10 moyens pour marcher selon l’Esprit et faire mourir les désirs de la chair (9 de 10)

psg 2013-07-24

9- Ne laissez pas le divertissement voler votre temps

Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. (1 Corinthiens 6.12)

Un des pièges de la vie spirituelle est de se convaincre que nous avons atteint une certaine maturité puisque nous avons rejeté les péchés grossiers dans lesquels le monde se complaît généralement.  Le chrétien peut se dire: « J’ai cessé de me saouler, j’ai cessé de jurer, j’ai cessé de forniquer.  Je vais maintenant à l’église, je fais même partie de l’équipe de louange et je prévois faire un voyage missionnaire de trois semaines au printemps prochain… Alors somme toute, je suis plutôt avancé spirituellement.  Le Seigneur a fait de grandes choses dans ma vie.  Je ne suis plus la même personnes que j’étais à l’époque! »

À tout cela, je dis: Amen! Ces changements sont en effet l’oeuvre de la grâce et indiquent que vous avez vraiment fait un choix pour vous détourner du péché et obéir à la Parole de Dieu. Mais il y a un petit détail: Ces choses ne sont que le commencement.  Ce sont les premiers pas de votre vie chrétienne. Il s’agit des rudiments élémentaires de la foi, vos premiers pas de bébé.  Il n’est donc pas très avisé de s’asseoir sur cette oeuvre que Dieu a fait en vous et de vous considérer accompli spirituellement.

Une fois que les péchés grossiers ont été évacués de notre vie, le Seigneur poursuit en effet son travail à deux niveaux plus profonds:

D’abord, Dieu veut éliminer les péchés moins reconnus, plus subtils. Par exemple, l’exagération (qui est une variante du mensonge); la tenue vestimentaire inappropriée (qui peut sembler acceptable jusqu’à ce que le Seigneur nous indique que nous sommes impudiques); l’idolâtrie vis-à-vis certaines activités ou certains divertissements (comme par exemple un intérêt démesuré pour un sport national – hockey, football, soccer, etc.)

Ensuite – et c’est là que nous rencontrons souvent beaucoup d’obstacles – Dieu veut éliminer ce qui n’est pas conforme à sa volonté. Nous savons que le péché n’est pas la volonté de Dieu, mais il existe aussi des comportements qui sont neutres ou même bons, mais que Dieu nous demande de rejeter. La difficulté de ce niveau de perfectionnement vient du fait que nous n’avons aucune référence « légale », aucune loi, aucun texte biblique, et parfois aucune explication logique pour appuyer ce que Dieu nous demande. Il s’agit simplement de directives spécifiques et personnelles de l’Esprit Saint.  Dans ces situations, Satan tentera toujours de nous soumettre différents arguments rationnels afin que nous doutions et reconsidérions notre décision d’obéir.

Ce qui peut être éprouvant, c’est que des membres de notre propre église servent souvent d’instruments au diable pour amener le doute.  Nos frères n’agissent pas nécessairement par malveillance mais simplement par manque de perspective spirituelle ou par un désir égoïste de conserver le statut quo.  Certaines personnes se limitent aux rudiments de la foi et se considèrent accomplis.  Ils admettront qu’ils ne sont pas parfaits et que Dieu poursuit son travail en eux, mais ce n’est qu’une ritournelle religieuse car ils ne mettent pas réellement d’efforts pour se perfectionner.   Alors quand vous voulez allez plus loin et que vous partagez à ces frères ce que Dieu vous met à coeur, ils se sentent menacés.  L’Esprit les convainc mais ils ne sont pas prêts à ce niveau de renoncement.   Alors au lieu de se repentir, ils tentent de vous convaincre que vous poussez un peu trop fort, qu’il faut être équilibré et ne pas verser dans la psychose religieuse et bla bla bla.   Bref, ils veulent vous garder dans le groupe des tièdes afin de ne pas être bousculés par votre passion ardente pour Dieu.

