«« Précédent  –  1 :: 2 :: 3 :: 4 :: 5  –  Suivant »»

Interroge les bêtes, elles t’instruiront, les oiseaux du ciel, ils te l’apprendront; parle à la terre, elle t’instruira; et les poissons de la mer te le raconteront. Qui ne reconnaît chez eux la preuve que la main de l’Éternel a fait toutes choses? Il tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme. (Job 12.7-10)

Ces paroles de Job rappellent à chacun de nous que la foi en Dieu n’est pas supposée être une foi aveugle.  Ces versets ne nous incitent pas à renoncer à notre raison pour adhérer à une croyance religieuse arbitraire.  Ils nous poussent au contraire à utiliser activement notre raison, à faire preuve du sens de l’observation et d’un esprit déductif afin de parvenir aux conclusions qui s’imposent.  Bref, nous sommes appelés à adopter une approche scientifique de la vérité.  Et c’est ce que nous ferons dans cet article.

Interroge les bêtes, parle à la terre…

Il y a deux types de littérature qui nourrissent particulièrement ma foi: La littérature biblique et scientifique.  En tant que chrétien, je ne vois pas la science comme une menace pour ma foi mais au contraire comme une confirmation de mes plus profondes convictions spirituelles.  Dans l’immense bibliothèque que nous avons à la maison, une vaste section est consacrée à la science.  Et parfois, il m’arrive de prendre un ouvrage scientifique au hasard, de l’ouvrir pour ne lire que quelques paragraphes, puis de le refermer en étant submergé par l’envie de louer Dieu.  Je comprends aisément le sentiment qui envahissait le roi David lorsqu’il chantait:

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains.  (Psaumes 19.1)

Louez, des cieux, l’Éternel! Louez-le dans les lieux élevés! Louez-le, vous, tous ses anges! Louez-le, vous, toutes ses armées! Louez-le, soleil et lune! Louez-le, vous, toutes les étoiles de lumière! Louez-le, cieux des cieux, et vous, eaux qui êtes au-dessus des cieux! Qu’ils louent le nom de l’Éternel; car c’est lui qui a commandé, et ils ont été créés. Et il les a établis à perpétuité et pour toujours; il a rendu son décret, et il ne passera point. (Psaumes 148.1-6)

C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. (Psaumes 139.13-14)

Pourtant, pour plusieurs personnes, ce lien entre la création et le Créateur n’est ni évident ni fondé.  En anglais, certains parleront de Dieu en tant que « God of the gaps », qui pourrait se traduire par le « Dieu des lacunes ».  Autrement dit, ils estiment que Dieu n’est qu’un concept imaginaire créé par l’homme pour combler les différentes lacunes que comportent sa compréhension du monde.  Par exemple, l’humanité a longtemps été exposée au phénomène de la foudre sans être en mesure de l’expliquer.  Plusieurs en sont venus à croire que la foudre était l’expression de la colère des dieux.  Leur foi était donc fondée sur l’ignorance.  Et cette ignorance a été dissipée par la science.  Bien des tenants de cette théorie du « Dieu des lacunes » placent donc beaucoup d’espoir en la science, espérant que cette dernière dissipera éventuellement toute ignorance et éliminera une fois pour toutes la religion.

Le but de cet article ne sera pas d’exploiter ce que l’homme ignore pour supporter le théisme mais d’utiliser au contraire ce que l’homme connaît et comprend.  Pour ce faire, nous allons procéder par degrés en observant rationnellement le monde tel qu’il nous apparaît.  Dans un premier temps, nous adopterons le point de vue que Job et David avaient lorsqu’ils déclaraient, dans les versets cités plus haut, que la nature témoigne de l’existence de Dieu.  Puis dans le prochain article, nous observerons le monde de plus près, au niveau cellulaire et atomique, pour analyser ce que la science nous révèle à ce sujet.  Nous pourrons ensuite conclure avec quelques réflexions qui découlent de nos observations.

