10 moyens pour marcher selon l’Esprit et faire mourir les désirs de la chair (10 de 10)

psg 2013-07-27

10- Portez votre croix et acceptez la réalité de la souffrance

La chute de l’humanité nous a plongés dans un monde de souffrances. Dans certaines parties du monde, cette réalité est évidente: famines, guerre, génocides, oppression politique, catastrophes à répétition, etc. Dans des endroits plus paisibles du globe, la souffrance est toujours présente, mais souvent sous des formes plus silencieuses: Suicides, dépressions, maladies, psychoses, dépendances, divorces, etc. Que la souffrance soit physique ou morale, elle est donc une expérience universelle. Seule une toute petite portion de l’humanité vit à l’abri de la plupart des souffrances.  À cause, entre autres, de leur situation géographique ou économique, certains hommes n’ont pas conscience du drame humain qui les entoure.  Mais la souffrance les attend évidemment dans le prochain détour, car personne n’échappe à la malédiction du péché.

Ce n’est pas une façon très joyeuse de débuter un article, j’en conviens. Mais le chrétien doit toujours se rappeler que la souffrance fait partie de son expérience sur terre.  Certaines personnes cherchent désespérément à échapper à cette souffrance.  Il s’agit évidemment d’un réflexe normal.  Nous fuyons tous la douleur par instinct d’auto-préservation.  Ce réflexe a été programmé en nous par Dieu lui-même afin que nous ne courions pas bêtement vers la mort.  Mais ce même réflexe peut devenir une occasion de chute s’il devient le maître de notre vie.  Nous pouvons facilement prendre nos décisions non pas en fonction de la volonté de Dieu, mais plutôt avec l’intention de fuir les situations difficiles. Notre vie chrétienne est alors conditionnée par notre instinct d’auto-préservation plutôt que par notre amour pour Dieu. Mais l’Évangile est radical et exigeant à ce niveau. Nous ne pouvons placer nos intérêts – même ceux qui nous semblent légitimes d’un point de vue naturel – au-dessus des intérêts du Royaume.

Un soldat qui part au combat en craignant sans cesse pour sa vie ne sera d’aucune utilité pour sa troupe.  Un bon soldat sait qu’il risque de souffrir ou même de mourir au combat, mais son entraînement l’a conditionné à suivre les ordres peu importe le prix à payer.  Une grande partie de l’entraînement militaire consiste à pousser les hommes jusqu’au point de brisement, là où le soldat ne conteste plus les ordres, ne pose plus de questions et se contente d’effectuer la tâche à accomplir, sans égard aux difficultés.  Sans ce total abandon, le soldat ne combattra pas pour sa nation mais pour sa survie.  Et il risque de déserter face à la terreur de la guerre, mettant par le fait même ses compagnons – et ultimement son pays – en danger.

Christ s’attend à ce que nous adoptions la même attitude que le soldat.  Le christianisme n’est pas un ajout à notre vie.  Il est un renoncement à notre vie.  Si nous ne renonçons pas à notre vie, nous ne pouvons suivre Christ car nous trahirons le maître dès que nous entendrons siffler les balles autour de nous.  C’est pourquoi Jésus a parlé très souvent de cette condition fondamentale de notre foi:

Celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. (Matthieu 10.38-39)

et encore:

Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever?

Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille?

S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. (Luc 14.26-33)

Nous voyons que les attentes de Jésus sont élevées. On ne parle pas ici d’un christianisme du dimanche matin.  On parle d’une consécration totale, d’un engagement sans retour en arrière.  Mais les attentes du Dieu de l’univers pourraient-elles en être autrement?  L’amour qu’il attend de ses enfants pourrait-il être moins élevé?  Dieu ne mérite-t-il pas ce degré d’engagement?  Si des soldats arrivent à s’oublier eux-mêmes au profit d’enjeux terrestres, ne pouvons-nous pas mépriser notre vie pour des enjeux célestes?

Le problème, encore une fois, vient du fait que nous avons été conditionnés par notre environnement social à chérir notre vie.  Même les églises tentent d’attirer de nouveaux fidèles en promettant que Jésus leur offrira la lune.  La Bible, disent-ils, est pleine de promesses.  C’est vrai.  Et l’une de ces promesses est la suivante:

Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses soeurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des soeurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions. (Marc 10.29-30)

Et encore:

Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues; vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

(…) Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. (Matthieu 10.17-22)

Christ a préparé ses disciples à souffrir. Il n’a jamais joué la carte du « Jésus réglera tous tes problèmes ».  En fait, votre foi en Jésus pourrait vous apporter PLUS de problèmes qu’auparavant.  Car lorsque vous apparteniez au diable, il pouvait bien vous laisser vivre à votre façon.  Vous étiez son disciple sans le savoir en pratiquant fidèlement le premier commandement de l’enfer, qui est l’égoïsme.  Vous lui apparteniez et étiez destiné à passer l’éternité avec lui.  Il n’avait aucune énergie à investir pour vous malmener.  Mais lorsque vous vous dressez debout et déclarez la guerre, vous devenez une cible.  Sauf qu’évidemment, vous avez désormais un défenseur: L’Éternel des armées.

