Soyez irréprochables au milieu d’une génération perverse

psg 2011-04-19

Soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde… (Philippiens 2.15)

Dimanche dernier, j’ai regardé Tout le monde en parle (version québécoise) avec ma douce moitié.  On y voyait Jean-François Mercier, un humoriste qui a décidé de se lancer en politique et de créer un parti pour lequel les gens peuvent voter en guise de contestation au système actuel.

L’idée n’est peut-être pas mauvaise.  Le problème, c’est que la marque de commerce de cet homme est l’humour cru et l’obscénité.  Et il ne s’est pas départi de son style pour l’adapter au monde politique.  Il a gardé tout son « mordant » en se dotant d’un slogan ordurier et en usant de son langage vulgaire sans la moindre contenance.  Sur le plateau de Tout le monde en parle, il a mis de l’avant son agenda politique en usant de blagues de mauvais goût.  Les gens ont pouffé de rire, y compris les analyste politiques présents sur le plateau.  Seule la journaliste et animatrice Jocelyne Cazin semblait voir la tristesse de tout ce cirque.  Pour la majorité, c’était cependant un moment tout simple de joie, où les yeux brillaient d’affection pour cet homme sympathique.

Comprenez bien que je n’ai rien contre l’homme en question.  Ni pour les nouvelles générations d’humoristes comme lui qui font de la vulgarité une source de gain personnel.  Mais j’ai un souverain mépris pour cet humour et cette attitude qui a de plus en plus la cote chez les québécois.  Et je m’inquiète pour l’âme de ces humoristes qui, au jour du jugement dernier, feront face à leur Créateur, avec les mains souillées par le péché dont ils ont tiré profit.

Je suis conscient que le commun des mortels qui lira ces lignes sera indigné de mon étroitesse d’esprit.  Mais comme je me plais à le dire, l’étroitesse d’esprit est mon code d’honneur.  Car je m’efforce de ne laisser passer que ce qui est digne, juste, vertueux et noble.  Suis-je un fanatique religieux?  Probablement.  Car contrairement à la majorité, je crois que nous sommes placés sur terre par Dieu afin de répondre à un appel GLORIEUX.  Et cet appel n’est certainement pas d’aller sur une scène et de déverser sur une foule toutes les impuretés de notre coeur pour la faire éclater de rire et recueillir son argent.

La Bible nous exhorte à être irréprochables au milieu de cette génération perverse et corrompue. Mais pour y arriver, il faut d’abord reconnaître ce qui est pervers et corrompu.  Vivre au milieu de Babylone, ça ne signifie pas systématiquement que nous vivons au milieu d’une ville marquée par les meurtres, la prostitution, le chaos et les péchés grossiers.  Babylone peut être une ville très belle, très structurée, avec des règles sociales et un respect apparent.  Elle peut même sembler exalter la bonté et la vertu, se préoccuper des démunis et se révolter contre l’injustice.  Mais au-delà du masque, il y a la réalité spirituelle.  Et cette réalité, c’est que ce monde rejette Dieu et ses voies.  Au-delà de la bienséance et la fausse piété, les gens ne veulent pas de Jésus Christ.  Ils ne veulent pas de l’Évangile.  Ils ne veulent pas entendre parler de repentance, de sainteté et de consécration.  Ils ne veulent pas se soumettre à la volonté du Dieu qui les a créés.  Car leur credo est le même que celui des satanistes: « Que ma volonté soit faite ».  C’est de ce monde et de cet orgueil que nous devons nous défaire.

Je ne dis pas tout cela avec arrogance mais avec le coeur brisé.  Je ne parle pas du haut d’un piédestal mais avec la conscience de mes propres faiblesses et de mon attachement persistant à ce monde et à ses principes.  Toutefois, je ne suis plus comme je l’ai été.  J’ai un Seigneur et Sauveur qui m’a donné une nouvelle nature, un nouveau coeur et de nouveaux désirs.  Ce qui attirait auparavant mon mépris et mon sarcasme fait maintenant les délices de mon âme.  Ce qui me semblait dépourvu de valeur me semble maintenant assez précieux pour que je sacrifie ma propre vie pour le conserver.  Je prends maintenant plaisir aux lois de l’Éternel.  Ma plus grande satisfaction est de voir son nom glorifié et de voir sa volonté accomplie.

Je vous exhorte à la sainteté dans le même esprit que Paul.  L’idée n’est pas de devenir paranoïaques et déconnectés de la réalité.  Au contraire, il s’agit de voir au-delà des apparences et de l’émotivité et d’appréhender le monde avec les yeux de l’esprit, avec les yeux de la vérité.  Il s’agit de discerner ce qui est bien et mal et de régler notre vie en conséquence par la grâce du Dieu qui nous a rachetés.  Notre meilleur exemple demeure celui de Jésus.  Il n’a pas consacré sa vie à fuir le monde et à pointer du doigt les pécheurs comme le faisaient les pharisiens.  Il a vécu au milieu de ce monde, il a fréquenté les prostituées et les gens de mauvaise vie.  Mais il ne s’est jamais plié à leur philosophie de la vie et à leur affection pour le péché.  Il est demeuré ancré fermement dans la prière et il leur a apporté la lumière et la vie éternelle.

Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde.  Si vous perdez votre saveur, vous ne servez plus à rien.  Si vous souscrivez à ce monde et à ses principes, vous ne communiquez plus aucune vie mais seulement une religion bon marché qui renferme la mort et qui salit le nom de Dieu.  Vous DEVEZ être irréprochables.  Et le seul moyen de le faire est de renoncer une fois pour toutes à ce système satanique qui rejette Dieu et à embrasser l’Évangile avec un coeur sincère et généreux.  Servez Dieu de tout votre coeur.  Aimez-le et consacrez-lui beaucoup de temps à chaque jour.

Pensez-y: Jésus lui-même, qui était le Fils Unique de Dieu, passait plusieurs de ses nuits en prière, alors qu’il vivait au milieu d’un peuple hautement religieux.  Et vous,  qui êtes pécheurs et qui vivez au milieu de Sodome, croyez pouvoir tenir bon en ne consacrant que quelques minutes à cette discipline spirituelle?  Soyons sérieux!  Nous sommes à la fin des temps.  La terre est couverte par d’épaisses ténèbres.  La folie est devenue la conseillère des petits et des grands.  Le relativisme est devenu le fondement philosophique des grands penseurs.  Le bien est appelé mal et le mal est appelé bien.  Le Prince de ce monde exerce un pouvoir qu’il n’a peut-être jamais détenu auparavant.  Sans la puissance de Dieu qui ne s’obtient que par la prière et la vérité des Écritures, vous ne pouvez tenir debout.

À compter d’immédiatement, examinez votre propre coeur.  Y-a-t-il encore un attachement à Babylone?  Avez-vous encore de l’affection pour ce que Satan vous offre?  Si oui, ne désespérez pas mais jetez-vous aux pieds du Dieu de miséricorde et IMPLOREZ-LE de vous donner une haine du péché.  Demandez à Dieu de remplacer votre coeur de pierre et votre indifférence par un coeur brûlant de l’amour de Dieu et du prochain.  Puis allez dans ce monde et répandez la lumière de Christ.  Brillez comme des flambeaux dans le monde!  Soyez saints.  Car notre Dieu est saint.

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