Restaurer le couple et apprendre à aimer (2 de 9)

psg 2012-01-02

Le rôle de l’homme selon le plan de Dieu

Avant de procéder à l’inventaire de ce qui a été détruit au niveau relationnel à cause de l’impureté sexuelle, il est primordial de se rappeler quel est le plan de Dieu pour notre mariage. La première chose à comprendre sur le couple et la famille est que nous en sommes le chef. Cela signifie que la femme à laquelle nous sommes unis et les enfants que nous mettons au monde sont sous notre autorité. Ces personnes ne nous appartiennent cependant pas. Elles nous sont confiées par Dieu afin que nous les dirigions avec un amour sacrificiel. Elles sont placées sous notre responsabilité. Nous sommes donc redevables de leur vie. Et nous aurons des comptes à rendre au Jugement Dernier. Je ne veux pas dire par là que si nous ne réussissons pas, nous serons condamnés à l’enfer.  Mais il est certain que si nous nous sommes préférés pendant notre vie ici-bas et que nous nous sommes placés en premier sur terre, nous serons parmi les derniers dans le Royaume des Cieux. Et si nous n’éprouvons aucun désir de nous amender, de mourir à nous-mêmes comme l’a exigé Jésus et de consacrer des efforts à restaurer notre mariage, il est à craindre que nous ne connaissons pas même Dieu.

Le leadership chrétien est un art spirituel qui ne peut s’exercer que sous la mouvance de l’Esprit Saint. C’est ce que j’ai compris (partiellement) et que je dois me rappeler sans cesse. Diriger une famille dans les voies de Dieu sans l’aide de Dieu est d’abord une incongruité et ensuite un acte suicidaire. Car une telle entreprise ne fera que multiplier les conflits et offrir à l’ennemi un terrain idéal pour semer la dévastation émotionnelle. Dans un tel contexte, l’homme réagira selon la chair en adoptant l’une ou l’autre des deux attitudes suivantes : Ou bien il s’accrochera désespérément à son autorité humaine et tendra à la tyrannie ou il abandonnera son rôle et laissera son épouse diriger le bateau en pleine dérive. Dans un cas comme dans l’autre, il n’en résultera que malheur et blessures pour tous les membres de la famille.

Nous pouvons donc déjà pressentir la raison pour laquelle l’impureté sexuelle entraîne de graves problèmes: l’homme qui est asservi par le sexe vit selon la chair. Par son attachement idolâtre au plaisir, la vie selon l’Esprit lui est ainsi inaccessible. Il est incapable d’exercer le leadership que Dieu lui demande.

L’homme de Dieu aime et dirige sa famille de la même façon que Christ aime et dirige l’Église. Il ne s’agit pas d’une tyrannie visant à assouvir les désirs égoïstes de l’homme, ni à l’inverse d’une démocratie où le chef conforme toutes ses décisions en fonction des désirs de ceux qui lui sont soumis, sans égard à la volonté de Dieu. Il s’agit d’un leadership flexible et ouvert, motivé par le désir de glorifier Dieu et de faire passer les besoins du prochain avant ses propres besoins. L’homme de Dieu n’est pas continuellement préoccupée par ses droits et libertés. Ce qu’il cherche avant tout, c’est d’être une bénédiction pour tous et de refléter le visage de Christ parmi les siens.  Jésus nous a montré ce que devait être notre attitude lorsqu’il a lavé les pieds de ses disciples. Alors qu’il était l’Emmanuel, Dieu parmi nous, il aurait pu revendiquer ses droits et s’établir en tant que roi ultime des peuples. Mais il s’est fait serviteur de tous, comme le rappelle Paul:

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.  (Philippiens 2:3-8)

Face à ce standard, certains hommes diront : « Ce sont de beaux principes mais ma femme ne mérite pas que j’agisse ainsi avec elle. » Peut-être. Comme nous ne méritions pas que Christ agisse ainsi envers nous. Ce principe biblique ne fonctionne pas selon le mérite. Il découle de l’amour inconditionnel de Dieu. Si l’amour de Dieu est en nous, nous ne l’endiguerons pas par un coeur endurci, comme si l’amour et l’esprit de service n’étaient que des friandises que nous distribuons sporadiquement lorsque nous jugeons que notre partenaire répond à nos exigences personnelles. Notre rôle en tant que leader est de donner l’exemple. En nous conformant aux directives de Dieu et en offrant notre amour inconditionnel, quelle que soit l’attitude de notre épouse envers nous, nous accomplissons la loi et les prophètes. Et nous nous approchons de la perfection spirituelle. Car nous mourrons à nous-mêmes et laissons notre Seigneur vivre en nous.

Notre nature charnelle s’objectera peut-être ainsi: « La belle affaire! Quel avantage ai-je à être le leader si c’est pour devoir agir en serviteur? » D’abord, on se moque des avantages car nous sommes dans le couple pour donner et non pour recevoir. Tout ce dont nous avons besoin est en Christ. Et tout ce que nous avons, nous le redonnons librement à l’autre, sachant que des fleuves d’eaux vives coulent de notre sein et que les grâces de Dieu sont inépuisables. Ce monde nous a enseigné l’amour parasitaire. Nous entendons constamment des chansons qui disent: « Aime-moi… je ferai tout ce que tu veux… je ne suis rien sans toi ». Un enfant de Dieu ne pense pas de cette façon. Lorsque nous avons lié nos vies par le mariage, nous avons adopté une maxime: «JE t’aimerai à la vie et à la mort. » Ça ne signifie pas que nous devons nous plier à tous les CAPRICES de notre partenaire, mais que nous devons répondre à ses BESOINS affectifs et physiques. Nous devons être tout amour et tout service, mais toujours dans le cadre d’une vie qui a une direction donnée par Dieu. Ainsi, nous ne sommes jamais « abusés » mais plutôt au service de l’autre dans le cadre du plan de Dieu pour notre vie. Car avant de répondre aux besoins de notre épouse, nous devons nous assurer de répondre aux demandes de Dieu.  Ainsi, nous évitons de verser dans l’excès. Notre femme est notre bien-aimée, mais elle n’est pas notre dieu ou notre dirigeante. Elle est la fleur précieuse que Dieu nous a confié afin que nous la chérissions de tout coeur et avec dévotion.

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