Se relever d’un péché comme un vaillant soldat (2 de 2)

psg 2012-02-07

Se retrouver par terre sur le champ de bataille n’est pas une situation désirable.  Partout, les balles sifflent, les grenades explosent et nous sommes dans la mire de l’ennemi.  Mais aussi indésirable cette situation soit-elle, elle peut se produire et il est important de l’accepter.  La guerre contre le péché n’est pas un film hollywoodien.  Nous demeurons des hommes dont l’esprit est disposé mais dont la chair est faible  (Matthieu 26.41).  Il faut souvent un temps d’apprentissage avant de réussir à marcher de façon victorieuse.  Dans ce deuxième article, nous verrons deux aspects vitaux de l’après-chute: se relever rapidement et apprendre de nos erreurs.

Se relever rapidement

Si vous venez de pécher, la première chose à considérer est que vous venez de démontrer votre humanité.  Vous n’êtes pas un cas d’exception.  Vous n’êtes pas un cas désespéré que Dieu déteste alors que le reste du peuple de Dieu marche dans la plus parfaite sainteté.  Nous sommes tous prisonniers d’une nature charnelle dont les désirs sont contraires à ceux de l’esprit (Galates 5.17).  Même les plus grands hommes de Dieu sur cette terre ont leurs défaillances et ont besoin de la grâce de Dieu.  Rappelez-vous toujours que celui qui se dit sans péchés n’a pas la vérité en lui (1 Jean 1.8).  Je ne dis pas ces choses pour minimiser la gravité du péché et pour vous encourager à viser la médiocrité.  Je le dis seulement pour que vous ne vous fassiez pas une image idéalisée de la vie chrétienne qui devient une pierre d’achoppement pour vous.  Si nous visons la perfection à laquelle nous sommes appelés, nous demeurons néanmoins sujets aux erreurs et adoptons parfois une attitude rebelle et endurcie.  Il est impératif d’avoir l’humilité de reconnaître cela en nous.

Le péché est toujours suivi d’une attaque de l’ennemi visant à nous maintenir par terre et nous achever.  Nous avons vu dans l’article précédent que l’ennemi essaiera d’orienter nos pensées vers le découragement, la honte, la haine de nous-mêmes.  Son rêve est de nous voir commettre un suicide spirituel, c’est à-dire d’abandonner tout espoir et nous vautrer dans le péché sans plus jamais nous repentir.  Pour le pécheur impénitent, cette déclaration peut sembler farfelue et alarmiste.  Mais pour l’enfant de Dieu, il s’agit d’une réalité quotidienne.  À force d’être mis en échec et d’être maintenu dans la défaite, les pensées peuvent devenir très sombres.

Dès que nous émergeons de la torpeur qu’entraîne le péché, il faut réagir rapidement afin d’empêcher l’ennemi de faire plus de dégâts.  Puisque son arme est le mensonge, la notre est la vérité.  Nous devons courir vers le Père et lui demander pardon, ce qui est la toute première étape.  En sa présence, nous ne trouverons pas la colère, comme l’ennemi le prétendait, mais la grâce que Dieu offre gratuitement à ceux qui l’aiment.  Nous ne trouverons pas le rejet et la damnation mais l’acceptation et la compassion que Dieu a promis et manifesté en Jésus Christ.  Nous ne trouverons pas un juge froid et distant, mais un Père qui a livré son Fils unique sur la croix afin que ce péché que vous confessez soit anéanti et que votre relation avec Dieu demeure protégée par l’alliance qui vous unit à Lui.

Si vous voulez savoir la vérité sur ce que Dieu pense de votre péché, lisez les Évangiles et observez comment Jésus a accueilli les pécheurs.  Il a dit à la femme adultère:

“Je ne te condamne pas…  Va et ne pèche plus.” (Jean 8.11)

Une femme adultère.  Vous vous doutez bien qu’elle avait plus d’un péché sérieux à son actif.  Mais elle n’a rencontré en Dieu que miséricorde et grâce.  Jésus n’a pas cautionné ses péchés.  Il n’a pas minimisé la gravité de ses fautes.  Il n’a pas dit: C’est OK, Dieu comprend.  Il a dit: “Je ne te condamne pas”.  Et c’est ce qu’il dit à toute personne qui demande pardon à Dieu.

“Oui, dira l’ennemi… mais Jésus a dit: Va et ne pèche plus.  Toi, tu as péché encore.  Et encore.  Et encore.  Tu as abusé de la grâce de Dieu.  Tu as dépassé les limites.  Ta repentance ne vaut rien.  Il ne se fera plus prendre à ton petit jeu.  Tu es un cas désespéré!”

