Satan, péché et esclavage (1 de 3)

psg 2012-02-03Êtes-vous esclave de Satan?  Pour le non croyant, la question semblera farfelue car elle évoquera peut-être une image folklorique de Satan ou  fera penser à ces scènes cliché propagées par les films et vidéoclips, où des curés fielleux montent en chair pour parler rageusement des suppôts de Satan.  Pour le croyant, la question ne semblera pas le concerner car, en toute logique, un chrétien ne peut appartenir au diable.  Pourtant, la question est d’une importance cruciale et elle s’adresse à tous.  Que nous soyons un athée qui milite activement contre la notion de Dieu ou au contraire un chrétien engagé qui est consacré au Seigneur et le sert fidèlement, il est important de discerner quelle est notre relation avec le diable et s’il a dans notre vie un pouvoir plus grand qu’on oserait le croire…

La première chose que nous devons faire est de nous débarrasser de toute vision culturelle du diable et de rétablir les faits, sur la base de ce qui nous a été révélé par les prophètes et Christ lui-même:

La résidence de Satan

D’abord, Satan ne règne pas sur l’enfer avec une fourche à la main pour y torturer les méchants.  Satan est un ange déchu.  Lorsqu’il a tenté de s’élever au-dessus de l’autorité de Dieu, il a été précipité sur la terre (Ézéchiel 28.16-17).  Son règne n’est donc pas en ce moment en enfer mais sur la terre.  C’est pourquoi Jésus l’a appelé le “prince de ce monde” (Jean 12.31)   L’enfer n’a jamais été et ne sera jamais le royaume de Satan, c’est-à-dire une sorte de contrepartie du Paradis, où le diable exerce son autorité.  L’enfer est un lieu de tourment qui a été créé par Dieu afin de punir les anges qui se sont rebellés contre son autorité.  La Parole de Dieu nous dit en effet que lors de la fin des temps, lorsque Dieu rétablira son royaume, Satan sera “jeté dans l’étang de feu et de soufre” et sera tourmenté ” jour et nuit, aux siècles des siècles.” (Apocalypse 20.10).  L’enfer n’est donc pas un oasis pour le diable mais un lieu de tourment préparé pour lui et tout ceux qui rejettent la royauté de Dieu.  Ainsi, ceux qui pèchent sans retenue en croyant qu’ils iront simplement rejoindre Satan en enfer pour y pratiquer tous les péchés qu’ils affectionnaient sur terre auront la douloureuse surprise de voir que l’enfer est un lieu dépourvu de toutes lumière, de tout plaisir, de toute bénédiction, et que Satan n’y exercera aucun pouvoir mais sera comme eux enchaîné et condamné à jamais.  Satan n’est pas une sorte d’antithèse de Dieu, une solution de rechange pour ceux qui n’aiment pas la vertu et qui cherchent un dieu plus accommodant.  Satan n’est qu’une créature comme nous tous, mais d’une autre espèce.  Son pouvoir se limite à ce que Dieu lui accorde.  Et sa fin sera aussi misérable que celle de tous ceux qui rejettent Dieu.  Si vous avez misé sur lui, vous avez donc misé sur le mauvais numéro.

L’autorité de Satan

Puisque Satan est appelé par Jésus le “prince de ce monde”, il est évident qu’il exerce une certaine autorité sur terre.   Un prince est en effet un chef qui dirige un territoire, un état.  Ce n’est pas que la terre appartienne à Satan, car tout appartient à Dieu.  Mais Dieu a permis à Satan d’exercer son pouvoir sur ce monde.  Cela peut sembler être un trop beau cadeau pour un ange déchu.  Mais quand on y réfléchit, ce privilège n’a rien de très resplendissant.  Car le péché originel a plongé le monde dans une spirale destructrice, si bien que Dieu a déjà prévu avant même la Création qu’il allait détruire ce monde (2 Pierre 3.10) pour instaurer un nouveau royaume.  Satan est donc le prince d’un royaume voué à l’échec et à la destruction, par opposition au Royaume des Cieux, qui est dominé par la très Sainte Trinité et qui subsistera éternellement.

À cause de la principauté de Satan, toute personne qui naît sur terre se trouve automatiquement sous sa domination, ou plus exactement sous sa tyrannie.  Il faut comprendre que Satan n’a aucun ami chez les hommes.  Il voue une haine souveraine envers eux.  Peut-être parce que l’homme est unique dans le création, étant le seul qui a été créé à l’image de Dieu.  Satan étant un ange, il ne pouvait – même avant sa chute – avoir la relation filiale privilégiée que nous avons avec Dieu.  Les anges sont d’abord des serviteurs.  Nous, par contre, sommes appelés à servir Dieu mais dans le cadre d’une relation père-fils.  Étant enfants du Roi, nous avons accès aux privilège royaux et aux nombreuses promesses qui s’y rattachent.  Lorsque Jésus a dit que tout ce que nous allions demander en son nom nous serait donné, il démontrait d’une façon frappante à quel point nous sommes d’une lignée royale, avec des privilèges qui ont de quoi soulever l’admiration – ou la jalousie – du monde angélique.

