Le mariage: un engagement total pour le meilleur et pour le pire (2 de 3)

PSG 2017-11-19

La persévérance dans le mariage

Dans les pays où l’humanisme athée a fait le plus de progrès, le taux de divorce n’a fait que grimper au cours des dernières décennies.  Ici en Amérique du Nord, environ la moitié des mariages se soldent par un divorce.  Certains pays d’Europe tels que l’Espagne et le Portugal connaissent quant à eux un taux de divorce de plus de 60%.  La Belgique présente le chiffre le plus catastrophique, avec un taux de divorce de 70%.

Les sociologues apportent différentes réponses pour expliquer ce phénomène. Pensons entre autres à la désintégration du sentiment religieux en occident ou à la montée du féminisme. Ces pistes ont un fondement de vérité indéniable. Mais ultimement, la progression du divorce peut être attribuée à un seul facteur fondamental: l’être humain est plus que jamais imbu de sa propre personne.

D’entrée de jeu, j’ai fait mention de l’humanisme athée car c’est le paradigme qui a remplacé peu à peu et de façon inexorable la vision du monde qui nous avait été léguée par Christ et les apôtres. Cette vision judéo-chrétienne, où l’homme est créé à l’image de Dieu afin de vivre éternellement dans une relation d’amour, d’adoration et d’obéissance envers son Créateur, a été remplacée par le discours de Nietzsche, Marx, Freud, Darwin et bien d’autres maîtres à penser, où l’homme n’est que fruit du hasard et où la morale n’est plus un absolu mais un simple consensus social ou une préférence personnelle. Et plus décisif encore, cet humanisme athée a placé notre propre petite personne au centre de l’univers. Car si Dieu n’existe pas, nous sommes désormais en position de contrôle. Nous sommes maîtres de notre propre vie. Nous sommes la mesure de toute chose. Et dans cette optique, la notion d’un mariage qui apporte des contraintes morales telles que la fidélité ou la persévérance malgré les épreuves, est profondément abjecte pour celui ou celle qui désire s’affranchir de tout joug et vivre sa vie pour soi-même. Le mariage peut être toléré ou même apprécié pour sa valeur romantique mais il devient une menace lorsqu’il exige le sacrifice.

J’aimerais pouvoir dire que ce qui précède n’est propre qu’aux athées purs et durs. Car il ne s’agit pour eux que du résultat logique de leur rejet de Dieu ou de toute autre autorité morale. Mais le problème est malheureusement beaucoup plus vaste et il s’infiltre même dans l’Église. Car même si nous confessons Dieu, chacun de nous est susceptible de se laisser séduire par la fausse liberté proposée par l’athéisme. Chacun de nous peut, à un moment ou à un autre de sa vie de couple, voir le mariage comme un carcan indésirable, un obstacle au bonheur, une entrave à l’épanouissement personnel. Alors que Dieu a établi le mariage comme une alliance qui ne peut être rompue que par la mort, nous pouvons être tentés de le voir comme un contrat que nous pouvons résigner si l’une des parties ne respecte pas les diverses clauses de ce contrat. Si vous êtes tenté par ce genre de pensées ou si – pire encore – vous les entretenez et les assumez pleinement au point d’envisager le divorce, il est urgent de renouveler votre intelligence à la lumière de la Parole de Dieu car vous êtes dans une position critique. Le monde s’est approché de vous comme le serpent s’est approché d’Ève. Vous avez engagé un dialogue intérieur avec l’ennemi plutôt que de le faire taire avec l’épée de la vérité. Votre chute est imminente et vous devez être restauré de toute urgence. Cet article s’adresse donc principalement à vous. Et pour ceux qui sont mariés et qui n’ont jamais envisagé le divorce, cet article servira de rappel et de renfort pour ces jours plus sombres qui surviendront dans le futur, où vous serez peut-être tenté de remettre en question votre engagement.

