Le mari est chef de la femme (1 de 2)

psg-2016-11-19

Avant de discuter de l’autorité de l’homme sur son épouse, je comptais initialement publier quelques articles pour se mettre d’abord dans l’ambiance.  Le concept était de ne pas débuter d’entrée de jeu avec un sujet controversé, question de ne pas effrayer mon lectorat.  Mais alors que je répertoriais mentalement la liste des différents sujets qui se rapportent au mariage, j’ai rapidement réalisé que la plupart – sinon la totalité – de nos devoirs d’époux sont étroitement associés à notre position d’autorité.  Si nous ne comprenons pas la position hiérarchique que Dieu nous a donné au sein du foyer, il sera impossible de comprendre et remplir adéquatement notre mandat.  C’est pourquoi nous allons d’abord poser ce fondement essentiel.

Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.  (Éphésiens 5.22-24)

La première chose à noter à propos de ce passage est qu’il s’adresse aux femmes.  Ce n’est donc pas à l’homme de veiller à ce qu’il soit appliqué.  Cette précision est importante car il existe parmi nous de nombreux petits tyrans en puissance qui tendent à utiliser ce genre de versets pour manipuler les comportements de leur partenaire:

« Quoi?  Tu ne veux pas faire ce que je te demande?  Ne sais-tu pas que la femme doit être soumise à son mari? »

Ce genre de remarques ne devrait jamais se retrouver dans la bouche d’un homme.  Jamais.  Certes, certaines circonstances peuvent faire en sorte que le sujet de l’autorité doive être abordé dans un couple mais ce doit toujours être dans un esprit d’humilité et de prière.  Et avant que que ce soit fait, tout homme doit d’abord s’assurer qu’il assume lui-même son rôle de leadership avec dignité et sainteté avant d’attendre quoi que ce soit de la part de sa partenaire de vie.  Vous vous rappelez les paroles de Jésus concernant la poutre et la paille, n’est-ce pas?

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? (Matthieu 7.3)

Pour le besoin du présent article, ce passage pourrait être paraphrasé de la façon suivante:  Pourquoi vois-tu le manque de soumission de ta femme et n’aperçois-tu pas l’affreux manque de leadership que tu manifestes?

Cet article n’est donc pas destiné à fournir des munitions bibliques aux hommes imbus d’eux-mêmes qui rêvent d’avoir une femme qui leur obéit au doigt et à l’oeil, mais plutôt à expliquer ce qu’est la véritable soumission et de quelle façon nous pouvons, en tant qu’hommes, exercer notre autorité de façon mature et biblique et aider par le fait même nos femmes à se conformer au standard de Dieu à cet égard.

La modèle familial biblique est un modèle patriarcal

Notre société occidentale éprouve présentement un profond mépris pour le patriarcat.  L’idée que l’homme soit le chef de la famille est insupportable au citoyen moyen puisque ce dernier a été systématiquement conditionné par les principes égalitaires propagés par le féminisme et la psychologie moderne par le biais du système d’éducation et des médias.  Le terme « patriarcal » provoque chez la plupart des gens un réflexe nauséeux qui témoigne de l’efficacité de ce conditionnement de masse.  Sans même y avoir réfléchi sérieusement, monsieur et madame tout-le-monde associera spontanément le patriarcat à de l’abus, de la tyrannie, du machisme et bien d’autres choses peu élogieuses.

Cette perception tordue du patriarcat démontre à quel point la masculinité n’est pas tenue en haute estime chez nos contemporains.  Et c’est un constat des plus ironiques lorsque nous pensons à tous ces messages envoyés aux jeunes garçons, destinés à les persuader qu’ils ont de la valeur et qu’ils doivent cultiver l’estime de soi.  Comment croiront-ils  en leur valeur si on leur dit dans un même souffle que le patriarcat est l’équivalent de la peste noire et que l’homme est trop narcissique, vil, faible et immature pour diriger sa famille?

Plusieurs objecterons ici que l’idée n’est pas de remplacer le patriarcat par le matriarcat mais d’en venir à une saine égalité des sexes.   Cette solution, en plus de s’opposer ouvertement à la volonté de Dieu, est le fruit d’une profonde naïveté concernant la nature humaine.  Le fait est que dans la vaste majorité des foyers modernes, cette prétendue relation égalitaire entre l’homme et la femme n’existe pas.  Lorsque l’homme n’assume pas sa position de leadership, c’est la femme qui prends les commandes.  Comme nous le disons au Québec, c’est la femme qui « porte les culottes » ou – pour utiliser un français international – qui porte les pantalons.  C’est elle qui dirige son foyer, souvent d’une main de fer, léguant ainsi son rôle de soumission à l’homme.  Dans certaines familles, on pousse même le « progrès » encore plus loin en faisant passer les enfants – qui devraient être soumis aux deux parents – au titre de chefs incontestés des deux parents.  Ce sont alors ces enfants-rois qui font la pluie et le beau temps dans la maisonnée.  Étrangement, alors que la soumission de la femme prescrite par la Bible provoque l’ire des apôtres de l’égalitarisme, la soumission de l’homme passe inaperçue et fait simplement sourire.  Le mouvement féministe n’a donc pas réellement apporté une reconnaissance de l’égalité homme-femme mais plutôt l’établissement de la supériorité féminine et la destruction du modèle familial biblique.  Et ce n’est pas surprenant car plus un peuple s’éloigne de Dieu, plus il appelle « bien » ce qui est mal, et « mal » ce qui est bien.

