L’origine satanique de la désobéissance

psg 2015-10-02

Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très Haut.  (Ésaïe 14.13-14)

Ces paroles marquent le début de l’existence du mal.  Ce sont les pensées que l’ange Lucifer a entretenu avant d’être chassé de la présence de Dieu.  Ce sont aussi les pensées que Adam et Ève ont entretenu avant d’être chassés du jardin d’Éden.  Et ce sont les pensées que j’ai entretenu à chaque fois que j’ai pris la décision de désobéir à Dieu.

Mes rapports avec la royauté de Dieu

Je me suis souvent posé des questions sur ce qui me motive à pécher, surtout lorsque je le fais de façon réfléchie et délibérée.  Ces questions surgissent tout naturellement lorsque je suis confronté à la vérité de ce que Dieu a fait en moi au moment de ma nouvelle naissance:

Je leur donnerai un même coeur, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de leur corps le coeur de pierre, et je leur donnerai un coeur de chair, afin qu’ils suivent mes ordonnances, et qu’ils observent et pratiquent mes lois; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.  (Ézéchiel 11.19-20)

Si Dieu a arraché de ses propres mains le coeur de pierre qui était logé dans ma poitrine et l’a remplacé par un coeur nouveau, palpitant d’amour pour mon Créateur et pour ses lois, s’il m’a donné un esprit qui n’est plus ennemi de Dieu mais qui l’aime et l’adore entièrement, comment se fait-il que je puisse encore lui désobéir aussi grossièrement?  Cette question m’a si souvent hanté et torturé.  Elle m’a même fait douter bien des fois de mon salut.  Et maintenant que je contemple la dernière année, où je me suis vautré dans l’adultère, cette question devient plus grave que jamais.  Elle exige une réponse.

Je ne peux mettre mes péchés sur le compte de la faiblesse.  Je ne peux évoquer la grande proportion d’hommes qui ont des difficultés avec la pureté sexuelle.  Je ne peux me réfugier derrière les statistiques, me comparer à la moyenne, entretenir un discours fataliste qui indiquerait que le chrétien n’a pas plus de pouvoir sur le péché que ceux qui vivent sans Dieu.  Le verset cité plus haut m’oblige à prendre la responsabilité de tous mes péchés, sexuels ou autres.  Car Dieu a déclaré lui-même qu’il m’a donné un coeur nouveau afin que je suive ses ordonnances, que j’observe et pratique ses lois.  Aurais-je l’audace de faire de Dieu un menteur afin d’expliquer et de justifier mes fautes?  Que le Seigneur m’en garde!  Si Dieu m’a donné cette promesse, c’est qu’il est disposé à l’accomplir… à condition que j’y crois.  La parole de Dieu ne dit-elle pas que « Je puis tout par celui qui me fortifie. »? (Philippiens 4.13)  Qui suis-je pour croire que la maîtrise de ma sexualité échappe à cette parole de vérité?  Si je peux tout par la grâce de Dieu, c’est que je peux TOUT, y compris le pouvoir de rejeter l’impudicité.  Et si je ne rejette pas l’impudicité alors que j’ai le pouvoir de le faire, c’est que je ne le veux pas.  Et si je ne le veux pas, je dois ABSOLUMENT identifier et détruire ce germe de désobéissance qui est en moi.  Je ne peux tout simplement pas le tolérer.

Je sais que Dieu est roi.  Je l’appelle Seigneur parce que je sais qu’il l’est.  Il n’est pas un complément à la vie, il en est le fondement.  Dieu est mon origine et ma destinée.  J’ai compris que j’ai été créé pour lui et non pour moi-même, que ma vie sur terre ne prend du sens qu’à la lumière du plan qu’il a pour moi.  Je crois qu’une vie sans Dieu est une vie gâchée.  Plus encore, je crois qu’une vie sans Dieu est un affront qui mérite la perdition, qu’il ne peut pas y avoir de plus grande ingratitude que de recevoir le don précieux de la vie et de tourner ensuite le dos à Celui qui nous a fait ce don pour vivre sur terre comme s’il n’y avait pas de Dieu.  Ou encore d’admettre que Dieu existe mais de ne pas reconnaître son droit d’intervenir souverainement dans notre vie.

