Le coeur de la véritable repentance

psg 2012-06-05

…si vous ne vous repentez, vous périrez tous… » (Luc 13.3)

De qui vient cette citation?  D’un curé fielleux qui use de terrorisme spirituel pour garder ses ouailles clouées sur les bancs d’église?  D’un fanatique religieux qui brandit la menace de l’enfer pour imposer sa petite doctrine personnelle?

Non.  Ces paroles sont sorties il y a 2000 ans de la bouche de Jésus.  De ce Jésus que notre culture moderne essaie de dépeindre simplement comme un maître penseur, un philosophe qui prêchait l’amour en mâchant des pissenlits avec son groupuscule de juifs hippies.  Mais vous conviendrez que sur ce coup-là, Jésus ne paraît pas aussi sympathique.  Il n’est pas question ici d’amour et d’eau de rose.  Il est question de vie et de mort.  Il est question d’éternité.  Si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous.

Il y a une chose que j’ai apprise au fil des années, et c’est que la Parole de Dieu n’est pas à prendre à la légère comme la parole des hommes.   Chaque mot est pesé.  Chaque parole est filtrée par la providence divine afin que, qu’elle sorte de la bouche d’un prophète, d’un apôtre ou de Christ lui-même, elle peut être reçue, acceptée et vécue en pleine confiance.  Si vous en êtes arrivé à la même conviction, vous serez d’accord avec moi pour dire que Luc 13.3 ne peut être survolé comme on survole un commentaire dans le journal ou sur Facebook.  Car il est question ici de ce qui peut nous mener à la mort.  Si j’allais en excursion dans la forêt et que je devais y survivre pendant des semaines, j’accueillerais avec énormément d’attention et de gratitude toute recommandation venant d’un maître de la survie.  « Ne touche pas à cette plante.  Ne mange pas ce champignon.  N’essaie pas ceci.  Fais absolument cela. »  Je prendrais des notes et m’y attacherais minutieusement.  Alors à combien plus forte raison devons-nous ouvrir l’oreille à un conseil d’une telle gravité: « Si vous ne vous repentez, vous périrez TOUS », surtout lorsque ce conseil vient de la bouche du Maître de la vie, de celui qui est l’auteur-même de cette existence que nous vivons pour un court moment sur terre!

Nous voulons donc savoir ce qu’est la repentance.  Nous voulons savoir ce qu’est cette chose sans laquelle nous mourrons.  Si le sujet nous laisse indifférent, c’est que nous sommes spirituellement morts et ne cherchons pas la lumière de la vie.  Nous DEVONS comprendre la repentance et l’expérimenter.  Sinon, à quoi bon prétendre avoir la foi et s’appliquer à une multitude de pratiques religieuses si nous n’avons même pas au départ l’espérance de vivre la félicité au-delà de notre dernier souffle?  À quoi bon entreprendre toute excursion que nous savons vouée à l’échec?  Jésus a dit que sans la repentance, nous mourrons.  Et il a eu la grâce d’ajouter que nous mourrons TOUS, juste au cas où certains d’entre nous auraient le sentiment secret d’être un privilégié qui, d’une manière inexplicable, pourrait échapper à la mort tout en passant à côté de la repentance.  Non, en vérité la repentance est un prérequis fondamental de la vie chrétienne.  Évitez la repentance et vous perdez tout.  Accueillez-la et vous recevez la vie.  L’équation est aussi simple que cela.