Votre mariage a été souverainement établi par Dieu

Il est impossible de répéter trop souvent le fait que tout mariage est établi par Dieu. Pas seulement le mariage chrétien mais tout mariage entre un homme et une femme, peu importe le contexte religieux dans lequel il prend place. Il s’agit d’une ordonnance universelle, qui s’applique à tout homme et à toute femme. Et lorsqu’un mariage est célébré, nous pouvons assumer sans aucun doute que c’est Dieu lui-même, dans sa souveraineté absolue, qui a décrété que ce mariage aurait lieu. Si ce n’était pas le cas, votre mariage n’aurait jamais vu le jour. C’est ce que Christ assumait lorsqu’il a dit, à propos du divorce:

Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. (Marc 10:9)

Remarquez que cette injonction ne laisse aucune place à la possibilité que certains mariages soient voulus par Dieu et que d’autres ne le soient pas. Jésus assume que tout mariage est non seulement voulu mais exécuté par Dieu lui-même. Car Jésus sait que Dieu est souverain et que même les cheveux de notre tête sont tous comptés (Luc 12.7). Votre mariage n’a donc pas échappé à la vigilance divine. Vous avez peut-être l’impression du contraire, surtout si vous vivez une situation difficile avec votre partenaire de vie. Vous vous demandez peut-être comment Dieu pourrait avoir voulu quelque-chose qui est une source de déception et peut-être même de souffrance pour vous. Et c’est là que vous devez commencer à renouveler votre intelligence. Car le degré de bonheur que vous retirez de votre mariage n’est pas un indicateur de sa validité. Selon la Parole de Dieu, le fait-même que vous soyez marié est en soi un indicateur suffisant pour confirmer que votre mariage est valide. L’idée que vous ayez marié la mauvaise personne s’oppose donc directement à ce que Dieu vous a révélé. Auriez-vous pu faire un choix plus judicieux? Possiblement. Mais les spéculations importent peu car vous êtes maintenant marié à la personne qui est à vos côtés et vous devez accepter le fait que Dieu a voulu les choses ainsi.

Assimiler ce concept est difficile, surtout au milieu de la souffrance. Je ne m’attend pas à ce qu’un simple article comme celui-ci puisse renverser spontanément votre vision du mariage. Mais je vous encourage à valider ce qui précède en vous plongeant dans la Parole de Dieu. Cet univers ne dérive pas dans un néant vide de sens et votre vie n’est pas tissée d’événements accidentels. L’existence n’est pas dirigée par un hasard aveugle mais par un Dieu omnipotent, omniprésent et omniscient. Chaque mouvement d’atome dans l’univers est contingenté par la volonté souveraine de Dieu. Rien ne peut arriver sans son action ou sa permission. Considérez à titre d’exemple cette scène où le gouverneur Ponce Pilate interroge Jésus, que les juifs veulent mettre à mort:

[Pilate] rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus: D’où es-tu? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. Pilate lui dit: Est-ce à moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier, et que j’ai le pouvoir de te relâcher? Jésus répondit: Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. (Jean 19:9-11)

Ici, Pilate approche Jésus avec sa propre vision de la réalité. Il s’établit comme étant celui qui a le pouvoir souverain sur la vie du Messie. Mais Jésus le corrige et l’informe que ce pouvoir n’existe que parce que Dieu le lui a donné. La véritable souveraineté appartient donc à Dieu. C’est Dieu qui a placé Pilate en position d’autorité. Comme Dieu a placé tous les dirigeants de l’histoire en position d’autorité, des plus petits aux plus célèbres, des plus justes aux plus ignobles. Si bien que si Jésus était né à l’époque d’Hitler et qu’il avait fait face au Führer comme il a fait face à Pilate, il lui aurait dit exactement la même chose: « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. »

L’apôtre Paul, dans sa lettre aux romains, confirme cette vérité sans la moindre hésitation:

Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. (Romains 13:1)

Comme vous pouvez le constater, Paul n’admettait aucune exception à ce principe.  Et pourtant, les chrétiens auxquels il s’adressait vivaient sous le joug de Rome, qui exerçait une violente répression du christianisme.  Et malgré tout, Paul reconnaissait la main de la providence divine derrière l’autorité terrestre de cet empire totalitaire. Une telle vision de la souveraineté de Dieu peut donner le vertige et soulever de nombreuses questions philosophiques et morales. Mais c’est réellement la souveraineté que la Bible nous révèle. Dieu est vraiment en contrôle. Rien ne lui file entre les doigts. Tout est soumis à sa royauté absolue, que nous en soyons conscients ou non, que nous l’acceptions ou non. Pour revenir à la question du mariage, cela implique donc que votre union actuelle n’est pas une erreur du destin ou une bourde commise par Dieu dans un moment inattention. Dieu lui-même vous a unis. Et il l’a fait pour sa gloire et pour votre plus grand bien. Car « …toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8:28)  Ainsi donc, que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint.

