Chute et rédemption

psg 2014-09-27

Note aux lecteurs

La série d’articles qui suit couvre un chapitre de ma vie qui est maintenant terminé mais au cours duquel j’ai faillit détruire mon mariage et perdre ce qui m’est le plus cher.  La série « Chute et rédemption » relate en effet une relation adultère dans laquelle je me suis engagé le 8 septembre 2014.  Le premier article de la série a été rédigé après que ma femme eut découvert que je l’avais trahie, soit environ trois semaines après le début de cette relation interdite.  À ce stade, l’adultère « n’était » qu’au stade émotionnel et « seulement » des baisers avaient été échangés.  Dans un moment de brève repentance, j’ai alors cru naïvement qu’il me suffirait d’écrire un article ou deux, de tourner la page et de poursuivre ma route en oubliant ce moment d’égarement passager.  Mais l’avenir allait m’apprendre que j’avais mis le pied dans une spirale beaucoup plus puissante et destructrice que je ne le croyais: Le mois suivant, la relation adultère reprit effectivement vie et il s’en suivit une succession de dérapages, pendant lesquels j’ai menti afin de maintenir cette relation, en alternance avec des moments de repentance pendant lesquels j’ai ajouté des articles à cette série, essayant tant bien que mal de remettre de l’ordre dans mes pensées et de reprendre contact avec la réalité.  En lisant cette série, vous serez donc en mesure d’assister à ce qui a été de loin le combat le plus déchirant de ma vie.  Un combat pour la survie de mon mariage mais aussi pour le salut de mon âme.

Ce témoignage en lien avec mon adultère avait été supprimée pour un temps.  Je devais prendre du recul et déterminer si je devais réellement en faire le partage publiquement.  Après réflexion, prière et discussion avec mon épouse, il m’est apparu nécessaire de le faire car ce qui suit renferme de nombreuses et précieuses leçons, autant pour moi que pour mes frères dans la foi.  Une des choses que j’apprécie énormément de la Bible, c’est sa rigoureuse honnêteté vis-à-vis ses propres héros.  Ces derniers ne sont pas comme ceux de la mythologie grecque.  À l’exception de Jésus, ce sont des hommes et des femmes faillibles, qui se sont parfois opposés à la volonté de Dieu et qui en ont payé le prix.  Et leur histoire a été relatée « pour nous servir d’exemples » (1 Corinthiens 10).  De la même façon, je désire me montrer tel que je suis et ne pas tenter de glisser sous le tapis ce chapitre honteux de mon parcours.  D’abord pour servir d’exemple mais aussi pour montrer que la foi en Jésus-Christ n’est pas pour les gens parfaits.  Elle est faite pour des hommes dépravés qui ont désespérément besoin de la grâce et du pardon de Dieu.  Plus que tout ce qui a été publié précédemment, la série « Chute et rédemption » démontre ce fait.  Elle démontre la dépravation de ma nature humaine mais aussi l’extraordinaire miséricorde du Père céleste envers ceux qu’il aime.

La période d’infidélité a duré environ un an et a comporté deux grandes phases, couvertes par deux séries distinctes d’articles :

  • La première phase, qui était initialement l’objet de la série « Chute et rédemption », s’est déroulé de septembre à décembre 2014.  Cette série est à présent republiée, après avoir été révisée et légèrement améliorée.  À la fin de chacun des articles de cette série, vous trouverez également quelques notes rédigées récemment.  Ces notes apportent une nouvelle perspective sur les événements relatés, avec un peu plus de recul et d’objectivité.  J’ai ajouté également quelques notes à certains articles qui ont suivi cette série, lesquels étaient étroitement liés à ces événements.
  • Après décembre 2014, il y a eu un répit de quatre mois, puis une deuxième phase a débuté.  Mais cette fois, l’adultère a pris des proportions incontrôlables et a failli mener au divorce.  Cette deuxième phase, qui s’est déroulée de la fin avril à la fin août 2015, avait été initialement couverte par une série intitulée « Cinq mois de ténèbres ».  Cette deuxième série a été révisée et a été finalement jointe à la présente série « Chute et rédemption« , formant ainsi un tout qui couvre intégralement l’ensemble de cette année de désobéissance.

Je prie pour que ce qui suit puisse servir de mise en garde sérieuse à tous mes frères dans la foi.  L’adultère peut parfois se présenter à un homme avec de grandes promesses.  Il peut même parfois prendre les traits de l’amour et de la romance, comme dans le récit qui suit.  Mais dans les faits, l’adultère est l’antithèse de l’amour.  Il ne renferme pas un seul once de vertu.  Il est l’ultime manifestation de l’égoïsme et de l’aveuglement.   Il est toujours destructeur.  Il cause des blessures profondes qui nécessitent des années de guérison, si bien que peu de mariages arrivent à y survivre.  Par la grâce de Dieu, mon propre mariage a toutefois été rescapé de justesse.  Mon épouse a fait preuve d’un courage et d’une ténacité exemplaires, grâce auxquels notre famille a non seulement traversé cette tempête saine et sauve, mais se trouve maintenant plus unie que jamais.  J’ai beaucoup appris de cette épreuve mais j’aurais aimé apprendre ces choses par la sagesse et non par la souffrance.  Et surtout, j’aurais aimé les apprendre sans infliger de profondes blessures aux personnes qui me sont les plus chères au monde.  Si donc l’adultère guette à votre porte, n’endurcissez pas votre coeur et écoutez les instructions de Dieu:

Mon fils, sois attentif à ma sagesse, prête l’oreille à mon intelligence, afin que tu conserves la réflexion, et que tes lèvres gardent la connaissance. Car les lèvres de l’étrangère distillent le miel, et son palais est plus doux que l’huile; mais à la fin elle est amère comme l’absinthe, aiguë comme un glaive à deux tranchants. Ses pieds descendent vers la mort, ses pas atteignent le séjour des morts.  (Proverbes 5.1-5)

Jean jr. Landry, 30 juin 2016

 

Chute et rédemption

Dans un article rédigé il y a quelques semaines, j’informais mes lecteurs que je me préparais à aller travailler à Montréal.  Je mentionnais également que j’avais un plan pour demeurer sobre, pour me préserver des tentations sexuelles.  Mon plan était simple.  Prier suffisamment chaque matin, même à l’hôtel ou à tout endroit où j’allais dormir pendant ce séjour; faire rebondir les yeux lorsque j’allais rencontrer l’impudicité; éviter soigneusement les circonstances à risque et chasser systématiquement toute pensée sexuelle de mon esprit.  Voilà en gros l’arsenal que j’avais apporté avec moi.  Et cet arsenal avait fait ses preuves dans le passé.  Il s’agissait d’armes classiques dans lesquelles j’avais confiance.  J’avais probablement le même état d’esprit que les japonais avaient le 5 août 1945… à la veille de la première bombe atomique lancée sur eux.  J’étais habitué au combat classique et j’en connaissais les rouages.  Mais l’ennemi s’apprêtait à utiliser contre moi une arme que je ne connaissais pas.  Une arme dévastatrice qui allait faire énormément de dégâts.