Ah oui?  Lorsque les disciples ont demandé à Jésus combien de fois il fallait pardonner à notre prochain, qu’a-t-il répondu?  ”Septante fois sept fois.” (Matthieu 18.22)  Ce chiffre n’était pas un barème réel mais une expression qui signifiait qu’il ne devait pas y avoir de limites à notre pardon.  Cela signifie que nous ne devons jamais fermer notre coeur à une personne qui se repent sincèrement.  Croyez-vous vraiment que Dieu exigerait de nous, des hommes faillibles, une chose que lui-même, parfait et saint, ne pourrait faire?  Croyez-vous que Jésus nous appellerait à une miséricorde sans fin si lui-même ne manifestait pas  une telle miséricorde?  En vérité, les profondeurs de la grâce de Dieu sont insondables.  Le sang que Jésus a versé sur la croix pour vous est le sang de Dieu, dont la valeur dépasse de loin tous les péchés que vous pourriez commettre.

Lorsque Satan essaie de vous faire croire que vous avez dépassé le seuil de tolérance de Dieu, il discrédite le sang de Christ et en limite la valeur, comme si vos misérables péchés pouvaient rivaliser avec le sang de l’Agneau sans tache qui a été offert pour votre expiation sur le mont Golgotha.  N’avalez JAMAIS un tel mensonge.  Il s’agit d’une machination venant des entrailles de l’enfer, un mensonge de plus dans la bouche maudite du serpent, destiné à vous faire fuir la présence de Dieu et vous cacher derrière les buissons de la honte et du découragement.  Si le diable vous offre ce mensonge, répondez par la Parole de Dieu:

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.  (1 Jean 1.9)

Si l’accusateur vous traîne devant le Roi pour vous condamner, plaidez le sang de Jésus.  Avec le sang de Jésus, vous serez invincible.  Et l’ennemi repartira dans l’échec et la confusion.  C’est ainsi que nous sommes affranchis de la culpabilité et de la honte.  Ce n’est pas en péchant davantage pour oublier nos tourments, ni en accusant les autres, ni en nous justifiant ou en minimisant nos fautes.  Et ce n’est pas non plus en nous punissant ou en essayant d’expier nos fautes.  L’expiation est un acte purement religieux, absolument inutile, et particulièrement dangereux.  Lorsque vous entreprenez ne serait-ce qu’une petite action visant à expier votre faute, vous insinuez implicitement que la mort de Jésus sur la croix n’est pas valable pour vous.  Vous tentez d’ajouter quelque chose à la mort de Christ alors qu’en lui tout a été accompli.  Or, c’est par la grâce que vous êtes sauvé et justifié.  Par la grâce uniquement.  Vos sacrifices personnels ne font que ternir l’éclat de la gloire de Dieu.  Vous tentez de vous attribuer des mérites qui reviennent à Jésus seul.  Dieu a établi les choses ainsi afin que nulle chair ne se glorifie mais que tous, nous reconnaissions la grandeur et la profondeur de l’amour de Dieu pour nous.  Si vous essayez de vous punir ou d’expier, vous renoncez à la grâce pour retourner à la loi.  Vous vous appuyez désormais sur vos propres forces plutôt que sur celles de votre Seigneur et Sauveur.  Comprenez-vous cela?  Alors lorsque la culpabilité vous ronge et qu’il vous vient l’idée de vous punir, rejetez cette idée avec la même violence que vous rejetteriez n’importe quelle tentation du diable.  Car l’idée, aussi religieuse et pieuse puisse-t-elle paraître à vos propres yeux, ne vient de nul autre que lui.

Apprendre de nos erreurs

Une fois que vous êtes debout, prêt à combattre à nouveau, vous devez évaluer la situation avant de passer à l’offensive.  Il y a probablement une raison précise à votre chute.  On ne peut dire: «Nous sommes tous humains» et se satisfaire de cela.  Oui, nous sommes humains.  Mais pas seulement humains.  Nous sommes le temple de l’Esprit.  Nous sommes fils de Dieu.  Et nous sommes appelés à la perfection.  Chaque entorse à notre propre conscience doit donc nous amener à poser les bonnes questions:

1- Ou en suis-je dans ma relation avec Dieu?

Nous ne devons pas remettre notre salut en question à chaque fois que nous péchons.  Mais si nous péchons encore et encore et que cela est devenu un mode de vie, il faut être assez honnête pour évaluer notre relation avec Dieu.  Vivons-nous seulement un christianisme d’apparences?  Sommes-nous simplement religieux, nous contentant de rituels, de réunions et de prières apprises ou sans ferveur?  Hésitons-nous encore à remettre notre vie entière à Christ?  Faisons-nous preuve de rébellion face à sa volonté, résistant à son oeuvre en nous?

Si nous réalisons que nous n’avons pas définitivement renoncé au péché et n’avons pas fait de Jésus le Seigneur et Sauveur de notre vie, il est impératif de le faire.  Car toutes les promesses extraordinaires de la Bible ne sont offertes qu’à ceux qui vivent sous l’alliance du sang de Jésus.  Il est impossible de vivre une demie-vie chrétienne, ou de ne vivre chrétiennement qu’à temps partiel.  La vie chrétienne est un choix décisif de tout laisser derrière soi pour suivre Christ et lui obéir.

