Les saints de Dieu doivent haïr le monde

psg 2012-12-05Cet article s’adresse aux saints de Dieu.  Je ne parle pas ici de Saint Pierre, Saint Jean ou Saint Jacques, mais bien de VOUS, qui avez été racheté par Jésus Christ et lui avez donné votre coeur et votre vie.  Car peu importe de quelle façon vous évaluez votre vie chrétienne, il n’en demeure pas moins que les Écritures vous appelle « saints », car c’est ce que vous êtes: Vous êtes des enfants de Dieu, dont la somme des péchés a été annihilée par la mort de Jésus sur la croix.  L’Église catholique n’aura donc pas à vous canoniser.  Vous êtes déjà saint aux yeux de Dieu et par les décrets de sa parole éternelle.  Si vous en doutez, il vaut mieux établir cela fermement en vous dès le début de la journée.  S’il le faut, regardez-vous dans le miroir et aimez ce que vous voyez; déclarez à voix haute que ce que vous voyez est un saint, aimé et chéri par Dieu.  Vous n’en avez peut-être pas l’impression… mais vous savez que votre vie spirituelle n’est pas fondé sur le sable mouvant de vos impressions, mais sur le roc immuable de la Révélation.

Être saint n’est cependant pas un titre honorifique que nous avons mérité par notre bonne vie chrétienne.  Car si Dieu devait nous évaluer selon nos performances spirituelles, nous ne mériterions tous que le prix citron.  C’est du moins ce que je me dis à chaque fois que je compare ma vie à celle de mon Maître Jésus.  Non… être saint signifie plutôt que Dieu nous a mis à part, nous a scellés et nous a destinés à la gloire.  Il nous a retirés de ce monde déchu pour nous établir dans son Royaume.

Avant de connaître Christ, nous étions de simples hommes.  Notre destin était en sommes de croître, apprendre, travailler, accumuler des biens, avoir du plaisir, prendre notre retraite pour avoir encore plus de plaisir, puis mourir, être enterrés, bouffés par les vers puis oubliés éternellement au bout d’une ou deux générations.  Il s’agissait d’une vie essentiellement centrée sur soi, sans substance, sans impact éternel.  Et il s’agissait d’une vie dominée par le péché, imprégnée de la philosophie de ce monde, ennemie de Dieu.  Oh, certains d’entre nous étaient peut-être de petits trésors aux yeux du monde: doux, attentionnés, sensibles, généreux… mais tout cela n’est qu’un vernis qui cache une nature auto-adoratrice, imbue d’elle-même et potentiellement meurtrière.  J’ai souvent rencontré des gens adorables qui ne disent pas un mot plus haut que l’autre, qui semblent sculptés à même la bonté, mais dont le visage devient soudain grimaçant lorsqu’on remet en question la haute estime qu’ils ont d’eux même ou qu’on leur expose l’Évangile qu’ils ne veulent pas entendre.  Je ne crois donc plus en la bonté des hommes.  Je crois en la bonté de Dieu seulement.   Les hommes ne peuvent donc plus me décevoir.  Et je peux donc les aimer sans poser sur leurs épaules le fardeau injuste d’attentes irréalistes.  L’amour comprend tout et pardonne tout.

En étant sauvés et sanctifiés par Jésus, nous avons été tirés de ce monde, comme des naufragés sauvés in extremis des eaux tumultueuses du péché et de la mort imminente qui nous attendait.  Et Dieu a fait de nous de nouvelles créatures, une nouvelle espèce… littéralement.  Nous n’avons plus le même ADN.  Nous sommes enfants de Dieu et le sang qui coule dans nos veines n’est pas un sang humain mais divin.  Le coeur qui bat en nous n’est plus ce coeur de pierre que nous avions auparavant mais un coeur de chair saturé par l’amour et la puissance de Dieu.  Lorsque nos yeux s’ouvrent le matin, ce ne sont pas les yeux d’un mammifère qui s’ouvrent mais les fenêtres d’un temple sacré qui abrite le Roi de l’univers.  Quelle merveille et quel miracle!  Dieu avait sa disposition des milliards de galaxies pour établir sa demeure et il a plutôt choisit d’établir sa résidence en nous!