Préparation du terrain

L’ennemi a préparé le terrain dès le début de notre voyage.  Un voyage en voiture d’environ 1000 km entrecoupé d’une nuit à l’hôtel.  Le premier segment de notre voyage fut très beau.  Mais le lendemain, je me sentais étrange sur la route.  Un peu triste, sans raison identifiable.  J’étais dans ma bulle.  Et ma femme, qui était à mes côtés, n’était pas enthousiaste à l’idée de faire des centaines de kilomètres avec un homme qui vit dans sa bulle.  Nous avons donc forcé un peu la conversation mais j’étais dans un état d’esprit critique et finalement, le dialogue a dérapé et a terminé en conflit majeur.  J’identifie ici ma première erreur, le premier moment où j’aurais dû faire preuve de vigilance et prier.  Mais plutôt que de prier, je m’en voulais de ne pas être de bonne compagnie pour mon épouse et cette frustration n’a fait qu’envenimer mon état d’esprit et alimenter le conflit.  Finalement, ce fut un voyage plutôt désastreux.

Nous sommes arrivés à Saint-Hyacinthe le vendredi 5 septembre chez la grand-mère de mon épouse.  C’est dans cette ville située en périphérie de Montréal que nous allions passer notre séjour en ville.  Le conflit survenu sur la route avait érigé un immense mur entre mon épouse et moi.  J’éprouvais de la lassitude et du ressentiment pour mes problèmes relationnels et pour mon incapacité à gérer les conflits, si bien que déjà, les bonnes dispositions spirituelles qui m’avaient poussées à rédiger l’article précédent étaient en train de se dissiper rapidement.  Je n’avais plus la tête à la prière et j’étais plutôt indifférent face à Dieu.  Je ne suivais donc pas le plan initial que je m’étais fixé et me suis ainsi retrouvé en terrain hostile.  Pendant le week-end, nous sommes allés au parc d’attraction de La Ronde.  Heureusement, les températures étaient sous la normale, si bien que les femmes étaient plutôt bien vêtues.  Je n’ai donc pas eu à lutter très férocement pour garder mon regard pur.  J’ai alors baissé la garde davantage.  Finalement, ce séjour allait être plutôt facile.  C’est vraiment ce que je croyais.  Deuxième erreur… car à la fin du week-end, j’eus une rechute de plaisirs solitaires qui m’affaiblit davantage spirituellement.  Une autre erreur.

Bombe H sur la Tour de la Bourse

Le lundi 8 septembre était mon premier jour de travail au Square Victoria.  Je devais prendre le bus à 5h45, arriver au terminus de Montréal vers 7h00 puis marcher quelques coins de rues pour arriver au travail.  Mon temps de prière de ce matin était plutôt minimaliste, d’autant plus que j’étais encore honteux de la rechute de la veille.  J’étais également un peu anxieux, voulais m’assurer de ne pas rater le bus, étais préoccupé du chemin à suivre à partir du terminus pour trouver mon lieu de travail.  Quatrième erreur.  Si j’avais pris suffisamment de temps avec Dieu, l’Esprit Saint m’aurait assurément fortifié et peut-être même averti que je courrais un danger.  Mais je suis parti dans des dispositions charnelles.

Vers 7h10, j’étais dans la tour de la bourse.  Je suis descendu deux étages plus bas pour aller me chercher un café au Couche-Tard.  Le trajet de bus s’était bien passé, l’atmosphère était relax, les gens souriants.  Finalement, tout allait bien.  Je suis monté au 30ième étage à 7h30 pour aller au travail.  Je ne commençais qu’à 8h00 mais je devais trouver quelqu’un qui allait me désigner un poste pour prendre des appels et me donner une carte d’accès aux locaux.  L’une des premières personnes que je rencontrai si tôt le matin fut une femme aux traits arabes qui avait à peu près mon âge.  Nous nous sommes échangés quelques mots puis je me suis dirigé vers un local vacant, en attendant qu’un gestionnaire m’attribue un poste.  J’avais trouvé cette femme charmante mais ne lui avais pas prêté d’attention particulière.

Les minutes se sont écoulées alors que j’attendais dans le local.  Puis cette femme rencontrée au début est passée et s’est arrêtée au seuil de la porte.  Mais cette fois, son regard était plus insistant et semblait vouloir plonger dans le mien.  Son visage affichait un sourire timide.  Elle prit cette fois la peine de se présenter.  Je sus alors qui elle était, car même si nous travaillions dans des bureaux séparés par 1000 km, elle lisait à l’occasion des textes que je publiais dans le journal interne.  Je ne la connaissais que par le nom qu’elle signait au bas de ses courriels et par quelques commentaires sympathiques qu’elle avait fait à propos de mes textes.  Mais cette fois je pouvais mettre un visage sur ce nom.  Je lui ai dit que j’étais enchanté de la connaître puis elle est repartie.  Ce bref moment venait de m’ébranler.  J’essayais de me raisonner, de me dire qu’elle était simplement accueillante et sympathique, mais quelque chose en elle trahissait un désir de me connaître.  En constatant l’effet que cette femme venait de me faire, j’aurais dû reprendre aussitôt le contrôle de mes pensées et de mes émotions.  À ce stade-là, j’en avais encore la force, même si le coup porté était déjà très puissant et m’avait désorienté.  Mais plutôt que de prier, j’ai maintenu l’image de son regard, de son sourire ravageur… et j’ai cherché un prétexte pour lui envoyer un petit courriel au ton humoristique.  Cinquième erreur.  Elle me répondit rapidement.  Puis finalement, on me trouva un poste pour que je puisse travailler.

Cette femme mystérieuse revint plus tard.  Une chaise inoccupée se trouvait à proximité de mon poste.  Elle s’y assit et déposa sur mon bureau un scone et un café.  Elle me dit qu’elle désirait me les offrir puisque je n’avais probablement pas eu le temps de déjeuner, ce qui n’était pas faux.  Cette fois, mon coeur se mit à battre plus rapidement.  À nouveau, j’essayais de me raisonner.  Je me disais qu’elle devait faire partie d’un comité d’accueil pour les petits nouveaux ou quelque chose du genre.  Elle ne s’intéressait probablement pas à moi en particulier.  Mais son regard était si insistant, et son visage s’illuminait d’une façon si évidente lorsqu’elle venait me voir, que je commençais à perdre le contact avec la réalité.  Et lorsqu’elle est repartie, me souhaitant une belle journée, je ne pouvais plus penser qu’à elle.  J’étais totalement accroché.  J’expérimentais ce que notre monde appelle un coup de foudre.  À partir de ce moment, nous nous sommes échangés des courriels.  De plus en plus de courriels.  Elle n’était pas une vulgaire séductrice, une beauté superficielle.  Elle était une femme intelligente, drôle, exceptionnelle.  Nous étions au diapason.  J’ai appris qu’elle était née au Moyen-Orient, qu’elle était mariée et avait des enfants comme moi.  Mais malgré notre statut marital, la chimie qui opérait entre nous était si forte que nous étions tous les deux emportés par des vagues d’émotions insoupçonnées.  Il aurait été possible de fermer la porte au tout début.  Mais désormais, nous étions incapables de faire marche arrière.  Nous venions de prendre place à bord d’une locomotive dépourvue de freins, lancée sur une pente abrupte.  En quelques heures seulement, la situation était devenue hors de contrôle.  Nous étions totalement devenus accros l’un de l’autre.