« Mais, diront certains comment peut-on attribuer à Dieu une relation qui apporte un si grand lot d’épreuves? Comment un Dieu d’amour peut-il cautionner un mariage qui est caractérisé par la souffrance? Si ma femme est particulièrement méchante ou immorale, comment puis-je voir la main de Dieu derrière cette union? »

À ces interrogations, je laisserai la parole au puritain William Gouge (1575-1653), auteur d’une oeuvre intitulée « Of Domestical Duties« . Dans cette oeuvre, il aborde les devoirs de l’époux et répond ainsi aux objections précédentes:

« Premièrement, il est possible que votre femme était plutôt bien lorsqu’elle vous a été offerte, mais que par votre mauvais exemple, votre leadership négligent ou votre rudesse, vous l’ayez rendue aussi mauvaise qu’elle l’est maintenant. Si c’est le cas, vous ne devez pas la considérer telle que vous l’avez gâchée mais telle qu’elle était lorsque vous l’avez mariée. Deuxièmement, bien qu’elle ne soit peut-être pas dans la meilleure des conditions si on la compare aux autres femmes, elle pourrait néanmoins représenter le meilleur atout si on la compare à vous-même. Peut-être pas pour la paix et la quiétude qu’elle peut vous apporter, mais pour tester votre sagesse et votre patience, de sorte qu’elle est pour vous comme une école de la vertu. Tout comme la compétence d’un habile capitaine de bateau est éprouvée et révélée par une tempête en pleine mer, ainsi en est-il de la sagesse d’un homme face à une femme difficile à côtoyer.

Aussi, elle vous a peut-être été donnée comme un châtiment pour des péchés antérieurs. Peut-être avez-vous recherché une femme qui était belle, honorable, riche ou convenable, plutôt que d’avoir recherché une femme pieuse et honnête. Peut-être que vous avez recherché une  femme sans avoir fait appel à la direction ou l’aide de Dieu.  Ou peut-être avez-vous volé cette femme, sans le consentement des parents ou par le biais de quelque autre péché.  Dans de tels cas, votre femme vous a été donnée pour vous amener à la repentance ou comme un moyen de vous restreindre ou de vous préserver face à un futur péché auquel vous êtes enclin. Elle est donc comme une croix bénie servant à vous protéger d’une malédiction terrifiante. »

Cette réponse de Gouge, typique de la pensée puritaine, est une invitation à remettre en question votre conception étroite du bonheur et à lever les yeux vers quelque-chose de beaucoup plus important: votre sanctification. Votre mariage n’est pas un puits d’où vous êtes supposé tirer votre bonheur ultime. La Bible ne le présente jamais de cette façon. Oui, le mariage peut être une source de bonheur mais ce n’est pas sa fonction première. Le mariage est un outil de Dieu pour vous sculpter à l’image de son Fils. Et si votre mariage est particulièrement douloureux, c’est probablement parce que Dieu a beaucoup de travail à faire avec vous. Cette perspective change tout et elle entraîne un violent face-à-face avec la psychologie moderne. Face à une conjointe difficile qui ne semble pas changer malgré le temps qui passe, la plupart des psy vous diront en effet que vous méritez mieux et que vous devriez peut-être songer à lever les feutres. Mais dans une vision biblique du mariage où tout est souverainement orchestré par Dieu, vous ne pouvez soutenir une telle position. Ce que vous vivez dans votre mariage est exactement ce qu’il vous faut pour grandir spirituellement.

Évidemment, je ne conseille pas ici de rester sous le toit d’une personne qui représente une menace physique pour vous. La violence conjugale est inadmissible, qu’elle soit perpétrée par un homme ou une femme. La sanctification est importante, mais protéger sa vie ou sa sécurité demeure malgré tout légitime. Mais puisque cet article s’adresse d’abord à des hommes et que leur vie est rarement menacée par la violence de leur conjointe, il est peu probable que vous ayez à fuir pour sauver votre propre peau. Généralement, les hommes ne quittent pas le navire pour échapper au danger mais simplement parce qu’ils voient au loin le mirage d’une île où règne la liberté et le plaisir.

