Un diagnostic honnête de moi-même

psg 2014-12-26

Comme je l’ai mentionné dans mes articles du 18 et 22 décembre dernier, j’ai souvent utilisé mes faiblesses comme une arme pour me faire du mal.  Ce soir, je les utiliserai comme un tremplin pour accéder à un niveau supérieur.  Ce que je dirai dans cet article en surprendra plus d’un.  Je semblerai extrémiste pour certains, peut-être trop dur envers moi-même.  Mais ce n’est pas mon objectif.  Ce que je désire, c’est de magnifier le nom du Seigneur, le reconnaître pour ce qu’il est, reconnaître la justesse de sa Parole et m’examiner moi-même à la lumière de cette dernière.  Je présume que tout comme moi, vous n’avez jamais pu observer la naissance d’une étoile.  Toutefois, vous êtes peut-être en ce moment témoin de la nouvelle naissance d’un homme, ce qui n’est pas rien, compte tenu du prix de nos âmes aux yeux de Dieu.

Débutons avec une confession.  J’ai rechuté cet avant-midi au niveau de l’impureté.  Trois fois.   Je pourrais détailler les étapes ayant menées à cette « orgie », expliquer comment le ressentiment de la veille m’a mené là, décrire les pensées qui ont précédé l’acte.  Mais ce faisant, je contournerais le fond du réel problème, celui du coeur.  Car comme l’a dit notre Maître, « c’est du dedans, c’est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités… » (Marc 7.21)

L’épisode d’adultère de septembre à décembre a beaucoup révélé sur mon coeur.  Tout comme la totale perte de contrôle émotionnel et sexuel qui a suivi.  La tentation éprouve l’homme, révèle ce qu’il est intérieurement.  Comme il a souvent été dit, si vous pressez une orange, vous obtiendrez du jus d’orange.  De la même façon, si vous pressez un homme et obtenez la désobéissance à Dieu, c’est ce que cette désobéissance était déjà au-dedans de lui.  La chair, le monde et Satan ne nous font jamais rechuter.  Ils nous y incitent seulement.  Mais c’est nous qui prenons la décision de pécher.  Or, de façon générale et plus particulièrement depuis septembre, le péché a abondé dans ma vie.  Ce qui exige une sérieuse réévaluation de ma vie spirituelle.

Donner sa vie à Dieu a de profondes implications.  Suivre Jésus n’est pas une décision à prendre à la légère.  Tout au long de la Bible, et en particulier à partir du Nouveau Testament, la vie en Dieu est décrite comme une mort à soi-même.  Ça n’a donc rien à voir avec la religion.  Ce n’est pas un élément que nous ajoutons à notre vie.  C’est une destruction de notre vie, suivie d’une nouvelle naissance.  Jésus a été formel à ce sujet, expliquant que « si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » (Jean 3.3)  Notre première naissance, celle qui est inscrite sur notre certificat de naissance, marque le début de notre apparition dans la lignée d’Adam, une lignée marquée par la malédiction du péché et nous condamnant à la colère de Dieu.  Pour échapper à ce destin, pour se soustraire à cette lignée maudite, l’homme n’a d’autre issue que de mourir et naître de nouveau, par la foi, dans la lignée de Jésus-Christ et ainsi recevoir les bénédictions de Dieu et le don de la vie éternelle.

Avant de naître de nouveau, l’homme est esclave du péché.  C’est à dire qu’il ne peut y échapper.  Même s’il peut souvent reconnaître la nature morale ou immorale de ses actions, il est enclin au mal et ses bonnes intentions ne suffisent pas à le délivrer de cette puissance qui le maintient assujetti.  La loi du péché est active en lui et le domine totalement, tant au niveau du corps, de l’âme que de l’esprit.  Il peut accomplir de bonnes actions mais tout est souillé par sa nature-même, si bien que le prophète Ésaïe a dit que « toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Ésaïe 64.6)  Avant d’être sauvé, tout ce que nous faisons est fondamentalement marqué par l’égoïsme, l’orgueil, la glorification de soi-même, ce qui exige une peine exemplaire puisque nous sommes naturellement ennemis de Dieu, tentant continuellement d’usurper son autorité, d’établir notre propre royauté et de marcher selon le conseil de notre propre coeur plutôt que selon la Parole de notre Créateur.

