Je prête serment d’allégeance au Roi des rois

psg 2010-08-18Que faites-vous lorsque le combat pour la vertu devient pénible? Comment réagissez-vous face à la souffrance du renoncement? Que répondez-vous aux suggestions de l’ennemi que vous combattez? Que faites-vous face à la tentation, au découragement, au goût du compromis? Bref, lorsque vous êtes sur la ligne de front et que les projectiles volent en tous sens, quelles sont les dispositions de votre coeur?

Décider de vivre dans la sainteté n’est rien de moins qu’une déclaration de guerre. Contre votre chair, ses habitudes et ses impitoyables exigences, contre le système en place caractérisé par le mépris de la vertu… et contre l’ennemi de l’homme, Satan. Il faut donc être conscient que notre décision nous exposera à des difficultés majeures et à des tourments. Une guerre est une guerre, qu’elle soit naturelle ou surnaturelle. Une des erreurs que nous commettons trop souvent est de nous lancer sur le champ de bataille avec le coeur d’un héros… jusqu’à ce que nous réalisons qu’il s’agit d’un réel combat qui implique une réelle souffrance. Et c’est à ce moment que nous sommes tentés de reculer et remettre le combat à plus tard… ou tout simplement de capituler et de nous prosterner aux pieds de l’adversaire.

Avant le combat, il est donc primordial de prendre conscience du sérieux de la situation. Et surtout de savoir pourquoi nous combattons. Ou plus exactement pour QUI. C’est entre autres grâce à cette connaissance que nous arriverons à tenir debout même dans les moments où l’opposition fait rage.

Le chrétien qui part en guerre ne le fait pas en son propre nom. Certes, nous tirons tous de grands avantages personnels à vivre dans la sainteté. Mais nos motifs doivent aller au-delà de ces avantages. Car lorsque nous souffrons pour le Royaume de Dieu, il vient un moment où la capitulation nous semble beaucoup plus avantageuse que le combat. Notre pensée est tordue par le désir de fuir la souffrance et nous finissons par choisir l’option la plus douce (à court terme): succomber.

C’est pourquoi il faut savoir que nous ne combattons pas pour nous-mêmes mais pour Dieu. En tant que chrétiens, nous sommes des représentants de son Royaume et des soldats destinés à prendre autorité en son nom et à abattre toutes les forteresses qui se trouvent en nous et autour de nous.

Lorsqu’au matin nous revêtons la cuirasse de la justice et décidons de vaincre l’impudicité, nous devons le faire pour le Roi des rois, pour celui qui nous a créés, sauvés, justifiés et sanctifiés. Tout autre motif risque de nous mener à notre perte car nous devons tout faire pour la gloire de Dieu.

Les chevaliers font un serment d’allégeance à leur roi lorsqu’ils se mettent à son service. Ils prennent la décision de lui obéir jusqu’à la mort, de défendre son honneur et d’assurer la protection et l’expansion de son royaume. A combien plus forte raison ne devons-nous pas prêter serment à notre Dieu. Car il n’est pas un simple mortel dont la vie sur terre n’est que vapeur. Il est l’Éternel des armées, le Seigneur des seigneurs, le Roi de l’univers. Le servir et le représenter est un honneur suprême que notre esprit trop charnel ne pourra comprendre qu’au moment de la résurrection des morts. Combattre pour Dieu est une entreprise d’une noblesse et d’une dignité incomparables. Il faut en prendre conscience avant de se lancer au combat. Et il faut se le rappeler lorsque l’ennemi tire en notre direction.

Lorsque nous sommes tentés de succomber, notre intelligence semble nous déserter. Nous demeurons là, sur le champ de bataille, à essayer de rationaliser les choses, à amoindrir les conséquences du péché, à tout évaluer sous un angle purement égoïste, comme si nous étions les seules personnes impliquées par nos décisions. Quelle folie! Nous sommes enfants de Dieu! Succomber est inacceptable! Capituler n’est pas une option! Se rouler par terre devant le Diable est un déshonneur pour celui que nous représentons!

Imaginez une armée impressionnante qui s’avance vers l’ennemi. Elle marche d’un pas décidé et bruyant, pointant de puissantes armes contre le camp opposé. Puis soudain, leur adversaire se lève et les menace à grands cris. Et aussitôt, la puissante armée s’immobilise et chaque soldat, tour à tour, jette épée et bouclier par terre et se jette à plat ventre, implorant pitié et promettant de donner à l’adversaire tout ce qu’il désire afin d’avoir la vie sauve. L’image est pathétique. Et malheureusement, c’est cette image que le peuple de Dieu offre trop souvent au monde. Le chrétien part avec les meilleures intentions du monde. Mais dès qu’il est confronté à la mort à soi-même, à la négation de sa chair et de ses désirs, il recule et tombe dans le compromis, préférant sauver sa peau plutôt que de demeurer fidèle au Roi. Frères, ne suivons pas ce mauvais exemple. Faisons honneur à notre Dieu.

Aucune excuse ne justifie le péché. Nous sommes appelés à la sainteté. Et la sainteté implique la crucifixion et la mort de notre chair. Ce n’est que par la mort du vieil homme en nous que la vie de Dieu peut se manifester dans notre vie. Et ce n’est que Christ en nous qui pourra vaincre celui qui est dans le monde. Notre combat est spirituel. Tant et aussi longtemps que notre chair nous barre la route, nous serons défaits. Nous devons accepter la croix afin de vivre dans la victoire de l’Esprit. Toute autre voie sera amère et désolante.

Ne lisez pas cet article en vous promettant de combattre cette fois de tout votre coeur. Vous avez déjà fait cela. Et vous avez été défait. Lisez cet article en vous promettant plutôt d’être crucifié avec Christ. Retirez-vous dans le secret de votre chambre et dites à Dieu que vous voulez ensevelir le vieil homme et laisser Dieu combattre à travers vous. Laissez Dieu embraser votre coeur d’une brûlante passion pour son Nom et son Royaume. Faites un serment d’allégeance. Non pas en jurant comme le font les chevaliers, puisque Jésus nous a interdit de le faire, mais en donnant simplement un OUI sincère et définitif à Dieu. Consacrez-vous à lui. Renoncez à votre vie et abandonnez-vous dans ses bras d’amour. Il vous portera vers la victoire.

Ne tardez pas. Le jour du Salut est ici et maintenant. Priez Dieu à l’instant. Aimez-le de tout votre coeur, de toute votre âme et de toutes vos forces. Soyez fidèle à sa parfaite et sainte volonté. Et voyez les prodiges qu’il fera à travers vous.

Christ a vaincu le monde. Si donc Christ est en vous, vous avez déjà vaincu le monde. Alleluia!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s