Face à la séduction du divorce, la souveraineté de Dieu est donc l’une des vérités bibliques fondamentales qu’il est particulièrement important d’assimiler. Vous n’avez pas marié la mauvaise personne. C’est tout simplement impossible. Impossible! Vous pouvez donc vous enlever cette idée de la tête, à moins que vous adoptiez une position d’incrédulité face à la souveraineté de Dieu révélée dans les Saintes Écritures. Et même si vous croisez un jour une autre femme qui semble beaucoup plus apte que votre épouse pour vous rendre heureux, sachez qu’il s’agit d’un leurre tendu devant vous par l’ennemi. La femme idéale n’existe pas. Elle n’existe que dans les fantasmes et dans le jeu de la séduction. Et si vous songez à vous débarrasser de la femme que nul autre personne que Dieu a placé dans votre vie afin de vous jeter dans les bras d’une autre femme que vous jugez supérieure de quelque façon que ce soit, c’est que vous méprisez la souveraineté de Dieu et que vous crachez sur le cadeau qu’il vous a donné. Comme l’exprime si bien Voddie Baucham, c’est comme si vous dites à Dieu qu’il n’est pas apte à choisir la femme qui vous convient parfaitement et que vous estimez être beaucoup plus habileté à faire un tel choix.  C’est de la pure ingratitude et un signe d’arrogance flagrante. Si vous n’arrivez pas à voir la providence de Dieu dans la femme qu’il a choisi pour vous, c’est que vos yeux sont fixés sur les réalités terrestres. Vous ne voyez pas la valeur et la portée éternelle de vos épreuves et ne cherchez qu’un confort immédiat. Vous recherchez ce que le monde recherche: gratifier vos propres désirs et combler vos propres attentes. Et si vous vous enlisez dans ce mode de pensée, vous risquez sérieusement de faire partie des tristes statistiques. Vous ne ferez que vous joindre aux rangs de ces millions de personnes qui jettent l’éponge puis qui disent: « Cette relation ne m’apportait plus rien ». Et même si ce commentaire hyper-classique est souvent lancé avec le sourire aux lèvres, avec une apparente paix d’esprit, elle trahit un aveuglement profond et d’une grande tristesse. Car les relations exigeantes sont en réalité celles qui apportent le plus spirituellement.

Initialement, je pensais ne devoir écrire qu’un article sur ce sujet spécifique mais j’ai encore beaucoup à dire et garderai donc la suite pour un autre article. Que le Dieu de toutes bénédictions ouvre vos yeux sur la valeur de la personne qui est à vos côtés. Non pas seulement comme un outil de sanctification utilisé par Dieu, mais comme une créature façonnée par le Père, d’une valeur et d’une dignité exceptionnelle. Je prie pour que Dieu vous aide à retrouver votre premier amour. Je prie pour qu’il chasse de votre coeur tout sentiment d’insatisfaction, tout murmure contre Dieu, tout ressentiment contre votre épouse, toute tentation de séparer ce que Dieu a unit. Que Dieu vous donne la grâce de vous abandonner avec confiance à sa divine providence et à placer votre confiance dans son infinie sagesse, qui dépasse de loin notre compréhension limitée et souvent tordue de la réalité.  Amen!

2 réflexions sur “Le mariage: un engagement total pour le meilleur et pour le pire (2 de 3)

  1. Bonjour ! Je suis un jeune Chrétien seulement j’ai une passion, je veux m’engager dans l’armée, voici donc ma question : est il permis à un chrétien de s’engager à l’armée ? Que Dieu vous bénisse !

    Envoyé de mon iPhone

    >

  2. Cher frère, il n’existe pas de réponse taillée sur mesure pour ce que tu demandes alors je t’encourage d’abord à lire les Saintes Écritures et te laisser former par elles afin de comprendre la position de Dieu face à la guerre.

    Je t’encourage ensuite à laisser Dieu sonder ton propre coeur afin que tu puisses déterminer si ta passion pour le domaine militaire est d’ordre charnel ou spirituel. Qu’est-ce qui te motive à vouloir t’engager dans l’armée? Le goût de l’aventure? Le besoin de discipline? Une simple fascination pour le domaine militaire? Ou s’agit-il plutôt de grands idéaux, d’un appel profond à servir et défendre ton pays, à lutter pour la justice et la liberté?

