2- De la pornographie à la perversion

PSG 2013-08-16La pornographie est une idole. Nous allons vers cette idole pour aller chercher ce que nous devrions aller chercher en Dieu seul, comme la paix, l’amour et la sécurité. Dieu nous offre ces choses comme partie intégrante de l’alliance qu’il souhaite établir avec nous. Mais si nous allons chercher la paix, l’amour et la sécurité ailleurs, nous nous engageons dans une spirale infernale.

Tout ce que le monde offre comme solution de rechange aux bénédictions divines n’est que vanité et néant. Le plaisir des sens est certes réel. Il apporte une gratification instantanée. Mais il devient rapidement un piège.

La pornographie nous plonge dans un univers virtuel où nous devenons les héros d’un monde où tout est permis. Ce monde imaginaire induit un état d’ivresse mentale qui, sans même que nous atteignions l’orgasme, libère de puissants sédatifs naturels tels que la dopamine. Certains spécialistes avancent que la dépendance à cette ivresse mentale est aussi difficile à vaincre que la dépendance à l’héroïne. Le cerveau libère ses propres drogues naturelles et lorsque nous trouvons le moyen, habituellement à la puberté, de libérer cette drogue à volonté par la stimulation sexuelle, nous pouvons devenir rapidement accros.

Pour libérer ses sédatifs, le cerveau a besoin d’un certain niveau de stimulation mentale ou physique. À nos débuts, un rien suffit pour enclencher le processus. Adolescents, un coup d’oeil à la section lingerie d’un catalogue nous suffit pour que le moteur s’emballe. Mais comme pour toute autre drogue, il se produit un phénomène d’accoutumance. Au fil du temps, le cerveau s’adapte et devient moins sensible aux stimuli mentaux. Nous explorons alors d’autres formes de stimulation sexuelle. Nous cherchons d’autres images, d’autres fantasmes qui pourraient nous faire goûter à la même excitation que dans nos débuts.

Avant la venue d’Internet, le processus d’accoutumance et de progression était entravé par certaines contraintes naturelles. Le commun des mortels n’avait pas accès facilement à du matériel pornographique varié. Il fallait faire preuve de beaucoup de volonté pour mettre la main sur un magazine ou un film XXX explicite. Il fallait s’humilier pour acheter un magazine au commerce ou pour s’introduire en douce dans une boutique érotique. Si nous étions mineurs, il fallait redoubler d’efforts et de ruse pour avoir accès à ce genre de matériel. Il fallait avoir des contacts ou connaître une planque où étaient cachés les magazines ou les films d’un parent ou d’un ami. Mais avec Internet, ces barrières ont été jetées par terre. Maintenant, la dépendance peut prendre racine et progresser à un rythme effarant, même chez des enfants.

Homosexualité

L’une des déviations qui survient souvent chez l’homme est le fantasme homosexuel. Même si un homme, par exemple, consomme de la pornographie dans le but de voir des femmes, il sera exposé aussi par défaut à la nudité masculine (à moins, bien entendu, de ne regarder que du matériel soft ou des scènes de lesbianisme). D’un simple point de vue psychologique, il est facile de comprendre qu’une exposition répétitive à la nudité d’une personne du même sexe dans un contexte d’auto-stimulation risque de créer une certaine familiarité. Par phénomène de neuro-association, le cerveau associe le plaisir éprouvé avec l’image d’une personne de même sexe. Alors même une personne hétérosexuelle qui se positionne en défaveur de l’homosexualité peut en venir à éprouver de l’excitation en regardant ou imaginant une personne du même sexe. De plus, comme mentionné dans l’article précédent, la consommation de pornographie ouvre la porte à des esprits impurs et si vous avez les dispositions naturelles appropriées, de tels esprits peuvent vous pousser à chercher volontairement du matériel homosexuel ou même à passer à l’acte avec de vraies personnes.

Vers la fin de l’adolescence, ma sexualité compulsive m’a poussé à franchir la frontière des sexes. Non pas en personne, mais au niveau des pensées. Je commençais à inclure des personnes du même sexe dans mes fantasmes. Cela me troublait énormément. J’en éprouvais beaucoup de honte car même si je ne connaissais pas Dieu, j’avais la conviction que l’homosexualité n’était pas une attirance normale. J’étais donc déchiré entre mes principes et ces pensées homosexuelles de plus en plus fréquentes. Je fus en quelque sorte rassuré vers 17 ans lorsque je partis de mes propres ailes pour mes études collégiales. Pendant cette année, un étudiant gai me signifia son attirance à deux reprises. Et les deux fois, j’éprouvai une violente répulsion. Je réalisai alors que j’étais bel et bien hétérosexuel, mais que quelque chose tentait sans cesse de faire tomber cette barrière saine et naturelle en moi.