Si nous n’avons pas fait ce choix, il n’est jamais trop tard pour s’en remettre à Dieu dans la foi et la repentance et de lui donner notre vie.

2- Si je suis sauvé, ai-je mis des efforts continus pour entretenir ma relation avec Dieu?

Ai-je pris du temps ce matin pour parler avec Dieu et lui demander sa puissance et sa grâce?  Ai-je lu sa Parole afin de renouveler mon intelligence et me nourrir du Pain de Vie?  Ai-je marché dans l’obéissance dans toutes les sphères de ma vie chrétienne?  Ai-je géré mon temps et mon argent de façon responsable vis-à-vis Dieu?  Ai-je aimé mon prochain comme moi-même et vécu une vie sacrificielle?  Ai-je entretenu de la rancune face à quelqu’un?

Toutes ces choses sont des indicateurs de notre maturité spirituelle et de l’état de notre coeur.  Et il est tout aussi essentiel de veiller à ces choses que de veiller sur les zones de notre vie qui semblent les plus vulnérables.  Car notre vie intérieure est un tout.  On ne peut négliger différents aspects de notre vie spirituelle pour ne concentrer nos efforts qu’à un seul endroit.  Le vice entraîne le vice et la vertu entraîne la vertu.  Si nous permettons au péché de régner dans certaines sphères de notre vie, le péché contaminera probablement tôt ou tard les autres sphères.  Il faut voir la vie spirituelle dans son ensemble et se rappeler que Dieu ne se contentera pas d’un don partiel de nous-même.  Il est un Dieu jaloux et il nous poursuivra sans relâche jusqu’à ce que nous lui cédions la totalité de notre existence, puisque tout ce que nous sommes lui revient.  Il est notre Dieu et nous somme l’oeuvre de ses mains.

3- Quelle a été l’occasion de ma chute?

Une fois que nous avons évalué notre relation avec Dieu, il faut être pragmatique et identifier ce qui nous a fait chuter.  Jésus a dit:

“… si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un oeil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne”.  (Marc 9.47)

Ce passage suffit pour déduire que si la victoire s’obtient par Dieu, nous devons néanmoins faire notre part en sacrifiant tout ce qui nous mène à la chute.    S’il vous est impossible d’être laissé seul avec l’ordinateur sans que vous ne consommiez de pornographie, installez un filtre parental ou un programme qui envoie à un ami le compte rendu de vos activités en ligne.  Si ce sont les prostituées qui vous tentent, confiez argent et cartes de crédit à votre épouse.  Si l’alcool est votre point faible, évitez les mauvaises fréquentations et les endroits à risque.  Quel que soit l’élément de votre vie qui vous mène à péché, vous devez être prêt à y renoncer.  Lorsque Jésus a dit que nous devions renoncer à tout et porter notre croix, ce n’était pas de la poésie mais un conseil qu’il faut appliquer de façon concrète et terre-à-terre.  Suivre ce conseil peut faire la différence entre des chutes perpétuelles et une victoire définitive.

En résumé

Pécher est un échec mais ce n’est ni la fin du monde ni la fin du combat.  Il s’agit d’un moment de faiblesse ou de négligence qui vous a rendu vulnérable à l’ennemi.  Maintenant, il faut simplement répondre avec maturité et lucidité, ne pas laisser les émotions vous emporter.  Rappelez-vous qu’après être tombé, vous ne vous relevez pas à la ligne de départ mais à l’endroit où vous êtes tombé.  Vous avez donc progressé, dans la mesure où vous avez appris de votre rechute.  Oubliez donc le compte des jours de bonne conduite sur le calendrier.  Vous ne participez pas à un concours.  Vous apprenez un nouveau mode de vie basé sur la volonté de notre Seigneur.  Si vous avez essuyé un échec, tout n’est pas à recommencer.  Vous avez acquis de l’expérience, avez eu l’occasion de repérer vos failles.  Il reste maintenant à corriger la situation et prévenir une prochaine chute.  Usez de stratégie comme le ferait un chef d’armée.  N’improvisez jamais.  Ne comptez jamais sur la chance ou sur la grâce seule.  Dieu vous a donné des armes.  Mais vous devez les employer et être agressif dans votre quête de liberté.  Vous devez mettre à contribution votre intelligence et votre créativité.  Une attitude résignée, défaitiste, incrédule, ne fera que les délices du diable.  Mais une attitude de persévérance et de foi en Christ fera trembler l’enfer et dessinera un chemin de victoire devant vos pas.  N’oubliez pas que l’Éternel des armées réside en vous.  La victoire vous appartient car elle a déjà été obtenue par Christ.  Maintenant, relevez-vous comme un vaillant soldat, secouez la poussière de vos vêtements, revêtez-vous de la grâce de Jésus et écrasez l’ennemi sans pitié, pour la plus grande gloire du Dieu vivant que vous représentez.  Alléluia!!!

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