Ce que la repentance n’est pas

Il y a une fausse conception de la repentance qui prévaut et qui, à elle seule, peut bloquer l’accès à toute véritable repentance.  Il s’agit de croire que la repentance est un regret.  Si c’était le cas, le monde entier serait en ce moment sauvé et sur le chemin du Ciel.  Car tout le monde éprouve des regrets.  Et plus le temps avance, et plus le monde s’obscurcit… et plus les regrets, les remords et la honte submergent la race humaine.  Toutefois, cela ne semble mener à aucune conversion.  Au contraire, cette honte généralisée accable le coeur des hommes.  Pourtant, le chrétien a souvent le sentiment que cette honte et ces regrets qui résultent du péché constituent en eux-mêmes un remède.  On se dit alors que si nous éprouvons un regret assez profond, un remord suffisamment poignant, une honte suffisamment ressentie, nous goûterons peut-être à la libération tant attendue.  Nous lisons la parabole de l’enfant prodigue qui court en larmes vers son père après une vie de dissolution et nous nous disons: « Oui!  Voilà!  C’est ça qu’il me faut! »  Alors nous menons le combat de la sainteté, puis nous succombons à un péché… et nous fondons en larmes, promettant de ne plus jamais recommencer, convaincus que cette fois est la bonne car nous sommes intérieurement démolis et prêts à promettre la lune au Seigneur.  Mais 30 minutes plus tard, une occasion de chute se présente à nouveau et nous voilà asservis comme si nous n’avions jamais éprouvé le moindre regret, comme si cet épisode de larmes n’était qu’un mirage sans substance et incapable de nous garder du mal.  Pourquoi en est-il ainsi?  Pourquoi notre histoire n’est-elle pas comme celle du fils prodigue?  Pourquoi ne finit-elle pas comme un conte de fée, avec le mal qui est défait et le bien qui triomphe?  Pourquoi nos prières et nos larmes semblent n’être que de vulgaires flèches de papier jetées contre un monstre implacable qui nous jette par terre et nous déchire coup sur coup?

La disposition du coeur qui mène à la vraie repentance

Le problème est que nous ne prêtons pas attention aux préalables de la repentance.  Nous observons seulement sa manifestation extérieure.  Nous pensons que nos larmes ont du pouvoir alors qu’elles n’en ont aucun.  Elles n’ont aucune vertu expiatrice ou régénératrice.  Elles n’émeuvent ni Dieu ni ses saints anges (du moins, pas les larmes de crocodile que nous avons l’habitude de verser du simple fait que nous nous sentons honteux et humiliés).  La repentance est beaucoup plus profonde que cela.  Elle naît dans les profondeurs de l’esprit.  Considérez attentivement ce passage de la parabole qui relate ce moment béni où le fils ingrat réalise l’ampleur de sa bêtise, alors qu’il est descendu si bas dans la déchéance que même les pourceaux sont mieux nourris que lui :

Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. (Luc 15.17-19)

La première chose qu’il fait est de rentrer en lui-même.  Il prend alors pleinement conscience de la vie abondante à laquelle il a renoncé afin de poursuivre des plaisirs qui n’ont mené qu’à sa plus grande misère et qui lui font sentir maintenant l’étreinte poisseuse de la mort.  Et à ce moment, comme le révélera la suite du récit, il ne considère pas seulement sa propre perte, mais le déshonneur qu’il a fait subir à son père.  Et c’est à ce niveau que nous commençons vraiment à toucher à la véritable repentance.  Car il ne s’agit pas seulement de nous et de nos petites blessures que nous avons l’habitude de gratter en sanglotant.  Il s’agit d’une réalité beaucoup plus grande et terrible, qui rend la faute beaucoup plus affreuse.  Le fils prodigue réalise que son père lui offrait une vie noble et digne, une vie de travail assidu récompensée par la sécurité et la paix.  Il réalise que son père l’aimait.  Il réalise que la part de richesse qui lui avait été donnée était l’expression de cet amour.  Et il réalise qu’il a utilisé cette part pour salir le nom de son père, pour ridiculiser l’honneur familial à travers une vie de débauche peu commune.  Oh, frères, vous croyez que votre dernier péché vous a fait du mal?  C’est que vous n’avez pas réalisé le tort que vous avez fait à plus grande échelle.  Vous  n’avez pas réalisé que votre vie a un impact universel et éternel.  Vous n’avez pas réalisé que vos choix ont salit plus d’une fois le nom glorieux de Dieu.  Vous  n’avez pas saisi la tragédie de ces spectateurs qui ont vu votre vie creuse et vide et se sont dit: « Est-ce là ce que la foi apporte?  Je préfère de loin ma vie… ».  Vos yeux, trop aveuglés par une vie charnelle, n’ont pas même commencé à sonder la profondeur et la portée de chacun de vos choix.  Vous n’avez pas appréhendé cette vérité biblique selon laquelle votre vie mènera ceux qui vous observent au salut ou à la damnation, selon les choix que vous faites.  Vous n’avez pas pesé le poids de votre responsabilité et la confiance que Dieu vous a témoigné en vous confiant l’Évangile.  C’est ce fardeau immense qui amène le fils prodigue au point du brisement intérieur.  Il ne s’agit plus seulement d’une vague d’émotions comme il en avait souvent expérimenté auparavant.  Il s’agit de l’homme qui réalise son état d’absolue dépravation devant la face d’un Dieu parfaitement saint.