Hasard ou intention?

Lorsque l’homme observe la nature, il est en mesure d’en reconnaître l’ordre.  Cette faculté est innée en chacun de nous et elle est un des principaux moteurs de la science.  En fait, l’ordre donne à la science sa légitimité.  Si la nature (hormis l’homme) n’était qu’un chaos inintelligible et universel, la science serait la discipline la plus inutile (et la plus ennuyante) jamais créée. Mais parce que la nature est intelligible, ordonnée et extrêmement complexe, la science est une discipline à la fois légitime et fascinante.  L’univers est un terrain de jeu sans limites pour l’esprit rationnel qui tente de le sonder.

Or, dans cet univers, nous considérons que tout phénomène a une cause.  La recherche scientifique repose d’ailleurs sur ce postulat.  Lorsqu’un homme rationnel observe un objet ou un événement, il tente de découvrir son origine.  Sans cette connaissance, sa compréhension de l’objet ou de l’événement lui semblera logiquement incomplète.  C’est pourquoi les astrophysiciens, mathématiciens et autres chercheurs consacrent un temps et des efforts considérables pour tenter de comprendre et d’expliquer l’origine de l’univers.

De même, lorsque l’homme observe l’ordre de la nature, il cherche une cause à cet ordre.  Et lorsqu’il est question d’ordre, il n’existe fondamentalement que deux façons de l’expliquer:

  1. L’ordre issu du hasard (cause aveugle)
  2. L’ordre issu d’une intention (cause intelligente)

De façon intuitive, chacun de nous peut facilement différencier une cause aveugle d’une cause intelligente. Cette faculté apparaît d’ailleurs très tôt chez l’enfant .  Et pour éviter que ce fait ne soit discrédité par de vaines objections philosophiques, soumettons-le à une démonstration facile:

Voici la photo d’une formation rocheuse située dans ma région, plus précisément à St-Georges-de-Malbaie.  On l’appelle le rocher de la tête d’indien:

tete_indien_lg400

Un coup d’oeil rapide à ce rocher permet de comprendre aussitôt d’où lui vient son nom.  Il évoque en effet la silhouette d’un amérindien typique, avec l’air grave, le nez arqué, les pommettes proéminentes et même les marques blanches sur la joue, qui suggèrent un maquillage de guerre.  Même la végétation, sur le dessus, fait office de chevelure.  Les formes de ce rocher présentent donc un ordre intelligible, ce qui soulève inévitablement la question de son origine.  Or, croyez-vous que ce rocher soit le résultat du hasard ou bien d’une intention?

Dans ce cas-ci, la thèse du hasard est raisonnable.  Certes, la possibilité d’une cause intelligente ne peut être totalement écartée pour autant.  Après tout, il n’est pas rare que l’homme sculpte des formes humaines et animales à même le roc et ce rocher pourrait en être un des nombreux exemples.  Toutefois, en considérant l’emplacement du rocher parmi les décombres d’une falaise de grès, ainsi que l’aspect grossier et approximatif des traits humains qui y apparaissent, il est plus raisonnable de croire que cette forme a été ordonnée de façon aveugle par les éléments naturels.  Ce genre de phénomène est d’ailleurs inévitable, pour de simples raisons de probabilités mathématiques.  C’est pourquoi nous pouvons percevoir des formes humaines ou animales dans les troncs d’arbres, les nuages, etc.

Considérons maintenant une autre formation rocheuse, située cette fois dans le Dakota du Sud.  On y retrouve le Mémorial National du Mont Rushmore:

rushmore_lg400

Cette falaise ne présente plus seulement un visage approximatif, comme dans le cas précédent, mais quatre visages très distincts et détaillés, représentant quatre présidents américains qui ont marqué l’histoire des États-Unis: George Washington, Thomas Jefferson, Théodore Roosevelt et Abraham Lincoln.  Maintenant, croyez-vous que ce rocher soit le résultat du hasard ou bien d’une intention?

