La vie est courte, tentez l’aventure… extraconjugale (2 de 2)

psg 2011-01-06

Ainsi donc, la vie est courte.  Le slogan dit vrai à ce chapitre.  Notre vie est un bolide qui dévale une pente.  Et plus nous franchissons les kilomètres, plus nous allons en accélérant.  Nous aimerions parfois appliquer les freins… ou même revenir en arrière.  Mais c’est peine perdue.  Nous nous dirigeons tout droit vers l’ultime plongeon dans l’océan infini de l’éternité.

Nous prenons donc tous conscience à un moment ou un autre que nos jours sont comptés.  Et c’est à ce moment qu’arrive le Diable:

– Vois.  Ta vie défile rapidement.  Alors ne crois-tu pas que tu devrais EN PROFITER?

La suggestion n’est pas particulièrement vicieuse en soi.  Car profiter de la vie pourrait signifier: prendre soin de la veuve et de l’orphelin, propager l’Évangile, œuvrer pour le Royaume des cieux.  Mais le message est plutôt destiné à notre chair.  Et la chair reçoit le message 5 sur 5.

Généralement, notre réponse à cette suggestion ne sera pas d’une dépravation flagrante.  La tentation travaillera en arrière plan, sous une forme à peine décelable.  Et elle se traduira par l’impression inconfortable que nous passons à côté de quelque-chose. Et cette impression ira en grandissant à mesure que le temps passe.

Puis un bon jour, une « opportunité » se présente.  Une rencontre fortuite.  Un attrait pour une personne de l’autre sexe (ou du même sexe, pour certains).  Une porte semble alors s’ouvrir.  Une porte ouvrant sur un monde interdit mais fascinant.  Lorsque tombe la lumière du jour, nous dérivons dans un monde imaginaire, nous projetant dans une autre vie, auprès d’une autre personne.  Et soudain un chien jappe dehors, nous tirant de nos rêveries.  Nous réalisons tout à coup que nous sommes dans notre salon, avec notre épouse et nos enfants.  Nous sommes alors confrontés au contraste qui existe entre nos rêveries extravagantes et la réalité de notre quotidien.  Satan revient alors à la charge avec la même suggestion:

– Vois.  Ta vie défile rapidement.  Alors ne crois-tu pas que tu devrais EN PROFITER?

Maintenant, nous voyons un peu mieux sa stratégie.  Et si nous traduisons cette phrase afin qu’elle révèle vraiment la pensée de Satan, nous obtenons ceci:

– Vois.  Ta vie défile rapidement.  Alors ne crois-tu pas qu’avec cette vie rangée et routinière, tu manques le bateau?   Veux-tu vraiment passer toute ta vie sous le même toit, avec la même personne, alors que ton mariage ne t’apporte aucune satisfaction?  Ne vois-tu pas que le bonheur est à ta portée, là dehors?  Ne vois-tu pas toutes les possibilités que je t’offre? Comptes-tu vraiment gâcher ta vie ainsi?

En parlant ainsi, Satan exerce l’art du mensonge à deux niveaux.  D’abord en brossant un portrait sombre de notre situation actuelle, en nourrissant l’insatisfaction, en nous faisant croire que nous sommes au mauvais endroit et avec la mauvaise personne, alors que c’est exactement l’opposé qui est vrai.  Puis il dépeint ce qu’il offre comme l’ultime alternative, celle qui apportera l’émancipation et le bonheur que nous cherchons tant.  Lorsque ce mensonge est offert au parfait moment, il revêt une force terrible.  C’est un des leurres de choix de Satan.  À un point tel que lorsque ce dernier a tenté de convaincre Jésus, il l’a utilisé dans l’espoir de le faire chuter.  Dans Matthieu 4.8, il offre à Jésus tous les royaumes du monde et leur gloire.   Pourtant,  à ce moment, Jésus avait déjà parfaitement intégré sa mission, qui était de donner sa vie pour un peuple qui allait le crucifier.  Mais l’offre était néanmoins alléchante car elle permettait d’échapper à une vie de sacrifice et de mort à soi-même pour embrasser une vie royale (qu’il méritait, d’ailleurs, puisqu’il était le Roi des rois).   Jésus était Dieu.  Mais il était incarné et était donc sensible aux suggestions de l’ennemi.  Il était revêtu d’un corps corruptible, d’un corps de péché.  La tentation était donc réelle et Satan avait déjà quelques millénaires d’expérience dans le domaine de la tentation.  Il savait ce qu’il faisait.  Et il savait qu’au seuil du début du ministère de Jésus, il devait sortir la grosse artillerie.  Sinon, c’était la défaite pour lui.