Au début, nous plaisantions à propos de notre enthousiasme à nous écrire l’un et l’autre.  Deux jours plus tard, je lui avais même fabriqué un timbre semblable à ceux que les fumeurs mettent sur leur peau pour se sevrer de la nicotine.  Je l’avais appelé le texto-patch.  Mais la semaine n’était pas même terminée que je lui envoyai finalement un courriel où je lui avouai que de toute évidence, ce qui se passait entre nous dépassait le cadre du travail ou même de l’amitié.  En recevant ce message, elle partit prendre l’air pendant un moment et revint pour me dire qu’elle ressentait la même chose.  Une autre étape venait d’être franchie.  Une autre ligne venait d’être dépassée.  Le vendredi 12 septembre, elle me disait dans un courriel, juste avant de partir pour le week-end, que son coeur battait irrégulièrement.  En lisant son courriel, je me levai de mon poste, me rendit au sien et lui demandai de me prêter sa main, ce qu’elle fit.  Je fis semblant de tâter son pouls et lui dis: « Tu as raison… ».  C’était notre premier contact physique.  Et ma sixième erreur.

Avant l’arrivée du weekend, nous nous sommes rejoints sur Facebook.  C’est cette fin de semaine qu’elle me dit pour la première fois qu’elle m’aimait.  Et je lui ai dit que je l’aimais aussi.  Septième erreur.  Nous avons ensuite profité de chaque temps libre pour nous échanger des centaines de messages.

Elle m’invita le lundi suivant à prendre une marche avec elle au centre-ville.  Il y avait ce petit jardin, ce petit parc situé près de la Basilique Notre-Dame, où elle aimait se rendre souvent pour être seule et se ressourcer.  Nous nous sommes assis.  Je lui ai demandé si je pouvais lui tenir la main.  Elle hésita un moment, puis me fit un sourire et me tendit la main.  Je pris cette main dans la mienne.  Cette main qui n’était pas celle de mon épouse.  La main d’une étrangère.  Mais une étrangère qui m’habitait comme si je l’avais toujours connue.  Nous avons discuté doucement, bercés par l’air automnal qui agitait les feuilles.  Je me savais en terre interdite.  Mais j’étais bouleversé par cette femme.  Je savais que j’étais hors de la volonté de Dieu… mais je ne pouvais renoncer à une telle expérience.  On plutôt, je refusais.  À partir de ce moment du récit, je cesserai de comptabiliser les erreurs car elles n’ont fait que se multiplier.

Pendant toute la semaine, la mystérieuse inconnue entreprit de m’apporter un repas à chaque jour.  De la cuisine de son pays, principalement.  J’étais tellement touché par ces attentions, par la gentillesse qu’elle m’exprimait.  Je me sentais tellement aimé.  J’étais consumé par elle.  Dès que mon esprit quittait le mode pragmatique du quotidien, il se portait vers elle.  J’étais fasciné par sa personnalité, par le mélange de charme et de retenue qu’elle dégageait.  Elle était unique et je me sentais privilégié d’être aimé par elle.  J’avais éclipsé de ma conscience ma propre famille et même Dieu.  Et je me justifiais en me disant qu’il ne s’agissait pas de convoitise sexuelle puisque je n’avais pas eu, pas même un moment, de pensées explicitement sexuelles envers elle.  Tout était imprégné de romantisme, si bien que je me disais que c’était différent, que nous étions peut-être faits pour nous rencontrer.  Je n’arrivais pas à concilier ces pensées folles avec mon système moral mais je me disais que c’était de l’amour et que je ne pouvais combattre l’amour.

C’est cet aspect de notre rencontre qui en a fait une bombe dévastatrice.  Car je connaissais la tentation sexuelle.  Je savais comment m’empêcher de faire une capture photo d’une femme séduisante afin de ne pas la transformer ensuite en objet de fantasme.  Mais ici, il s’agissait d’une toute autre chose.  Je n’avais aucune idée que je pourrais subir un coup de foudre aussi violent, tout juste passé la quarantaine.  J’étais désarmé par cette expérience jamais connue auparavant.  Je savais comment me protéger d’un assaut sexuel, mais j’étais impuissant devant un « amour » interdit.

Nous sommes retournés au parc pendant la semaine.  Cette fois, je pris sa main et la caressai avec tendresse.  Nos regards se fondaient l’un dans l’autre, puis elle détournait la tête, prise de pudeur, de doutes ou de je ne sais quoi.  Je la rassurais en lui disant que lorsque je repartirais, les choses reviendraient à la normale.  Nous allions passer du mode amoureux au mode amitié.  Et je croyais vraiment cela.  Mais cette femme connaissait beaucoup mieux que moi l’univers des émotions.  Elle me regarda et me dit: « Ce n’est pas aussi simple que ça… ».  Je souris, toujours convaincu que nous étions malgré tout en contrôle.  Mais elle avait raison.

Puis vint ce moment où elle approcha son visage du mien.  Nous nous sommes échangés des baisers.  Tantôt sur les joues, tantôt sur la bouche.  Tendrement.  Ce contact plus intime secoua ma conscience endormie.  Je savais hors de tout doute que je faisais une grave erreur.  Mais je fis taire ma conscience.  Il n’y avait plus que cette femme et moi.  J’étais presque prêt à renoncer à mon salut pour cet instant de magie.  Nous sommes retournés au travail en silence en marchant dans les rues pavées de ce joli quartier de Montréal.  Je lui ai dit qu’il y avait peu de choses à dire après un tel moment.  Elle approuva, ajoutant que ce moment comblait tellement.

Cette relation interdite commença à s’imprégner du désir d’être plus près l’un de l’autre.  Nous avions prévu aller au jardin pour la dernière fois le vendredi 19 septembre, pour nous échanger un dernier baiser.  Et c’est ce qui arrivé.  Cette fois, le baiser fut plus long et sensuel.  Nous nous sommes enlacés.  Nous savions que c’était notre dernier contact significatif avant mon départ.  Nous étions bouleversés et savourions cette  dernière étreinte.  J’aurais voulu que ce moment dure à jamais.  Plus rien d’autre n’importait pour moi.  J’étais aveuglé par la passion.  J’avais renoncé à tout.  Je me perdais totalement.  Moins de deux semaines auparavant, ma vie était simple et routinière… comme il se doit.  Mais en un laps de temps extrêmement court, j’étais devenu une autre personne.  J’étais prisonnier d’un univers parallèle.  J’étais captif de mes propres convoitises et de Satan.  Pas de cette femme… mais de Satan, qui nous avait attiré tous les deux sur un chemin que nous ne connaissions pas et qui nous incitait à rejeter nos standards moraux afin de vivre pleinement cette aventure complètement folle.

Le moment de se dire au revoir est finalement arrivé.  Le sevrage allait être difficile et nous le savions.  Nous en avions parlé toute la semaine.  Mais nous avions Internet.  Alors pendant les jours suivants, je me levais tôt pour aller voir ses messages sur Facebook et pour lui en envoyer à mon tour.  La plupart du temps, elle était en ligne.  Nous discutions autant que le temps me le permettait.  Je me réveillais en pleine nuit pour lui parler.  Ni elle ni moi ne dormions plus.  Nous ne voulions plus qu’être ensemble.  Nous nous exprimions notre amour… et parfois notre désir d’être intimes.  Depuis deux semaines, je n’arrivais presque plus à manger.  Même les desserts me dégoûtaient.  Cette relation me nourrissait.  En très peu de temps, je perdis près de 10 kilos.