Le passage biblique cité en guise d’introduction est donc un excellent départ pour mettre fin à ce délire collectif.  Il ne prête en effet aucunement à interprétation: Le mari est le chef de la femme.  Ce principe est également répété dans le passage suivant:

Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. (1 Corinthiens 11.3)

Certains pourraient soupçonner que ce genre de discours est un vestige culturel d’une époque révolue et que l’apôtre Paul ne faisait donc que mettre de l’avant un modèle familial qui ne convient plus à notre monde moderne.  Il s’agit là du vieil argument darwinien utilisé à toutes les sauces, voulant que l’homme évolue.  Les gens croient que parce que nous sommes capables d’envoyer des hommes sur la lune et que nous nous baladons avec un téléphone intelligent dans les poches, nous sommes plus évolués que nos ancêtres.  Mais il s’agit d’un leurre car peu importe les progrès technologiques que nous avons accomplis, notre nature humaine n’a pas changé d’un iota.  Et les exigences morales de Dieu à notre égard n’ont pas changé non plus.  L’idée que les principes bibliques doivent « évoluer » avec notre société est ridicule puisqu’elle place encore une fois l’homme au centre de l’univers.  Comme si Dieu devait adapter ses exigences à notre mode de vie.  Mais Dieu demeure le même hier, aujourd’hui et demain.  Et les principes que nous retrouvons dans la Bible sont des principes immuables.

En affirmant que l’homme est le chef de la femme, Paul ne fait que réitérer une vérité que nous retrouvons dès les premières pages de la Bible.  D’abord, la femme n’a pas été créée simultanément avec l’homme.  Ève a été créée après Adam dans le but spécifique d’être son aide.  Le couple n’est donc pas supposé être une course à la chefferie.  Dès le départ, l’homme est l’élément premier, auquel s’ajoute la femme et ensuite les enfants.  L’homme a la position de leadership et la femme est son assistante.

C’est ici que beaucoup de gens font une grossière erreur de perception.  Ils croient que la femme, étant subordonnée à l’homme, est forcément inférieure.  Cette présupposition n’a toutefois aucun fondement.  Pensez à une entreprise dirigée par un président.  Ses employés sont sans contredit ses subalternes.  Mais sont-ils inférieur?  Ont-ils moins de valeur à cause de leur position?  Si vous êtes en ce moment l’employé d’un patron et que vous voyez les choses sous cet angle, vos rapports avec votre employeur doivent être plutôt malsains.  Croire que l’on est inférieur à celui que l’on sert ne fait que produire des pensées et sentiments misérables.  Vous ne pouvez apprécier pleinement ce rapport de force parce que vous reliez votre valeur à vos fonctions.  Pourtant, dans les faits, vous avez la même valeur que votre patron. Vous avez besoin de lui et il a besoin de vous.  Vous contribuez conjointement au succès de l’entreprise.  Le rôle que chacun de vous avez à jouer n’a donc absolument rien à voir avec votre valeur.  D’ailleurs, si vous êtes en recherche d’emploi, il s’agit là d’un excellent principe à méditer: si vous vous présentez en entrevue d’embauche avec un sentiment d’infériorité, vous aurez l’état d’esprit d’un mendiant et cette attitude transparaîtra à travers vos paroles et votre langage non-verbal.  Mais si vous vous présentez d’égal à égal, comme un homme qui offre ses talents et son savoir à un homme qui en a besoin, vous dégagerez quelque chose qui inspirera beaucoup plus confiance à un éventuel employeur.

Égalité vs complémentarité

En prescrivant la soumission de la femme, la Bible ne sous-entend donc pas que la femme a une moindre valeur.  Elle enseigne plutôt que l’homme et la femme ont un rôle différent à jouer au sein de la cellule familiale pour assurer son succès et pour que Dieu soit glorifié.  C’est ce qu’on appelle la complémentarité.  L’homme et la femme sont tous les deux créés à l’image de Dieu mais sont profondément différents et distincts.  Ils ont chacun des forces différentes, données par Dieu, afin de les outiller à remplir adéquatement leur rôle dans la famille.  L’homme est constitué physiquement afin de travailler, diriger et protéger sa famille.  Il a une aptitude à voir l’ensemble d’une situation et à se concentrer sur un objectif qui requiert du focus.  Il traite l’information de façon cartésienne et rationnelle, afin de ne pas laisser les émotions compromettre la direction que prend sa famille.  La femme, plus faiblement constituée physiquement, est douée d’une sensibilité et d’un instinct qui lui permettent de comprendre son homme et ses enfants.  Elle a également une aptitude à traiter plusieurs informations à la fois et de travailler en multi-tâches, ce qui en fait une très bonne gestionnaire.  Il ne s’agit là que de quelques exemples mais la liste pourrait être très longue.  Et c’est cette complémentarité qui fait du mariage une chose magnifique.