Cette fois-ci, la thèse du hasard n’est plus admissible.  Votre esprit logique et votre intuition ne vous permettent plus de croire en un simple phénomène naturel.  Même si un guide touristique vous faisait visiter les lieux et qu’il vous exposerait avec conviction une théorie selon laquelle ces quatre visages sont apparus par pur hasard, par l’effet du vent, de la fonte des glaces et du rayonnement solaire, vous ne pourriez tout simplement pas prêter foi à une telle hypothèse.  Vous verriez même probablement cette explication comme une insulte à votre intelligence.  Pourquoi?  Parce que les probabilités mathématiques que les visages de quatre présidents américains apparaissent par hasard dans le roc sont nulles.  Et si vous étiez tenté, par simple esprit de contradiction, de soutenir que ce monument puisse être le fruit du hasard, vous n’oseriez jamais défendre ce point de vue publiquement, sachant que vous vous couvririez de ridicule.

Cela étant établi, considérons un autre type d’objet.  Il s’agit du mécanisme d’une montre:

watch_lg400

Contrairement aux montres numériques, cette montre est analogique et fonctionne sur la base d’un mouvement purement mécanique.  À l’aide d’un système de ressort et d’engrenages d’une précision extrême, cette montre est en mesure de garder la mesure du temps, en plus de présenter un esthétisme extraordinaire. Cette fois, croyez-vous que cet objet soit le résultat du hasard ou bien d’une intention?

Poser la question prend maintenant des allures absurdes.  Si le Mémorial National du Mont Rushmore donnait clairement l’indication d’une cause intelligente, alors qu’il ne s’agissait pourtant que de formes humaines apparaissant sur une falaise, ce mécanisme présente maintenant une complexité de loin supérieure.  En effet, il n’est plus question seulement d’une complexité esthétique mais aussi mécanique.  On ne parle plus seulement de formes mais d’un système organisé de façon à accomplir une fonction: mesurer le temps. Et ce système ne peut être conçu ou réalisé que par une intelligence qui maîtrise plusieurs concepts tels que le temps, les mathématiques, la mécanique, la propriété des matériaux, l’esthétisme, etc.  Et chaque pièce de ce mécanisme ne trouve sa raison d’être qu’en relation avec l’ensemble, ce qui implique que le mécanisme entier a été pensé et conçu dans son intégralité avant d’être fabriqué.  Chaque élément a la forme et les dimensions parfaites de façon à former un système impeccable qui, une fois inséré dans le boîtier de la montre, sera en mesure de fournir l’heure de façon fidèle pendant des décennies. De plus, les inscriptions gravées sur certaines pièces expriment un langage, ce qui donne un indicatif supplémentaire sur sa source intelligente.

Jusqu’à maintenant, les origines intelligentes des deux cas précédents ne devraient pas avoir posé de problème au commun des mortels, sauf peut-être pour quelques philosophes qui ont perdu contact avec la réalité.  Pour le besoin de la cause, je ne perdrai pas de temps à considérer leurs objections fantaisistes et passerai à la prochaine étape de notre analyse.

La photo qui suit est celle d’un Canard Mandarin, l’un des plus beaux oiseaux de cette planète:

mandarin_lg400

Croyez-vous que cet animal soit le fruit du hasard?

L’esthétisme du Mémorial National vous a convaincu de sa source intelligente.  La complexité mécanique de la montre vous a convaincu de sa source intelligente.  Mais ici, nous faisons face à quelque chose qui est infiniment plus impressionnant, tant au niveau esthétique que mécanique.  Nous faisons face à un organisme vivant qui respire, qui vole dans les airs, qui se nourrit, qui se reproduit, qui chante, qui nage, qui marche, qui voit, qui entend… et j’en passe… le tout configuré en une oeuvre d’art spectaculaire.  Comparée à ce canard, la montre vue précédemment est d’une simplicité ridicule.  Il ne serait donc pas pertinent de régresser dans notre raisonnement logique et de prétendre soudainement que cette pure merveille architecturale n’est que le fruit du hasard.  Il s’agirait d’un volte-face injustifié.  Et pourtant, c’est ce que fait l’athée.  Pourquoi le fait-il?  Et comment y arrive-t-il?