Maintenant que je me dirigeais à nouveau vers ma vie normale, des conflits intenses faisaient rage en moi.  J’essayais de comprendre le sens de tout cela.  Je savais que j’avais une femme et des enfants.  Je savais que je les aimais.  Je savais que j’étais appelé à leur être fidèle.  Mais comment composer avec ce feu qui m’habitait? D’autant plus que ce feu n’était même pas sexuel.  Il venait du coeur.  Alors l’ennemi me disait: « Peut-être que c’est elle qui t’était destinée… »  La mystérieuse inconnue m’avait d’ailleurs dit, la semaine précédente; « Pourquoi on ne s’est pas rencontrés il y a 18 ans? »… sur le moment, j’avais trouvé ces paroles troublantes, voire terribles, car elles trahissaient des regrets face à la personne qu’elle avait choisi jadis de marier.  Mais je me surprenais maintenant à entretenir les mêmes pensées.  Je trouvais la vie injuste.  Cette femme semblait tellement être faite sur mesure pour moi, et vice-versa.  Et ce qui nous liait était si intense.

Dimanche le 21 septembre, ma famille et moi avons fait route pour la ville de Québec, où nous devions dormir deux nuits à l’hôtel.  Un soir, je suis allé au cinéma avec ma femme.  J’aurais préféré être seul, dans ma bulle imaginaire, avec cette femme qui avait totalement bouleversé mon existence, mais je savais que je devais revenir au vrai monde.  Et je voulais revenir à ma femme.  Je voulais que cette relation devienne moins accaparante, qu’elle ressemble davantage à de l’amitié.  Mais ma maîtresse avait raison: ce n’était pas si simple.  En tant qu’homme, j’avais le ridicule espoir de pouvoir mettre cette expérience dans un compartiment et pouvoir y mettre ensuite un couvercle… quitte à l’ouvrir à nouveau en temps opportun.  Mais je m’étais ouvert à une relation pour laquelle Dieu ne m’avait donné aucun droit.  Et maintenant j’étais totalement consumé par cette femme, incapable de penser à autre chose qu’à elle.  Je me souviens m’être assis sur mon banc au cinéma en compagnie de ma femme.  Et les bandes-annonces ont débuté.  L’une d’elle était celle de Fifthy Shades of Grey (50 nuances de gris).  Je gardai les yeux fermés car je savais que ce film satanique qui paraîtra l’an prochain était la dernière chose que je devais voir.  Mais la trame sonore arriva quand même à m’atteindre.  La bande-annonce du film était ponctuée de bruits sourds, profonds et rythmiques, entrecoupés de dialogues.  Et ma chair vibrait à ce rythme.  Et un sentiment de rébellion plus profonde commença à s’élever en moi.  La face sombre de ma personnalité se montrait enfin, après avoir passés les dernières semaines tapie dans l’ombre.  Le vieil homme sortait des coulisses et je me surpris à me dire que tout m’était égal, que j’allais simplement avoir une double vie.  Je ne voulais pas renoncer à cette femme.  J’avais l’impression de n’avoir jamais autant aimé et de ne m’être jamais senti autant aimé.  Alors j’étais prêt à tout balancer par-dessus bord pour préserver cette relation.

Providence divine, combat spirituel et victoire

Nous étions de retour à la maison mardi le 23 septembre juste avant minuit.  Lorsque tout le monde fut couché et que l’épicerie fut rangée, je ne tardai pas à me rendre sur Facebook, où ma flamme me retrouva.  Nous avons parlé longuement puis je lui ai dit au revoir, épuisé par mes 10 heures de route et par mon grave déficit de sommeil.

A cette étape, ma femme ignorait toujours tout.  Ma plus grande hantise était qu’elle tombe sur quelque chose de compromettant ou que le mari de ma maîtresse ne découvre ce qui se passait.  Mais nous prenions tous les deux des précautions pour être discrets.  Et je devais souvent mentir pour cacher mes activités secrètes, ce qui suffisait à rappeler à ma conscience que cette relation n’était pas voulue par Dieu.  Car l’amour véritable ne trahit pas.  L’amour marche main dans la main avec la vérité.

Dieu me voyait.  Il savait que j’étais prisonnier de cette relation interdite.  Il devait me secourir.  J’aurais pu prolonger cette relation pendant des semaines, des mois, des années.  J’aurais même pu envisager le divorce pour m’attacher à cette femme.  Alors  le Père intervint afin de nous sauver de la destruction.  Voici comme il s’y est prit: Mon amoureuse secrète m’envoya deux lettres par courrier interne au travail.  Cette façon de fonctionner permet à une lettre de partir des bureaux de Montréal et de se rendre directement au bureau où je travaille sans passer par le réseau postal habituel, donc sans jamais aboutir au bureau de poste.  La première lettre se rendit comme prévu.  Lorsque je repris le travail jeudi le 25 septembre, je la trouvai dans mon pigeonnier.  Une lettre d’amour qui ne fit qu’amplifier mes sentiments envers cette femme.  Mais pour des raisons techniques, la deuxième lettre ne suivit pas le parcours prévu.  Elle fut estampillée à Montréal par Poste Canada et finit sa course au bureau de poste de notre ville.  L’adresse était celle de mon lieu de travail mais la postière, voyant mon nom, ne remarqua pas l’adresse et déposa la lettre dans mon casier postal personnel.  Mes filles prirent donc le courrier au cours de la journée et le remirent à mon épouse, incluant cette enveloppe brune non identifiée que ma maîtresse m’avait envoyée.

Le soir, en arrivant du travail, les enfants m’informèrent qu’ils allaient manger au restaurant.  Ma femme était dans la chambre.  Un mauvais pressentiment me gagna.  Je trouvai dans ma chambre une femme en colère.  Elle me poussa à lui dire ce que je lui cachais.  Ne sachant ce qu’elle avait vu ou su, je tentai d’abord d’être évasif.  Voyant mon entêtement, elle me donna l’enveloppe.  Une carte remplie de paroles d’amour.  Je fus donc contraint d’avouer.  Nous avons d’abord discuté longuement.  Je commençai par me défendre et me débattre, minimiser la situation, blâmer indirectement ma femme pour ce qui était arrivé.  Ma femme était si dévastée par ce qui lui arrivait que les deux scénarios qui s’imposaient à elle à ce moment précis était ou bien le divorce ou bien le suicide.  Incapable d’affronter la conséquence de mes actions, je quittai  la chambre, ouvrit une bouteille de mousseux et me précipitai sur Facebook pour demander à ma maîtresse si elle avait envoyé une lettre directement chez moi, ce qui n’était pas le cas car il s’agissait plutôt de la providence divine qui avait permis à ma femme de savoir ce qui arrivait.  Nous étions tous les deux consternés par la brusque tournure des événements.  Elle regrettait de m’avoir envoyé cette lettre.  Tandis que ma femme agonisait dans notre chambre et se confiait à une amie au téléphone, ma seule préoccupation était d’avoir été surpris en flagrant délit et je me demandais comment me sortir de cette impasse.  Ma femme discuta longuement au téléphone avec son amie Tiffany, une chrétienne fervente qui la consola et pria longuement pour elle.  Cette prière inspirée permit à ma femme de se hisser hors du gouffre du désespoir et de voir le plan d’ensemble de la situation.  Elle comprit que j’étais enlisé dans les sillons de la dépendance et que je ne faisais que répéter un cycle déjà connu auparavant, mais à un degré jamais vu.  Cette prise de conscience apportait beaucoup de lumière mais aussi beaucoup de douleur car cette fois-ci, son mari sombrait très profondément alors qu’il était pourtant un combattant aguerri.  Elle revoyait dans mes yeux un homme qu’elle n’avait pas vu depuis très longtemps, un homme dont elle avait peur.  Elle sollicita alors la prière de plusieurs de ses amis chrétiens via Internet.