L’idole du divertissement

Le divertissement fait partie de ces domaines majeurs où le Seigneur doit effectuer un travail de purification chez la plupart d’entre nous. Le divertissement est en effet devenu un dieu à notre époque.  À cause de cela, les gens remettent rarement le divertissement en question.  Car on ne remet pas en question un dieu, quel qu’il soit… on se prosterne devant et c’est tout.  Une visite dans un centre commercial suffit pour constater à quel point le divertissement est devenu une obsession. Sauf que le chrétien ne se prosterne pas devant le dieu du divertissement.  Le chrétien se prosterne devant un seul Dieu: Yahvé, le Seigneur Tout-Puissant. Il doit donc évaluer la notion de divertissement avec discernement.

Au départ, nous apprenons énormément en définissant le verbe « divertir ».  Plusieurs dictionnaires proposent dans leur définition un synonyme: distraire.  Maintenant, si vous cherchez la définition de « distraire » dans le Larousse, vous obtenez ceci:

  1. Faire passer le temps agréablement à quelqu’un, l’amuser, le divertir;
  2. Interrompre, déranger quelqu’un, le faire s’intéresser à autre chose qu’à l’objet de son occupation.

Pour un incroyant, le divertissement est d’une importance indiscutable.  D’abord, il permet de satisfaire la chair et ses désirs. Ensuite, il permet de ne pas entendre la voix de la conscience, de ne pas penser aux péchés, à la mort et à la damnation. Une personne qui se dirige tout droit vers l’enfer doit en effet se changer les idées.  Même si elle ne croit pas à l’enfer, je crois que de façon subconsciente, elle pressent que la justice divine existe.  Elle sait qu’elle a fait le mal toute sa vie et qu’elle ne peut s’en tirer à bon compte.  Le divertissement sert alors de sédatif.  La majorité des gens sont absolument incapables d’être seuls dans le silence pendant une période prolongée. Elles ont besoin d’une stimulation continuelle de leurs sens.  Autrement, elles deviennent anxieuses ou déprimées.  Adam s’est caché derrière un buisson pour fuir la présence de Dieu.  L’homme moderne se cache derrière un écran de télé géant au plasma.

Mon but ici n’est pas de condamner le divertissement.  J’ai même la conviction qu’à certains moments, Dieu nous DEMANDE de nous divertir.  Il y a quelques jours, je me suis assis devant la télé avec mon fils de 4 ans et je l’ai initié au jeu Need for Speed Pursuit sur PlayStation.  Si vous ne connaissez pas, ce jeu permet entre autres de conduire une auto-patrouille et de se lancer à la poursuite de délinquants de la route. Le but est de percuter leur véhicule assez solidement pour qu’ils fassent des tonneaux. Une bonne performance permet de gagner des points et des médailles et d’obtenir des véhicules plus puissants.  Bref, un jeu typiquement masculin, plein de testostérone.  Fiston était ravi car il a une fascination pour les véhicules de police, pour les camions de pompiers et pour les ambulances. Je donne simplement cet exemple pour que vous compreniez que je ne condamne personne qui se divertit.  Nous avons besoin de repos et si en plus nous pouvons transformer le divertissement en occasion de bâtir et solidifier des relations avec ceux que nous aimons, le divertissement devient alors particulièrement intéressant.

Cela étant dit, nous devons garder à l’esprit le plan d’ensemble. Nous devons voir notre vie à travers les yeux de Dieu.  Nous savons que nous sommes de passage sur terre et que nous avons une mission.  Nous sommes des ambassadeurs de Jésus Christ et nous avons reçus un appel à répandre la vérité et l’amour de Dieu.  De façon générale, les jours d’une semaine de travail sont divisés en trois: 8 heures de sommeil, 8 heures de travail et 8 heures de temps « libre » qui est en partie occupé par des obligations diverses.  Une fois que nous avons retranché de ce temps libre les obligations, il nous reste généralement un temps vraiment libre, que nous pouvons occuper aux activités de notre choix.  C’est dans cette plage-horaire que nous devons être particulièrement attentifs à la volonté de Dieu.  Et c’est dans cette plage-horaire que nous pouvons évaluer si nous avons tendance à investir davantage dans la chair que dans l’esprit.

