Tout revient au premier commandement

psg 2014-11-22

Si je n’aime pas Dieu de tout mon coeur, de toute mon âme, de toutes mes pensées et de toutes mes forces, je serai nécessairement séduit par ce monde.  En l’absence d’un amour consumant pour Dieu, la seule alternative sera par défaut un amour consumant pour le monde.  Si j’oublie les promesses de Dieu, j’écouterai les promesses de l’ennemi.

Hier, nous avons regardé en famille un film sympathique et inspirant, Grace Unplugged.  À la fin, j’ai étreint mes deux adolescentes, qui étaient assises de chaque côté de moi sur le sofa.  Et j’ai pris conscience plus que jamais de ce que j’étais prêt à sacrifier pour aller jusqu’au bout de cet épisode d’adultère relaté dans mes articles précédents.  Ma femme m’a aussi partagé une prise de conscience qu’elle avait eue, à savoir que si j’avais décidé de quitter ma famille pour l’amour d’une autre femme, j’aurais abandonné mon fils de 5 ans et aurais ainsi répété ce que mon propre père a fait (pour d’autres raisons) alors que j’étais tout petit.  Bref, je me préparais à répéter la trame dysfonctionnelle de ma lignée familiale et à transmettre à la prochaine génération la souffrance que j’ai expérimenté dans ma propre enfance.

Lorsque nous disons que le péché rend aveugle, il est bon de se rappeler ce que signifie le terme « aveugle ».  Être aveugle, ce n’est pas avoir une vision brouillée.  Ce n’est pas être myope.  C’est ne RIEN voir.  C’est être incapable de se diriger par la vue.  J’ai été momentanément aveugle pour quelques semaines.  J’ai complètement perdu de vue ceux qui m’étaient les plus chers.  Je marchais sans avoir conscience de mon environnement.  Tout ce que j’avais devant les yeux, c’était d’immenses promesses faites par l’ennemi.  Et non seulement je marchais vers ces promesses… mais je courais vers elles.  Je courais aveugle.  Courir aveugle est une très mauvaise idée, surtout dans un monde spirituel caractérisé par les précipices et les escarpements mortels.

Revenir à mon premier amour pour Dieu, c’est revenir à la lumière qui éclaire mes ténèbres, à Celui qui rend la vue aux aveugles.  C’est me rendre compte de ce qui importe le plus.  Est-ce à dire que les promesses de l’ennemi me laissent maintenant indifférent?  J’aimerais répondre par l’affirmative.  Mais en vérité, je suis encore très vulnérable.  J’écris ces lignes moins d’une semaine après avoir renoncé à une relation extrême, à une expérience jamais connue auparavant.  De simples et insignifiants déclencheurs peuvent donc me plonger dans un combat immense et me donner envie de retourner vers ce péché.  N’ai-je donc rien compris?  Oh  que si… j’ai parfaitement compris.  Mais le problème relève de mon coeur, de ce coeur qui a besoin par-dessus tout de tomber follement amoureux de son Créateur afin que ce monde ne l’aspire plus dans le gouffre de l’égoïsme.

Vous savez de quelle façon fonctionne le péché.  Ce n’est pas seulement une question de compréhension, sinon nous serions facilement sans péchés.  C’est avant tout une question d’attachement, d’adoration, de dévotion.  Je n’ai pas aimé Dieu de tout mon coeur.  Et mon coeur ayant été créé pour adorer, j’ai adoré la créature plutôt que le Créateur.  Depuis ma rencontre avec Jésus en 1996, le verbe « adorer » était devenu un terme utilisé exclusivement pour Dieu.  Je ne disais pas à ma femme ou à mes enfants que je les adorais.  Car je voulais que ce mot précieux soit destiné uniquement à Dieu.  Or, dans le dernier mois, j’ai contrevenu à ce principe et me suis surpris à dire à ma maîtresse que je l’adorais.  Je lui disais à tous les jours.  Et ce n’était pas seulement une façon de parler.  Je l’adorais dans le sens spirituel du terme, dans le premier sens que le Larousse donne à ce mot: « Rendre des honneurs à Dieu, à une divinité. »  J’avais fait de cette femme une divinité.  Et j’étais prêt à sacrifier énormément sur l’autel.  Jusqu’à mon âme.  Si Dieu ne m’avait pas poursuivi sans relâche jusqu’à ce que je me rende à lui, j’aurais continué dans la même direction.  Jusqu’à ma propre destruction.