Au cours de la soirée, je partis au lit, légèrement éméché par l’alcool et définitivement dans le déni quant à la gravité de ce que j’avais fait.  Je fis un câlin à mon épouse, comme si de rien n’était, et lui souhaitai bonne nuit, ignorant totalement le drame qu’elle vivait intérieurement.  Finalement, ma femme vint me rejoindre pour me sortir de ma torpeur et discuter avec moi.  La discussion dégénéra à nouveau et je me préparais à quitter la chambre lorsque ma femme me bloqua le chemin.  Enragé, je devins menaçant au point que ma femme fut effrayée pour la première fois depuis très longtemps.  Je sortis donc de la chambre et me suis mis à frapper divers objets, alors que ma plus jeune fille s’était déjà réfugiée dans l’immense cage de notre chien labernois.  C’était un moment éprouvant pour elle… très éprouvant… car non seulement son père était devenu un autre homme, mais il l’était devenu… le jour de ses 14 ans.  Craignant que je frappe la cage, elle sortit en douce et fut consolée par sa mère, qui s’excusa pour ce qui arrivait.  Réalisant dans quel état je me trouvais, je me calmai et allai vers ma femme, qui s’était écroulée sur le plancher de la cuisine et pleurait.  La discussion reprit cette fois plus calmement et je lui exprimai mes regrets.  J’étais en larmes et je voulais tout changer.  Nous avons commencé à discuter de la façon dont nous allions reconstruire notre mariage et sortir de cette impasse puis j’en suis venu au constat évident que je devais couper les ponts avec cette inconnue.  Je demandai pardon à ma femme et m’endormis tard en soirée.

Le lendemain, vendredi, je repartis au travail.  Avant que 8h00 ne sonne, j’écrivis à celle dont je devais me détacher.  Mais après quelques échanges de courriels, nous étions revenus au point de départ, nous exprimant notre amour réciproque.  À sa demande, je l’appelai même pendant ma pause et fut bouleversé d’entendre sa voix.  Au cours de cette avant-midi, ma femme, qui avait l’habitude de recevoir de petits courriels de ma part dans la journée, attendait que je lui écrive après notre réconciliation de la veille.  Mais j’étais à nouveau absorbé par ma maîtresse.   Je téléphonai même à ma femme sur l’heure du dîner pour lui dire que je ne viendrais pas manger à la maison afin de « finir de faire le point » avec cette femme dont j’étais supposé me détacher… alors que dans les faits, je ne voulais que poursuivre dans ma déchéance.  Mais ma femme, la voix étranglée par les larmes devant mon indifférence, raccrocha sans me dire au revoir.  Je me ravisai donc et partit à la maison.  Ce midi fut une autre occasion de conflit et ma femme comprit que j’étais à nouveau pris dans les filets de l’ennemi.  Alors que je repartais au bureau, ma femme appela à nouveau son amie chrétienne pour prier avec elle car elle réalisait à quel point le combat était plus grand que nature.

Combat spirituel

Le soir venu, je me versai un verre du mousseux que j’avais ouvert la veille pour m’aider à absorber le choc des émotions.  Je commençai à discuter avec ma maîtresse sur Facebook, particulièrement entreprenant et suggestif dans mes propos à cause de l’effet de l’alcool.  Ma femme avait compris pendant la journée que ma repentance de la veille n’avait pas duré longtemps.  Elle pressentait qu’il s’agissait beaucoup plus que d’une histoire d’infidélité… il s’agissait d’un combat spirituel.  Elle alla donc s’agenouiller dans notre chambre pour prier.  En prière, Dieu lui révéla que ce n’était pas le genre de combat qu’elle devait mener seule.  Elle rendit donc visite à des amis chrétiens non loin de chez nous.  Heureux d’être seul, je poursuivis la conversation avec celle qui me consumait, tandis que ma femme et mes frères et soeurs dans la foi priaient et intercédaient pour moi.  Ma femme avait fait appel à plusieurs de nos amis croyants.  Personne ne me jugea ou ne me condamna… tous comprenaient qu’il s’agissait d’une autre histoire semblable à celle de David et Bethsabée que nous retrouvons dans la Bible.  Cette mystérieuse femme et moi étions tombés dans le piège de l’ennemi et il fallait maintenant agir vite pour éviter que les dégâts s’étendent.

Lorsque ma femme revint de chez nos amis, elle vit mon état et ma façon de lui parler et se rappela de ce que son ami chrétien lui avait dit plus tôt, à savoir que lorsque je parlais de façon insensée, ce n’était pas moi qui parlais… je n’étais pas vraiment moi-même.  Dieu lui inspira donc d’intensifier le combat et elle amorça un jeûne et commença à prier à voix haute dans la maison et à sommer les démons de partir.  Cela m’irritait au plus haut point.  Pendant ce temps, je continuais de discuter avec ma maîtresse.  Puis ma femme s’agenouilla devant moi pour prier sur moi.  Une partie de moi la trouvait hystérique.  Mais l’homme spirituel en moi comprenait parfaitement ce qu’elle faisait et savait qu’elle combattait là où je refusais de combattre.  Je lui fis alors une étreinte et la remerciai pour ce qu’elle faisait.  J’étais alors scindé en deux.  Une partie de moi s’accrochait fermement au péché.  Mais mon esprit agonisait et voulait se défaire de ses liens.  Finalement, je partis au lit et m’endormis, assoupi par l’alcool et les émotions contradictoires et insupportables que je ressentais.

Pendant mon sommeil, ma femme prit mon I-pad, où toutes les conversations se déroulaient, et tenta de percer le mot de passe.  Après plusieurs échecs et blocages de l’appareil, elle eut l’inspiration d’essayer un mot de passe dérivé du nom de ma maîtresse, ce qui fonctionna.  Elle lut nos derniers échanges et comprit à quel point j’étais gravement infecté par le péché.  Elle écrivit alors un message d’avertissement sur le profil Facebook de celle qui avait ravit le coeur de son mari.  Un message qui s’adressait à elle, mais indirectement à l’ennemi qui, par elle, tentait de briser notre union.  Elle copia ensuite ce message et le dupliqua à plusieurs endroits sur la page de sa rivale.  Puis elle vint me trouver dans la chambre où je dormais, ouvrit la lumière, somma à nouveau à voix haute les mauvais esprits de partir, puis me dit, en colère et en larmes, qu’elle n’allait pas laisser l’ennemi briser son mariage.  Tandis que je me remettais de ce réveil brutal, elle me révéla ce qu’elle venait de faire sur le profil Facebook de celle qui hantait mes pensées.  J’étais furieux.  Je pensais qu’elle devenait folle… alors que c’était moi qui étais devenu fou et avais besoin de me réveiller de cette transe dangereuse.  Je me suis levé, rempli de colère, de confusion, de peur.  Que se passait-il?  Toute cette histoire était devenue démente.  Alors nous avons discuté à nouveau, pleuré à nouveau.  Et progressivement, je vis la valeur et la beauté de tout ce que ma femme avait fait pour moi.  Je voyais à travers son énergie de lionne et sa féroce jalousie, à quel point elle m’aimait et tenait à moi.  Je n’avais jamais réalisé combien elle m’aimait.  Je lâchai alors prise et me mis à pleurer de façon incontrôlable.  Je réalisais l’ampleur de mon erreur, la gravité de mon péché.  Et je savais que je devais couper complètement et définitivement tous les ponts avec cette femme qui, malgré la distance, avait imprégné mon être entier.  Je pleurai dans les bras de ma femme.  Un moment étrange car si je pleurais sous l’effet du regret et de la repentance, je pleurais aussi d’une immense « peine d’amour ».  Et ma femme le savait.  Mais elle me consola de cette peine, me témoignant ainsi un amour inégalable et inconditionnel.

