Le mariage: un engagement total pour le meilleur et pour le pire (1 de 3)

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Nous aimons les héros, qu’il s’agisse des héros mythiques de l’antiquité qui combattent les dragons ou des héros modernes qui brillent au grand écran dans les films d’action.  Nous aimons ceux qui ne reculent devant rien, qui transcendent la peur, qui bravent la souffrance et la mort parce qu’ils sont mus par un noble idéal.  Cette admiration de l’héroïsme se manifeste dès notre tendre enfance lorsque nous enfilons une cape ou empoignons une fausse mitraillette pour nous plonger dans le rôle d’un héros.  Et une fois grands, nous continuons de nourrir cette admiration (généralement un peu plus secrètement) en regardant des films d’action mettant en vedette un protagoniste fort et courageux auquel nous nous identifions.

La bonne nouvelle, c’est que l’héroïsme n’est pas une qualité réservée aux chevaliers.  Lorsque nous rencontrons la femme de notre vie, nous devenons momentanément le héros d’une autre personne.  Pour différentes raisons, nous suscitons chez l’autre de l’amour, de l’affection, de l’admiration, du désir.  Il s’agit alors pour l’homme d’une opportunité d’être à la hauteur.  C’est le temps de ne plus seulement s’imaginer être un héros mais d’en devenir réellement un.  Et cela se manifeste principalement par deux choses: l’engagement et la persévérance.  Deux qualités que tout héros doit avoir.

L’engagement

L’engagement va de soi d’un point de vue biblique.  Mais je dois néanmoins consacrer ce premier article sur le sujet pour ceux qui en ont besoin. Si vous avez trouvé une femme que vous aimez et qui vous aime, mariez-la.  Je ne dis pas que vous devez passer la bague au doigt de la première personne pour laquelle vous éprouvez des sentiments.  Une période de chaste fréquentation s’impose afin de vous assurer que vous avez trouvé la bonne personne.  Mais si vous voulez aller plus loin, connaître l’intimité, cohabiter, faire des projets ensemble… avoir un bébé… alors il va de soi que tout cela doit d’abord passer par le mariage.

À une certaine époque, ce que nous abordons ici aurait été inutile car la mariage était une institution reconnue et respectée par la vaste majorité.  Mais dans une société où les « unions libres » sont maintenant monnaie courante, il est important de rappeler aux chrétiens qu’il n’est ni permis ni souhaitable d’aller plus loin qu’une chaste fréquentation sans d’abord sceller l’union devant Dieu et les hommes.  Pour notre monde, le mariage est peut-être une sorte de frivolité religieuse.  Mais pour celui qui se dit disciple de Christ, le mariage est un impératif indiscutable.  Il est le signe par lequel vous manifestez votre respect, d’abord envers Dieu et ensuite envers celle que vous aimez.  Si vous ignorez cet impératif et que vous consommez la relation avec votre bien-aimée en faisant fi des lois de Dieu, vous troquez le titre honorable de MARI pour celui beaucoup moins flatteur de FORNICATEUR.  Vous vivez dans l’immoralité sexuelle et vous vous exposez à la colère de Dieu.  Mauvais choix.

En plus de déshonorer Dieu, votre refus de vous engager déshonore celle que vous dites aimer.  Comme mentionné dans l’article « Le mari est chef de la femme (2 de 2)« , votre absence d’engagement revient à dire ceci à l’autre:

« Je suis prêt à tirer profit de toi physiquement et émotionnellement mais je ne suis pas prêt à me donner à toi »

Peu importe la puissance des sentiments que vous éprouvez.  Peu importe votre prétendue sincérité.  Si vous ne voulez pas vous marier, vous démontrez que votre petite personne est au sommet de vos priorités et que celle que vous couvrez de mots d’amour passe en réalité au second plan.  Vous cherchez à vous protéger.  Vous cherchez à éviter la souffrance ou l’échec.  Bref, vous reculez devant le risque et ratez sérieusement votre opportunité d’être un héros.  Et voici ce dont vous avez l’air:

Hen Headshot

La vie humaine est ainsi faite.  De mauvais fondements spirituels peuvent transformer un héros potentiel en un misérable poulet.  Mais heureusement, il n’est jamais trop tard pour se repentir.  Si vous vivez en concubinage avec une femme et que vous avez toujours refusé le mariage, vous pouvez abandonner le rôle du poltron et saisir votre opportunité d’être un héros et demander la main de votre princesse.  Que vous soyez au tout début de votre union ou que vous soyez ensemble depuis plus de 40 ans.  Il n’est jamais trop tard pour faire le bien.

Si vous persistez dans votre peur de l’engagement et dans votre affront entêté à Dieu, copiez l’image du poulet ci-dessus et utilisez-la comme nouvelle photo de profil Facebook.  Elle vous siéra à merveille.

