Dieu est ce qu’il est, peu importe où je suis

PSG 2017-10-01

Il est passé minuit et je devrais aller au lit mais je suis plutôt à mon clavier sans trop savoir pourquoi.  J’ai l’habitude d’écrire lorsque j’ai une idée en tête mais cette nuit, ce ne sont pas des idées qui me viennent mais plutôt des sentiments, des émotions, un état d’esprit.  Je ne sais donc pas réellement ce que je vais écrire.  Je sais seulement que je dois le faire.

Les dernières semaines ont été très chargées.  L’été, en fait, ne m’a laissé aucun répit.  Et comme c’est souvent le cas lorsque le rythme de la vie m’essouffle, j’ai rechuté il y a quelques semaines.  Avec porno par surcroît.

Mais qu’est-ce que je viens d’écrire?  Ne serait-il pas préférable que je soigne mon image et que je glisse mes péchés sous le tapis?  Que penseront mes lecteurs?  Un enseignant qui succombe à des péchés grossiers?  Vraiment?

Justement, je ne suis pas un enseignant.  Et ce blog n’est pas un ministère.  Je ne suis pas un modèle à imiter ou un héros à admirer.  Si vous pensiez que j’étais un héros, c’est que vous avez projeté vous-même cette image sur moi.  Car en réalité je suis un homme brisé que Dieu porte dans ses bras au quotidien.  Je suis une créature tordue et faible qui s’accroche désespérément à la grâce d’un Dieu infiniment bon et patient.

J’aimerais être un Paul Washer, un John Piper, un Voddie Baucham.  J’aimerais être comme mes mentors, ceux qui m’inspirent sans cesse au dépassement.  J’aimerais être de ceux que Jésus-Christ touche et qui se transforment de façon fulgurante en une personne entièrement différente.  Car il y a de ces personnes qui vont de vertu en vertu et de gloire en gloire.  Il y a de ces personnes qui ne regardent plus jamais en arrière.  Mais moi… moi…

Moi je retourne facilement à mon vomi.  En un instant, j’oublie le Dieu qui m’aime et je me prosterne devant le néant.  Je troque les eaux vives pour d’insidieux poisons.  Et ensuite, je titube sur l’étroit chemin de la vie.  Mon teint spirituel est blafard, mes yeux sont éteints.  Et je supplie Dieu de me guérir, de me restaurer, d’extirper ce poison de mes veines.  Ce poison que je me suis moi-même injecté.

Et pour d’excellentes raisons que je comprends et approuve, Dieu a déterminé cette fois qu’il ne se laisserait pas retrouver facilement.  J’ai voulu me prostituer, soit!  Mais cette fois, le Seigneur ne permet pas que je prenne le problème à la légère.  Il ne m’a pas retiré son esprit mais a détourné son visage.  Il me laisse seul, angoissé, confus, assoiffé de Lui.  L’intime communion que j’avais avec Lui cet été s’est désintégrée et me voici, qui frappe à la porte, qui crie: « Seigneur, ne me cache pas ta face! »  mais le Seigneur tarde à se manifester.  Je ne sens plus autant sa douce présence et son étreinte. Et sa Parole ne m’émeut pas comme elle le faisait il n’y a pas si longtemps.  Elle ne jaillit pas des pages de la Bible pour transpercer mon coeur et me faire pleurer comme elle le faisait.  Tout est maintenant plus ardu. Tout est difficile.

Et l’ennemi est là.  Toujours prêt à me poser des questions telles que: « Et si tout cela n’était pas réel? » Je contemple cette pensée un moment puis je me ressaisis: « Non, c’est ridicule!  J’en sais beaucoup trop maintenant sur la réalité de Dieu.  Je ne pourrais jamais retourner en arrière et faire comme s’il n’existait pas. »  Et de toute façon, ce n’est pas ce que je veux.  Je ne veux pas moins de Dieu mais plus de Dieu.  Je veux sortir de cette vallée, je veux courir vers la lumière, je veux me lancer dans les bras du Père céleste, m’accrocher à lui de toutes mes forces et lui dire: « Sauve-moi, papa! »  Car hors de lui, tout est confusion et absurdité.  Rien n’a de sens.  Alors je vais continuer de chercher sa face.  En dépit de la distance.  En dépit des ténèbres, de MES ténèbres.  Ce monde ne peut rien m’offrir.  Christ est mon seul trésor.  Comme le dit la chanson: You can have all this world, but give me Jesus.

Je suis le parfait candidat pour la grâce.  Jésus a dit qu’il était venu pour les malades et non pour les bien portants.  Eh bien je suis le plus malade de tous.  Et l’Évangile est mon seul espoir.  Car si la félicité éternelle ne dépendait que de ma piété et de mes performances spirituelles, l’enfer serait ma récompense.  Il n’y aurait aucun espoir pour moi.