Après ce moment à la fois douloureux et libérateur, je me suis endormi pour la nuit.  Au matin, je trouvai un message de celle que j’avais aimé.  L’intervention musclée de ma femme l’avait amenée à comprendre qu’elle était en train de détruire mon couple… et peut-être le sien aussi.  Elle confirma qu’elle acceptait de couper les liens.  Elle me dit qu’aimer vraiment l’autre signifie qu’on veut son bonheur avant le nôtre.  Elle m’a demandé de ne plus lui écrire.  Je lui ai répondu, lui confirmant à mon tour ma volonté de couper les liens.    C’était ce matin.  Un matin douloureux.

Les leçons de cette histoire

Il s’agit probablement de mon plus gros article à vie.  Et du plus déchirant.  Je n’arrive pas à concevoir que tout cela s’est véritablement déroulé pendant les trois dernières semaines.  On dirait que je raconte une histoire fictive, sortie tout droit de mon imagination fertile.  Mais cette histoire est vraie.  Douloureusement vraie.  Et elle implique de vraies personnes qui souffrent vraiment en ce moment à cause de mon égoïsme.

L’infidélité, même si elle n’est pas consommée complètement comme dans ce cas, a toujours été et sera toujours un très mauvais choix qui laissera de profondes blessures chez toutes les personnes concernées.  Aimer est une belle chose, mais si cet amour implique de trahir un amour plus grand, il s’agit d’un amour humain, charnel, qui ne produira ultimement que des fruits amers.

J’ai énormément blessé ma femme par ce que j’ai fait et dit.  J’ai ravivé en elle les blessures de ce baiser que j’avais donné à une autre inconnue 15 ans plus tôt et dont j’ai déjà parlé dans mon témoignage.  À l’époque, j’étais motivé principalement par ce désir d’initier des contacts sexuels avec d’autres femmes.  Mais cette fois-ci, parce que l’attirance que j’éprouvais semblait au départ si pure et dénuée de toute portée sexuelle, j’ai réussi à me leurrer et à croire que cette relation revêtait une certaine légitimité.  Cette histoire m’aura appris énormément de choses sur moi-même.

J’ai aussi beaucoup blessé cette inconnue dont je me suis épris.  Elle est de confession musulmane.  J’aurais pu lui montrer l’amour de Jésus mais je ne lui ai montré que mon propre amour, un amour qui a chamboulé son coeur pour ensuite le laisser en lambeaux.  Ni elle ni moi n’avons voulu faire le mal.  Je sais qu’elle ne m’a pas approché avec un désir explicite de séduction.  Elle était simplement attirée par moi.  Et moi par elle.  J’aurais dû alors faire un choix divin.  Mais j’ai fait un choix humain.  J’aurais pu mettre une garde à mon coeur et cette rencontre aurait simplement été une agréable rencontre entre deux bons collègues.  Mais en ne maîtrisant pas l’attirance que j’éprouvais pour elle, j’ai laissé cette passion tout consumer, y compris la relation elle-même, si bien que maintenant, nous devons couper les ponts définitivement.

J’ai blessé aussi mes enfants.  Ma femme a expliqué à mes filles de 14 et 15 ans que j’étais tombé amoureux d’une femme au travail.  Ce genre de nouvelles entraîne nécessairement un énorme sentiment d’insécurité, de trahison, de tristesse et de colère.  Leur père, leur modèle, est tombé dans le piège de la séduction.

Il me faudra du temps pour restaurer ce que j’ai détruit.  J’espère que cet article pourra aider certaines personnes qui vivent des tentations similaires, mais aussi ceux d’entre vous qui croyez être à l’abri de ces tentations.  Ce lundi 8 septembre au matin, lorsque je suis sorti de l’ascenseur au 30ième étage, j’ignorais totalement que je me dirigeais vers un piège.  Tout avait été préalablement mis en place pour que je succombe.  Et un simple regard, un simple sourire, m’a désarmé et m’a fait perdre la raison.

Je regrette tellement ce que j’ai fait.  Je ne regrette pas d’avoir connu cette femme mais d’avoir ruiné cette relation par l’indiscipline de mon coeur.  J’écris ces mots en larmes, le coeur encore brisé par ce que j’ai fait.  De grâce, veillez et priez car vous ne savez jamais à quel moment l’adversaire frappera.  Et il ne le fait pas toujours par des leurres grossiers, par des femmes provocantes et vulgaires ou des pièges éclairés aux néons.  Il peut implanter une semence dans quelque chose de pur, simple  et beau… il peut utiliser des personnes de qualité placées sur notre chemin pour ensuite tordre les choses et entraîner le coeur dans des sentiers tortueux.

Je sais que mon épouse a le coeur brisé en ce moment.  Je sais aussi que cette femme rencontrée à Montréal a le coeur brisé.  Et mon propre coeur est également brisé.  Voilà le fruit du péché.  Mort et destruction.  La tentation sera  toujours un mensonge.  Le péché ne comblera jamais le coeur de l’homme.  Tout ce qui peut nous combler, c’est Dieu et son amour fidèle.  Et Dieu m’a témoigné à nouveau son amour infini en m’extirpant rapidement d’un gouffre où je voulais moi-même me perdre il y a quelques heures seulement.

Je demande ici publiquement pardon à la femme de ma vie, mon épouse et la femme de mes enfants, la femme la plus exceptionnellement aimante et miséricordieuse que je connaisse.

Je demande pardon à mes enfants, que j’ai trahi et blessé et qui ne méritaient pas cela.

Je demande pardon à cette femme qui m’était inconnue jusqu’alors, que j’aurais dû regarder de loin sans vouloir me l’approprier.

Je demande pardon à son mari et à sa famille.  Même s’ils n’apprennent jamais ce qui s’est passé, j’ai nourri malgré tout un esprit d’insatisfaction, d’infidélité et de rébellion dans le coeur de cette épouse et maman, provocant du coup l’empoisonnement de son foyer.

Je vous demande enfin pardon, frères et soeurs en Jésus, pour avoir abandonné les voies de Dieu et m’être laissé entraîné dans les ténèbres.

Ma prière est que Dieu puisse retirer de la gloire de toute cette histoire.  Qu’il puisse se servir de ce témoignage comme d’un avertissement sérieux envers tous ceux et celles qui, parmi vous, croient encore que de goûter à des lèvres inconnues peut être une expérience grisante et désirable.  Oui, ces baisers étaient grisants.  Mais ils n’ont duré qu’un moment.  Et aujourd’hui, en ce samedi 27 septembre, je souffre d’une souffrance morale que j’ai expérimenté très rarement dans ma vie.  « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain »… c’est l’un des 10 commandements.  Et une fois de plus, nous voyons que les commandements ne sont pas là pour nous embêter et nous empêcher de vivre… mais au contraire pour nous guider et nous empêcher de souffrir.