Je pense en ce moment à un chant que j’avais composé en 2010, intitulé « Consécration ».  Dans ce chant, je dis entre autres:  « La chair, le monde, le diable ne pourront me séparer de toi (…) Je suis ton bien-aimé, sur moi Tu as posé le sceau d’éternité qui ne peut se briser… »

Les apparences ont contredit dernièrement ces déclarations.  Je semblais les avoir oublié.  Mais le Seigneur de mon âme, Jésus Christ, ne les a pas oubliées.  Il me les avait inspirées, les avait soufflées à mon oreille afin que je les chante des dizaines de fois, comme une prophétie prononcée sur ma propre vie, comme un rappel des Écritures:

Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.  (Romains 8.38-39)

Mon sentiment actuel en est un de profonde reconnaissance pour ce Dieu si patient qui demeure fidèle à ses promesses, même lorsque nous vivons dans la rébellion.  Dans les dernières semaines, alors que j’essayais de rationaliser mon adultère, j’ai entendu en esprit ces paroles: « Mon nom est Fidélité. »  J’avais la conviction qu’il s’agissait de la voix de Dieu.  Et il n’avait pas besoin de dire plus.  Car son nom étant Fidélité, je savais qu’en choisissant l’infidélité, je n’étais plus à l’image de mon Père céleste.  Je reniais ma profonde identité.  Je marchais dans une direction contraire à la sienne.  Ce n’était pas seulement de la faiblesse.  C’était un poing levé vers lui, une déclaration de guerre.  Et visiblement, Dieu a répondu à cette déclaration de guerre.  Et j’ai perdu.  Pour mon plus grand bien.  Il me vient à l’esprit en ce moment ce passage des Écritures:

C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. (Hébreux 10.31)

Dieu m’a toutefois reprit comme un Père.  Il m’a traité avec faveur, en considérant le sang de l’Agneau qui plaidait pour moi.  S’il m’avait traité selon mes péchés, il aurait été en position de me pulvériser.  Mais il a manifesté l’apothéose de l’amour divin en ne me jugeant pas selon mes transgressions mais selon la foi que j’ai en lui.  Et même lorsque cette foi a sombré dans le chaos et la dissolution, l’amour de Dieu est demeuré inconditionnel, infini, incompréhensible.  Ne servons-nous pas un grand Dieu?

Dieu est notre seul trésor.  Il est le seul qui mérite nos louanges et notre adoration.  Il est l’auteur du ciel et de la terre, l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin.  Hors de lui, tout n’est que vent et vanité.  Hors de sa volonté, tout est folie et destruction.  Hors de son amour, rien n’a de sens.

Maintenant, Israël, que demande de toi l’Éternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Éternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme; si ce n’est que tu observes les commandements de l’Éternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux? Voici, à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme. Et c’est à tes pères seulement que l’Éternel s’est attaché pour les aimer; et, après eux, c’est leur postérité, c’est vous qu’il a choisis d’entre tous les peuples, comme vous le voyez aujourd’hui. Vous circoncirez donc votre coeur, et vous ne roidirez plus votre cou. Car l’Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et terrible, qui ne fait point acception des personnes et qui ne reçoit point de présent, qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, qui aime l’étranger et lui donne de la nourriture et des vêtements. Vous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Tu craindras l’Éternel, ton Dieu, tu le serviras, tu t’attacheras à lui, et tu jureras par son nom. Il est ta gloire, il est ton Dieu: c’est lui qui a fait au milieu de toi ces choses grandes et terribles que tes yeux ont vues. (Deutéronome 10.12-21)

 

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