Pourtant, lorsque je pèche, je contredis tout ce qui précède.  Lorsque je choisis de désobéir à Dieu, je lui affirme implicitement qu’il n’a pas la pleine autorité sur ma vie.  Je nie sa royauté afin de pouvoir exécuter ma propre volonté.  Dans notre monde déchu, je suis conscient qu’un tel état d’esprit va de soi.  Dans la Babylone où je vis, la volonté de Dieu est de plus en plus perçue comme un affront à la suprématie universelle de l’homme, si bien que les lois sont de plus en plus orientées de façon à chasser la conscience de Dieu des affaires humaines.  Nous excluons Dieu des établissements scolaires, des institutions gouvernementales, des décisions politiques, de la communauté scientifique, des médias, de la place publique et ceux qui osent défier ce mot d’ordre sont punis de plus en plus sévèrement.  Sous le couvert hypocrite de la laïcité, l’homme tente collectivement de  reléguer son propre Créateur au rang de superstition afin de mieux s’ériger en tant que maître de sa propre destinée.  Et il n’hésite pas à bafouer les droits et libertés de l’homme afin de parvenir à ses fins. Cet orgueil est accablant mais il est prévisible.  Un homme qui aspire à la divinité ne peut évidemment pas tolérer la volonté  d’un Dieu extérieur à lui.  Mais chez moi, qui a été appelé par Dieu, qui a été racheté par lui et qui a reconnu sa souveraineté sur ma vie, un tel orgueil est terrifiant.  Le fait que je partage, ne serait-ce que pour un moment, l’arrogance de ce monde ennemi de Dieu, m’appelle à une profonde repentance, à une remise en question impitoyable de mes motifs et désirs.

La désobéissance est un mépris de Dieu

Nous savons que l’adultère de David avec Bethsabée a été l’un des moments les plus sombres de sa vie.  Non seulement à cause de l’acte en lui-même mais de la spirale destructrice dans lequel il s’est engagé alors, menant ultimement au meurtre du mari de sa maîtresse.  Ce long épisode de désobéissance, auquel je m’identifie énormément, a pris fin lorsque Dieu a envoyé vers David le prophète Nathan afin de dévoiler au grand jour cette vie de dissimulation.

Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: Je t’ai oint pour roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül; je t’ai mis en possession de la maison de ton maître, j’ai placé dans ton sein les femmes de ton maître, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda. Et si cela eût été peu, j’y aurais encore ajouté. Pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mal à ses yeux? Tu as frappé de l’épée Urie, le Héthien; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon.  (2 Samuel 12.7-9)

Ce passage indique que le péché n’est pas un « accident » ou un simple moment de faiblesse.  Par la bouche de son prophète, Dieu choisit le terme hébreu  בָּזָה (bâzâh), qui se traduit par « mépriser » ou « dédaigner ». Le péché est donc fondamentalement un MÉPRIS de la parole de Dieu, un dédain de ses lois, de sa volonté.  Et lorsque nous nous attardons à la définition du verbe mépriser, nous réalisons l’extrême gravité d’une telle attitude:

Mépriser: Estimer indigne d’attention ou d’intérêt. (Le Robert)

À la lumière de la Bible, je sais donc que lorsque je pèche, je déclare à Dieu que sa parole est indigne d’attention ou d’intérêt.  Je ne le formule peut-être pas dans ces mots.  Je n’ai peut-être même pas l’impression d’entretenir de tels sentiments.  Mais Dieu, qui sonde les coeurs, révèle que c’est cette pensée qui motive ma désobéissance.  Je refuse de me soumettre à sa volonté car je considère que cette dernière ne mérite pas mon attention.  MA volonté est momentanément plus importante que la sienne.  Et c’est à ce niveau que je peux reconnaître l’origine satanique de la désobéissance. Car cette dernière n’est pas seulement une négation de la souveraineté de Dieu.  Il est une affirmation de ma propre souveraineté.  Le péché va donc beaucoup plus loin qu’une opposition aux commandements de Dieu.  Il est une opposition à Celui qui en est la source.  Et c’est ce que confirme la malédiction prononcée par Nathan contre David:

Maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé, et parce que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour en faire ta femme.  (2 Samuel 12.10)

Cette fois, Dieu ne dit pas seulement à David qu’il a méprisé sa parole mais qu’il l’a méprisé, LUI, son Dieu.  Lorsque le mépris ne s’applique plus seulement à une chose mais à une personne, le dictionnaire en donne une définition qui donne encore plus froid dans le dos:

Mépriser: Considérer (quelqu’un) comme indigne d’estime, comme moralement condamnable. (Le Robert)

Lorsque je pèche, je méprise donc la parole de Dieu.  Et lorsque je méprise sa parole, je méprise Dieu lui-même.  Je le considère donc comme indigne de mon estime.  Je considère que mon propre Créateur, celui qui est parfait, saint et glorieux, est moralement condamnable.  Ce n’est pourtant pas ce que je PENSE.  Mais si je vais au-delà des mes pensées conscientes, n’est-ce pas ce que je déclare et démontre?

Pendant l’année qui vient de s’écouler, l’Esprit de Dieu m’a rappelé sans cesse le commandement: Tu ne commettras point d’adultère (Exode 20.14; Deutéronome 5.18). Il s’agissait du standard moral qu’il m’avait toujours enseigné.  Mais parce que je me suis laissé dominer par mes propres convoitises, j’en suis venu à considérer que ce commandement n’était plus digne de mon estime.  Je lui ai opposé ma propre volonté, ma propre loi, qui transformait l’adultère en quelque chose de bon.  De ce fait, je déclarais implicitement que le commandement de Dieu avait quelque chose de mauvais.  Ainsi, Dieu devenait à mes yeux un être moralement condamnable.  Ou du moins moralement défectueux.  Je considérais que mon jugement était supérieur au sien en la matière.  Je considérais que je vivais une expérience unique en son genre qui échappait à sa compréhension.  Peut-on concevoir une plus grande suffisance?  Même si je n’entretenais pas consciemment ces pensées, mon attitude démontrait qu’elles m’habitaient.