Je me sais pardonné par Dieu.  J’ai épanché mon coeur devant lui ce matin.  Mais maintenant, le travail de restauration commence. Le coeur brisé et contrit, je dois apprendre de cette expérience et réaliser que je suis faible et entièrement dépendant de la grâce de Dieu.  Je suis encore incrédule en pensant à tout ce qui s’est passé.  Je n’arrive pas à intégrer la réalité de ces événements.  Mais ils se sont réellement produits.  Que Dieu m’aide à ne plus jamais tomber dans ce piège.  Et qu’il guérisse et restaure le coeur de tous ceux et celles que j’ai blessé.

Paix et grâce

Avec du recul…
30 juin 2016

En relisant cet article presque deux ans plus tard, trois choses me frappent:

D’abord, l’ironie qu’un événement d’une telle ampleur survienne quelques jours seulement après l’écriture d’un article où je soulignais l’importance de se prémunir contre les pièges de l’ennemi.  Mes intentions étaient louables… mais je n’avais pas pris moi-même le danger au sérieux puisque je me suis permis de dériver de mon propre plan et de négliger ma vie de prière, ce qui m’a coûté extrêmement cher.  L’article précédent avait quelque chose de prophétique… il était destiné à mes lecteurs mais il me visait probablement avant tout… l’Esprit de Dieu voulait que je prenne garde de ne pas tomber car un danger inimaginable m’attendait.

Ensuite, il m’est encore difficile d’expliquer comment j’ai pu me détourner de Dieu aussi brusquement.  Le 8 septembre 2014 au matin, je n’étais absolument pas disposé à me plonger corps et âme dans l’immoralité.  Ma vie était normale.  Je croyais que ma relation avec Dieu était sommes toutes acceptable.  C’était vraiment un jour comme un autre.  Mais en quelques heures seulement, mon coeur s’est rebellé d’une façon effroyable, ce qui ne peut que me convaincre maintenant de mon ABSOLUE dépendance vis-à-vis la grâce de Dieu.  Je dois toujours me rappeler que même si je suis sauvé par Christ, j’ai une nature humaine déchue dont je dois me méfier au plus haut point.  Je ne dois jamais entretenir le sentiment que j’ai, de mon propre fond, un caractère vertueux et saint.  Je peux devenir un démon en un très court laps de temps.  C’est une immense leçon d’humilité.

Enfin, il est intéressant de voir à quel point mes sentiments demeuraient ambivalents face à cette rencontre au moment d’écrire cet article.  Je savais que j’avais fait le mal… mais je venais tout juste de rompre l’envoûtement et une partie de moi considérait toujours que ce que j’avais éprouvé pour cette femme était de l’amour.  Heureusement, comme vous le verrez dans le prochain article, une lectrice m’exhorta à ce sujet, ce qui m’amena à pousser ma réflexion un peu plus loin et à avoir une meilleure perspective de ce qui s’était passé.  Mais malgré cela, le sentiment presque inconscient que cette rencontre avait quelque chose de romantique et de vertueux allait demeurer le château fort le plus résistant en moi.  Et c’est sans doute ce qui allait ouvrir la porte aux nombreux dérapage qui m’attendaient dans le futur…

9 réflexions sur “Chute et rédemption

  1. Bonjour Jean,
    Merci d’avoir osé présenter les choses comme vous les avez ressenties.
    Je vous présente tous mes respects, à vous et à toute votre famille.
    Cordiales salutations.
    Jean

  2. Bonjour Jean,
    Je vis la même chose avec mon époux infidèle, il a renié Dieu, il se prend comme dieu et qu’il me demande d’accepter cette situation.
    Je lutte dans mes prières et j’avoue plusieurs fois je me sens abandonnée.
    Priez pour moi tous les jours s’il vous plaît .
    Prisca

  3. Chère Prisca,

    Lorsque tu appartiens à Dieu, il ne t’abandonne jamais. Souviens-toi des paroles de Christ: « Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. (Matthieu 10:29-30) Ce passage exprime une vérité à laquelle tu dois t’accrocher en ce moment: Dieu est ABSOLUMENT souverain. Et absolument rien ne lui échappe. Sinon, il ne serait pas Dieu. Et ce Dieu souverain est aussi un Dieu d’amour. Et il est un père. Est-ce possible qu’un père aimant et parfait abandonne son enfant? Non, jamais. Que tes circonstances présentes ne t’amènent jamais à croire le contraire. Ton mari s’est abandonné à son coeur méchant. Mais toi, ne t’abandonne pas à un coeur incrédule. Tu n’as aucun pouvoir sur l’issue de cette situation mais tu as le pouvoir, par la grâce de Dieu, de placer toute ta confiance en Celui qui a livré sa vie pour toi sur la croix. Et cette relation d’amour et de confiance que tu es appelée à développer avec Dieu est la chose la plus importante sur terre.

    Innombrables sont les femmes qui ont vécu et vivent en ce moment une situation comme la tienne. C’est le test de la foi. J’ignore ce qui adviendra de cet homme qui a trahi l’alliance qu’il a avec toi. Mais je vais prier pour qu’il se repente et se tourne vers Dieu avant que sa destinée soit scellée et qu’il soit livré à la perdition éternelle. Ce danger réel qui le guette doit te pousser à avoir compassion de son âme. Ce n’est pas facile d’aimer ceux qui deviennent comme des ennemis et nous blessent. Mais tu es la mieux placée pour intercéder auprès de Dieu afin qu’il ne soit pas perdu éternellement. Il ignore que ses pieds sont suspendus au-dessus d’un feu qui ne s’éteint point. Il est envoûté par sa convoitise et ignore que Dieu peut lui retirer le don de la vie à tout moment. Quelle condition effroyable! Une éternité de souffrance pour un moment de plaisir!!!

    Je vais aussi prier pour toi, Prisca. Afin que tu trouves en Dieu la paix que tu recherches et que tu demeures ferme dans la foi en dépit des épreuves que tu traverses en ce moment. Tiens-moi au courant si tu vois Dieu agir d’une façon ou d’une autre dans le coeur de ton époux ou dans ton propre coeur.

    Que le Dieu de toutes grâce te protège, t’affermisse, et se révèle à toi dans toute sa gloire.

    Shalom.

  4. Je vis aussi cette situation : mon mari a complètement dérivé dans l’occultisme; il m’a quittée pour une femme avec laquelle il pratique plusieurs techniques « New Age », a divorcé de moi depuis bientôt 2 ans, m’a racheté la maison dont il me chasse dans une semaine…
    Nous étions mariés depuis presque 40 ans.
    J’ai redécouvert Dieu à l’occasion de cette épreuve, je prie chaque jour pour son salut, mais j’avoue être parfois découragée, car le moment où je dois quitter cette maison que j’ai fait construire avec lui, approche, et j’ai la sensation que mes prières ne sont pas entendues.
    Par moments, je sens vraiment l’intervention de Dieu dans ma vie; mais je ne sais pas ce qu’il veut faire de mon mariage…

  5. Elisabeth,

    J’aimerais pouvoir dire que tous les cas d’adultère trouvent une issue positive et que Dieu sauve tous les mariages. Mais comme nous le savons tous, ce n’est pas le cas. Et si Dieu choisit de ne pas intervenir dans ton propre mariage, il est important de respecter et accepter ce décret divin. Si Dieu a fait ce choix, ce n’est pas parce qu’il n’entend pas tes prières. Ce n’est pas parce qu’il ne t’aime pas. Et ce n’est pas parce que tu es défectueuse ou que tu n’as pas été à la hauteur. Dieu a fait ce choix parce qu’il a en vue des objectifs plus élevés que ton mariage. Et le premier de ces objectifs est sa propre gloire. Et si tu t’accroches à la croix et que tu rejettes la tentation de douter de Dieu en dépit des circonstances, la Parole de Dieu te promet que ces événements concourront à ton bien. Ce n’est pas ce que tu ressens en ce moment, bien entendu, car tu marches dans une vallée de larmes. Mais JAMAIS aucun enfant de Dieu n’a été abandonné par son Père qui est dans les cieux.