À cause de ce statut royal et divin que nous avons, notre rapport avec le monde ne peut qu’être radicalement bouleversé.  Lorsque je parle du monde, ne je fais pas référence aux gens qui nous entourent mais au système établi.  Ce système n’est ni politique, ni social, ni culturel.  Il est beaucoup plus profond.  Il trouve sa source dans la chute originelle et se ramifie depuis des milliards d’années dans la vie des hommes.  Il s’agit d’un système de pensée inspiré par Satan, caractérisé par le rejet de Dieu et l’adoration de soi-même.

Ouvrez la télé le matin et vous aurez un échantillon de ce système satanique.  Écoutez les conversations, observez votre culture et évaluez vos propres penchants charnels:

  • Là où Dieu demande l’amour sacrificiel, ce système vante l’importance primordiale du soi.
  • Là où Dieu demande la vertu, ce système banalise le péché et en fait une farce;
  • Là où Dieu demande la pureté et la modestie, ce système glorifie le corps humain et expose la nudité;
  • Là où Dieu demande d’aider les pauvres, ce système essaie de vous vendre mille gadgets dont vous n’avez pas besoin;
  • Là où Dieu demande l’obéissance, ce système ridiculise la piété et exalte la sacro-sainte liberté personnelle;
  • Là où Dieu demande de renoncer à soi-même, ce système fait de nos petits désirs le fondement de toute moralité;
  • Là où Dieu demande l’intériorité, le silence et l’écoute, ce système multiplie le bruit et les stimuli;
  • Là où Dieu demande une allégeance exclusive, ce système, lorsqu’il ne rejette pas carrément l’idée de Dieu, prétend que toute spiritualité s’équivaut, que la vérité est relative et que personne n’est en droit de juger quoi ou qui que ce soit.

La liste pourrait facilement s’étendre sur des centaines de pages.  Et plus nous y réfléchissons, plus nous réalisons que le système dans lequel nous sommes nés est une contradiction de tout ce que Dieu représente.   Ça ne signifie pas que nous ne trouvons pas ici et là de bonnes choses, de belles actions, de belles valeurs.  Tout n’est pas noir.  Mais fondamentalement, ce monde est obscur, vendu au péché et dominé par Satan.  Et ceux qui l’habitent sont les esclaves de ce système, de ses valeurs, et du péché qui y règne.  Ils n’ont généralement pas l’impression d’être esclaves car ils font partie de ce système et en ont intégré les principes dès le berceau.  Les lois du péché qui régissent le monde sont des lois actives dans leur propre chair et leur propre psyché, si bien que lorsqu’ils ont une pensée, ils se disent: « C’est mon opinion, c’est ce que je pense… » mais en fait cette pensée est pré-programmée, elle n’est que l’expression de leur génétique adamique.  Elle n’es qu’une répétition de la pensée universelle qui prévaut depuis le péché originel.  Et cette pensée se résume à ceci:  « Je suis le maître de ma destinée.  Dieu n’a pas un mot à dire sur ma vie.  Que MA volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. »