Si vous habitez comme moi dans un pays industrialisé, vous savez que nous vivons à une époque où les possibilités de perdre notre temps sont illimitées. Chaque minute libre de notre vie est dans la mire d’un monde qui cherche à nous accaparer totalement.  N’oubliez jamais que le monde dans lequel nous vivons est sous la domination du prince des ténèbres.  Ce monde ne créé donc pas un milieu propice à notre relation avec Dieu ou avec notre prochain.  Il est plutôt propice à dilapider notre temps et notre argent pour des futilités.

Le temps que Dieu nous donne est précieux.  En fait, il est encore plus précieux que l’argent. Si vous perdez de l’argent, vous pouvez toujours vous renflouer. Mais le temps perdu, lui, est perdu à jamais.  Vous ne pourrez jamais revenir dans le passé pour récupérer le temps perdu.  C’est une ressource non-renouvelable. Chaque minute qui s’écoule vous rapproche de l’éternité. Vous ne pouvez donc utiliser ce temps à la façon d’un insensé.  Le temps, comme l’argent, vous est confié par Dieu et vous en êtes l’intendant.  Dieu s’attend à ce que vous l’investissiez de façon intelligente.  Comme je l’ai dit, vous pouvez avoir des temps de repos et de divertissement.  Vous ne devenez pas moins spirituel parce que vous vous installez devant la télé avec un gros pop-corn et un cola.  Dieu ne fronce pas les sourcils parce que vous jouez une partie de golf.  Toutefois, il y a un équilibre à garder.  Et la plupart des gens (dont moi) ont de la difficulté à garder cet équilibre.

Pensez seulement à l’Internet. Avant cette invention, nous avions déjà plusieurs possibilités de perte de temps. Mais avec Internet, c’est du délire.  Internet est un gouffre sans fond.  Un trou noir qui peut aspirer chacune de nos minutes libres.  Et avec la venue des média sociaux, le gouffre est encore plus profond et menaçant.  Si nous ne sommes pas prudents, nous pouvons ruiner le temps que Dieu nous donne.

Faisons un petit exercice faisant appel à l’imagination. Représentez-vous Jean-Baptiste. Après chaque grosse journée à avoir prêché dans le désert, il s’installe confortablement dans son sofa avec un gros bol de sauterelles rôties, et écoute religieusement sa série télé favorite.

Ou encore, imaginez Pierre. Il marche dans les rues de la ville en consultant son téléphone intelligent. Il passe à côté d’un infirme qui tend la main mais Pierre est affairé à mettre son statut Facebook à jour: « Je marche vers le temple pour prêcher l’Évangile. Il fait une chaleur terrible mais ça devrait être plus confortable à l’ombre. Venez en grand nombre… je sens que nous aurons un moment béni du Seigneur… »

Encore une fois, je veux m’assurer que vous ne vous sentiez aucune condamnation inutile du simple fait que vous avez un compte Facebook ou que vous aimiez « Twitter » de temps à autres.  Ce que je veux, c’est que nous arrivions à nous représenter l’image d’un serviteur de Dieu autrement qu’à travers notre conditionnement social.  Car on ne peut nier qu’un excès de divertissements nuit à la vie de l’esprit.  Si vous consacrez 5 minutes de votre journée à Dieu et que le reste de votre temps libre est consacré aux loisirs et à la culture que le monde vous offre, vous SEREZ un chrétien superficiel.  Vos racines seront peu profondes et vous serez facilement déstabilisé par l’ennemi.  Ce genre de vie peut vous convenir pour l’instant si votre vie va bon train et que vous ne traversez aucune épreuve majeure.  Mais admettons que le médecin vous annonce dans six mois que vous avez un cancer de l’intestin.  Ou que des événements politiques conduisent soudain à une persécution intense des chrétiens… où trouverez-vous la foi pour rester debout? Ou trouverez-vous la force de vaincre l’ennemi? Une vie suffisante et confortable peut se contenter d’un christianisme de surface.  Mais rappelez-vous de la parabole de Jésus en Matthieu 7.24-27, concernant la maison construite sur le sable.  Cette maison était certainement très jolie. Mais quand la tempête s’est levée, elle a été soufflée.  Et sa ruine a été complète.

