Se relever d’un péché comme un vaillant soldat (1 de 2)

psg 2012-02-06

En faisant une rétrospective de mes innombrables batailles contre le péché, je peux dégager quelques réactions néfastes qui se sont répétées maintes et maintes fois et qui n’ont fait que retarder la victoire.  Il serait donc bon pour débuter de voir brièvement chacune d’elles car elles sont expérimentées par chacun d’entre nous et il est important de les identifier afin de les surmonter d’une façon biblique.  Ces réactions sont le découragement, la honte, la haine de soi, le sentiment de devoir expier notre faute, la minimisation, la culpabilisation, la sédation, la complaisance et la prise de résolution.

Le découragement guette toujours à la porte après avoir péché, surtout lorsque le péché se répète ou qu’une chute survient après une longue période de victoire.  Nous pouvons alors être tentés de considérer l’ensemble de nos défaites et d’avoir le sentiment que tout est perdu d’avance.  En fait, il s’agit du scénario de rêve pour Satan.  Son désir est de voir le soldat abandonner le combat et se rendre à l’ennemi.  Si le combat de la sainteté était un jeu, ce serait une option comme une autre.  Mais il s’agit en vérité d’une question de vie ou de mort.  Si nous nous rendons, l’ennemi nous enchaînera et nous entraînera dans un esclavage dont nous ne pouvons imaginer la gravité.  Abandonner, même pour un temps, peut mener à la destruction totale de tout ce qui nous est cher.  Nous ne pouvons savoir jusqu’où le péché nous mènera.

La honte sera toujours encouragée par l’ennemi, qui se servira de notre déception pour attiser notre sentiment de n’avoir aucune valeur et d’être méprisable aux yeux de Dieu.  La honte est une des cartes maîtresses du jeu de l’ennemi.  Elle nous poussera à battre en retraite et à fuir la présence de Dieu.  Étant ainsi éloigné de notre Père, nous serons encore plus vulnérables à la prochaine chute.  Satan pourra alors attaquer encore et encore jusqu’à l’achèvement de son oeuvre de destruction en nous.  Certes, pécher est mal aux yeux de l’Éternel.  Mais une chute n’affecte pas notre valeur aux yeux de Dieu.  L’amour de Dieu pour nous est inconditionnel.  Et lorsqu’il voit un soldat vaillant et sincère qui est touché par l’ennemi, il ne se fâche pas mais vient à son secours.  L’ennemi cherche continuellement à masquer cette réalité de l’amour de Dieu et à nous inciter à perdre toute espoir en son secours.

La haine de soi sera souvent présente, surtout si nous combattons par nos propres forces plutôt que de mettre notre foi en Dieu.  Puisque nous plaçons tous nos espoirs en nous-mêmes, nous serons amèrement déçu en cas d’échec et risquons de nous en prendre à nous-même.  Dans ce cas également, Satan sera au rendez-vous afin d’attiser ces sentiments.  Il obscurcira les pensées jusqu’à ce que nous ne voyons plus aucune des bonnes choses que Dieu a fait en nous et par nous.  Nous aurons alors l’impression que nous ne sommes que corruption et que nous ne méritons pas  d’être aimé.

Le sentiment de devoir expier notre faute surgira si nous nous appuyons sur nos bonnes oeuvres plutôt que sur l’oeuvre parfaite de Jésus sur la croix.  Dès que l’envie de nous punir nous-même pour un péché surgit, cela indique que nous avons perdu de vue la croix de notre Seigneur et le sang qu’il a versé en rémission des péchés.  À première vue, vouloir expier nos fautes peut sembler spirituel et humble, mais en fait il s’agit plutôt d’un manque de foi.  Nous essayons de payer pour quelque chose que Dieu a déjà payé lui-même au prix de sa propre vie.  Croyez-vous que l’on peut ajouter quoi que ce soit au sang de l’Agneau parfait immolé pour vous?  Croyez-vous que vos flagellations ont plus de valeur ou d’efficacité que celles que Christ a subi pour que vous n’ayez justement pas à souffrir pour vos fautes?