Les saints de Dieu n’ont donc d’autre choix que de haïr ce monde.  Nous devons partager le sentiment de répulsion que Dieu avait envers Sodome et Gomorrhe .  Car ce monde est désespérément corrompu.  Prenez la Bible, inversez toutes ses affirmations, et vous obtiendrez grosso modo le credo par lequel notre société établit ses valeurs.  Ce royaume est une négation du royaume de Dieu, une révolte ouverte à la volonté du Père.  Le chrétien qui essaie de faire des compromis avec ce monde ne peut que mettre sa vie en péril.  Comme la femme de Lot, il risque d’être pétrifié et changé en statue de sel.  Car lorsque nous entendons la voix du bon Berger et que nous le suivons, nous prenons la décision de quitter ce monde destiné à la destruction.  C’est une excellente décision.  La meilleure et le plus cruciale de notre vie.  Mais lorsque nous détournons la tête, que nous commençons à regretter cette vie égoïste et charnelle que nous avions auparavant, à quoi jouons-nous?  N’avons-nous pas reconnu l’excellence des voies du Seigneur?  N’avons-nous pas trouvé en Lui l’ultime trésor pour lequel nous avons décidé de tout vendre?  Pourquoi revenir en arrière et nous laisser courtiser par cette culture morte et satanique qui nous a fait tant souffrir auparavant?

Être tenté par le monde est normal.  Même Jésus l’a été.  Satan lui a offert tous les royaumes dont il était le prince incontesté.  La tentation est là car nous sommes humainement faillibles jusqu’à ce que nous basculions définitivement vers l’Éternité où il n’y aura plus de tentations, de souffrances et de déchirements.  Mais si la tentation est normale, succomber sans arrêt est par contre inquiétant.  Car à chaque fois que nous désobéissons à Dieu pour écouter ce monde, c’est comme si nous échangions le lait et le miel pour de la pourriture (enrobée de sucre, naturellement).  Qu’est-ce qui peut nous motiver à faire un choix aussi insensé?

Je reviendrai ici à la solution que je propose toujours dans de tels cas: il faut se rapprocher de Dieu.  Si le monde nous attire, c’est que nous ne réalisons pas combien Dieu est bon pour nous.  Nous n’avons pas suffisamment goûté à sa présence, à sa gloire.  Nous n’avons pas suffisamment écouté ses suaves paroles, ses préceptes sublimes, ses exhortations fortifiantes.  Nous n’avons pas pris le temps de poser notre tête sur sa poitrine, de le laisser nous chanter son amour, de le laisser nous guérir et nous transformer par son Esprit.  Et à cause de cela,  nous sommes vides.  Nous devenons impatients, nous trépignons, nous cherchons un substitut.  Un bon morceau de poulet bien gras.  Une bonne bière froide.  Un calmant.  Un film d’horreur.  Un site pornographique.  N’importe quel plaisir ou réconfort.  Peut-être même de bonnes choses.  Un vidéo chrétien sur Youtube.  Un bon livre inspirant.  Une activité religieuse.  Mais aucun temps dans la présence de Dieu.  Aucun temps pour nourrir l’esprit et cultiver notre intimité avec le Père céleste.

Lorsque je vois un chrétien charnel, compromis, qui aime le monde et vit en grande partie selon sa culture, je ne le pointe pas du doigt et ne le frappe pas à coup de Bible.  Je suis plutôt affligé intérieurement car je comprends que ce chrétien n’expérimente pas en ce moment l’amour de Dieu et qu’il cherche un substitut dans les ruines d’une Babylone qui s’écroule.  J’en suis conscient car je suis moi-même sujet à être distrait, à négliger la prière, à me refroidir puis à marcher de compromis en compromis, jusqu’à me sentir vide et creux.  Un ancien avait déjà dit au pasteur Paul Washer: « Crains plus que tout au monde l’instant où tu ne sentiras plus la présence de Dieu ».  C’est tellement vrai.  Je ne dis pas qu’il faut se sentir exalté 24/24.  Mais il vient un moment où nous avons tellement négligé notre vie intérieure que nous nous sentons comme avant d’être sauvés.  Nous ne sentons plus la flamme qui brûle en nous.  Cette flamme qui nous donne la compassion pour les autres, qui nous pousse sans cesse à la vertu et au sacrifice.  Nous réalisons alors que nous avons lâché la main de Dieu depuis un bon bout de temps et que nous sommes en plein milieu d’un monde hostile entouré de loups.  Notre coeur ne bat plus à l’unissons avec celui de Dieu.  Nous vivons pour nous-mêmes.  Nous sommes dans le collimateur de l’ennemi.  Nous sommes en danger de mort.  Il faut éviter à tout prix d’en arriver là.  Il faut chérir jalousement notre relation avec Dieu, comme Lui-même chérit cette relation avec une grande jalousie.

