De la relativisation à la perfection (1 de 2)

psg 2013-02-03

Avant de connaître Dieu, vous étiez pécheur. Il s’agissait de votre identité. Ce n’était pas seulement une question de comportements ou d’attitudes. Il s’agissait d’une défaillance inexorable de votre ADN spirituel. Vous et moi étions péché. Notre nature, héritée d’Adam et Ève, nous condamnait à désobéir à Dieu et à vivre sous la colère de Dieu. Nous étions des pécheurs vivant parmi d’autres pécheurs et nous commettions personnellement et collectivement péché par-dessus péché. Néanmoins, nous avions une conscience qui remettait en question périodiquement notre mode de vie. Alors nous utilisions différentes stratégies pour apaiser notre conscience. Ou bien nous reconnaissions intérieurement avoir fait le mal et nous tentions de vaincre le sentiment de la culpabilité en le noyant dans les plaisirs de ce monde ou dans différentes occupations mondaines ou religieuses nous permettant de ne pas penser au problème. Ou encore nous tentions de nous attaquer directement au mécanisme de la conscience en adoptant différentes approches psychologiques: 

  • Nous justifier: « C’est vrai que j’ai fait cela mais c’est à cause de mon enfance difficile. » ou « Je ne suis qu’un homme »
  • Nous comparer: « J’ai peut-être fait cela mais tout le monde le fait » ou « Il y a pire que moi »
  • Nous défendre: « Qui es-tu pour me juger? »
  • Attaquer: « Si tu n’avais pas agis ainsi envers moi, je n’aurais jamais fait cela. »
  • Minimiser: « Bon ça va, je n’ai quand même pas commis un meurtre. »
  • Relativiser ou nier le mal: « Il n’y a rien de mal là-dedans »

Toutes ces stratégies peuvent fonctionner et mener à une insensibilisation de la conscience. Un homme peut même devenir complètement étranger aux notions de bien et de mal et se créer son propre système de valeurs, indépendant non seulement des commandements de Dieu mais de ce qui est généralement admis par la société où il vit. Il s’agit de l’étape ultime de dégénérescence morale, où l’individu n’a même plus à se justifier puisqu’il assume entièrement ses actes, peu importe leur nature. Nous voyons cet état extrême d’aveuglement gagner du terrain dans le monde et c’est ce qui est en train d’amener à l’effondrement de notre civilisation. Car lorsqu’un homme fait le mal, ou bien on l’ignore ou bien on souligne sa faute pour obtenir comme réponse: « Qui es-tu pour me juger ». Et cette question cloue le bec de la plupart des gens. Car on ne veut pas se référer à des absolus qui auraient été établis par Dieu. Ce serait se placer à nouveau sous la royauté et la législation du Créateur, chose que la majorité abhorre. Car se référer aux lois divines va à l’encontre du gène adamique qui est en nous, ce gène qui nous pousse sans cesse à vouloir déclarer notre indépendance et rejeter toute autorité divine.

Nous tentons donc de nous référer à un système de référence de substitution, une sorte de morale humaniste où tout est permis dans la mesure où l’on ne fait de mal à personne. Laissés ainsi à nous-mêmes, nous nous égarons collectivement puisque nos valeurs deviennent tout à fait variables et subjectives. Dans ce contexte, le bien et le mal deviennent déterminés par soit la majorité, soit des lobbies puissants, soit des autorités gouvernementales qui utilisent la dictature ou la ruse pour imposer leur idéologie, soit des spécialistes (médecins, psychologues, sociologues, etc.) que les gens vénèrent et considèrent comme une référence inattaquable, soit par l’industrie. Cet ensemble hétéroclite de références forment un système, une philosophie, une sagesse humaine auxquels chacun doit se conformer docilement sous peine de représailles sociales ou même judiciaires.

Notre société occidentale vante son libéralisme mais ce n’est vrai qu’en superficie. Vous pouvez peut-être vous orner d’une coiffure rose fluorescent ou vous adonner à des activités sexuelles bizarroïdes sans être embêté mais ce ne sont là que des aspects futiles de votre vie. Attaquez-vous par contre aux vaches sacrées de cette société dite libérale et vous verrez que vous êtes sous un joug semblable à celui qu’imposait la religion à une certaine époque. Dites publiquement que l’homosexualité est une perversion (ce qui ne devrait en soi n’être qu’un point de vue) ou dites que vous donnez la fessée à vos enfants (ce qui ne devrait être qu’une approche pour corriger un mauvais comportement) et vous verrez que ce mince vernis de libéralisme social n’est qu’un leurre et qu’en réalité vous êtes au sein d’un système puissant qui n’admet aucune contradiction au niveau fondamental et qui punit sévèrement ceux qui osent défier la sagesse de ce siècle. Des pasteurs sont traînés en justice parce qu’ils émettent l’idée que l’homosexualité n’est pas une bonne chose. Des parents voient leurs enfants être enlevés par la Protection de la Jeunesse parce qu’ils utilisent des méthodes d’éducation qui ne cadrent pas avec la méthode officielle dictée par les psychologues. Voilà donc à quoi ressemble votre liberté. Vous pouvez vous saouler la gueule, montrer vos parties intimes sur YouTube et écoutez la musique dépravée que vous voulez, mais ne vous avisez pas de vous écarter des grandes lignes directrices de ce siècle. L’homme moderne n’est pas plus libre que l’homme qui vivait à l’époque de l’obscurantisme religieux. Il a seulement une plus longue chaîne…