La plupart d’entre nous jouons notre vie à la roulette russe. Tout va bien… nous semblons êtres des chrétiens heureux et épanouis… dans la mesure où le drame ne frappe pas. Si l’apôtre Paul avait occupé tous ses temps libres à visionner des vidéos sur YouTube, j’ai le sentiment que notre Bible aurait quelques livres en moins. Car en investissant outre-mesure dans sa chair, il n’aurait jamais pu affronter les persécutions en conservant en lui la paix de Dieu. Il aurait été déstabilisé par la souffrance, aurait été submergé et dépassé par les injustices dont il faisait l’objet. Imaginez… la plupart d’entre nous sommes facilement irrités pour des pacotilles.  Comment affronterions-nous la flagellation ou l’emprisonnement?  Serions-nous en paix, louant le Seigneur pour sa bonté et intercédant pour les gardiens de prison comme Paul l’a fait? Ou serions-nous dans un combat extrême pour arriver à pardonner à l’oppresseur… et à Dieu? La réponse dépend de la vitalité de notre homme intérieur… et la vitalité de l’homme intérieur dépend du temps que nous avons investi à le nourrir afin qu’il parvienne à la stature de Christ.

J’ai déjà entendu une prédicatrice américaine très connue dire quelque chose qui m’a marqué: « Vous êtes aussi près de Dieu que vous le décidez ».  Cette vérité défait la croyance populaire selon laquelle certains chrétiens sont spécialement choisis par Dieu.  La vérité, c’est que nous sommes tous choisis. Nous sommes tous appelés à être des saints, des mystiques, chacun à notre façon.  Dieu ne favorise par une personne plus qu’une autre. Nous avons des dons différents, mais notre proximité avec Dieu ne dépend que de nous.  Si nous investissons dans notre relation avec Dieu, nous en verrons nécessairement les fruits. Si nous négligeons cette relation, nous en subirons les conséquences. Dieu est prêt à entrer en communion avec nous et à nous révéler les secrets célestes. Christ est mort sur la croix pour cela. Mais c’est à l’autre bout du fil que la communication ne se fait pas.  Nous sommes trop occupés par le monde pour investir en Dieu.  Quel dommage! Et pendant ce temps, la création entière attend la manifestation des fils de Dieu!

En résumé, nous sommes sous la grâce et non sous la loi. Mais Christ nous a donné deux commandements: Aimer Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme et de toute notre force. Et aimer le prochain comme nous-mêmes. Si Dieu attend que nous nous tournions vers lui pour entrer en communion… et si les âmes agonisent tout autour de nous car elles n’ont pas goûté au salut de Jésus Christ, que faisons-nous assis sur notre fauteuil? Que faisons-nous de notre temps? Prenons-nous réellement tout cela au sérieux? Ou notre foi n’est-elle qu’un jeu pour nous?

Encore une fois, le chrétien peut se reposer et se divertir. Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui appartiennent à Christ. Mais justement, si nous lui appartenons, nous devons être attentifs à ses directives. Il y a des moments où vous vous divertirez et serez en paix. Gloire à Dieu. Mais il y a des moments où vous voudrez penser à vous-mêmes mais où l’Esprit de Dieu vous demandera plutôt de lui consacrer du temps ou de tendre la main à ceux qui ont besoin de la lumière de Christ. Alors dans ces moments, chacun de nous doit prendre la décision d’obéir. La chair dira peut-être: « Mais… mais… ne puis-je pas avoir un peu de plaisir? » Oh, chair, tu sais… la vie sur terre n’est qu’un très bref moment. Qu’importe que nous consacrions ce bref moment à nous oublier nous-mêmes… nous aurons l’éternité toute entière pour goûter aux joies célestes!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s