Une fois la conviction du péché atteinte, le fils prend aussitôt une décision formelle.  Il ne la repousse pas comme certains de nous l’avons fait dans notre histoire personnelle:  « Je cesse ce péché à partir de lundi prochain » ou « Après-demain, ce sera le 7 juin… c’est un chiffre parfait pour renoncer au mal » ou « À Noël j’offrirai à Dieu le cadeau d’une parfaite obéissance » ou « Au jour de l’an, je serai sage comme une image ».  Vous plaisantez?  Votre coeur pourrait cesser de battre dans la prochaine minute, vous faisant basculer aussitôt dans l’éternité avec ce coeur compromis et tiède qui décide outrageusement de poursuivre sa désobéissance à Dieu jusqu’à une date butoir que vous jugez symboliquement attrayante ou appropriée?  Sortez de cette torpeur!  Le jour du salut est ICI et MAINTENANT.  Méprisez-vous la volonté de Dieu au point de vouloir différer votre soumission?  Jugez-vous votre vie, vos désirs et vos inclinations plus importantes que la Parole qui vous a été adressée dans les profondeurs de votre conscience meurtrie?  Non, de grâce, répondez à ce moment bénit promptement.  Profitez de cette fenêtre ouverte dans le ciel, de cette échelle qui se dresse devant vous pour échapper aux tourments du péché et de la damnation.  Ne différez pas!  Votre vie est en jeu.  Car sans la repentance, nous périrons tous sans la moindre exception.  C’est ce que Jésus nous a promis formellement.  Ne croyez pas que vous êtes un cas particulier.  Ne croyez pas que vous êtes à part des autres, que Dieu ne pourra se résoudre à vous damner parce qu’à quelque part, vous avez un petit quelque chose qui lui plait.  Oh, la seule chose en vous qui peut lui plaire est un coeur brisé qui est prêt à recevoir son salut!   Tout le reste n’est d’aucun intérêt pour lui.

Le fils prodigue, reconnaissant sa dépravation, reconnaît qu’il n’est plus digne de ce père bon et aimant qui l’a suffisamment aimé pour le laisser partir avec sa part de richesse.  Il réalise que rien ne pourrait excuser ou justifier l’opprobre qu’il a jeté sur sa maison.  Il ne s’attend donc pas à revenir à son père de façon glorieuse.  Et il n’a surtout pas ce sentiment abject de faire une faveur à son père en revenant à Lui, alors que nous chrétiens, avons parfois cultivé ce sentiment pitoyable.  Il sait qu’il n’a rien à offrir, qu’il est déchu de sa position originelle, qu’il ne mérite plus d’être appelé fils.  Avons-nous atteint cet état essentiel à la repentance?  Avons-nous pleinement compris qu’en dehors de la grâce de Dieu, toutes nos bonnes oeuvres, nos pratiques religieuses, nos bons sentiments et notre spiritualité de pacotille ne soulèvent pas l’admiration de Dieu mais lui donnent la nausée?  Si vous ne croyez pas cela, alors vous avez besoin de prendre sur vous ces paroles que le prophète Ésaïe adressa au peuple qui se satisfaisait de sa religiosité pharisaïque tout en vivant dans le péché:

