Le péché n’est pas une plaisanterie, alors coupez votre main droite (2 de 2)

psg 2011-01-15

Nous entrons maintenant dans le vif du sujet.  Nous abordons la prescription de Jésus contre le péché, qui est d’amputer de notre vie tout ce qui pourrait causer notre perte.  Et c’est avec de tels versets que la distinction se fait entre ceux pour qui Jésus n’est qu’un concept intellectuel et ceux pour qui Jésus est véritablement Seigneur.  Car beaucoup de gens approchent la foi chrétienne avec un énorme enthousiasme.  Ils croient avoir trouvé une religion qui leur convient.  Mais la foi chrétienne n’a rien à voir avec une religion.  Elle est un renoncement à une vie de péché, une mort à soi-même, en vue d’obtenir une vie supérieure, surnaturelle, éternelle.  Et ce sacrifice semble impossible pour plusieurs (et il l’est, sans la grâce de Dieu).

Vous souvenez-vous de cet homme riche qui aborda Jésus avec un grand zèle, lui demandant avec candeur ce qu’il devait faire pour hériter la vie éternelle?  Nous lisons dans le dixième chapitre de l’Évangile de Marc que Jésus lui rappelle les commandements.  Alors le riche s’empresse de confirmer, à la manière d’un élève studieux et fier de son travail, qu’il a une note parfaite à ce chapitre.  Alors Jésus, à qui l’Esprit révèle le coeur de cet homme, l’invite à renoncer à ses richesses et à le suivre.

L’homme riche, comme toute personne religieuse, devait avoir en lui cette vision de la vie spirituelle:

  1. Je vis ma vie comme je l’entends;
  2. J’y greffe Dieu afin d’être une personne spirituelle.

Le problème est que l’Évangile ne fonctionne pas de cette manière.  Tout au long du récit de la vie de Jésus, nous voyons qu’il nous invite à quelque chose de radicalement différent:

  1. Je laisse Dieu mettre fin à ma vie telle que je l’entends (je meurs à moi-même)
  2. Je me greffe à SA vie, afin que SA vie circule en moi

C’est entre autres à cause de cet appel que Jésus a été perçu comme une menace pour les juifs de son époque.  Car il les appelait au sacrifice de soi, alors que ce qu’ils voulaient, c’était une religion, un ensemble de règles, des rituels qu’ils pourraient accomplir chaque semaine afin de se dire qu’ils étaient de bonnes personnes spirituelles.  Le problème, c’est que nous ne pouvons être de bonnes personnes spirituelles.  Sans la vie de Dieu en nous, nous sommes méchants.  Nous sommes morts.  Et la colère de Dieu demeure sur nous.  Alors nous pouvons greffer tous les rituels imaginables à notre vie, multiplier les bonnes actions, prier du lever au coucher du soleil, nous demeurons spirituellement morts et condamnés.

Lorsque Jésus a invité l’homme riche à abandonner ses richesses, il l’invitait ultimement à un renoncement à lui-même.  Il l’invitait à rompre les derniers liens qui le retenaient prisonnier de ce monde et du péché.  Mais l’homme riche n’était pas prêt à ce sacrifice.  Il voulait bien obéir aux commandements, offrir des agneaux en sacrifice, donner de son argent aux pauvres.  Mais se donner lui-même à Dieu?  Renoncer à TOUT pour le suivre?  Cette parole était trop dure.  C’était pourtant la Parole de Dieu.  Mais peut être que finalement, ce qui intéressait cet homme était une religion qui parle de Dieu.  Pas Dieu lui-même.  Alors la Bible nous révèle la réponse tragique de cet homme:

…affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. (Marc 10.22)

Cette réaction est tragique parce qu’en ce moment précis, l’homme se détournait de ce qu’il était venu chercher: la Vie Éternelle.  Il cherchait une réponse.  Mais certainement pas celle-ci.  Car il avait de grands biens.  Il avait une idole placée sur le trône de sa vie.  Si bien qu’il rejeta la prescription du Divin Médecin pour son âme malade.  Et peut-être fut-il de ceux qui, pendant le procès de Jésus, s’écrièrent: « Que son sang retombe sur nous! »

Et vous?

Si vous entendiez parler que Jésus était dans votre voisinage aujourd’hui, que feriez-vous?  N’iriez vous pas à lui afin de recevoir les paroles de la Vie Éternelle?  Si vous aviez enfin la chance de mettre de l’ordre dans toute cette confusion théologique, dans toutes ces diverses doctrines et courants qui circulent dans le monde et dans l’Église, ne presseriez-vous pas le Maître de vous indiquer la voie?  Et ne lui demanderiez-vous pas, à l’écart de la foule, comment être libéré des péchés récurrents de votre vie, tels que l’impureté sexuelle qui vous tient prisonnier?

Jésus vous a déjà révélé la voie:

Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel.

Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un oeil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne. (Matthieu 18.8-9)

Que ferez-vous maintenant avec cette parole?  Allez-vous y obéir ou vous en aller tout triste, comme l’homme riche de l’Évangile?