Le péché originel a toutefois rompu l’harmonie de cette complémentarité.  Lorsque Adam et Ève ont désobéi à Dieu, ce dernier s’est adressé à Ève dans ces termes:

« J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. »  (Genèse 3.16)

Nous voyons que la position de l’homme et de la femme au sein de la famille n’est pas affecté par le péché mais que le poste de leadership est désormais convoité par la femme.  Lorsque Dieu dit que les désirs de la femme se porteront sur son mari, il utilise la même expression que dans le chapitre suivant lorsqu’il s’adresse à Caïn:

Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui. (Genèse 4.7)

Le désir dont il est question n’est donc pas un désir physique ou sexuel mais un désir de dominer, d’usurper l’autorité, de prendre le contrôle.  De nombreux hommes se plaignent  d’ailleurs de leur femme qui essaie de les  contrôler mais il est important de comprendre que ce réflexe est profondément ancré depuis le début des temps et qu’il est le résultat direct du péché originel.  Cultiver du ressentiment pour ce défaut de caractère est donc aussi inutile et malsain que de cultiver du ressentiment envers la nécessité, pour l’homme, de travailler à la sueur de son front.  Ces irritants du quotidien découlent de la malédiction qui pèse sur nous et chacun doit les comprendre et les accepter avec humilité.  Il s’agit de notre condition humaine.

Nous pouvons maintenant comprendre un peu mieux quelles sont les racines profondes du féminisme.  Ce mouvement est présenté comme un mouvement de libération de la femme destiné à les sauver de l’abus des hommes.  Certes, le leadership masculin a été le terreau de nombreux abus qu’il est essentiel de décrier.  Mais lorsque nous constatons de quelle façon la balancier a tout simplement pris le sens inverse et que le féminisme conduit désormais à un mépris de l’homme et de la masculinité, nous comprenons qu’il ne s’agissait en fait que d’une expression sociale et organisée de la malédiction qui pèse sur la femme.  Le but ultime n’est pas l’égalité mais la domination.  Le motif premier n’est pas la justice mais l’orgueil.  Au-delà des prétentions humaines, la Parole de Dieu démontre donc comme toujours sa justesse.

Afin d’honorer Dieu, nous sommes donc appelés en tant qu’hommes à assumer pleinement la position d’autorité qui nous a été donnée par Dieu.  Car que nous le voulions ou non, nous sommes chefs.  Tenter de se désister et de prendre la position de soumission ne change rien au mandat que Dieu nous a donné.  Ce n’est pas comme si Dieu nous donnait le choix.  Si c’était le cas, je serais sans doute tenté de laisser la position d’autorité à ma femme car j’ai été élevé dans une société féministe et par une mère monoparentale par surcroît.  Il est donc beaucoup plus facile et naturel pour moi de prendre par défaut la position de subordination au sein de mon couple.  Prendre le leadership n’est pas pour moi le rêve ultime.  Je ne suis pas « macho » de nature.  Cette exigence me pousse sans cesse en-dehors de ma zone de confort.  Mais je dois répondre à l’appel de Dieu en dépit de mes faiblesses de caractère.  J’ai toutefois la chance extraordinaire d’avoir une épouse qui désire se soumettre à mon autorité en dépit de ses propres faiblesses de caractère.  Nous travaillons donc ensemble à rétablir l’ordre divin des choses au sein de notre mariage.  Si vous n’avez pas cette chance et que vous êtes marié à une femme qui aspire à usurper votre autorité, le défi sera naturellement plus grand.  Mais les exigences de Dieu sont toujours accompagnées de la grâce d’y obéir si nous sommes bien disposés.  Peu importe votre situation de couple, vous pouvez donc avoir l’assurance que Dieu vous aidera à prendre votre place.

L’article suivant tracera les grandes lignes de ce qu’un homme doit faire pour assumer adéquatement son leadership.  Encore une fois, l’idée n’est pas de forcer la femme à se soumettre car une soumission forcée ne vaut rien et ne produit qu’une dynamique conjugale dysfonctionnelle qui génère de la colère chez la femme et de l’insatisfaction chez l’homme.  Notre objectif n’est pas de se livrer à la fameuse guerre des sexes qui fait rage dans notre monde perdu.  Nous verrons plutôt comment nous pouvons remplir notre part de responsabilités, nonobstant l’attitude de celle qui partage notre vie.  Nous verrons comment devenir des leaders saints, qui inspirent la confiance et le respect.

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