Le motif profond de l’athéisme

Ce que nous venons de voir, c’est qu’un raisonnement qui procède par déductions logiques peut soudainement frapper un noeud inextricable lorsque nous arrivons à une forme de vie biologique.  Et en voici la raison: Dans le cas du Mont Rushmore ou de la montre, nous pouvons reconnaître sans problème que nous faisons face à l’oeuvre d’une intelligence humaine.  Mais lorsque nous arrivons au Canard Mandarin, il va de soi qu’il n’est plus question d’intelligence humaine.  Aucun humain ne peut fabriquer un canard.  L’alternative logique qui se présente alors naturellement est d’attribuer cet ordre à une intelligence supérieure, transcendante et divine.  Et c’est d’ailleurs, rappelons-le, la conclusion vers laquelle Einstein était porté.  Et c’est précisément devant cette perspective que l’homme se braque.

Comme mentionné dans le premier article de cette série, « Admettre une chose vraie, c’est s’exposer à ses implications pratiques, c’est devenir redevable face à cette vérité et vivre en conséquence, sans quoi nous nous trouvons en contradiction avec nos propres convictions. »  Il va donc de soi qu’admettre l’existence de Dieu n’est pas sans conséquence.

Admettre que Dieu existe, c’est admettre la possibilité que l’homme ne soit pas la mesure de toute chose.  C’est admettre la possibilité que l’homme soit subordonné à une intelligence supérieure.  Ultimement, c’est donc admettre la possibilité que l’homme ne soit pas le maître de sa propre vie, qu’il appartienne à quelqu’un ou à quelque chose de suprême.  Et cette idée est détestable pour tout homme.  Car le désir d’émancipation morale est profondément ancré en chacun de nous.  L’homme ne désire pas se placer sous l’autorité de qui que ce soit.  Il ne désire pas se faire dicter ce qui est bien et mal.  Il veut établir ses propres règles et ne désire pas être redevable de ses actes vis-à-vis un quelconque Dieu.  Ce désir n’implique pas nécessairement que l’athée aspire à une vie de débauche ou de criminalité.  Au contraire, d’innombrables athées vivent une vie très respectable.  Néanmoins, la chose que l’athée chérit plus que tout est son désir d’autonomie.  Et dans cette quête d’autonomie, Dieu est l’ennemi numéro un.  Un Dieu suprême est fondamentalement incompatible avec les aspirations d’un homme qui cherche à se déifier lui-même, qui cherche à définir la vérité et à déterminer sa propre destinée.  Alors même devant l’évidence, un tel homme niera l’existence de son Créateur.  Il saura que Dieu existe mais se convainquera de l’inverse. Il s’agit d’une pure rébellion du coeur.  Et cette rébellion existe depuis la nuit des temps:

Le potier sera-t-il estimé comme l’argile, pour que la chose faite dise de celui qui l’a faite: Il ne m’a pas faite? et que ce qui est formé dise de celui qui l’a formé: Il n’a pas d’intelligence? (Ésaïe 29.16)

L’insensé a dit en son coeur: Il n’y a point de Dieu. Ils se sont corrompus, ils ont rendu abominables leurs actions; il n’y a personne qui fasse le bien. L’Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui recherche Dieu: Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul. (Psaumes 14.1-3)

Pendant des millénaires, cette rébellion a été justifiée de façon plutôt boiteuse.  L’observation scientifique du monde pointant naturellement vers l’existence d’une intelligence supérieure et transcendante, l’homme devait se rabattre sur des arguments moraux et philosophiques afin de nier l’évidence, tels que la souffrance dans le monde, l’hypocrisie des croyants, les guerres de religions, etc.  Si ce genre d’argument avait le mérite d’apaiser la conscience de l’athée dans une certaine mesure, la beauté et la complexité de la création représentaient néanmoins un témoignage continuel et fortement agaçant en faveur de l’existence de Dieu.