Ce que Jésus a accompli sur la croix a été de prendre sur lui la peine de mort que nous méritions et ainsi de nous réconcilier avec Dieu.  Celui donc qui croit en Christ ne périt pas mais obtient la vie éternelle.  Or, la vie éternelle ne débute pas lorsque nous mourons physiquement.  Elle débute lorsque nous mourons à nous-mêmes et naissons de nouveau.  Et cette vie devient un principe actif, une puissance transformatrice, un esprit qui agit en nous afin de  nous délivrer de notre esclavage d’autrefois.  Celui qui naît de nouveau n’est plus esclave du péché.  Il est esclave de Jésus-Christ.  Alors qu’il était autrefois naturellement enclin à faire le mal et à marcher selon sa propre sagesse, il est désormais enclin à accomplir la volonté de Dieu.  Il reçoit la puissance d’en-haut afin de vaincre le mal.

La vie chrétienne n’est toutefois pas parfaite.  Car malgré la nouvelle naissance, notre chair demeure non-régénérée et livre bataille aux nouveaux désirs de notre esprit renouvelé en Christ.  Et dans cette bataille, il peut y avoir des échecs.  Sauf que lorsque les échecs deviennent la règle, il est primordial de se questionner sur notre état spirituel.  Lorsque le péché nous semble toujours plus alléchant que la présence de Dieu, notre conscience doit s’alarmer car nous sommes dans une situation extrêmement précaire.  Et il se pourrait que ce que nous considérions comme la vie en Dieu ne soit qu’une fabrication mentale de notre part et qu’en vérité, nous soyons toujours esclaves du péché et donc condamnés à la colère de Dieu.

Admettre cette éventualité dans ma propre vie peut sembler absurde si nous considérons tout ce que j’écris sur Internet depuis 2008.  Sauf que la foi n’est pas révélée par les paroles mais par les actes.  Oui, j’ai souvent écrit passionnément sur le sujet de la pureté et de la sainteté.  Mais depuis 2008, quelque part au long de la route, mes pieds se sont écartés de l’étroit chemin du salut.  Et trop souvent, lorsque j’ai eu à choisir entre Dieu et le péché, j’ai choisi le péché.  Et la problème dépasse le cadre de la rechute occasionnelle ou de l’erreur de parcours.  Depuis quelques années, il s’agit d’un problème profond et récurrent qui est symptomatique d’une inquiétante tiédeur envers Dieu.  Cet automne, je me suis épris d’une femme qui n’était pas la mienne, au point d’en perdre le sommeil et l’appétit, au point d’être totalement consumé par la pensée de cette femme.  Or, je n’ai jamais expérimenté un amour pour Dieu aussi consumant que cette passion passagère.  Si ma passion pour Dieu ne peut excéder celle que j’ai eu pour cette femme, alors ma dévotion à Dieu est indigne de sa majesté.  Ma foi est une foi de pacotille.  Et ma vie spirituelle est une caricature de ce que devrait être véritablement la vie en Dieu.  Je ne peux tout simplement pas accepter que la vie chrétienne soir marquée par une telle médiocrité.  Je suis supposé adorer et servir le Dieu de l’univers… alors comment puis-je l’adorer et le servir avec une telle nonchalance?  Ma vie est supposée être un témoignage de la gloire de Dieu.  Mais jusqu’à maintenant, elle n’a été qu’un témoignage de la gloire de ce monde, une gloire éphémère qui me captive encore comme si elle rivalisait avec la gloire de Dieu.  Par respect pour Dieu, je ne peux poursuivre dans cette direction et me considérer comme un chrétien.  Si je veux porter le nom de Christ, Sa vie DOIT nécessairement transparaître dans chacun de mes choix.  Mon Sauveur DOIT se manifester dans mon quotidien.  Autrement, je le diffame publiquement.  Je le ridiculise devant ses ennemis.

