Comment mettre fin à la culpabilité (1 de 3)

Sad dogChaque péché que nous commettons laisse une marque sur notre conscience. Qu’il s’agisse d’un acte bénin ou grave, ce dernier est consigné dans un registre intérieur qui hante notre mémoire. Même lorsque nous occupons notre esprit à autre chose, le poids de nos fautes se fait sentir d’une manière inconsciente et altère notre expérience de la vie.

Non seulement ce registre intérieur est-il marqué de nos fautes, mais il est aussi alourdi par des fautes imaginaires. Certains d’entre nous arrivons en effet à nous culpabiliser sans raison, à rattacher une responsabilité personnelle à ce qui ne relève pourtant pas de notre ressort ou à qualifier de « mal » ce qui ne l’est pas. L’environnement familial, social ou religieux est souvent la source de cette culpabilisation inutile et aliénante qui nous amène à nous sentir inadéquats peu importe ce que nous faisons ou ne faisons pas.

La réaction de l’homme face à sa culpabilité

L’homme adopte généralement l’une des deux attitudes suivantes face à la culpabilité: la négation ou l’expiation.

  1. La négation est le rejet en bloc de toute responsabilité personnelle. En niant sa responsabilité, l’homme croit effacer sa faute. Très tôt dans l’histoire humaine, nous voyons cette réaction apparaître.  Dans le jardin d’Éden, Adam nie sa culpabilité en accusant sa femme.  Et la femme nie la sienne en accusant Satan (Genèse 3.12-13).  Plus tard, lorsque Dieu demande à Caïn ou est son frère Abel, qu’il vient de tuer, il répond « Suis-je le gardien de mon frère » (Genèse 4.9).  La négation du mal commis n’efface ni la faute ni la culpabilité. Elle ne fait que transformer la conscience du péché en un processus subconscient destructeur.
  2. L’expiation est un effort fourni en vue de rétablir la justice pour le mal commis.  La culpabilité est ressentie comme une dette personnelle que nous devons rembourser. Cette option apporte un soulagement à court terme car elle nous donne l’impression d’avoir réparé le mal. Mais la conscience demeure marquée et le poids de nos fautes réelles ou imaginaires se fait sentir à nouveau tôt ou tard. Face à cette incapacité à expier ses fautes, ou bien l’homme se résigne à nier le mal commis ou il redouble d’effort et transforme ainsi sa vie en une expiation continuelle.  Dans ce cas, il ne prend plus plaisir à la vie car il se sent continuellement redevable envers Dieu et son prochain. Sa vie est un déficit permanent, ce qui ne lui permet plus d’apprécier le plaisir, de recevoir des compliments, d’accueillir l’amour de Dieu ou des autres.

La réponse biblique à la culpabilité

Toutes les grandes religions comportent une notion d’expiation ou de purification des péchés. Cela se traduit de différentes façons. Dans l’hindouisme, par exemple, chaque faute commise s’accumule pour former ce qui est appelé le karma, une dette personnelle que l’homme doit porter pendant des millénaires, au fil de ses réincarnations, jusqu’à ce qu’il soit purifié par la souffrance et/ou la connaissance.

C’est à ce chapitre que la foi chrétienne se sépare du lot et forme quelque chose d’unique et d’exceptionnel: elle est la seule voie où l’homme n’a pas à porter le lourd fardeau de ses péchés. Les Saintes Écritures révèlent en effet que Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que ce dernier puisse porter le poids de nos fautes, mettant ainsi fin de façon définitive et indiscutable à la culpabilité de l’homme. Celui qui s’en remet à Jésus Christ n’a donc pas à expier ses péchés. Son sauveur a tout payé sur la croix.

Si vous avez commis des péchés qui hantent votre conscience, vous n’êtes pas condamné à ressentir indéfiniment le fardeau de votre faute. Ce qu’il faut faire, c’est de vous mettre à genoux au pied du trône de miséricorde et de demander pardon pour vos fautes, dans le nom de Jésus et par le sang précieux qu’il a versé pour que vous puissiez être totalement affranchi de votre dette envers Dieu.

Ouvrez votre coeur à ces paroles de Christ:

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. (Matthieu 11.28-29)

La fatigue dont parle le Seigneur n’est pas tant celle du corps que celle de l’âme qui croule sous le poids de ses péchés et des vicissitudes de la vie. En tant qu’homme né de la lignée d’Adam, vous êtes conscient du mal que vous avez fait. Les conséquences de vos comportements destructeurs ravagent votre conscience, si bien que vous n’arrivez plus à trouver la paix et le repos. C’est pourquoi Jésus vous invite à venir à lui. Car lui seul a le pouvoir d’effacer tous vos péchés. Un homme ne pourrait vous rendre pur et irréprochable devant Dieu. Mais Jésus Christ le peut. Car il a donné sa vie à votre place. Son sang efface tout.

Mettre fin à la culpabilité est très simple. Il suffit de s’en décharger au pied de la croix. Et pourtant, il se peut que vous ne trouviez pas encore entièrement la paix promise par Dieu. Dans ce cas, il existe peut-être des obstacles qui vous privent des bienfaits de la miséricorde de Dieu. C’est de ces obstacles que traitera le prochain article.

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