Le mirage de « l’union libre »

Notre société, fidèle à sa tradition de renommer les choses pour faire taire sa conscience, a changé le terme de fornication par celui d’union libre.  Le terme est beaucoup plus poétique à l’oreille.  Et il permet d’effacer de notre vocabulaire l’horrible mot fornication, un péché qui plonge des millions d’âmes dans la perdition éternelle.  Mais en plus de masquer la laideur du péché, ce terme exprime un double mensonge.  Car une union libre n’est ni une union ni une liberté.

Pour être réellement unis, pour faire une seule chair, il faut que Dieu appose son sceau.  Dieu est l’auteur de l’homme et de la femme, l’auteur du coeur humain, l’auteur de l’amour, l’auteur du mariage.  Il a donc fixé les règles et il est en droit de nous exiger de nous y soumettre.  Si un homme et une femme cohabitent mais ne se marient pas, il n’y a pas d’unité, pas d’union.  Il y a parallélisme.  Deux vies juxtaposées qui vont dans la même direction mais sans jamais goûter à la pleine communion qui est le privilège des gens mariés.  Vous pouvez arguer jour et nuit que vous expérimentez pourtant une relation merveilleuse sans être marié.  Raison de plus pour vous marier.  Car si vous goûter à un certain bonheur tout en marchant en pleine rébellion face à Dieu, imaginez le bonheur que vous auriez en marchant dans ses voies!  Et imaginez le bonheur de savoir que cette personne que vous aimez tant vous appartienne jusqu’à ce que la mort vous sépare.  Et que vous lui apparteniez aussi de la même façon…

« Oui mais je veux rester libre » dirons certains.  D’où leur recherche d’une union libre.  Mais de quelle liberté parle-t-on ici?  De votre liberté de fuir lorsque viennent les épreuves?  Êtes-vous réellement encore en train de discuter en langage de poulet?

Cette liberté à laquelle l’expression « union libre » fait référence est en fait la même fausse liberté dont ont vante les vertus partout autour de nous.  C’est la liberté de faire ce que l’on veut.  Mais la sagesse biblique révèle que cette liberté est un leurre.  Cette liberté est un esclavage.  Lorsque vous pourchassez cette liberté, vous devenez le plus triste des esclaves.  Car vous accueillez en toute soumission les chaînes de votre ego.  Vos vous livrez à vos propres penchants et devenez esclaves d’eux.  Vous laissez vos passions et votre instinct d’auto-préservation déterminer votre moralité et votre caractère.

Si vous n’avez pas la foi en Christ, je n’insisterai pas.  Mais si vous êtes chrétien, vous savez que ce qui précède est vrai.  Christ nous a appelés à mourir à nous-mêmes.  Vous ne voulez donc pas aller dans la direction inverse et faire de votre confort ou de votre sécurité votre dieu.

Oui, le mariage comporte parfois son lot d’épreuves.  Parlez-en à mon épouse, qui a exprimé d’une façon poignante dans son récent témoignage à quel point le mariage peut parfois être douloureux.  Mais autant pour l’homme que pour la femme, le mariage est aussi et avant tout une source d’immenses bénédictions.  Et la première de ces bénédictions est d’apprendre à appliquer les plus importants commandements de la Bible: Aimer Dieu de tout son coeur et aimer son prochain comme soi-même.  Je ne peux imaginer d’outil plus efficace que la mariage pour y arriver.  Le mariage forme le caractère, contribue à la maturité, transforme des êtres égoïstes en êtres capables de sacrifice.  L’union libre, parce qu’elle est dépourvue de toute alliance formelle et qu’elle comporte une invitante et hideuse porte de sortie, ne possédera jamais la même puissance de transformation mutuelle.  Car elle permet toujours de prendre les jambes à notre cou lorsque le processus de la sanctification devient trop douloureux à notre goût.

L’union libre repose sur la présupposition qu’une relation conjugale a pour but premier de nous apporter le bonheur.  Nous pouvons donc y mettre fin lorsqu’elle n’accomplit plus son rôle.  Mais le mariage repose sur la révélation biblique qui fait de la relation conjugale une image terrestre de l’alliance que Dieu a établi avec son peuple.  Et cette alliance est inviolable, indestructible, plus forte que tout.  Elle est pour le meilleur et pour le pire.  Elle est pour les héros.  Pas pour les poulets.

Je remercie Dieu continuellement pour la grâce du mariage.  Et pour grâce de la femme merveilleuse qui est à mes côtés.  Je remercie Dieu de ne pas avoir été emporté par le cycle infernal et aliénant des relations qui se forment puis se dissolvent sans arrêt.  Le mariage est un devoir mais il est aussi un privilège extraordinaire.  Il est un port stable, un lieu où l’on peut construire une vie et léguer un héritage aux prochaines générations.  Et peu importe les épreuves qui s’y trouvent, Dieu s’y trouve aussi.  Et il est au rendez-vous pour bénir et récompenser ceux qui choisissent de lui être fidèles et de persévérer.

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