La minimisation est l’attitude opposée à celles que nous venons de voir et elle survient généralement soit chez une personne qui n’est pas sauvée ou chez le chrétien qui a multiplié un péché au point d’endurcir son coeur et de ne plus réaliser pleinement qu’il pèche contre le Dieu saint dont il porte le nom.  Si la minimisation diminue le sentiment de culpabilité et offre un certain apaisement, dans le domaine spirituel il s’agit probablement de la réaction le plus néfaste et dangereuse car elle nous expose à répéter le pécher jusqu’à ce que nous soyons totalement séparé de Dieu.   Le péché doit entraîner le regret de nos fautes et la repentance.  En minimisant, nous ne permettons pas à Dieu de purifier notre coeur et de nous accorder son pardon.  Le péché se cristallise en nous et devient une forteresse à partir de laquelle l’ennemi peut régner sur notre vie et devenir ainsi notre dieu.  Il est alors beaucoup plus difficile de se sortir du cycle de la dépravation.  Une personne qui demeure dans cet état pendant un long laps de temps devra souvent atteindre un bas-fond et ressentir d’énormes souffrances avant de sortir de sa léthargie.  Si ce revirement se produit, tant mieux!  Mais parfois la mort frappe à la porte avant que la repentance ne puisse prendre place.  Demain n’est jamais garanti.

La culpabilisation consiste tout simplement à se débarrasser du sentiment de culpabilité en pointant le doigt vers une personne ou une circonstance extérieure.  Plutôt que d’assumer la responsabilité de notre geste, nous blâmons notre milieu culturel, la pornographie, Satan… ou nous nous en prenons à ceux qui nous côtoient: femmes, enfants, amis, etc.  Inutile de dire que cette réaction est lâche.  Mais elle demeure néanmoins très tentante, surtout lorsque nous ressentons beaucoup de honte.  Après avoir succombé au péché, l’homme a souvent tendance à être très critique envers ses proches car il essaie désespérément de se débarrasser du fardeau de la honte.  En concentrant toute son attention sur les faiblesses des autres, cela lui évite pour un moment de ressentir les siennes.

La sédation est une variante de la réaction précédente, mais plutôt que de jouer au juge pour nous déculpabiliser, nous nous retirons à l’écart et nous nous jetons à fond dans un quelconque plaisir qui atténuera la honte.  Il peut s’agir de la nourriture, de l’alcool, de la drogue, des jeux vidéo, d’Internet, etc.  Cela nous expose à des dépendances multiples.  Notre asservissement devient alors bien pire car nous sommes menés par plusieurs idoles qui réclament tour à tour notre soumission.  Nous devenons alors une véritable marionnette, dirigé continuellement par des passions charnelles dévorantes.  Cela entraîne une honte grandissante qui exige à son tour une sédation encore plus musclée.  Nous sommes alors pris dans une spirale descendante très dangereuse.

La complaisance dans le péché est un problème très présent si nous combattons pour de mauvais motifs.  Elle survient souvent lorsque notre principale motivation est  d’additionner les jours de bonne conduite sur notre calendrier à la façon d’un soldat qui récolte les médailles.  Une chute nous poussera alors à dire: “Bon, tant qu’à remettre les compteurs à zéro, aussi bien en profiter un bon moment avant de rependre le combat!”   Le péché n’est plus alors un accident de parcours mais un acte délibéré et répété, qui témoigne soit d’une âme très malade ou tout simplement d’un esprit non régénéré.  Un tel état exige un examen de conscience sérieux afin de déterminer où nous en sommes dans notre relation avec Dieu.

La prise de résolution peut sembler positive mais elle est généralement fondée sur nos propres forces, ce qui non seulement la rend inefficace mais contribue à nous maintenir dans un esclavage perpétuel.  Si nous commettons un péché et qu’après avoir regretté notre geste nous nous disons en nous-mêmes: “Bon, ça y est, j’en ai assez… c’est la dernière fois que je succombe!”, nous sommes en plein délire.  Car si les 200 dernières tentatives ont échouées, cela indique que nous n’avons pas la volonté nécessaire pour vaincre la tentation.  Les meilleures intentions du monde ne changeront rien à cela.  Ce qu’il nous faut, c’est de nous tourner vers Dieu en prière et de lui demander SA force.  C’est par Lui et par sa grâce que nous aurons la victoire.  Non par nos bons sentiments.

Chacune de ces réactions mériterait une étude approfondie car un bref survol ne vous empêchera peut-être pas de vous enliser dans l’une ou l’autre de ces habitudes.  Ultérieurement, je me propose donc d’écrire un article détaillé pour chacune d’elles, afin de mieux les comprendre et les corriger.   Il est en effet important d’être prêt à toute éventualité.  Entre temps, le prochain article détaillera la réponse biblique que nous devons adopter face aux péchés que nous commettons.

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