En tant que chrétien, je ne dois jamais perdre de vue que je suis pardonné.  Mais je ne dois jamais non plus perdre de vue de quelle méchanceté j’ai été pardonné.  Car lorsque je considère le péché sous cet angle, son origine satanique me paraît d’une clarté évidente.  À chaque fois que je prends la décision consciente de faire fi de la volonté de Dieu, je partage l’état d’esprit de Lucifer, qui a été destitué de ses fonctions angéliques à cause de l’orgueil qui a été trouvé en lui:

Tu étais en Éden, le jardin de Dieu; (…) Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi. (…) Ton coeur s’est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; je te jette par terre, je te livre en spectacle aux rois.  (Ézéchiel 28.13-17)

Lucifer, l’ange chérubin qui mettait le sceau à la perfection, qui était plein de sagesse et parfait en beauté (Ézéchiel 28.12), a été condamné à la destruction pour cette seule et unique raison: parce que son coeur s’était élevé.  Dès ce moment, il a été trouvé coupable devant Dieu.  Et c’est exactement du même péché que je me rends coupable à chaque fois que je méprise Dieu et sa parole, à chaque fois que mon coeur tente de s’élever, à chaque fois que j’estime mes voies supérieures à celles du Seigneur.  Maintenant, je comprends plus que jamais ce passage des Écritures:

…la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie… (1 Samuel 15.23)

Dieu place sur un pied d’égalité la désobéissance et la divination ( קֶסֶם (qesem), en hébreu, qui signifie également « sorcellerie »).  À priori, la comparaison semble un peu poussée.  Mais lorsque je considère ma désobéissance du point de vue de Dieu, je ne peux que me rendre au même constat.  Tout comme la divination et la sorcellerie rapprochent celui qui les pratique du monde des démons, la désobéissance produit le même fruit.  Lorsque je pèche, je pense comme Satan.  Lorsque Jésus a exposé à ses disciples la mort imminente qui l’attendait et que l’apôtre Pierre l’a pris à part pour le reprendre, Jésus ne lui a-t-il pas dit: « Arrière, Satan! » (Marc 8.33)? .   Jésus ne révélait-il pas par ces dures paroles l’origine satanique de la résistance à Dieu?

Si Jésus est Seigneur…

Parce que j’aime Dieu et que je veux lui obéir, je dois renoncer à ma propre volonté pour me soumettre à la sienne.  Si Jésus est Seigneur, je dois le démontrer par tout ce que je pense, tout ce que je dis, tout ce que je fais.  Que Dieu me garde d’une foi compromise où je perçois l’obéissance comme une option plutôt qu’un impératif indissociable de mon amour pour Dieu.  Paul a dit:

…étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. (Romains 6.22)

Et également:

Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.  (Romains 6.18)

L’esclave de la justice a-t-il la liberté d’obéir à l’injustice?  Certainement pas.  Avant de connaître Dieu, j’avais ce choix.  Mais en donnant ma vie à Christ, j’ai renoncé à ce droit.  En acceptant d’être parmi les rachetés, je me suis placé volontairement sous l’autorité d’un nouveau maître.  Je n’ai pas été affranchi du péché en vain mais pour être purifié et sanctifié, pour être mis à part pour celui qui m’a aimé au point de donner sa vie en rançon pour ma désobéissance.   Non seulement Dieu a-t-il placé devant moi ce standard de sainteté, mais il a fait habiter son Esprit en moi afin que j’aie non seulement le désir mais le pouvoir de me conformer à ce standard.  Le même Esprit par lequel les galaxies ont été créées.  Le même Esprit qui a ressuscité Christ d’entre les morts.  Je n’ai donc aucune excuse pour demeurer sous la servitude du péché.

Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.  (Romains 6.11-14)

 

2 réflexions sur “L’origine satanique de la désobéissance

  1. Gloire à Dieu qui nous a rendu capable de vivre pour Lui et par LUI. Merci pour cet article, ça m’a fait beaucoup de bien. j’avais comme une sorte de tremblement à l’intérieur de moi quand je lisais. tu es véritablement un frère en qui Dieu a mis un grand dépôt, et il faut que tu saches que Dieu te révèle des choses sur sa PAROLE que beaucoup ignorent encore. soit béni, fortifié et affermi au NOM DE JÉSUS. Tres fraternellement!

  2. Merci pour tes encouragements et tes bénédictions, chère soeur en Christ. C’est pour cette raison que nous avons reçu l’Esprit Saint, afin qu’il ouvre nos yeux aux beautés de sa Parole, un privilège que nous avons tous en tant qu’enfants de Dieu.

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