Parfois, j’ai l’impression d’avoir grandi.  J’ai l’impression de m’être hissé plus haut.  Puis arrive un moment de vérité où je réalise que je suis toujours au pied de la montagne, que je suis encore misérable.  Je réalise que mon amour pour Dieu et pour mon prochain est risible.  Je réalise que je m’adule encore moi-même, que j’essaie d’être le centre de l’univers.  Certainement, cet état justifierait que Dieu soit en colère contre moi.  Mais il a décidé que cette colère, il allait la porter lui-même sur la croix.  Si bien qu’en ce moment, en dépit de toutes mes défaillances, il me regarde avec amour et compassion.  Il me prend par la main et me dit: « Va, et ne pèche plus ».  Et je suis si déçu et découragé qu’il doive me dire encore ces mots pour la énième fois.  Alors je dis parfois: « Ne perds plus ton temps avec moi, va t’occuper de ceux qui t’aiment vraiment.  Je ne suis pas digne de te recevoir.  Laisse-moi seul.  Je ne suis pas digne de ta grâce! »  C’est à ce moment que je réalise immanquablement que je viens de servir à Dieu un argument stupide: Indigne de la grâce?  Mais bien-sur que je suis indigne de la grâce!  Sinon, ce ne serait pas de la grâce!  Si l’amour de Dieu m’était offert en réponse à ma stature spirituelle et à ma dévotion, son amour serait une récompense.  Ce serait un amour conditionnel.  Mais non!  Dieu m’aime en dépit de ce que je suis et de ce que je fais.  Et TOUT ce qu’il me donne est un cadeau imméritée.  Alors ajouterai-je à mon péché en lui refusant ce cadeau?  Vais-je cracher sur la grâce sous prétexte que je suis faible?  Non, je vais implorer et recevoir son pardon même si c’est la millionième fois.  Je vais puiser au puits de sa miséricorde qui ne se tarit jamais.  Puis je vais me relever et courir.  Je vais laisser derrière mois les erreurs du passé et continuer à me battre pour ce Royaume des Cieux que mon esprit se languit d’embrasser et de voir un jour.  Je vais battre à coups de poings et à coups de pieds cette nature charnelle qui me livre la guerre sans répit.  Je vais triompher pour l’amour de Christ.  Il a versé son sang alors je verserai le mien.  Il n’est pas question d’abandonner.

Je crois comprendre maintenant pourquoi je suis ici, à écrire, à vous écrire, à raconter ce que je vis.  C’est parce que la vérité nous affranchis et que le moment était venu de vous partager où j’en étais.  Non seulement pour mon propre bénéfice mais pour le vôtre.  Car nous devons tous être rigoureusement honnêtes et résister à l’envie de nous vêtir d’un habit de religiosité.  Nous devons admettre que nous n’avons pas le contrôle de notre vie, que nous sommes petits, faibles, dépravés, nécessiteux.  Être chrétien n’est pas une question de perfection même si nous la recherchons de tout notre coeur.  C’est avant tout une question de salut.  Avant d’être un enseignant, Christ est avant tout un Sauveur.  Et il l’est parce que nous avons besoin d’être sauvés… à chaque seconde.  Sans lui, nous ne pouvons rien faire (Jean 15.5).  Sans lui, nous sommes morts.  Et même pires que morts.

Je rends grâce à Dieu de s’être révélé à moi et d’avoir daigné me révéler son glorieux Évangile.  Je rends grâce à Dieu de m’avoir fait comprendre la profondeur de ma dépravation et la richesse de sa bonté.

Mon Dieu, donne-moi de répondre à ta bonté de façon adéquate.  Donne-moi de me détourner de moi-même et de t’aimer sans retenue.  Je déteste attrister l’Esprit Saint qui m’habite.  Je déteste tout ce qui, en moi, se rebelle contre toi.  Mais je sais que cette haine de ma nature de péché n’est pas suffisante pour que je change.  Car la passion consumante que j’ai pour toi en ce moment peut se transformer demain en un vent glacial.  Et cette réalité m’effraie.  Je ne place donc aucun espoir en mes propres forces.  Je dépends entièrement de toi.  Car c’est toi qui produit le vouloir et le faire, selon ton bon plaisir (Philippiens 2.13).  Je suis donc à ta merci.  Tu es mon Dieu, mon Roi, mon Sauveur.  En dehors de toi, nul espoir, nul salut, nulle vie.  Tu es mon tout.  En tout.  Je suis à Toi et à Toi seul.  Amen.  Que toute gloire te soit rendue car toi seul est digne.

4 réflexions sur “Dieu est ce qu’il est, peu importe où je suis

  1. cet article me transperce l’âme, me révolte au dedans de moi même. je ne peux rester indifférente face à tout ce que satan fait pour t’ôter ta paix, ta joie et même te pousser à t’éloigner de notre Glorieux Seigneur Jésus Christ en qui nous avons reçu la LIBERTÉ, LIBERTÉ pour laquelle Christ nous a AFFRANCHIS. c,est pour cette LIBERTÉ que Christ t’a affranchi, LANDRY, mon grand frere, mon frère à moi, tu es de la même nature que Dieu, il dit que la Lumière a brillé dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue, mais à toi , JEAN JR LANDRY qui l’a reçu, cette lumière t’a donné le POUVOIR de devenir ENFANT DE DIEU, tu n’es plus l’enfant de Mr Landry, ton papa et de Mme Landry, ta maman, non,non tu es NE de DIEU. Tu es ce que Dieu DIT que TU ES. Tu es Landry de Jésus, né de Dieu pour pratiquer les BONNES ŒUVRES que Dieu ton PÈRE a préparé d’avance pour que tu les pratiques… ET de même que Jésus a reçu le pouvoir de s’assujettir TOUTES CHAIRS, de même Landry, tu as reçu LE POUVOIR DE T’ASSUJETTIR TA PROPRE CHAIR dans le Puissant Nom de Jésus-Christ. alléluia! Parle, Ordonne à ta chair de suivre le chemin que ton Pere Céleste a frayé pour toi.Parle et proclame régulièrement ce que ton Pere Céleste dit dans ce domaine particulier de ta vie et tu verras SA GLOIRE se manifestée en toi. Jacques 4/7: soumet toi à Dieu, résiste au diable et il s’enfuira loin, très très loin de toi! Demeure dans la bénédiction de Dieu en Jésus!

  2. Merci beaucoup Martine d’avoir pris le temps de me partager ces paroles vraies et fortifiantes. C’est si facile de laisser nos émotions et impressions déterminer ce qui est vrai, alors que c’est la Parole de Dieu qui fait foi de tout.e chose. Merci encore et que Dieu te garde, chère soeur.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s