L’Esprit de Dieu est peut-être déjà en train de vous révéler comment cette prescription de Dieu peut être appliquée à votre cas personnel.  Allez-vous répondre à cet appel ou tergiverser?  Allez-vous remettre l’obéissance à plus tard (et finalement ne jamais obéir) ou allez-vous renoncer à votre vie pour suivre Jésus?

Pour certains d’entre vous, couper votre main pourrait signifier de renoncer à votre ordinateur ou à votre connexion Internet.

« Quoi?  Mais… mais… j’ai BESOIN d’Internet. »

Non.  Vous avez besoin d’échapper au feu éternel.  À quoi peut bien vous servir une connexion Internet si vous perdez votre âme?  Ne réalisez-vous pas que l’Évangile est plus qu’une simple proposition philosophique?  C’est une question de vie ou de mort.  À quoi jouez-vous donc?  Pourquoi vous mentir ainsi?  Si vous n’arrivez pas à maîtriser votre utilisation d’Internet, ou si les filtres Internet demeurent inefficaces, il n’existe pas beaucoup de solutions de rechange.  Vous devez supprimer Internet.  Ou jeter l’ordinateur par la fenêtre.  Vous devez couper votre main.  Couper votre pied.  Arracher votre oeil.

En utilisant la métaphore de l’amputation, Jésus illustrait que nous devons être prêts à renoncer à ce qui nous semble vital.  Pour plusieurs, l’ordinateur semble aussi vital qu’une main, un pied ou un oeil.  Mais si l’ordinateur est une occasion de chute, vous devez vous en protéger.  Oubliez le raisonnement humain selon lequel vous devez plutôt être fort et affronter le danger.  Faites taire les voix mensongères et écoutez la voix de Jésus: Fuyez l’impudicité.  Fuyez le danger.  Amputez ce qui entrave votre salut!

« Mais, mais… j’ai besoin d’Internet pour mon travail… »

Alors cherchez un autre travail.  Je ne dis pas de tout laisser là et de partir de façon irresponsable, comme un illuminé, surtout si une famille dépend de vous.  Mais je dis de prendre les moyens nécessaires pour abandonner toute activité qui menace votre destinée.

Attendez, ne faites pas comme le jeune homme riche.  Ne quittez pas cet article, l’air triste et affligé.  Ouvrez vos oreilles.  Ouvrez votre coeur.  Ce n’est pas une plaisanterie.  Votre vie est péril  Oh, je vous en supplie, chers saints de Dieu… n’abordez pas l’Évangile comme un ensemble de doctrines que vous pouvez choisir ou rejeter à votre convenance.  Les paroles de Jésus sont les paroles de la vie éternelle.  Vous devez écouter et obéir.  Ce n’est pas une option.  Jésus est Seigneur.  Et nous devons obéir au Roi.  Nous sommes ses sujets.  Ses fidèles.  Nous devons cesser toute résistance et nous rendre à son autorité.

Vous pouvez trouver extrémiste de jeter l’ordinateur ou changer de travail.  Vous pensez peut-être que le travail est une valeur primordiale dans ce monde.  Mais je vous poserai alors la même question que pose Jésus: À quoi sert à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme?  À quoi vous sert-il de continuer dans une direction qui mène à votre perte?

Vous voulez l’Évangile sans mourir à vous-même?  Alors vous n’avez pas cherché au bon endroit.  Trouvez plutôt une autre religion qui s’adaptera à vos péchés, qui laissera intacte votre vie d’idolâtrie.  Et donnez m’en des nouvelles lorsque vous serez sur votre lit de mort, avec le constat d’une vie d’échecs et de profonds regrets.   Dites-moi alors à quoi vous aura servi votre ordinateur ou votre emploi, lorsque vous serez sur le point de paraître devant le Juge des vivants et des morts et que vous réaliserez que votre vie a été une désobéissance continuelle.

Vous devinez que ce n’est pas là mon désir.  Mon désir et ma prière, c’est que Dieu vous donne la grâce et le courage de jeter par terre une fois pour toute l’idole qui s’interpose entre Dieu et vous.

Faites ce qu’il faut.  Si Internet est pour vous une occasion de chute, paramétrez-le.  Si ça ne fonctionne pas, coupez Internet.  Si ça ne fonctionne pas, sortez l’ordinateur ou donnez votre téléphone intelligent.  C’est un cri du coeur.  Ne différez pas l’obéissance.  Abandonnez TOUT pour suivre Jésus.  Et faite-le MAINTENANT.  Vous n’aurez peut-être pas une autre chance de prendre la bonne décision.  Cette minute est peut-être la minute décisive, la dernière chance que vous avez.  Ne présumez jamais que vous avez encore le temps.  Non.  Votre âme peut vous être réclamée à tout moment.  Faites donc les choix qui s’imposent.

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever ?

Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

Le sel est une bonne chose ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ?Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.  (Luc 14.26-35)

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