Un nouveau standard

Celui qui a donné sa vie à Jésus Christ est soustrait de ce système défaillant pour être établi dans la vérité. Ce n’est pas la société – ni la religion – qui lui dicte ce qui est bien ou mal, mais sa conscience qui a été libérée de l’esclavage du péché et des mensonges acquis dans le passé. La lumière du salut dissipe l’ignorance, définit ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, trace un chemin étroit qui conduit vers de verts pâturages. L’homme de Dieu est un homme de convictions qui sait reconnaître le bien et le mal et il règle sa vie en conséquence. Il n’a pas à argumenter indéfiniment avec ceux qui s’évertuent à inverser les valeurs car pour lui tout est devenu évident. Il est en contact constant avec sa conscience et avec le Dieu qui l’habite. Il est un homme mature, qui possède le discernement nécessaire pour diriger sa destinée. Il n’est pas sujet aux modes et opinions modernes, il n’essaie pas d’être « dans le vent » ou à la mode. Il est établi sur des principes immuables et éternels qui lui procurent une paix d’esprit que le monde ne peut connaître.

Le bien et le mal ne sont pas des sujets de dissertation philosophique sur lesquels nous sommes censés passer notre vie. Il s’agit de réalités objectives, comme la gauche et la droite, le nord et le sud, qu’il faut simplement apprendre pour ensuite régler notre vie en conséquence. C’est la base, la classe maternelle de la vie humaine. Si nous ne savons même pas discerner le bien et le mal, nous sommes sous-développés et ignorants. Nous pouvons nous attribuer le titre de libres penseurs et de chercheurs de la vérité, mais en vérité nous sommes des êtres complaisants qui jonglent avec des concepts abstraits plutôt que de faire face à la réalité et d’accepter de laisser Dieu nous transformer en accord avec cette réalité. Le relativisme est l’outil de prédilection de celui qui fait du Soi la valeur fondamentale et centrale de son propre univers. Il permet de chasser sous le tapis la culpabilité et de se donner une bonne image de soi-même. Mais le relativisme nous prive de la grâce de Dieu, de son salut, de sa puissance transformatrice. Il nous condamne à demeurés inchangé, conformes au moule dans lequel nous avons été placés dès notre tendre enfance, bref… dociles et soumis au péché, esclave de notre nature humaine.

Ce qu’offre Dieu, en revanche, c’est d’opérer un changement radical en nous. C’est de nous dissocier totalement de notre histoire personnelle et de ce que nous considérons comme normal pour embrasser une nature régénérée.  Le standard de Dieu est extrêmement élevé. Il met chacun de nous au défi. Il nous appelle à vaincre la médiocrité et à cesser de nous justifier de notre médiocrité. Le chrétien ne peut pas dire: « Je ne suis qu’un homme ». Il pouvait certainement le dire au début de sa vie, alors qu’il vivait selon sa nature adamique. Mais l’homme né de nouveau est une nouvelle créature, avec un coeur et un esprit nouveaux. Sa génétique spirituelle humaine a été remplacée par une génétique spirituelle divine. Il n’est plus le descendant des ancêtres dont il est issu, mais il est descendants direct de Jésus Christ. Il a un nouvel héritage, de nouvelles possibilités, une nouvelle destinée. Donner notre vie à Dieu tout en voulant conserver notre ancienne identité est un non-sens qui ne fera que nous faire souffrir inutilement. Nous devons renouveler notre intelligence et adopter une nouvelle attitude, celle de fils et de filles de Dieu.

Dans le prochain article, nous verrons de façon concrète comment nous pouvons laisser cette nouvelle nature triompher en nous, afin de mettre fin à nos anciennes habitude, à notre ancien mode de vie, pour embrasser le standard de perfection que Dieu a placé devant nous.

Que Dieu vous bénisse.

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