Je préfère admettre l’éventualité de ne pas avoir été sauvé par Dieu pendant toutes ces années, plutôt que de m’accrocher à une fausse assurance, au prix de l’honneur du Dieu que je sers.  Je préfère admettre que je doive repartir de zéro, mais cette fois avec une base sûre, plutôt que de maintenir un discours qui sous-entend que Dieu n’a pas le pouvoir de me délivrer du péché.  Car après tout, je ne suis pas ici, sur cette terre, pour moi-même.  Je suis ici pour aimer Dieu de tout mon coeur, de toute mon âme et de toute ma force.  Et mon prochain comme moi-même.  Et jusqu’à maintenant, cet amour pour Dieu et le prochain n’as pas été à la hauteur du standard biblique.  Si je me regarde dans le miroir des Écritures, je vois que ma vie n’est que l’ombre de la vie chrétienne.  Si je compare ma stature à celle des apôtres, je réalise que quelque chose est profondément erroné et tordu en moi.  J’ai fait la rencontre de Jésus en 1996.  Il y a presque 20 ans.  Et si je suis honnête envers moi-même, je dois admettre que je suis à des années-lumière de la maturité qu’un chrétien de 20 ans devrait avoir.  La vie chrétienne est supposée être une ascension de vertu en vertu et de gloire en gloire.  Or, ma vie est devenue dans les dernières années une succession de rechutes et cet automne a été une débâcle totale.  Même si ces rechutes ont parfois été espacées à des mois d’intervalle, il n’en demeure pas moins qu’elles ont été trop omniprésentes pour être vues comme insignifiantes.  Elles exigent une évaluation objective de ma relation avec Dieu.  De plus, ces rechutes n’étaient que l’aspect « spectaculaire » de mon impiété.  Sauf qu’elles ont été accompagnées d’une somme écrasante de pensées, de comportements et de réactions contraires à la volonté de Dieu.  Elles ont été accompagnées d’orgueil, d’endurcissement, d’intransigeance, d’impatience, de colère, d’égoïsme, etc.  Le portrait global est donc loin d’être rassurant.  Je ne peux me cramponner à une profession de foi qui n’est pas accompagnée des fruits qu’elle est sensée produire.  Je dois voir la réalité en face, quitte à admettre que je suis perdu, plutôt que de recommencer indéfiniment le même cycle, ce qui est aliénant autant pour moi que pour ma famille qui attend de moi le leadership que Dieu m’a conféré.

Soyez assurés que je ne dis pas tout cela avec apitoiement.  Et encore moins avec le désir d’être réconforté.  Ce texte n’est ni un jeu ni une stratégie pour me faire tapoter l’épaule et me faire dire que tout va bien.  Car tout ne va pas bien.  Je suis gravement malade.  Malade du péché.  Et ce péché m’a sérieusement abîmé spirituellement.  Je dois faire abstraction de tous mes bons sentiments, de tous mes élans de ferveur passés, de toute la fougue avec laquelle j’ai parfois servi Dieu – que ce soit sur ce blog ou dans ma vie quotidienne – et être assez honnête pour me voir de la façon que Dieu me voit.

J’ai toujours été fasciné par ce passage de la Bible:

Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. (Matthieu 7.18-23)

Ce passage est probablement l’un des plus terrifiants des Écritures.  Car il indique que nous pouvons croire en Dieu, porter le nom de Christ et même le servir… pour se rendre compte, au moment de faire face à Dieu, que nous nous trompions nous-mêmes.  Dans ce passage, les malheureux qui se présentent devant Christ semblent tout-à-fait sûrs d’eux-mêmes.  Ils font étalage des actions grandioses et même miraculeuses qu’ils ont fait au nom de Dieu.  Mais Dieu ignore totalement leurs performances religieuses.  Il considère les fruits qu’ils ont portés.  Et parce qu’ils ont porté du mauvais fruit, leur foi ne leur a été d’aucune utilité lors du Jugement.  « Mais… ne sommes-nous pas sauvés par la foi? » direz-vous.  Oui.  Mais la foi ne se résume pas à une adhésion intellectuelle à un credo.  Elle est un principe actif et transformateur qui doit nécessairement porter du fruit.  Le fruit valide l’authenticité de la foi:

Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel? Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. Vous voyez que l’homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin? Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte.  (Jacques 2.20-26)

Nous pouvons nous illusionner nous-mêmes et croire que nous sommes sauvés mais le témoignage de notre vie est l’ultime test de nos prétentions.  Avez-vous déjà rêvé que vous vous étiez réveillé alors que vous étiez toujours dans votre rêve?  Devenir chrétien sans être sauvé peut se comparer à cela.  Nous pensons être passé de la mort à la vie, mais nous sommes toujours morts dans nos péchés.  Or, je préfère être compté parmi les infidèles plutôt que de porter le nom de Christ pour ensuite salir ce nom par une vie de dissolution.  À priori, qu’importe que je sois sauvé ou non… la chose la plus importante est la gloire de Dieu.  Et tout doit être orienté vers ce but.  L’existence ne gravite pas autour de l’homme mais de Dieu.  Dieu sera beaucoup plus glorifié dans l’homme qui assume sa perdition que dans celui qui la nie.  Toutefois, il sera encore plus glorifié dans l’homme qui, à partir du constat de sa perdition, en vient à une véritable repentance et s’abandonne totalement à Lui.  Et c’est là mon désir le plus cher en ce moment:

Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. (Apocalypse 3.14-16)

Me voilà donc, en ce lendemain de Noël, avec ce mouvement de l’esprit vers Dieu, avec ce coeur qui désire quitter la zone périlleuse de tiédeur qui a marqué ma marche spirituelle, pour embrasser une vie fervente, passionnée.  Et la ferveur ne se mesurera pas à l’intensité de mes émotions ou à l’éloquence de mon discours.  Il se mesurera au bonheur de ma famille.  Il se mesurera à l’épanouissement spirituel de ma femme et de mes enfants.  Lorsque je ferai face à Christ, Dieu ne consultera pas ce blog pour éprouver la valeur de ma foi en Lui.  Il demandera le témoignage de ceux qu’il m’a confié.  Il leur demandera si ma vie a été un exemple de sainteté, de pureté, de vérité… ou au contraire un exemple de méchanceté, d’immoralité et de mensonge.  Or, jusqu’à maintenant, l’exemple que j’ai donné n’a pas été celui d’un enfant de Dieu.  J’ai fait preuve sporadiquement de vertu… mais le témoignage global de ma vie n’est pas empreint de la gloire des Évangiles.  Je ne peux sincèrement m’identifier à Paul, Pierre ou Jaques et prétendre que l’Esprit qui était en eux agit avec la même puissance dans ma propre vie.  Ce qui m’oblige cette nuit à prendre un temps d’arrêt et à me tourner vers Dieu pour qu’il me change.  Je ne peux plus supporter une journée de plus à vivre un simulacre de vie chrétienne et encore moins à être regardé par certains comme un modèle de piété.  Car en vérité, j’ai désespérément besoin d’un acte surnaturel de Dieu afin d’être tiré de cet état lamentable.  Je suis le dernier des pécheurs, le pire d’entre tous.  Et je ne le dis pas en me flagellant.  Je le dis avec espoir, car je sais que là où le péché abonde, la grâce surabonde (Romains 5.20).  Je le dis en sachant que la volonté de Dieu n’est pas que je périsse mais que je revienne à la raison et me jette dans les bras miséricordieux du Père (2 Pierre 3.9).

