10 moyens pour marcher selon l’Esprit et faire mourir les désirs de la chair (4 de 10)

psg 2013-06-194- Soyez attentif aux directives de l’Esprit Saint et obéissez-lui

Marcher selon l’Esprit est l’antithèse de la religion humaine. Là où la religion impose un cadre fixe et rigide à partir duquel l’homme doit modeler ses comportements, le chrétien qui marche selon l’Esprit se réfère plutôt à l’Esprit qui l’habite et le guide en toutes choses.

Dans l’article précédent, nous avons discuté de l’importance primordiale de la Bible. Aujourd’hui, nous discuterons de ce qui constitue en quelque sorte la contrepartie des Écritures, qui est l’Esprit Saint. Comme mentionné, la Bible n’est pas un livre légal, un simple manuel sur ce qu’il faut faire et ne pas faire. Elle est avant tout un livre de principes. Et c’est l’Esprit Saint qui nous éclaire et nous dirige afin d’appliquer ces principes dans notre vie, en accord avec la volonté de Dieu. Le chrétien qui ne s’appuie que sur la Bible pour diriger sa vie deviendra rapidement légaliste, car la chair ne tarde pas à récupérer toute bonne intention spirituelle et à transformer la loi en contraintes et en culpabilisation, ce qui éteint la vie de l’Esprit. À l’inverse, une vie selon l’Esprit qui n’est pas régulée et consolidée par l’étude des Écritures versera tôt ou tard dans l’exaltation et l’hérésie car la chair injectera ses propres désirs et émotions jusqu’à ce que nous perdions de vue la vérité. La voix réelle de Dieu sera alors progressivement remplacée par la voix de l’ennemi. L’on dira alors: « Le Seigneur m’a dit… » alors que tout ce que nous avons entendu est l’expression de notre nature humaine ou, pire encore, d’une entité démoniaque.

Donc, en gardant à l’esprit que nous devons toujours demeurer ancrés dans la Parole de Dieu, nous pouvons maintenant considérer l’aspect plus « surnaturel » ou « mystique » de la vie chrétienne.

Avant de naître de nouveau, nous étions en contrôle de notre propre vie. Nous étions notre propre dieu et n’étions donc redevables qu’envers nous-mêmes. Nous déterminions nos propres règles et décidions de nos propres voies. Le bien, le mal… toute moralité était filtrée par nos opinions et préférences. La volonté de Dieu était le dernier de nos soucis. Cette mentalité était renforcée par une société sans Dieu. Une société qui place elle-même l’homme au centre de l’univers et considère le Soi comme le fondement de la moralité.

En naissant de nouveau, nous avons été séparés du monde, séparés de cette vie égoïste, vaine et stérile, pour entrer dans le Royaume de Dieu. Dans ce Royaume, la logique humaine est renversée par les principes divins. L’homme n’est plus le centre de l’univers mais devient fils et serviteur de Dieu. Sa position dominante est substituée par une position d’humilité, de service et d’amour. Dans ce Royaume, même Dieu lave les pieds de ses disciples. Nos propres désirs perdent leur importance, au profit de la volonté du Père (ce qui est de toute façon l’ordre des choses qui était prévu dans l’Éden).

Être chrétien signifie mourir à soi-même. Les enseignements de Jésus Christ sont clairs à ce sujet. Nous ne nous appartenons plus. Nous sommes, comme Paul le dit, esclaves de Jésus Christ. Esclaves de son amour. Esclaves de l’AMOUR. Le commun des mortels éprouvera du dégoût devant de tels propos car il croit que sa « liberté » (lire ici: liberté de pécher) est son bien ultime. Alors que le seul bien ultime est Dieu lui-même. Un bien sans signification pour la chair. Mais un trésor infini pour notre esprit, qui est issu de Dieu.