    Qu’est-ce que Dieu veut faire de ton mariage? Je ne le sais pas. Et s’il n’y a aucun espoir de restauration pour ce mariage, en quoi cela apportera-t-il de la gloire à Dieu? Je ne le sais pas non plus. Les pensées de Dieu sont infiniment plus élevées que les nôtres. Mais je sais avec une certitude inébranlable que Dieu est amour et sagesse et qu’il ne se trompe jamais. Lorsque tu sortiras de cette vallée et que tu regarderas en arrière, tu comprendras sûrement beaucoup mieux pourquoi tout cela est arrivé et comment cela aura contribué à ton bien. Et ce sera pour toi une occasion de louer Dieu pour la perfection de ses décrets. Mais d’ici là, garde courage, chère soeur en Christ. Si ton (ex) mari a décidé de servir d’autres dieux et qu’il insiste pour devenir aux yeux de Dieu un vase de colère destiné à la perdition, toi tu as le choix de te servir de ce moment sombre de ta vie pour adorer avec plus de ferveur que jamais le Dieu de lumière qui t’a ouvert les yeux et qui t’a révélé son salut en Jésus-Christ.

    Il y a ce chant que j’aime beaucoup et qui dit: « Et que le faible dise « Je suis fort! que le pauvre dise « je suis riche » car le Seigneur a tant donné pour nous… »

    J’y ajouterais cette ligne: « Et que celle qui est abandonnée dise: « Je suis adoptée ». »

    Car c’est ce que tu es, Elisabeth. Adoptée par le Père céleste. On ne peut se fier en l’être humain. Mais Dieu, lui, est à jamais fidèle. Et il marchera à tes côtés jusqu’à ce que cette longue nuit s’achève.

    Paix et grâce en Jésus.

  6. Bonjour,
    Je vis actuellement la même chose avec mon concubin (à ceci près que nous ne sommes pas mariés), je lui ai montré que j’acceptais de le pardonner, il s’en veut énormément mais ne sait plus où il en est de ses sentiments et se demande s’il mérite d’être pardonné. Il m’a avoué qu’il s’en remettait à Dieu pour l’aider à mettre de l’ordre dans sa vie et savoir ce qu’il devait faire (et je prie pour qu’il retrouve le Seigneur). J’ai envie de croire que notre histoire sera sauvé par la grâce de notre Père, comme le fait qu’on se soit mis ensemble par cette même grâce, mais j’ai peur de me tromper aussi. Une force plus puissante que la douleur de sa trahison me pousse à continuer de croire que notre couple sera sauvé. Chaque fois que je prie pour lui, pour moi, pour nous cela m’apaise mais parfois la peur d’être abandonné par Dieu à travers mon concubin me reprend. Mais le fait de savoir que lui prie notre Seigneur pour son salut, me réconfortes dans l’espoir.

  7. Bonjour GD. Ton conjoint doit comprendre la grâce. La grâce est par définition un don immérité. Alors il est ÉVIDENT qu’il ne MÉRITE pas d’être pardonné. Le salaire du péché est la mort et la seule chose qu’il mérite pour avoir offensé Dieu et t’avoir trompé est la ruine éternelle. Mais il a plu au Père d’offrir son fils unique afin que la punition qu’il mérite ne lui soit pas imputée mais soit imputée à Christ, notre Seigneur et Sauveur. Je ne sais pas de quelle dénomination chrétienne vous êtes mais si ton conjoint ne comprend pas cette vérité biblique fondamentale, il doit revenir à la case départ et comprendre qu’en dehors de Christ, il n’a aucune chance d’être sauvé. Autant à cause des péchés grossiers comme l’adultère qu’à cause de la multitude de péchés qu’il commet depuis qu’il est sur terre. Il doit donc reconnaître son impuissance à se sauver et se jeter aux pieds de Christ pour recevoir le don GRATUIT et IMMÉRITÉ du pardon et de la vie éternelle.

    Tu ne fais pas erreur en priant pour que ton couple soit restauré. J’en suis certain. Mais au-delà de votre réconciliation de couple, vous devez tous les deux vous réconcilier d’abord avec Dieu. Car vivre en concubinage n’est pas conforme à sa volonté. Votre union est illégitime à ses yeux et vous devez vous repentir. Ton conjoint t’a-t-il déjà parlé du mariage? Est-ce son désir? Et toi, le veux-tu? Le mariage est votre premier pas vers la restauration. C’est par cette porte que vous aurez accès aux promesses de Dieu et à une richesse de bénédictions qui est le privilège des couples mariés. Lorsque votre union est légitime devant Dieu, vous lui permettez d’agir, de dépêcher des anges à votre rescousse, d’ouvrir les écluses du Ciel et de vous secourir dans les moments de difficultés. Mais si vous marchez dans la désobéissance, vos prières vous apporteront peut-être du réconfort mais ne trouveront pas une oreille favorable auprès de Dieu. Vous ne pouvez implorer le secours de Dieu si vous n’êtes pas prêts à vous conformer à sa volonté. C’est une profonde contradiction que Dieu ne peut tolérer. Car Dieu est saint. Tu dois aborder le sujet avec cet homme car sans le mariage, tout le reste n’a aucun sens. Et si lui refuse de te marier, alors tu as ta réponse: il n’est pas l’homme pour toi. Du moins, pas pour l’instant. Tu ne peux le laisser t’entraîner dans le péché de la fornication, même si tu l’aimes visiblement beaucoup. Dieu doit passer en premier. C’est devant lui que tu auras à rendre compte de tes oeuvres lorsque ta vie s’achèvera.

    Je vais prier pour toi, pour vous. Pour que cette épreuve soit le terreau d’une nouvelle vie d’obéissance à Dieu, d’une consécration sans réserves, d’un désir d’obéissance exemplaire. Dieu peut réellement faire des miracles. Mais il ne le fera que selon ses propres conditions.

    Que Dieu fasse briller sa lumière sur vous, qu’il change vos coeurs, qu’il vous accorde une profonde restauration. Christ est mort sur la croix pour cela.

    Shalom.

  8. Merci pour votre retour. Oui il envisageait le mariage mais souhaitais attendre un peu et pour ma part je l’ai toujours souhaité encore plus avec lui. Maintenant que nous sommes en conflit, ce n’est plus d’actualité. Il cherche a mettre de l’ordre dans sa tête et ses sentiments et je l’ai entendu prier Dieu de l’en aider.
    Merci beaucoup pour votre message.
    Que Dieu vous bénisse

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