10 moyens pour marcher selon l’Esprit et faire mourir les désirs de la chair (3 de 10)

psg 2013-06-14

3- Lisez la Parole

Un des immenses problèmes de l’homme déchu est d’être sans cesse impressionné de sa propre intelligence. Pour de mystérieuses raisons, il a la conviction que les quelques centimètres cubes de matière cérébrale qu’il possède lui suffisent à appréhender l’immensité du mystère de la vie. Ce manque d’humilité se manifeste à un niveau personnel, et aussi de plus en plus à un niveau collectif, à mesure que l’homme repousse les limites de la science et des technologies. L’orgueil n’est pas né d’hier… mais notre époque voit sans doute l’apogée de l’arrogance humaine. L’homme a de plus en plus la conviction d’avoir atteint des sommets en matière d’évolution. Il est vrai que l’homme est capable d’aller dans l’espace. Il est vrai qu’il peut fabriquer des ordinateurs à la fois plus petits et plus puissants qu’on n’aurait jamais pu l’imaginer. Il est vrai qu’il peut écrire des bouquins de 10 kilos sur le fonctionnement des cellules humaines. Il est vrai qu’il peut échafauder des structures commerciales et politiques d’une complexité effarante.

Et pourtant, en vérité, l’homme est stupide. Carrément.

Dans un passage de la Bible où le prophète Jérémie s’en prend aux faux dieux et aux hommes qui fabriquent des idoles, il dit:

« Tout homme devient stupide par sa science » (Jérémie 10.14)

Cette déclaration est particulièrement intéressante. Elle n’est pas un désaveu de la raison, car Dieu n’a pas donné l’intelligence à l’homme pour ensuite mépriser cette intelligence et en vouloir à l’homme de l’utiliser. Elle est plutôt un reproche à l’intelligence humaine dissociée de l’intelligence divine. Lorsque l’homme rejette Dieu, il ne perd pas la faculté de penser. Mais il perd la faculté de penser juste. Il est capable de formuler des opinions, mais ces opinions ne sont plus fondées sur un quelconque absolu. Les prémisses de la vérité, qui sont essentielles à la véritable intelligence, sont rejetées et remplacées par des prémisses arbitraires inventées par l’homme.

Par exemple, supposons qu’un homme de science qui rejette l’idée de Dieu ouvre la Bible et qu’il tombe sur un passage où Jésus marche sur l’eau. Entreprendra-t-il une étude destinée à vérifier la validité de cette anecdote historique? Aucunement. Il n’entreprendra pas même la première étape de la démarche scientifique que sa discipline exige. Il cherchera plutôt une théorie qui exclut toute intervention divine, ce qui est en partant une atteinte à son intégrité scientifique. Car avant même de s’intéresser aux faits, il fait intervenir sa conception personnelle biaisée de l’univers, qui suppose qu’aucun Dieu ne peut exister et qu’aucun miracle défiant les lois naturelles ne peut survenir. Devant toute forme d’allusion au surnaturel, il répondra: « Allons, soyons rationnels. » Ce qu’il appelle être rationnel n’a rien à voir avec la raison, mais avec ses convictions personnelles athées. Nous comprenons que ce scientifique n’a peut-être jamais eu de preuve tangible de l’existence de Dieu. Mais il n’a jamais eu non plus de preuve tangible de son inexistence, ce qui devrait l’obliger à considérer toutes les options. Mais considérer toutes les options pourraient impliquer de reconnaître l’existence de Dieu. Et reconnaître l’existence de Dieu pourrait impliquer d’être redevable à ce Dieu et ne plus être lui-même son propre petit dieu. Et cela impliquerait la repentance et l’abandon des péchés. Sous le couvert de la raison se cachent donc en fait l’endurcissement du coeur, l’incrédulité et l’amour du péché. Voilà donc pour la démarche scientifique moderne en général.

Cet état de choses est vrai dans le domaine scientifique mais également dans toutes les sphères d’activités où l’intelligence doit être mise à contribution. L’homme échafaude un système de pensée tout à fait arbitraire, ne reposant sur aucun absolu, puis il considère le résultat de ses pensées comme étant de petites perles de sagesse. Il s’agit en fait d’une forme de folie. Le fou est convaincu de la pertinence de ses pensées. Un paranoïaque, par exemple, peut être convaincu que le gouvernement a posé des micros chez lui, alors que le gouvernement n’a rien à cirer de son existence-même (à part au niveau fiscal, peut-être). Alors les personnes dites saines écoutent ses délires en roulant des yeux. Comment le convaincre de sa folie, puisque les prémisses-mêmes de sa pensée le convainquent qu’il vit dans un monde hostile? De la même façon, l’homme dépourvu de Dieu élabore de folles pensées fondées sur de folles prémisses. Toutefois, il les élabore d’une façon collective, ce qui lui donne l’avantage de ne pas subir trop de contradictions. Une bande de fous ensemble ignorent leur folie et se féliciteront même de leur intelligence. Par exemple, nous voyons dans notre société une montée de l’homosexualité. On parle des droits des homosexuels, de leur droit au mariage, à l’adoption et à tous les avantages autrefois associés à l’hétérosexualité seulement. À mesure que ces idées progressent, la société change d’opinion à ce sujet. Elle commence même à modifier son système d’éducation afin de s’assurer que les jeunes enfants seront rapidement conditionnés à penser de la même façon que la meute. On conditionne l’humain à adopter un point de vue collectif et à sanctionner légalement toute forme d’opposition. De son côté, Dieu roule des yeux car il n’a pas créé les hommes pour avoir des relations homosexuelles entre eux. Il les a créés à son image, afin qu’ils ne forment qu’une seule chair avec une femme ou encore qu’ils vivent dans le célibat et se consacrent pleinement à Lui. Mais l’homme ne met pas sa raison au service de la vérité absolue, un concept qu’il méprise, d’ailleurs. Il la met au service de ses penchants personnels et tente d’amener les autres à penser comme lui afin de pouvoir justifier ses péchés. Le plus tragique de cela, c’est que l’homme peut très bien, dans un contexte social favorable, demeurer toute sa vie convaincu de la sagesse de ses pensées. Mais l’homme meurt un jour et fait alors face à la vérité. Comme un fou à qui on administrerait soudain un puissant médicament qui met fin à son délire. C’est alors qu’apparaît la gêne et la honte d’avoir été stupide pendant toute une vie. C’est alors que viennent les pleurs et les grincements de dents, alors que Dieu ferme les portes du Royaume et laisse au dehors, dans les ténèbres, ceux qui ont préféré leurs pensées à la vérité.