Le sentiment de ma propre perdition n’est pas apparu en rédigeant ce texte.  Il a culminé simplement ce soir, après un travail de l’Esprit s’étalant sur quelques jours.  Suis-je dans l’erreur en remettant en cause la validité de mon salut?  La réponse à cette question est secondaire.  La véritable question est: Est-ce que j’honore Dieu en lui offrant un amour passionné?  À partir du moment où la réponse à cette question est affirmative, je n’ai rien à craindre.  Car de l’amour de Dieu découlent toute la loi et les prophètes.  Si donc ce soir, malgré toutes les défaillances de mon passé, je me repens et me tourne vers Dieu en lui demandant de placer en moi cet amour brûlant pour Lui, je sais que je trouverai un accueil favorable de sa part.  Je sais qu’il m’accueillera comme le père accueille son fils dans la parabole du fils prodigue.  Je sais qu’il ne me condamne pas, qu’il ne brandit pas l’épée au-dessus de ma tête.  Je sais qu’il est amour, qu’il est pardon et que son Fils a porté le poids de toutes mes fautes, y compris les plus graves d’entre elles.  Et je ne désire pas recevoir ce pardon pour ensuite retourner à mon péché.  Le Seigneur me rappelle en ce moment sa Parole: « Comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, ainsi est un insensé qui revient à sa folie. » (Proverbe 26.11)  Je ne désire pas regarder en arrière et regretter l’époque de la désobéissance.  Je veux éprouver pour le mal le même dégoût que Dieu éprouve.  Je veux me délecter de la vertu comme du fruit le plus exquis.  Ce monde n’a rien à m’offrir.  Satan est un menteur.  Seul Dieu a de la valeur.  Tout le reste n’est que vanité.  Que Dieu me vienne en aide et qu’il me donne la grâce de me donner à lui sans réserve.  Qu’il embrase mon coeur et transforme ma vie afin de glorifier son nom parmi les nations.  Que je sois humble et soumis à sa volonté.  Que mon nom soit inscrit dans le Livre de la Vie et que désormais, ma vie soit un témoignage de sa majesté.  Dans le nom de Jésus Christ, mon Sauveur et Maître.  Amen.

____

Si vous avez en ce moment la conviction grandissante que votre foi est également stérile et que vous avez besoin de repentance et même de vous convertir réellement, je vous propose une vidéo qui a fait partie des éléments nourrissant ma réflexion des derniers jours.  Il s’agit de la première partie d’une série de sermons de Tim Conway portant sur l’immoralité sexuelle (le sous-titrage en français comporte quelques failles mineures mais vous permettra de bien comprendre si vous ne parlez pas l’anglais.)  Puisse Dieu vous bénir à travers ce sermon comme il l’a fait pour moi:

Version originale en anglais disponible ICI.

Avec du recul…
12 juillet 2016

Cet article me rappelle deux conséquences majeures de l’adultère.  D’abord, avant que je ne commette l’adultère, je doutais rarement de mon salut et si ce doute survenait, ce n’était que de façon très brève et sporadique.  Bref, rien de très sérieux.  Suite à l’adultère, par contre, les doutes sur mon salut étaient incessants.  Et si ce n’était pas des doutes sur mon salut, c’était des doutes sur l’existence-même de Dieu, alors que ce genre de doute ne m’avait pas même traversé l’esprit pendant des années.  Nous voyons donc à quel point ce péché a le pouvoir d’ébranler la foi et à quel point il peut être difficile de s’en remettre.

Ensuite, l’adultère avait créé en moi une scission qui semblait irréparable.  Je m’explique:  Les péchés sexuels moins graves de conséquences (comme la pornographie) entraînent chez le croyant une sorte de scission au moment de passer à l’acte.  Notre dimension spirituelle est en quelque sorte mise de côté, menottée dans un placard, alors que nous nous abandonnons à la luxure.  Puis vient le moment de la repentance, où notre personnalité est à nouveau unifiée.  Mais dans le cas de l’adultère, la scission semblait permanente.  Ainsi, même dans mes moments de repentance, comme dans le cas de cet article-ci, une partie de moi, sombre et rebelle, demeurait détachée, inatteignable.  Je peux pourtant attester que j’écrivais ces mots avec une énorme sincérité.  Je voulais de tout coeur revenir à Dieu.  Mais ma nature de péché semblait avoir développé une sorte de résistance, d’immunité face aux plus profondes repentances.  Je demeurais coincé avec une sorte de double personnalité, avec une dimension de moi qui ne pouvait se résoudre à se soumettre complètement.  Ce n’est que beaucoup plus tard que cette dimension allait être vaincue par la grâce de Dieu.  Mais en me remémorant cette époque, je suis vraiment effrayé de constater à quel point l’adultère renferme une dimension satanique insoupçonnée.

psg 2014-12-26

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