Le chrétien muet sous la correction divine – [4] Lorsque Munster était alité

PSG 2018-01-10

Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
(Apocalypse 3:19)

Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. (Hébreux 12:6)

Toutes les afflictions qui frappent les saints sont le fruit de l’amour divin.

Sebastian Munster (1488-1522) était un spécialiste de l’Hébreux qui fut emporté par la peste. Il comptait parmi les premiers associés de Martin Luther, le grand théologien et pionnier de la réforme protestante. Or, alors que Munster était alité et que ses amis lui demandaient comment il allait et comment il se sentait, il désignait les plaies et les ulcères dont il était couvert et disait: « Ce sont là les pierres précieuses et les joyaux de Dieu, dont Il orne ses meilleurs amis. À mes yeux, ils sont plus précieux que tout l’or et l’argent du monde! »

Il est bon pour moi que j’aie été affligé… (Psaume 119:71, Darby)

Ô chrétien, Dieu t’afflige dans l’amour! C’est pourquoi Luther s’exclamait: « Frappe, Seigneur, frappe, Seigneur! Et ne m’épargne pas! »

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Extrait et traduit de The mute christian under the smarting rod, Thomas Brooks (1608-1680)

Commentaire: Les propos de Munster pourront sembler a priori masochistes et morbides pour certains. Dans un monde où le bonheur est étroitement associé au confort et au plaisir, on peut difficilement concevoir qu’un homme puisse estimer à ce point une maladie qui, chez certains, pousserait exactement à la réaction inverse, c’est-à-dire à douter de Dieu ou même à le maudire parce qu’il permet une telle épreuve. Mais Munster, comme beaucoup d’autres saints de sa stature, avait simplement compris que le santé de l’âme est infiniment plus importante que la santé du corps périssable qu’elle habite pour un court moment sur terre. Et si les maladies et les épreuves sont souvent pénibles, il faut néanmoins reconnaître qu’elles ont le pouvoir de produire un grand bien spirituel en nous apprenant l’humilité, la patience, la résilience et une foi en Dieu qui ne dépend d’aucune bénédiction terrestre. Un insensé pourrait donc estimer que Munster n’était qu’un pauvre fou. Mais la véritable folie est de chercher prioritairement une vie d’aisance et de confort alors que notre âme, faute d’épreuves, s’atrophie et dérive loin de Dieu. – JJRL

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