Jésus a résisté.  Comme le dit la Bible, il a été tenté comme nous (Hébreux 4.15).  Mais il a vaincu.  Or, qu’en est-il de nous?  Avons-nous avalé à un certain degré le mensonge de notre adversaire?  Avons-nous encore l’impression de manquer quelque-chose?

Si c’est le cas, je vous poserai cette question: admettons qu’on retire toutes les balises et que tout devient possible.  Admettons que vous avez la possibilité de vous payer tout ce que vous voulez: luxe, nourriture, gloire, sexe… TOUT!  Sans restrictions, sans limites de budget, sans problèmes de conscience.  Croyez-vous vraiment que vous en sortirez plus épanouis?  Croyez-vous que le fait de ne rien vous refuser vous permettra enfin d’expérimenter la plénitude que vous recherchez?

J’ai de bonnes nouvelles pour vous.  Vous pouvez avoir la réponse sans l’expérimenter vous-même.  Car il y a au moins un homme sur terre qui a tenté le coup.  Et il s’agit du roi Salomon.  Ce dernier avait le pouvoir et les richesses nécessaires pour se payer tout ce qu’il convoitait.  Et c’est ce qu’il a fait.  Et voici le constat qu’il donne dans le livre de l’Écclésiaste:

J’ai dit en mon coeur: Allons! je t’éprouverai par la joie, et tu goûteras le bonheur. (…)  Je résolus en mon coeur de livrer ma chair au vin, tandis que mon coeur me conduirait avec sagesse, et de m’attacher à la folie jusqu’à ce que je visse ce qu’il est bon pour les fils de l’homme de faire sous les cieux pendant le nombre des jours de leur vie.

J’exécutai de grands ouvrages: je me bâtis des maisons; je me plantai des vignes; je me fis des jardins et des vergers, et j’y plantai des arbres à fruit de toute espèce; je me créai des étangs, pour arroser la forêt où croissaient les arbres. J’achetai des serviteurs et des servantes, et j’eus leurs enfants nés dans la maison; je possédai des troupeaux de boeufs et de brebis, plus que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. Je m’amassai de l’argent et de l’or, et les richesses des rois et des provinces.

Je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils de l’homme, des femmes en grand nombre. Je devins grand, plus grand que tous ceux qui étaient avant moi dans Jérusalem. Et même ma sagesse demeura avec moi.

Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés; je n’ai refusé à mon coeur aucune joie; car mon coeur prenait plaisir à tout mon travail, et c’est la part qui m’en est revenue. Puis, j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j’avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil. (…)  Et j’ai haï la vie, car ce qui se fait sous le soleil m’a déplu, car tout est vanité et poursuite du vent. (Ecclésiaste  2.3-17)

Voilà donc le résultat des promesses de l’ennemi et des mirages de ce monde.  Nous jouissons, jouissons et jouissons encore… et nous nous retrouvons devant le néant.  Certains hommes passent de la pornographie soft à la pornographie hard, puis de la pornographie hard au cyber-sexe, puis du cyber-sexe aux aventures, puis des aventures à la prostitution, puis de la prostitution à la perversion, puis de la perversion au crime sexuel… et leur chair crie toujours: « Encore plus, encore plus, encore plus!!! » et Satan réponds invariablement: « D’accord, j’ai encore mieux en réserve! »  Et un jour ils se réveillent avec les mains vides, avec une vie absurde, avec le coeur réduit en poussière.  Et comme Salomon, ils haïssent la vie et ils s’haïssent eux-mêmes parce que tout leur quête n’a été que poursuite du vent.

La vie est courte, tentez l’aventure???

Mensonge.  Pur mensonge.  Profiter de la vie, ce n’est pas se complaire dans nos désirs.  C’est transformer notre vie en quelque chose qui a de la valeur et du sens.  Et seul Dieu peut nous offrir une telle chose:

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.  Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. » (Jean 7.37-38)

Si Jésus avait accepté l’offre de Satan, il se serait retrouvé à la fin de sa vie avec les mains vides.  Et nous serions tous damnés.  Mais il a vu au-delà des illusions de ce monde.  Il n’a pas mordu à l’hameçon.  Et sa vie a été une source de salut et de bénédictions pour des MILLIARDS d’hommes et de femmes depuis.  Et nous sommes appelés, comme lui, à porter du fruit en abondance, à laisser les eaux vives de l’Esprit de Dieu couler à travers nous et irriguer cette terre déserte où nous habitons, ce monde tourmenté qui a désespérément besoin de voir se lever une génération consacrée à Dieu, qui marche dans l’honneur et l’intégrité et qui reflète la beauté et la bonté du Seigneur.

Alors la prochaine fois que l’ennemi nous présente  ce leurre, répondons comme Christ:

Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.  (Matthieu 4.10)

Amen et amen!  Gloire et honneur au Roi des rois!

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