Qu’ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l’Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis? Cessez d’apporter de vaines offrandes: J’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; Elles me sont à charge; je suis las de les supporter. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; Quand vous multipliez les prières, je n’écoute pas: Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; cessez de faire le mal. (Ésaïe 1.11-16)

La repentance nécessite de déchirer le voile de la religiosité et d’atteindre les profondeurs de l’esprit avec un regard honnête.  Elle nécessite de rencontrer cette faille, cet abîme sans fond qui nous sépare d’un Dieu parfait et Saint.  Non pour nous complaire dans ce moment douloureux, mais pour en arriver au même brisement et au même renoncement que le fils prodigue.  Car ce dernier n’est pas retourné vers son père en se disant qu’un tel geste ne pourrait que lui attirer sa sympathie et son approbation.  Il est retourné à la maison complètement vidé de lui-même, dépourvu de toute prétention ou aspiration, convaincu de ne mériter que la plus petite place dans le domaine familial:  « Traite-moi comme l’un de tes mercenaires! »   Tant et aussi longtemps que nous n’envisageons pas cette humiliation, nous reviendrons à Dieu avec une part d’arrogance, avec un sentiment inavoué d’être vertueux et de mériter quelque chose.    Nous reviendrons avec le même coeur qui nous a mené à notre ruine, un coeur hautain qui ne peut renoncer à sa propre volonté pour embrasser pleinement et définitivement la volonté du Père.

De la couronne d’épine naît la couronne de gloire, de la croix naît la vie, de la souffrance d’un coeur brisé vient la bénédiction d’un Père qui n’attend de nous que cette disposition d’humilité.  Tant et aussi longtemps que vous croyez en vos propres forces pour vaincre le péché, vous vous priverez de ces bienheureuses retrouvailles.  Vous errez, loin du Père, convaincu que votre prochaine résolution ou que votre prochaine thérapie sera la clé, alors que ce dont vous avez besoin est de la pleine conviction de votre impuissance à vous sauver vous-même.  Le fils prodigue a probablement tenté à maintes reprises de remonter la pente.  Allait-il revenir à la maison pour ainsi avouer son inaptitude à gérer les richesses qui lui avaient été confiées?  Allait-il s’abaisser devant son frère aîné et demander un morceau de pain alors qu’il était parti de la maison dans la plus grande abondance?  Non, il devait y avoir une voie.  « Je vais y arriver.  Je vais me refaire« .  Mais ses efforts ne le menaient que plus profondément dans la misère.  De la même façon, nos efforts humains n’arriveront jamais à nous redonner l’héritage perdu.  Nos péchés nous séparent de Dieu et la seule voie pour restaurer cette relation brisée est celle d’un coeur brisé et contrit.  Dieu n’acceptera jamais autre chose:

Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.  Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit. » (Psaumes 51.16-17)

Il n’existe aucune substitut religieux à cela.  Il n’existe pas de succédané à la repentance.  On ne peut présenter à Dieu quelques larmes en sacrifice, tout en gardant nos coeurs rebelles et insensibles.  Les larmes doivent être le produit d’un élan profond d’un coeur qui réalise sa faillite absolue et qui se jette totalement dans les bras miséricordieux du Père.  Et c’est à ce moment que le ciel s’ouvre, que la grâce de vaincre nous remplit, que l’Éternel des armées révèle son bras puissant contre nos pires ennemis et qu’il nous accorde une victoire définitive qui non seulement nous apporte la bonheur et la paix tant convoités, mais qui glorifie le saint nom de Dieu et contribue à l’avancement réel de son Royaume sur terre.  C’est par la repentance que Dieu vient habiter en nous:

Car ainsi parle le Très Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les coeurs contrits. Je ne veux pas contester à toujours, ni garder une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les âmes que j’ai faites. A cause de son avidité coupable, je me suis irrité et je l’ai frappé, je me suis caché dans mon indignation; et le rebelle a suivi le chemin de son coeur. J’ai vu ses voies, et je le guérirai; je lui servirai de guide, et je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui. Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près! dit l’Éternel. Je les guérirai. » (Ésaïe 57.15-19)