L’homme qui est chrétien de coeur plutôt que de nom seulement n’a d’autre choix que de renoncer à lui-même, à ce fameux SOI que la société tient en si haute estime, et à se mettre au service de Dieu et de sa volonté. Jésus vivait dans cet état de continuelle et absolue soumission au Père:

Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. (Jean 5.19)

Vous direz peut-être que vous faites déjà beaucoup d’efforts pour vous conformer à la volonté de Dieu. Loin de moi l’idée de remettre en question vos efforts. Je désire simplement vous encourager à examiner honnêtement votre coeur et à déterminer s’il existe toujours en vous le sentiment qu’un abandon TOTAL, ABSOLU et INCONDITIONNEL à Dieu ne représenterait pas pour vous une forme de menace. Dans ma propre vie, je peux attester qu’il existe toujours des résistances. Une partie de moi ne semble pas se faire à l’idée d’une pleine soumission. Ce n’est pas surprenant car l’idée de se soumettre à quelqu’un d’autre est une hérésie pour notre monde. Notre nature déchue ne peut que se révolter face à cette idée et notre éducation ne fait que renforcer cette révolte. Qui, en effet, oserait porter atteinte à l’intégrité du Soi? Qui oserait nous dire quoi faire, quoi dire et quoi penser? Qui oserait compromettre ce que nous appelons notre liberté? DIEU peut le faire. Car qu’on le veuille ou non, qu’on le reconnaisse ou non, DIEU est le créateur et le maître de notre vie.

Mais voici un secret: Si nous renonçons à nous-mêmes et que le Soi meurt, nous ne perdons pas notre identité et notre individualité. Nous ne nous fondons pas avec l’absolu, comme l’enseignent certaines religions nihilistes. Car ce que nous appelons le Soi n’est en fait que la chair, la nature humaine déchue, dont la volonté est conditionnée par le péché. Mais lorsque nous donnons notre vie à Christ, il met en nous un coeur et un esprit nouveaux. Il redonne vie, par la puissance de sa résurrection, à notre véritable Soi, qui est l’esprit éternel en nous. Ce Soi véritable ne fait qu’un avec Dieu. Ce Soi est le nouvel homme, dont les désirs sont conformes aux désirs de Dieu. Ça ne signifie pas que le nouvel homme n’a aucune personnalité ou aucune individualité. Ça ne signifie pas que le nouvel homme est UN avec Dieu SUBSTANTIELLEMENT, mais il est UN de coeur et d’esprit. Son coeur bat au même rythme que celui de Dieu. Sa vie est une danse avec l’époux céleste. Les lois de Dieu font ses délices. La volonté de Dieu lui est chère.

Mourir à soi-même nous permet de découvrir notre véritable identité d’enfant de Dieu. Mais cette identité nous restera cachée tant et aussi longtemps que nous nous accrochons au vieil homme, à notre ancienne identité de pécheur, au Soi que le monde nous a appris autrefois à chérir. Nous devons donc mettre à mort ce Soi. Nous devons le crucifier. Nous devons renoncer à cette partie de nous-même dont le Seigneur veut nous affranchir, afin de pouvoir devenir l’homme que nous sommes vraiment, selon le plan initial de Dieu, selon le plan qu’il a eu pour notre vie avant même de créer l’univers.

Concrètement, une fois que nous avons instauré dans notre vie quotidienne les principes précédents, que sont la prière et la lecture de la Parole de Dieu, nous pouvons développer l’habitude d’être attentif aux directives de l’Esprit et lui obéir. Cette habitude s’acquiert dans chaque petit détail de la vie; du choix des aliments au supermarché aux décisions plus sérieuses comme un changement d’emploi ou un déménagement. Notre but est de fondre notre volonté avec celle de Dieu, de retrouver en quelque sorte l’innocence de l’Éden. Pour cela, nous devons recevoir Dieu comme un enfant. Nous devons mettre fin à nos discussions et objections charnelles. Nous devons comprendre que Dieu n’est pas un bourreau mais un Père. Et il est un père parfait. Peu importe le modèle paternel que nous avons eu personnellement sur terre, nous pouvons sans hésiter nous en remettre à notre Père céleste, sachant que Lui est absolument parfait et saint.

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