La pornographie contribue à morceler notre véritable personnalité et nos propres principes directeurs fondamentaux en nous poussant continuellement à chercher de nouvelles formes d’excitation. Lorsque nous avons fait le tour de ce qui est une sexualité relativement normale, que nous avons imaginé toutes les variétés de femmes possibles, de toutes les formes, couleurs et nationalité possibles, dans toutes les mises en scènes imaginables, nous devons repousser les limites et explorer des zones inconnues, qui sont habituellement des zones interdites, immorales et perverses. L’homosexualité est alors souvent l’un des premiers choix disponibles. Et puisque notre société s’est dotée d’une culture et d’une législation qui valorise de plus en plus l’homosexualité, l’homme moderne est plus facilement attiré dans cette direction.

Pédophilie

Des études affirment qu’environ 1 tiers des femmes ont subi, à un moment ou à un autre de leur vie, une forme d’abus sexuel, majoritairement alors qu’elles étaient enfant. Ce pourcentage est énorme et terrifiant. Et la pornographie n’aide certainement pas à améliorer le bilan.

Le pasteur Mark Driscoll, dans une série d’enseignements portant sur le mariage (La série Real Marriage, que vous pouvez trouver sur YouTube – en anglais), relate une discussion qu’il avait eu avec un collègue de travail. Il avait invité ce dernier à un événement se déroulant le vendredi soir. Mais son collègue déclina l’offre, expliquant ce qui suit:

« Chaque vendredi, ma fille – qui est vraiment canon – invite chez elle ses petites amies à venir coucher à la maison. Alors le soir venu, je m’assis tranquillement dans le salon en buvant ma bière et je les regarde, tandis qu’elles se chamaillent avec leur jolis pyjamas rose. C’est comme de la porno gratuite pour moi… »

Cette anecdote est révélatrice sur l’état moral de notre société. Évidemment, éprouver du désir pour des adolescentes ou même des fillettes n’est pas une nouveauté qui a pris naissance avec la pornographie. Mais étant donné le caractère progressif du sexe compulsif, la pornographie ne fait qu’aggraver le problème en servant de carburant à la perversion.

Lorsque les fantasmes prennent une allure obsessive-compulsive, ils ne sont évidemment pas contraints par des considérations légales ou morales. Par exemple, un homme qui considère une adolescente de 17 ans ne se dira pas: « Oh non, je suis en zone interdite… je dois faire marche arrière! »  Ce choix est un choix rationnel et le dépendant n’a rien à faire de la raison lorsqu’il est dévoré par ses pulsions sexuelles. Une adolescente de 17 ans peut donc faire l’affaire. Et si 17 ans peuvent convenir, 16 ans également. Et si 16 ans peuvent convenir, pourquoi pas 15? Et pourquoi pas 14, 13, 12… ou 6?  Une fillette n’a pourtant rien d’attirant sexuellement. Mais l’homme qui est dans la spirale d’une sexualité compulsive en vient presque toujours à repousser les limites du bon goût. Sa soif de ce qui est nouveau, étrange, illégal, le pousse toujours à aller plus loin et à violer ses propres standards moraux. Et lorsqu’il évolue dans une société qui brouille de plus en plus les repères et où des fillettes de 10 ans s’habillent et agissent comme leurs idoles musicales dévergondées, la table est mise pour que la perversion tourne à l’illégalité. La multiplication des scandales tournant autour de la pornographie infantile est un indicateur de cette subversion à grande échelle de la sexualité masculine. Et ces cas exposés au grand public ne sont que la pointe de l’iceberg.

Violence

La pornographie a considérablement souillé la sexualité en y injectant des idées subversives et violentes. L’homme, qui est souvent lui-même aux prises avec du ressentiment et de l’agressivité refoulée, trouvera souvent un exutoire dans cette forme de perversion, ce qui aggravera la vision tordue qu’il a de l’acte sexuel. La violence pornographique ne calmera pas sa soif, elle ne fera que l’amplifier et le pousser à chercher des formes de plus en plus vulgaires et brutales de la sexualité.