Or, au fil des siècles, certaines théories naturalistes firent leur chemin dans l’intellect humain, menant ultimement à l’oeuvre de Charles Darwin, qui publia en 1859 son ouvrage « De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie ».  Selon Darwin, la complexité du monde n’était pas attribuable à un architecte intelligent mais à un long et naturel processus évolutif.  Cette théorie, exprimée pour la première fois de façon aussi articulée et détaillée, devint aussitôt la bouée de sauvetage inespérée de l’athéisme.  La théorie de l’origine des espèces leur offrait enfin une explication scientifique leur permettant de justifier leur rejet de Dieu.  De ce fait, les conclusions de Darwin eurent l’effet d’une traînée de poudre et gagnèrent le monde entier en peu de temps.  Elle donna naissance à une véritable révolution de la pensée humaine.  Peu de gens, depuis, ont lu l’ouvrage et analysé la validité de ses arguments.  Car peu de gens, en fait, sont intéressés à connaître la vérité sur le sujet. Ce qui importe avant tout, c’est que l’homme dispose d’une alternative au créationnisme de la Bible. Et en ce sens, l’ouvrage de Darwin est devenu un texte sacré.  Et Darwin est devenu un héros.  La théorie de l’origine des espèces, même si elle est critiquée par de nombreux scientifiques, est néanmoins présentée comme un fait incontesté dans les écoles et les médias.  La théorie de l’évolution est devenue une religion d’état.

Je suis conscient qu’au cours de cet article, je suis passé d’une argumentation purement logique à un discours théologique.  En fait, il ne s’agissait que d’une parenthèse que j’estimais nécessaire afin d’exposer ce que révèle la Bible au sujet du rejet de Dieu.  Soyez assuré que je ne juge pas le coeur des hommes.  Mais si le Dieu de la Bible est réel (ce que je crois), et que ce Dieu a prononcé un jugement sur les motivations profondes de l’athée, alors je sais que je peux retransmettre ce jugement sans craindre de faire erreur.  Et ce jugement, c’est que l’athée ne refuse pas Dieu à cause d’un manque de preuves mais d’un manque d’intégrité:

Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.  (Romains 1.20-21)

L’athée serait-il donc le méchant et le théiste le bon?  Le manque d’intégrité serait-il la marque de commerce des incrédules, tandis que l’honnêteté serait le trait distinctif de ceux qui ont la foi?  À ce niveau-ci de l’analyse, c’est ce qui pourrait paraître.  Car après tout, le théiste a l’avantage de reconnaître l’existence d’un Dieu que l’athée nie en dépit des évidences.  Mais cet avantage est bien mince et il s’effondre rapidement lorsque nous évaluons correctement la nature humaine.  Car même si un homme croit en Dieu, cela ne signifie pas qu’il est prêt à lui obéir.  En fait, à moins d’une intervention surnaturelle, l’homme continuera de s’établir en tant que chef de sa propre vie, en dépit de sa foi en Dieu.  Fort de cette attitude, ou bien il se forgera un dieu imaginaire qui correspond à ses propres désirs… ou bien il reconnaîtra Dieu tel qu’il est mais refusera de se soumettre à sa volonté.  Dans les deux cas, le théiste est donc aussi malhonnête que l’athée, sinon plus, puisqu’il tente de revêtir sa corruption d’un manteau de religiosité alors que fondamentalement, il méprise l’autorité divine.

Cela étant précisé, nous poursuivrons notre argumentation dans le prochain article sur des bases scientifiques en considérant la vie biologique au niveau cellulaire et atomique.  Nous soumettrons la théorie de Darwin au test de la raison afin d’en exposer les failles insurmontables.

«« Précédent  –  1 :: 2 :: 3 :: 4 :: 5  –  Suivant »»