Conjuguer au passé afin de triompher (2 de 3)

Lorsque Dieu s’est incarné en la personne de Jésus Christ, une nouvelle lignée était créée. Car quoique Dieu s’incarnait en Marie (donc dans la lignée d’Adam), il y avait en lui le germe divin, car Jésus était conçu surnaturellement par la puissance de l’Esprit Saint et non par l’union ordinaire d’un homme et d’une femme.  Un nouvel espoir est aussitôt apparu pour l’humanité: la possibilité de mourir à la lignée maudite d’Adam et d’être admis dans la lignée bénie de Christ.

Mais comment l’homme peut-il se soustraire à la lignée d’Adam pour entrer dans celle de Christ?  En mourant à la première et en naissant à la deuxième.  Mais cette mort/naissance ne se fait pas de façon physique mais spirituelle. Et elle survient par la foi en Christ.

Lorsque nous croyons que Jésus est le fils de Dieu, qu’il est mort et ressuscité pour nous et que nous décidons de nous en remettre à lui pour notre salut, quelque chose de particulier et de miraculeux se produit.  Nous sommes dissociés de notre vie actuelle et unis à la vie de Christ.  Ce phénomène ne relève pas de nos pensées ni de notre volonté.  Il s’agit d’un acte puissant de Dieu lui-même.  Nous sommes arrachés de ce monde et de la condamnation qui pèse sur lui, et nous sommes admis dans la famille royale de Dieu. Nous devenons des fils du Royaume de Dieu. C’est ce qu’explique l’apôtre Jean dans l’introduction de son Évangile:

Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.  (Jean 1.12-13)

Cette vérité est si profonde et glorieuse que nul ne peut la saisir pleinement. Le miracle de la nouvelle naissance est un prodige que nos esprits ne peuvent qu’effleurer. Par le miracle de la nouvelle naissance, Dieu est en mesure de prendre un pécheur condamné par sa nature dépravée et de le transformer en un fils d’adoption, destiné à la gloire éternelle en Jésus-Christ.  Alors que nous étions maudits en Adam, nous sommes désormais bénis et sauvés en Christ. Nous appartenons désormais à sa lignée royale.  Ce que le Père voit en son Fils unique, il le voit également en nous.  Et de même que le Père place toute son affection dans le Fils, il place toute son affection en nous. Nous sommes ainsi réconciliés avec le Père et échappons à la malédiction, à la condamnation et à la mort.

La croix

Si nous sommes en Christ, cela signifie que nous avons été crucifiés avec lui. Notre vieil homme, notre nature charnelle et adamique est morte avec Christ sur la croix. Il ne peut en être autrement car nous devons mourir pour renaître. Paul affirme cela dans sa lettre aux Galates:

J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.  (Galates 2.20)

et encore:

… notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché.  (Romains 6.6-7)

En mourant avec Christ sur la croix, nous sommes morts à ce monde, morts au péché, morts à la malédiction, morts à la condamnation éternelle, morts à notre ancienne nature et à ses désirs. Tout ce qui nous séparait de Dieu est anéanti dans le mystère du Calvaire. Et il ne s’agit pas ici d’un simple jeu de l’esprit, d’une adhésion intellectuelle à une doctrine religieuse… il s’agit d’un FAIT réel, d’une vérité irréfutable, d’un miracle surnaturel qui se vérifie dans notre propre vie par un changement radical, par une conversion qui témoigne de la vie de Dieu en nous.  Lorsque nous donnons notre vie à Christ, plus rien n’est pareil car notre nature adamique est crucifiée et c’est désormais la vie divine et royale de Jésus Christ qui se manifeste en nous. Nous devenons enfants de Dieu et agissons comme des enfants de Dieu.  La vertu devient notre obsession. La gloire de Dieu devient notre poursuite éternelle. La vanité de nos anciens désirs égoïstes est éclipsée par la vie glorieuse du Christ ressuscité en nous.  Cette transformation n’exclue pas les combats et les échecs, mais elle demeure néanmoins manifeste et inexorable.

Que vous marchiez dans la victoire ou dans la défaite, il faut donc d’abord vous demander si vous croyez vraiment en Christ et si vous avez accepté de mourir avec lui pour renaître en lui.  Il n’existe aucune vie chrétienne sans mort à soi-même.  Si vous voulez la vie divine tout en gardant votre vie adamique, vous espérez en une chose qui est impossible.  Si vous voulez le ciel tout en vous attachant à ce monde déjà condamné par Dieu, vous mettez votre espoir en une chose qui est hors d’atteinte. Accepter Christ dans sa vie, ce n’est pas simplement réciter une prière de repentance ou avoir un moment d’émotivité.  C’est entrer dans la vie de Christ et mourir avec lui sur la croix. C’est dire une fois pour toute: Je renonce à TOUT pour te suivre.  Car nous ne pouvons servir deux maîtres à la fois.  Méditez sur ces paroles de Jésus:

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple. Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ?  (Luc 14.26-30)

Ici Jésus pose les conditions de la nouvelle naissance.  Nous devons comprendre ce que coûte la foi en Lui. Certains disent que le Salut est un don gratuit.  Oui, en ce sens que nous n’avons pas à performer spirituellement pour être sauvés.  Toutefois, nous devons être conscients que pour recevoir ce don, nous devons accepter de TOUT livrer en retour.  Nous devons renoncer à notre vie charnelle pour entrer dans la vie de Christ.  Car Dieu ne peut mettre du vin nouveau dans de vieilles outres.  Il ne peut nous donner le Royaume si nous vivons encore dans ce monde et si nous nous attachons encore à ses promesses et illusions.  Il faut véritablement mourir pour renaître. Trop de gens portent le nom de « chrétiens » sans pour autant être sauvés.  Car on leur a proposé un faux évangile. On s’est contentés de leur dire que Dieu les aimait et qu’Il avait un merveilleux plan pour leur vie. Mais il s’agit là d’une demi-vérité. Car s’il est vrai que Dieu nous aime, il est aussi vrai que tant que nous ne renonçons pas à la vie que nous avons hérités d’Adam, nous ne pourrons recevoir le don gratuit de la grâce.  Nous ne pourrons goûter à l’amour de Dieu car nous nous attacherons à ce qui lui fait horreur.  Nous devons être conscients de nos péchés, les confesser et nous en détourner.  Sans repentance, il n’y a aucun salut possible. Sans mort en Christ, il n’y a aucune résurrection en lui. Il ne nous reste qu’une foi morte, une religion humaine dépourvue de puissance qui n’apporte aucune gloire à Dieu.

Cela étant dit, si vous avez donné votre vie à Christ, que vous croyez vraiment en lui et en son sacrifice sur la croix… mais que malgré tout le péché semble l’emporter sur vous dans certaines sphères de votre vie… alors il se peut que la clé de la solution se trouve ailleurs.  Et c’est ce que nous aborderons dans le prochain article.  Nous verrons que notre victoire sur le péché n’est pas une chose à venir mais une chose déjà accomplie. Et nous verrons comment nous pouvons voir cette vérité se manifester dans notre marche chrétienne.

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