Si vous vivez comme le monde, parlez comme le monde, pensez comme le monde, vous n’êtes plus le représentant du Royaume de Dieu.  Vous n’êtes plus le soldat qui combat fidèlement tout ce qui s’oppose à votre Roi.  Vous avez capitulé.  Vous avez sombré dans le confort et la satisfaction.  Vous devez vous réveiller et reprendre le combat.  Vous êtes en ce monde, mais pas de ce monde.  Vous n’avez rien en commun avec cette culture, rien en commun avec ces ténèbres.  Vous êtes la lumière du monde, le sel de la terre.  Si vous perdez votre saveur, à quoi servez-vous?  Si vous riez lorsqu’une blague grivoise vous est racontée, si vous détournez les yeux de celui qui tend la main, si vous êtes préoccupés par le boire et le manger, en quoi vous distinguez-vous de ce monde charnel?  En quoi glorifiez-vous Dieu?  Comment apporterez-vous le salut à ceux qui périssent?  Si vous consommez de la pornographie ou que vous convoitez secrètement les femmes que vous croisez et qui ne vous appartiennent pas, comment Dieu pourra-t-il se servir de vous pour toucher le coeur de ces personnes que vous avez transformé en objets de satisfaction personnelle?   Si vous placez l’emphase sur l’éducation, le rang social, la culture, la richesse, le prestige, la réputation religieuse, ou toute autre forme de satisfaction de l’ego, comme pourrez-vous diminuer afin que Christ puisse croître en vous?

Le monde actuel n’a pas besoin d’une église charnelle composée de chrétiens qui sont amis du monde.  Notre seule dévotion est envers le Père.  Notre seul amour est pour Dieu et le prochain.  Tout le reste n’est que vanité.  Vouloir être ami avec le monde, c’est vouloir être ennemi de Dieu.  C’est gaspiller nos énergies pour du vent, pour un monde qui sera consumé à la fin des temps.  Vouloir être ami du monde, c’est offrir aux gens un spectacle désolant, une démonstration religieuse dépourvue de la puissance de l’Esprit.  C’est vivre dans la tiédeur et c’est douter continuellement de notre salut parce que nos compromis nous privent de la réalité surnaturelle de Dieu.  Il est temps pour chacun de nous, qui sommes sérieux avec l’Évangile, de mettre une croix définitive sur ce monde et ses promesses.  Ça ne signifie pas que l’on doive devenir ternes et nous priver de tout plaisir.  Ça signifie que nous devons nous jeter sans réserve dans les bras de Dieu et tout déployer pour demeurer dans sa présence, sans nous préoccuper d’être en opposition avec les valeurs et les principes véhiculées par ce système dans lequel nous vivons.

Nous avons longtemps cru que ce monde était rempli de potentiel, qu’il rivalisait avec Dieu.  Mais nous savons que rien de cela n’est vrai.  Ce monde est vide, insipide, trompeur.  Il ne tient jamais ses promesses.  Et ce qu’il donne coûte toujours beaucoup plus en bout de ligne.  Mais nous savons qu’il y a un Dieu fidèle et bon qui a les yeux fixés sur nous, qui nous considère avec une affection inégalée, une fidélité inébranlable et des bras toujours ouverts.  Choisissons ce Dieu une fois pour toute.  Renonçons à ce monde, chargeons-nous de notre croix et suivons Jésus Christ dans toutes ses voies, peu importe le prix, peu importe les conséquences… car lui seul est digne d’être le Maître incontesté de notre vie.

Amen et alléluia!!!

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