Cette longue introduction nous amène au point principal de cet article, qui pourra être résumé très rapidement. Et ce point fondamental est que nous avons besoin de la Parole de Dieu car elle est notre référence absolue. Ne croyez surtout pas que je suis un homme qui classe les hommes en deux catégories: les bons chrétiens et les méchants païens. Nous sommes tous humains. Nous péchons tous. Et nous sommes tous potentiellement stupides. Je pourrais passer ma semaine à vous donner des exemples de ma propre stupidité. Pas juste avant ma conversion. Mais aussi et surtout après. Je pourrais vous donner des tas d’exemples où j’ai vraiment été stupide en tant que père de famille, en tant qu’époux, en tant que serviteur de Dieu. Car à chaque fois que je me dissocie de la sagesse de Dieu, à chaque fois que je m’éloigne de sa Parole et donc de tout fondement absolu, je ne tarde pas à délirer à ma façon. Aux yeux des hommes, je suis peut-être un chic type. Mais lorsque je réévalue certains de mes comportements et de mes choix, je réalise combien j’ai manqué de jugement, de sagesse et d’intelligence. Quand j’observe mon attitude face à ceux que j’aime, je réalise combien j’ai manqué de discernement, de sensibilité et de bonté. Demandez à ma femme. Euh non, ne lui demandez pas.

Vous avez peut-être déjà entendu des gens, en particulier des parents, qui s’exclament: « Que voulez-vous! On ne vient pas au monde avec un manuel d’instructions ». Eh bien si, justement. La Bible est notre manuel. Et il est infaillible. Son contenu est tout à fait véridique et a été développé sur une période de quelques millénaires par celui qui nous a fait de ses mains. Le problème n’est donc pas que nous n’avons pas le manuel. Le problème est que nous ne nous y référons pas. Soit par incrédulité, soit par paresse. Et pourtant, toutes les instructions sont là. Ne pas se référer à un manuel pour assembler une armoire est une chose. Mais ne pas se référer au manuel de la vie est une toute autre histoire. Car nos erreurs ne concernent pas seulement que nous, mais ont un impact sur notre prochain, en particulier sur ceux qui nous aiment. On ne peut donc pas laisser ce précieux manuel sur les tablettes. Sinon, nous en payons le prix. Et les autres aussi. Car nous devenons inexorablement stupides. Notre vieille nature est faite ainsi.

Il est toutefois très important de ne pas voir simplement la Bible comme un livre portant sur ce qu’il faut faire et ne pas faire. Surtout pour nous, chrétiens, qui vivons sous la nouvelle alliance. La Bible n’est pas un livre de lois. Elle est un livre de principes. Et surtout, elle est une fenêtre ouverte sur le coeur et l’esprit de Dieu. Elle permet de comprendre la pensée divine et de conformer notre pensée à celle de notre Père:

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. (Romains 12.2)

Ce verset nous apprend que la voie de notre transformation passe par le renouvellement de notre intelligence. Et l’intelligence ne peut être renouvelée qu’en s’appuyant sur de nouvelles bases. Sinon, on remplace une forme de folie par une autre. C’est en ouvrant le livre de la Vérité et en nous laissant imprégner de cette Vérité que nous arrivons à ne faire qu’un avec Dieu et à vaincre le monde.

Marcher selon l’Esprit implique de penser selon l’Esprit. Penser selon l’Esprit implique d’écouter l’Esprit. Écouter l’Esprit implique d’ouvrir la Bible et de tendre l’oreille aux paroles de l’Esprit. N’espérez pas marcher droit si vous vous privez de lumière. N’espérez pas être intelligent si vous vous privez de la révélation. Votre intelligence ne viendra jamais de vos études universitaires ou même théologiques. Elle ne viendra pas non plus de l’éclat de votre intellect, de votre faculté de raisonner ou de l’étendue de votre culture. Elle viendra toujours de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est le seul antidote sur terre contre la stupidité. Alors empressons-nous chaque jour de courir vers cet antidote et d’écouter humblement les instructions de notre Dieu.

Pour terminer, je vous suggère de relire le Psaume 119 et de faire de la Parole de Dieu votre fidèle amie. Que le Seigneur, source de toute sagesse et de toute vérité, vous comble de ses bénédictions!

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