Certains commenceront peut-être à considérer la vie chrétienne d’un autre oeil en lisant ces paroles.  Si vous pensiez qu’une vie en Jésus vous épargnerait toutes les souffrances, vous n’avez peut-être pas entendu le bon évangile.  La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, ce n’est pas que vous avez été racheté de toutes souffrances sur terre.  La bonne nouvelle, c’est que vous avez été délivré de la puissance du péché et que vous êtes désormais réconcilié avec le Père et destiné à être dans sa présence pour l’éternité!  N’est-ce pas merveilleux?

Est-ce à dire que nous partageons exactement le même sort que ceux qui ne croient pas? DÉFINITIVEMENT NON! En tant qu’enfant du Roi des rois, nous bénéficions désormais d’immenses privilèges royaux et sommes bénéficiaires des promesses extravagantes de Dieu. Mais malgré tout, nous rencontrerons beaucoup de moments difficiles car nous habitons le territoire ennemi.  L’ennemi tentera donc de nous détruire par les tentations, les persécutions, les désastres, la maladie et toute arme susceptible de nous ébranler.

« Mais, penserons certains, JE NE VEUX PLUS SOUFFRIR, MOI!  J’ai déjà eu mon lot de souffrances alors pourquoi suivre Dieu si cela implique de souffrir encore plus?

Prenez l’exemple de Pierre qui, en bon philosophe, nous propose une façon positive de voir les choses:

(…) il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. (1 Pierre 3.17)

N’est-ce pas vrai? Vous dites: « C’est si difficile de ne pas convoiter la femme de mon prochain. C’est vraiment pénible! » C’est vrai, je l’admets.  C’est parfois très éprouvant de devoir maintenir une surveillance et un contrôle constant sur nos regards et nos pensées.  Ça occasionne de la souffrance morale, un sentiment déchirant, la négation d’une partie de nous qui a toujours eu le dernier mot dans le passé.  Et alors?  Vous savez que vous êtes en guerre alors pourquoi être obsédé par cette souffrance comme si elle ne devait pas avoir lieu?  Une guerre est violente.  Elle blesse et fait souffrir.  Mais elle fait aussi des héros.  Ne voulez-vous pas souffrir pour Christ? Ne voulez pas souffrir en faisant le bien?  Car si vous rendez les armes et que vous succombez au péché, vous souffrirez de toute façon.  Pas immédiatement, mais après que le péché aura été consommé.  Vous souffrirez même davantage que si vous aviez tenu bon.  Vous souffrirez de l’humiliation de la défaite.  Vous souffrirez de devoir encore repartir à la première case.  Vous souffrirez de devoir trouver des excuses pour justifier le fait que votre vie tourne en rond.

Il en est ainsi du combat spirituel. Tenir bon pour Dieu implique une souffrance immédiate, suivie de grandes consolations. Capituler devant l’ennemi implique un soulagement immédiat, suivi d’une grande souffrance spirituelle. Le scénario est toujours le même. Alors nous devons tirer leçon du passé et cesser de fuir la souffrance à tout prix car elle surviendra d’une manière ou d’une autre. Il vaut donc mieux, comme le dit Pierre, souffrir parce que nous obéissons à Dieu plutôt que souffrir de nos péchés.

Le chrétien ne recherche pas la souffrance.  Une telle quête masochiste serait malsaine.  Mais il ne laisse pas la peur de souffrir déterminer ses choix.  Il entre sur le champ de bataille avec une seule motivation: l’amour du Roi.  Cet amour lui donne le courage nécessaire pour payer le prix nécessaire à la victoire.  Le chrétien sait aussi que ce qui ne le détruit pas le fortifiera.  La souffrance affrontée courageusement est comme le feu qui purifie l’or.  Une vie confortable ne produit jamais des gens de caractère.  Ce sont ceux qui s’avancent au front et qui combattent pour leurs idéaux qui deviennent de grands hommes.  Tout comme moi, vous n’avez peut-être pas été éduqué à être courageux.  Personnellement, j’ai été élevé une bonne partie de ma vie par une mère monoparentale, avec des hommes qui passaient tour à tour sans vraiment s’investir, pour la plupart. On ne m’a jamais appris à être un homme. Encore moins à être un homme de courage.  J’ai passé toute ma vie dans la crainte.  J’ai longtemps manqué de courage au point tel qu’un seul regard de désapprobation de la part de quelqu’un me bouleversait. Comment passer de cette extrême fragilité à un état de confiance absolue en Dieu et de hardiesse légendaire? En mettant une croix sur notre vie passée, en cessant de nous identifier à cette nature humaine faible et chétive et en embrassant la vision que Dieu a de nous.  Le courage ne s’obtient pas par la force de la volonté.  Il sommeille en nous, dans l’homme intérieur qui a été régénéré par Christ. Et il s’éveille dans la mesure où nous nourrissons cet homme intérieur par une vie selon l’esprit. Le courage est un des fruits de la puissance de l’Esprit Saint en nous. Dans la Bible, cet Esprit Saint a transformé des disciples apeurés en prosélytes ne craignant aucune souffrance ou persécution.  Et c’est ce qu’il veut faire en chacun de nous.

