’être sauvé, l’homme ne peut s’empêcher de s’enfoncer dans le péché malgré tous ses efforts de réforme personnelle.  Une fois sauvé, l’homme ne peut s’empêcher de s’élever vers la sainteté, malgré tous les péchés qu’il commet.  Même si la perfection de Dieu lui semble parfois inaccessible, il est continuellement  poussé à mourir à lui-même afin de pouvoir mieux embrasser cette perfection et laisser le Fils de Dieu vivre à travers lui.

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