Le sadomasochisme a gagné énormément de terrain dans la pensée collective. Dans les discussions de tous les jours, il suffit que quelqu’un mentionne le mot « menottes » ou « fouet » et les sous-entendus sexuels ne tardent généralement pas à suivre. Et tout le monde rigole et se tape sur les cuisses en évoquant la fessée ou les coups de fouets. Pourtant, la violence, la douleur, la soumission ou la domination, ne font pas partie d’une sexualité saine. Il s’agit d’une perversion. Mais la pornographie a une telle influence sur le système de valeurs de ceux qui la consomment que collectivement, nous voyons des comportements d’inspiration sataniques être acceptés socialement. Récemment, j’ai vu quelques minutes (de trop) d’un spectacle d’humour où l’humoriste Mike Ward portait un chandail affichant une femme nue et ligotée, avec une balle enfoncée dans la bouche, et une légende qui disait: « Silence is golden » (Le silence est d’or). Lorsque la dégradation d’une femme devient un punch humoristique, nous savons que notre société est gravement malade.

Autres formes de perversion

Nous pourrions élaborer longtemps sur les diverses formes de perversion vers lesquelles la pornographie entraîne celui qui la consomme. Mais nous ne gagnerions rien à nous étendre indéfiniment sur le sujet. Ce qu’il faut retenir, c’est que la pornographie sature l’homme à un tel point qu’il doit constamment repousser ses propres limites pour préserver le même niveau d’excitation. Cela l’affecte à un niveau personnel mais comporte aussi un impact social. Car si la moitié ou même le quart des hommes d’une société se nourrit compulsivement d’images sexuelles dégradantes, cette société sera nécessairement altérée dans ses fondations-mêmes. Car l’homme se contente rarement de garder cette sexualité dans sa tête. Il vient un moment où il veut essayer ce qu’il voit à l’écran ou dans les magazines. La pornographie mène alors à une sexualité conjugale malsaine, à de l’abus envers la conjointe ou les enfants, à des agressions sexuelles ou à la recherche de pornographie illégale, d’expériences homosexuelles, de prostitution, d’échangisme ou d’expériences dangereuses. Nous entendons de plus en plus des nouvelles troublantes sur des enfants de 12 ou 14 ans qui agressent sexuellement d’autres enfants. Où croyez-vous que ces enfants ont trouvé l’idée? Certainement pas à l’endos de leur boîte de céréales préférées. Ils ont été exposés à une industrie qui a transformé l’acte conjugal en un acte destructeur, pervers et violent. Et cette industrie ne recule devant rien pour aller rejoindre les enfants là où ils se trouvent, leur voler leur innocence et les rendre dépendants de la perversion avant même qu’ils ne puissent goûter à une relation sexuelle saine, normale et voulue par Dieu. Car ils savent bien que si un enfant devient accro au porno à un tel âge, il sera un client à vie.

Si vous avez expérimenté cette perversion progressive de vos désirs sexuels et que vous êtes assailli de tentations qui vous affligent et dont vous ne voulez pas, sachez que Jésus peut vous libérer. Dieu peut restaurer l’âme d’un homme et le délivrer de l’obsession sexuelle. Il peut purger son esprit de la sexualité tordue et satanique dont il s’est nourri. J’ai moi-même expérimenté cette libération. Personne n’est trop pervers et corrompu pour être secouru par Dieu. Ces pensées ne représentent pas votre identité, elles sont l’oeuvre de l’ennemi en vous. Elles sont des forteresses que le diable a érigées afin de vous tenir en esclavage. Mais Jésus Christ est la lumière du monde. Si vous allez vers la lumière, que vous confessez vos péchés et que vous lui demandez de vous libérer et de vous guérir, il le fera. Car les ténèbres sont détruites par la lumière. Elles ne peuvent résister à l’amour de Dieu. Ne doutez donc pas et ne laissez pas l’ennemi vous convaincre que vous êtes un cas désespéré. Ne le laissez pas vous plonger dans la honte à cause des pensées que LUI vous a suggérées. Allez vers le Père et permettez-lui de vous laver, vous purifier, vous pardonner et vous couvrir de sa justice et de sa sainteté.

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