Conjuguer au passé afin de triompher (1 de 3)

psg 2010-09-03Si vous faites face à des péchés récurrents que vous avez de la difficulté à surmonter, il est important de prendre du recul et de méditer sur les vérités fondamentales de votre foi.  Dans cette série de trois articles, nous aborderons l’oeuvre que Jésus a accompli sur la croix.  Nous nous rappellerons que notre sanctification ne repose par sur nos propres efforts mais sur l’oeuvre surnaturelle de Dieu en nous.  Nous cesserons pendant un instant de plonger nos regards dans un futur incertain, avec l’espoir d’être un jour délivrés du péché… et nous plongerons plutôt nos regards dans le passé, plus précisément en direction de la croix, là où le péché et la mort ont été RÉELLEMENT et EFFECTIVEMENT défaits de façon définitive.

En Adam

Pendant longtemps, j’ai trouvé un peu injuste qu’à cause du péché d’Adam, l’humanité entière soit condamnée au péché et à la mort. Mais au fil du temps, j’ai pleinement réalisé qu’il ne pouvait en être autrement. Car nous étions TOUS en Adam. En cet homme se trouvait le germe initial de toute l’humanité. Notre race allait trouver en lui ses caractéristiques physiques, psychologiques et spirituelles. Si donc Adam devenait pécheur, tout ce qui allait sortir de lui allait être marqué par le péché. Un être imparfait et corruptible ne peut en effet donner naissance à la perfection et à l’incorruptibilité. Quand Adam a péché, nous avons péché. Car en tant que descendance d’Adam, nous ne sommes qu’une extension de sa propre vie. Un prolongement dans le temps de sa nature pécheresse.

Nous sommes donc nés pécheurs. Avant même de concevoir le péché, nous sommes marqués par la tache originelle. Quand bien même nous aurions une vie sainte et hautement morale, notre nature-même nous condamne car nous sommes de la descendance d’Adam. Notre « génétique spirituelle » fait de nous des ennemis de Dieu car nous naissons avec des désirs qui sont contraires à ceux de Dieu, avec un sens inné du doute, de la révolte, de la complaisance, de l’orgueil, etc. Il suffit de jeter un regard objectif sur nous-mêmes pour admettre cela.

C’est à la lumière de ces faits que Paul explique que « par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et […] ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché.» (Romains 5.12)

À cause de cela, toute tentative humaine en vue de se sauver soi-même est vaine. Toute religion promettant le salut par l’effort personnel est un leurre. Car nous sommes nés pécheurs. Nous ne pouvons modifier notre génétique, nous ne pouvons nier notre héritage humain. Nous pouvons comparer cela au nom de famille dont nous héritons.  Prenons par exemple mon propre nom de famille.  Je suis un Landry.  À la naissance, j’ai hérité de ce nom.  Puis-je être autre chose qu’un Landry? Je peux prétendre être autre chose. Je peux me présenter comme un Tremblay ou un Courchesne mais je serai toujours un Landry.  Je peux même tenter de faire modifier mon nom de famille au registre de l’état civil, mais cela ne changera que les mots… car dans les faits je suis né Landry.  Peu importe ce que je tente de faire pour me soustraire de cette réalité, je serai toujours un Landry car j’ai hérité de ce nom de mon père terrestre.

Notre nature pécheresse se transmet d’une façon aussi inexorable. Nous pouvons agir comme des saints et atteindre un degré de vertu qui soulève l’admiration des gens. Nous demeurons néanmoins ennemis de Dieu parce que nous étions tous en Adam au moment où il a péché. Nous sommes donc tous pécheurs.  Notre problème ne vient pas tant de nos actes que de notre nature même.  C’est pourquoi Jésus dit que si rien ne change, nous mourrons dans nos péchés (Jean 8.24), ce qui n’est pas un avertissement à prendre à la légère.

Comment donc remédier à cela? Si notre vie humaine est marquée par le péché, comment peut-on se défaire de cette malédiction?

Jésus révéla la clé à Nicodème:

En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.  (Jean 3.3)

Ce passage peut sembler obscur. Mais quand nous comprenons que nous naissons dans le péché, tout devient évident. La seule façon de se défaire de notre héritage est de mourir puis de renaître à une nouvelle vie.

Cela ne veut pas dire que nous nous réincarnons.  La doctrine de la réincarnation est un mensonge satanique car elle promet à l’homme de pouvoir échapper à sa propre nature.  Elle promet à l’homme de pouvoir échapper à son héritage spirituel, alors que nous savons que nous naissons pécheur.  Même si nous pouvions nous réincarner, ce ne serait que pour nous réincarner en pécheurs.  Cela ne réglerait donc rien.  Au contraire, cela nous donnerait l’occasion de pécher encore plus devant le face de Dieu, de gonfler notre dette envers lui, d’alourdir encore plus notre « karma »! Comme le dit le livre des Proverbes: « Quand tu pilerais l’insensé dans un mortier, au milieu des grains avec le pilon, sa folie ne se séparerait pas de lui. » (Proverbes 27.22)

Pour que l’homme puisse renaître sans péché, il doit naître d’une lignée sainte et irréprochable. Il doit mourir à la famille d’Adam, qui est marquée par le péché, la malédiction et la mort, et renaître dans une nouvelle famille. C’est la seule solution possible. Car tant que nous sommes de la lignée d’Adam, nous sommes « … par nature des enfants de la colère. » (Éphésiens 2.3) PAR NATURE, nous partageons le sort d’Adam et sommes condamnés pour l’éternité.

Il est essentiel de comprendre cela afin de recevoir la vérité qui suit. Car tant que nous entretenons l’espoir ridicule de pouvoir plaire à Dieu en menant une vie vertueuse, nous sommes dans les ténèbres. Car nous ne sommes pas conscients que peu importe nos actes, notre nature-même est corrompue. Nous ne pouvons approcher le trône de Dieu car seul ce qui est saint et parfait peut tenir en sa présence. Si nous étions placés en ce moment-même dans la présence glorieuse de Dieu, nous serions anéantis instantanément à cause des ténèbres qui nous habitent.

Mais alors comment naître de nouveau? Comme Nicodème, nous pourrions être tentés de demander: « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? » (Jean 3.4) En vérité, la nouvelle naissance est un acte surnaturel de Dieu, un miracle de sa grâce, un prodige insondable. Et c’est dans le prochain article que nous aborderons ce point. Nous pourrons par la suite comprendre les implications de cette vérité sur notre combat contre le péché.

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