Cette promesse n’est pas que pour un peuple et une époque lointaine.  Elle est pour chacun de nous.  Il suffit d’un moment d’abandon absolu et inconditionnel pour que le Roi de gloire descende du ciel et établisse son trône sur notre vie afin d’y régner et de nous transformer par la puissance de son Esprit.  Si vous n’avez pas expérimenté cette repentance encore, si vous n’êtes toujours revenu à Dieu qu’avec un coeur à moitié consacré, envisageant déjà une prochaine rechute et de plates excuses pour y donner suite, alors il est plus que temps de tout laisser derrière vous et de cherchez cette repentance.  Plaidez auprès de Dieu jour et nuit s’il le faut, mais ne permettez pas au péché de poursuivre ce cycle aliénant en vous et autour de vous.  Recherchez ce brisement intérieur, cette repentance sans laquelle nous périssons tous.  Si vous avez encore en vous la lueur de la vie divine, si le diable ne vous a pas ravi jusqu’au désir de vivre éternellement auprès de Dieu, saisissez le peu de forces qu’il vous reste… non pas pour articuler une vaine résolution que vous briserez la semaine prochaine… mais pour dire à Dieu: « Je m’en remet complètement à toi.  Je suis indigne d’être considéré comme ton fils, indigne d’être appelé enfant de Dieu, de porter le nom de Christ.  Fais de moi ce que tu voudras.  Fais de moi le dernier de tes serviteurs.  Mais de grâce, accueille-moi dans ton sein et restaure notre amitié.  Donne-moi la force de vaincre définitivement.  Car de moi-même, je ne puis rien.  Mais en Christ, je peux TOUT. «   AMEN!

2 réflexions sur “Le coeur de la véritable repentance

  1. Amen frère!
    Gloire à Dieu!!!
    J’ai lu avec beaucoup d’attention cet article et je me souviens qu’il y a plusieurs « chrétiens » qui s’accordent à dire qu’une fois sauvé, sauvé pour toujours. Il y a même un de ces chrétiens « pasteur » qui prêche cela sur Youtube. Il disent que peut importe notre façon de vivre, nos comportements et paroles, le sang de Christ nous a déjà purifié et nous sommes justifiés. Donc que l’on se repente ou pas, ça ne change rien car nous ne perdrons plus notre salut. C’est un don, le salut et Dieu ne se repent pas de ses dons. Je trouve cela terrible frère. Pas toi?

  2. Je crois que nous sommes élus avant la fondation du monde. Cela ne dépend pas de nous mais de Dieu seul, à qui il a plu de nous manifester sa grâce alors que nous étions morts dans nos péchés. Et je crois que le Dieu qui possède la puissance pour sauver possède également la puissance pour garder ses enfants et achever en eux l’œuvre qu’il a débuté:

     » Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.  » (Romains 8.28)

    Je crois donc en la doctrine calviniste de la persévérance des saints. Cela étant dit, il est dangereux de dire qu’à cause de cela, le chrétien peut agir comme il le veut car un chrétien est par définition quelqu’un qui est mort au péché et qui est soumis à la volonté de Dieu. Il est vrai que la grâce efface tous les péchés. Mais cette grâce n’est pas destinée à nous donner un laisser-passer pour le péché. Celui qui est né de nouveau aime Dieu et lutte contre le péché. Et lorsqu’il tombe, l’Esprit Saint qui l’habite le convainc de ses péchés et le pousse continuellement à la repentance et à la sanctification. Ceux qui se disent chrétiens et qui vivent délibérément dans le péché se mentent à eux-mêmes et aux autres. La vérité n’est pas en eux. Nous sommes appelés à être saints, comme Dieu est saint. Tout autre standard vient de l’adversaire de nos âmes.

    Paix à toi, cher frère.

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