Mourir à nous-mêmes et renoncer à notre liberté

psg 2011-12-17

Dieu aurait pu le faire. Il aurait pu créer un monde où le péché n’aurait jamais vu le jour. La seule chose qu’il aurait eu à faire: créer l’homme en lui refusant la possibilité de pécher. Faire de l’homme une marionnette, un robot qui ne peut faire ses propres choix et qui est préprogrammé afin de toujours prendre les bonnes décisions.

Mais Dieu est un grand Dieu. Et en nous créant, il a décidé de mettre le paquet. Il ne pouvait se contenter de créer des pantins. Il voulait une créature à son image. Douée de l’intelligence et de la conscience. Avec à sa disposition le choix d’obéir ou de désobéir.  Dieu a donc été infiniment généreux envers l’homme.  Et il l’a fait en sachant quel serait le résultat. Dans son omniscience, il savait que l’homme perdrait l’état de grâce. Et il savait par quel moyen extraordinaire il allait racheter l’humanité: en s’incarnant et en prenant sur lui-même le châtiment qui devait, à cause de sa justice, retomber sur nous.

Vous vous demandez parfois pourquoi Dieu permet toute cette souffrance sur la terre? Parce-que son amour pour nous est si grand.  Parce qu’il refuse de nous retirer la liberté qu’il nous a donné.  Il pourrait arrêter la guerre en enrayant toutes les armes, en désactivant tous les missiles nucléaires, en faisant tomber raide mort tous les tyrans de ce monde. Croyez-vous qu’il ne le peut pas? Il est Yahvé, le Dieu Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, des mondes visibles et invisibles, qui est responsable de chaque battement de notre coeur.  Il pourrait donc empêcher tous les pécheurs de pécher.  Il pourrait NOUS empêcher de pécher. Mais est-ce vraiment de ce Dieu que nous voulons? Voulons-nous un marionnettiste céleste qui contrôle chacun de nos mouvements et chacune de nos pensées? Ou acceptons-nous que Dieu nous offre la liberté? Et décidons-nous d’assumer la responsabilité de cette liberté?

Lorsque nous péchons, nous usons de notre liberté pour faire le mal. En tant que créatures faites à l’image d’un Dieu majestueux, nous exploitons l’immense latitude qu’il nous a laissé afin de créer le chaos en nous et autour de nous.  En donnant notre vie à Jésus, nous avons toutefois répondu à un appel:

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » (Luc 9.23)

Un jour, j’ai eu une prise de conscience qui a bouleversé ma façon d’aborder mon combat pour la sainteté. J’ai réalisé que je péchais souvent parce que je n’avais pas renoncé à ma liberté de pécher.  Je n’avais pas renoncé à moi-même. Dès lors, ma pensée s’est peu à peu transformée, renouvelée par la grâce infinie de Dieu:

  • J’ai la liberté de consommer de la pornographie. Mais je renonce à cette liberté et je meurs à ce péché.
  • J’ai la liberté de manger à outrance.  Mais je renonce à cette liberté et je meurs à ce péché.
  • J’ai la liberté de succomber à la paresse.  Mais je renonce à cette liberté et je meurs à ce péché.

Je renonce. Je meurs. Je crucifie ma chair. Je jette à la poubelle toutes mes excuses, tous mes arguments, toutes mes justifications.  J’obéis à Dieu, sachant que sa volonté est parfaite et sublime, que toutes ses voies conduisent véritablement au bonheur.

La société martèle le fait que l’homme est libre. Il est libre, par exemple, de s’adonner à l’homosexualité. Vous savez quoi? Dieu est d’accord. Nous avons la liberté de le faire. Et c’est Dieu lui-même qui nous a donné cette liberté. Mais il nous a avertit qu’il y a des conséquences. Nous avons la liberté, mais aussi la responsabilité qui en découle. Nous pouvons goûter le fruit défendu, mais nous serons chassés loin de la face de Dieu.

Bien sûr, Dieu pardonne. Sa miséricorde est sans fin. Si Christ nous a demandé de pardonner septante fois sept fois, c’est qu’il le fera aussi pour nous. Mais à force de pécher, nous courons un risque: celui de voir notre coeur s’endurcir et ne plus arriver à la véritable repentance qui mène au pardon. Nous risquons de nous complaire dans le péché en disant: « Dieu comprends. » C’est vrai.  Dieu comprends.  Il comprends que nous ne sommes peut-être pas sérieux dans notre marche spirituelle.  Que nous prenons pour acquis sa grâce et que nous croyons pouvoir abuser de sa miséricorde.  Je m’adresse ici particulièrement aux disciples du Christ qui me liront. Rappelons-nous qu’on ne se moque pas de Dieu. Rappelons-nous que Jésus a parlé d’une porte étroite, d’un chemin resserré qui conduit à la vie (Matthieu 7.14). Marchons-nous sur ce sentier? Ou dévalons-nous la pente large de la perdition, suivant les masses dans le courant infect de l’immoralité?

Tant que nous refusons de mourir à nous-mêmes, nous laissons du pouvoir au péché. Car notre chair trouvera toujours de bonnes raisons pour faire ce qui est mal. Mais si nous renonçons à notre liberté, nous renonçons au culte du soi et nous nous ouvrons à un véritable culte à Dieu. Car ce que Dieu recherche, ce sont des adorateurs en esprit et en vérité. Des gens totalement consacrés. Et cette consécration ne se fait qu’à travers l’offrande de nos coeurs et de nos corps. Tant que nous brandissons la liste de nos droits devant le Seigneur, nous vivons comme le reste du monde, sans caractère et sans honneur puisque notre esprit charnel est notre dieu. Mais lorsque nous mettons fin à cette triste rébellion, nous ouvrons la porte étroite qui mène à la vie. Et depuis que j’ai ouvert cette porte, je goûte à un bonheur que rien au monde n’avait pu me donner dans le passé.

Je terminerai avec un très beau chant de Marc James, intitulé Surrender.  Le premier couplet se traduit comme suit:

Je te donne mon coeur, tout ce qui est en moi
Je cède tout ce que j’ai pour l’amour de toi mon Roi
Je te donne mes rêves, te cède tous mes droits
Je renonce à mon orgueil, pour la promesse d’une vie nouvelle

Que Dieu vous garde.

psg 2011-12-17

 

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