    S’engager dans l’armée est une chose mais entrer en guerre en est une autre. Tuer des gens est une expérience traumatisante pour tout homme normalement constitué. C’est une autre réalité dont il faut tenir compte. La guerre ne fait pas que tuer des gens. Elle dévaste la conscience de ceux qui doivent tuer, même s’il faut tuer pour une bonne cause. Si tu habites un pays comme le Canada, le risque de devoir tuer est minime car le Canada ne s’implique généralement que dans des missions de maintient de la paix. Mais si tu habites un pays qui est impliqué plus activement et offensivement dans des guerres civiles ou des guerres avec d’autres pays, c’est une toute autre réalité. Cela étant dit, compte tenu de l’immense instabilité du monde politique actuel, tout est maintenant possible, peu importe le pays que tu sers.

    Il faut aussi te questionner sur le genre de guerres dans lequel ton pays a l’habitude de s’impliquer historiquement. Si tu sers un pays comme le Canada, les États-Unis, la Russie, la France, il est plus probable que tu sois appelé à participer à une guerre juste, c’est-à-dire à lutter réellement pour protéger la justice et la liberté. Si tu sers un pays voyou dirigé par un dictateur ou un pays qui a des ambitions de conquête, tu combattra alors pour une cause qui déplaît à Dieu. Tu feras partie de ceux qui répandent le sang innocent. Et bien souvent, la ligne entre une guerre juste et une guerre qui ne l’est pas est très floue. Tu dois alors y aller au mieux de ta compréhension. Dans tous les cas, tu devras être prêt à assumer les graves conséquences d’une désobéissance aux ordres de tes supérieurs si ces ordres s’opposent clairement à ta conscience et à la loi de Dieu. Il faut alors être prêt à assumer la prison militaire (ou même l’exécution dans certains pays) pour la gloire de Dieu.

    À la lumière de ce qui précède, tu as sûrement compris que je crois qu’un chrétien peut s’engager dans l’armée.Toutefois, tous les chrétiens ne partagent pas cette opinion. Certains se disent pacifistes, ce que je comprends et respecte. Il est vrai que fondamentalement, le Nouveau Testament est un appel à l’amour et au pardon. C’est l’essence-même de notre Dieu et de notre foi. Mais dans le monde déchu où nous vivons, l’amour ne s’exprime malheureusement pas toujours par la douceur et la charité. Si je vois un homme tirer une femme vers une ruelle sombre afin de l’abuser, mon amour devra peut-être se manifester en tabassant à coups de pieds l’abuseur afin de sauver l’honneur et la vie de la victime. De la même façon, un pays peut devoir user des armes afin de protéger l’innocent. C’est une triste réalité mais c’est ainsi. Rester passif devant le crime alors que nous avons le pouvoir d’agir est un péché. Et dans la Bible, Dieu parle à maintes reprises d’une façon très sévère à son peuple parce qu’il demeure passif devant l’injustice:

    « Tes chefs sont rebelles et complices des voleurs, Tous aiment les présents et courent après les récompenses; Ils ne font pas droit à l’orphelin, Et la cause de la veuve ne vient pas jusqu’à eux. C’est pourquoi voici ce que dit le Seigneur, l’Éternel des armées, Le Fort d’Israël: Ah! je tirerai satisfaction de mes adversaires, Et je me vengerai de mes ennemis. » (Ésaïe 1:23)

    « Ainsi parle l’Éternel: Pratiquez la justice et l’équité; délivrez l’opprimé des mains de l’oppresseur; ne maltraitez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve; n’usez pas de violence, et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu. » (Jérémie 22.3)

    Je crois que ce dernier passage résume parfaitement le coeur de Dieu face à la guerre. Tu ne veux certainement pas répandre le sang innocent. Mais tu as simultanément le devoir de délivrer l’opprimé des mains de l’agresseur. Parfois, délivrer l’opprimé peut se faire simplement par le pouvoir de la persuasion. Mais d’autres fois, ça ne peut se faire qu’avec un lance-roquettes à l’épaule. Dans tous les cas, une profonde révérence pour Dieu et un amour inconditionnel de tous les hommes – y compris de tes ennemis – doivent diriger tes choix.

    En espérant que cette réponse ait pu t’apporter quelques pistes de réponse. Mais souviens-toi que ton premier guide est la Parole de Dieu et non l’opinion des hommes, y compris la mienne.

    Que Dieu te guide et te protège.

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