Le plan de Satan

Dieu a un plan pour chacun de nous, caractérisé par une vie abondante et riche en bénédictions.  Il nous a créés pour établir avec lui une relation d’amour et d’adoration et pour partager cet amour avec notre prochain.  Satan a un plan également, qui est de soulever l’humanité contre Dieu et ainsi de l’amener à sa perte.  Et puisque les hommes naissent pécheurs, ils sont déjà gagnés à la cause du diable.  L’homme pèche naturellement et est donc séduit par cette idée d’être indépendant de la volonté de Dieu et de faire ses propres règles.  Au fond, l’homme naturel partage le même esprit que celui de Satan.  Cela signifie qu’à moins d’être racheté par le sang de Jésus, vous faites par défaut la volonté de Satan.  Vous n’avez donc pas à sacrifier des chauves-souris ou à faire des rituels obscurs pour servir le diable.  Vous le faites naturellement et de façon beaucoup plus efficace quand vous faites fi de la volonté de Dieu et vouez un culte à vous-mêmes.   D’ailleurs, les véritables satanistes vous diront que leur religion consiste principalement à obéir à cette règle d’or: “Que ma volonté soit faite”.

Lorsque nous nous décentrons de notre propre petit univers, nous réalisons que le monde est pris dans un énorme combat épique et que nous ne pouvons être que dans l’un ou l’autre des deux royaumes impliqués.  Ou bien nous recherchons le Royaume de Dieu et nous soumettons à la volonté du Père, ou nous participons – de façon consciente ou non – à la ridicule tentative du diable pour renverser la Monarchie divine et instaurer un chaos moral où chacun décide de ce qui est bien ou mal.   Certains hommes croient réellement qu’il est possible de vivre sans Dieu et ils travaillent activement à instaurer un tel monde.  Ces efforts donnent naissance à divers mouvements politiques (tels que le communisme) ou spirituels (comme le Nouvel-Âge), qui prétendent ou bien que le Dieu révélé par la Bible n’existe pas ou que s’il existe un Dieu, c’est nous qui le sommes.   D’innombrables humains rêvent de ce jour où l’homme sera pour de bon “affranchi” de Dieu et pourra dicter sa propre morale.  Ce qu’il faut comprendre, c’est que cette entreprise n’a aucun fondement éthique ou philosophique sérieux, mais n’est que l’expression d’une nature humaine déchue qui essaie de vivre librement dans le péché sans être harassée par sa propre conscience.  Et Satan utilise ce désir naturel pour exacerber la rébellion de l’homme et ainsi promouvoir sa propre cause.  L’homme est ainsi non seulement esclave du péché mais également manipulé par Satan.  Et comble de l’ironie, c’est dans cet état d’asservissement que l’homme brandira le poing vers le ciel et proclamera sa liberté et son indépendance.

À première vue, ce système satanique semble prospérer.  L’homme semble exercer un pouvoir énorme.  Il construit des empires politiques, militaires et  et économiques complexes.  Il fait des progrès énormes dans différentes sphères de la vie quotidienne, principalement au niveau des sciences et des technologies.  Tout cela contribue à renforcer ce sentiment que Dieu est un élément facultatif, que l’homme est finalement maître de sa propre destinée et que c’est lui qui détermine les règles.  On ira même jusqu’à proclamer la mort de Dieu.  Mais tout cela se déroule dans les paramètre établis par la providence divine.  Alors que l’homme s’élève sans cesse dans l’orgueil et l’incrédulité, se faisant lui-même roitelet d’un monde qui s’écroule, “Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux.” (Psaumes 2.4)  Non parce que Dieu est moqueur mais parce que cette agitation humaine témoigne d’un aveuglement des plus navrants.  Car ce monde, et tout ce qu’il contient, passera:

Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée. (2 Pierre 3.10)

Pour un observateur extérieur, le choix de s’attacher à un monde voué à la destruction semblerait des plus improbables.  Pourtant, dans les faits, les gens préfèrent souvent s’attacher aux promesses temporelles de ce monde et rejeter la vie éternelle offerte par Dieu.  Dans le prochain article, nous verrons plus en profondeur de quelle façon Satan arrive à séduire ainsi l’homme.  Nous verrons également comment nous mêmes, qui sommes croyants, pouvons être leurrés par le monde et s’éloigner ainsi de la volonté de Dieu pour notre vie.

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