Frères, ne fuyons pas les épreuves.  Ne renonçons pas au moindre inconfort, comme si nous étions des mauviettes spirituelles.  Si nous marchons dans la pureté et que notre chair hurle pour avoir sa dose habituelle de plaisir coupable, que la chair se taise.  Ce n’est pas elle qui commande mais notre Seigneur et Sauveur Jésus. Nous avons un code d’honneur et ne pouvons faire autrement que d’y être fidèle.  Nous ne combattons pas pour nous. Nous combattons pour un Dieu grand et magnifique qui mérite TOUTE adoration.  Nous ne nous prosternerons pas devant d’autres dieux.

« Mais… j’essaie!.. »

N’essayez pas. Appuyez-vous sur Dieu et vainquez. Ces paroles de Paul ne sont-elles pas exactes?:

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché. (Hébreux 12.4)

Qui de nous a lutté jusqu’au sang?  Qui a fait montre d’un courage inflexible?  Qui a continué d’avancer malgré le déchirement que produit la sanctification?  La plupart d’entre nous devons admettre, en accord avec l’Esprit qui nous convainc, que nous avons trop souvent combattu de façon relâchée, que nous avons baissé les bras pour un rien et que nous nous sommes rabattus sur de minables excuses.  Mais Dieu n’est pas irrité ou découragé.  Il est prêt, en ce moment-même, à nous relever et nous guider vers une victoire définitive.  Et avec Lui, ce n’est pas seulement la victoire qui nous apportera la joie mais le combat lui-même. Car nous saurons que les épreuves nous fortifient et nous rapprochent de lui:

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. (Jacques 1:2-4)

L’ennemi est habitué de nous voir trembler devant l’épreuve. À cause de cela, il croit nous connaître.  Mais il ignore qu’au fond de nous sommeille un géant. Un guerrier redoutable qui peut pulvériser ses hordes de démons.  J’ai entendu un ancien adepte avancé des arts martiaux qui disait que la dernière personne que vous voulez affronter dans un combat est celle qui AIME se battre. De la même façon, la dernière personne que Satan veut affronter est un chrétien qui regarde les épreuves comme un sujet de JOIE COMPLÈTE. Car si nous triomphons de la peur de souffrir et de mourir, quelle arme reste-t-il au diable? Comme s’y prendra-t-il pour terrasser un chrétien qui devient plus fort à chaque épreuve?

Personne ne veut souffrir.  Mais s’il faut souffrir ou mourir pour notre Dieu, nous le ferons.  Le ciel entier est témoin de notre marche avec Dieu.  Et des armées d’ange sont aux aguets pour nous secourir dans l’adversité.  Que pouvons-nous craindre? Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous?

Je vous laisse sur ce chant de circonstance venant de Chris Tomlin, Whom Shall I fear, suivi de la traduction:

Whom Shall I Fear (traduction libre)

Tu m’entends lorsque je t’appelle
Tu es mon chant du matin
Même si la nuit est remplie des ténèbres
Elles ne peuvent cacher la lumière

Qui craindrais-je?

Tu écrases l’ennemi sous mes pieds
Tu es mon épée et mon bouclier
Même lorsque persistent les difficultés

Qui craindrais-je?

Je sais qui marche devant moi
Et qui se tient derrière
Le Dieu des armées célestes
Est toujours à mes côtés

Celui qui règne à jamais
M’appelle son ami
Le Dieu des armées célestes
Est toujours à mes côtés

Ma force est dans ton nom
Car toi seul peut sauver
Tu me délivreras
La victoire t’appartient

Qui craindrais-je?
Qui craindrais-je?

Rien de ce qui s’élève contre moi ne subsistera
Car tu tiens le monde entier dans tes mains
Je m’appuie sur tes promesses
Tu es fidèle,
Tu es fidèle!

psg 2013-07-27

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