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La théorie de l’origine des espèces de Darwin était fondée sur des observations visuelles du monde.  À l’époque, l’univers moléculaire et atomique était inaccessible à l’homme et les théories concernant l’infiniment petit n’en étaient qu’à leurs premiers balbutiements.  Grâce à ses observations, Darwin fut toutefois en mesure de remarquer que les êtres vivants n’étaient pas des organismes statiques mais en évolution.  En considérant par exemple différentes variétés de pinsons, qui se distinguaient essentiellement par la grosseur de leur bec, il fut en mesure de présumer d’un ancêtre commun, d’un pinson à partir duquel plusieurs espèces s’étaient développées afin de s’adapter à leur environnement.

Les conclusions de Darwin à ce chapitre étaient justes.  ll est possible d’observer que les êtres vivants s’adaptent à leur environnement et acquièrent différentes caractéristiques qui favorisent leur survie.  C’est ce que nous pouvons qualifier d’ADAPTATION des espèces.  Par exemple, à partir d’une espèce ancestrale de canidé telle que le loup, il est possible d’obtenir une myriade de variétés différentes, allant du berger anglais au Shih Tzu.  Ces variations peuvent survenir de façon naturelle ou par des manipulations effectuées artificiellement par des éleveurs afin de développer ou améliorer des races de chiens.

Les réflexions de Darwin quittèrent toutefois le domaine de la science empirique et  versèrent dans de pures spéculations lorsqu’il extrapola ce processus observé scientifiquement afin de l’appliquer à l’ensemble du monde vivant.  Dans cette optique, si plusieurs pinsons pouvaient avoir un ancêtre commun, il n’était pas impossible que tous les êtres vivants, des végétaux aux êtres humains, possèdent également un ancêtre commun, une ultime forme de vie primordiale à partir de laquelle tout a été créé.  Mais cette thèse résiste très mal à une analyse scientifique rigoureuse, si bien qu’un nombre toujours grandissant d’hommes de science estiment que le darwinisme n’est plus une théorie apte à expliquer adéquatement l’incroyable diversité de la vie. (Vous pouvez d’ailleurs consulter sur le site « Une Dissidence Scientifique sur le Darwinisme » une déclaration signée par des centaines de scientifiques à cet effet.  Cette déclaration est signée par des docteurs en génétique, biochimie, bio-ingénierie, bactériologie, géologie, mathématiques, physique, astrophysique, astronomie, etc.).  Dans ce qui suit, nous n’aborderons que quelques arguments qui expliquent cette dissidence scientifique, mais sans entrer dans le détail.  Le but de cet article n’est pas de faire une apologie complète du créationnisme mais de servir de tremplin à la suite de cette série.

La construction du vivant

Notre planète renferme tous les éléments chimiques requis pour l’apparition de la vie.  S’appuyant sur le modèle darwinien de l’évolution, les scientifiques cherchent donc à expliquer de quelle façon ces éléments chimiques ont pu interagir et se combiner afin de former le premier organisme vivant, celui qui allait devenir l’ancêtre commun de toutes les formes de vie connues actuellement.  Les recherches dans ce domaine sont très nombreuses et approfondies car l’apparition de cet ancêtre commun est un fondement essentiel à la théorie de l’origine des espèces.  Si ce fondement ne tient pas, toute la théorie de l’évolution s’effondre.

Sans aller dans le détail, débutons par quelques connaissances techniques essentielles. L’unité fondamentale de la matière est l’atome, que tout le monde connaît.  Il existe différents types d’atomes, comme par exemple l’atome d’oxygène illustré ci-dessous.  Nous retrouvons au centre le noyau, formé de protons et de neutrons, autour duquel gravitent huit électrons:

oxygene

Lorsque certains atomes se lient ensemble, ils forment des molécules qui constituent la structure de base de toute substance.  Nous vivons donc dans un univers moléculaire, dans un assemblage de divers atomes qui forment autant l’oxygène que nous respirons que la chaise sur laquelle nous prenons place.  Les molécules sont de types et de dimensions très variées, selon la nature et le nombre d’atomes qui les composent.  Par exemple, la molécule suivante est une molécule de gaz carbonique (dioxyde de carbone), formé d’un atome de carbone et de deux atomes d’oxygène:

dioxyde-de-carbone

Pour qu’un premier organisme vivant puisse apparaître, certains types de molécules sont indispensables.  Autrement dit, certains matériaux de base doivent être constitués et rassemblés afin de construire un système vivant fonctionnel.  La bonne nouvelle pour les évolutionnistes, c’est que l’apparition de ces molécules – dites organiques – peut s’expliquer par l’effet du hasard et ne requièrent aucune intervention divine apparente.  En tête de liste se trouvent les acides aminés, qui sont des molécules cruciales à toute forme de vie et qui peuvent apparaître spontanément.  En effet, des acides aminés ont pu être produits en laboratoire, tout simplement en créant un contexte favorable à leur apparition (Expérience de Miller-Urey).  Certains acides aminés ont même été trouvés dans des météorites, ce qui indique que ces molécules essentielles à la vie existent même au-delà de notre planète.  Ces découvertes sont loin d’être négligeables, lorsque nous considérons que les acides aminés forment les protéines et constituent, après l’eau, l’essentiel de notre masse corporelle.

L’apparition des acides aminés s’explique bien par le hasard puisqu’elles ne sont qu’un assemblage relativement simple d’atomes.  Voici par exemple deux acides aminés participant à la construction des protéines.  D’abord, une molécule de glycine:

Glycine-molecule

Puis une molécule un peu plus complexe de L-Glutamine:

L-Glutamine-molecule

Jusqu’ici, nous pouvons croire sans problème que ces simples molécules (appelées monomères) peuvent se former spontanément et ainsi rendre la vie possible.  Mais à ce stade-ci de l’analyse, nous sommes encore à des années-lumière d’un premier organisme vivant.  Par analogie, rassembler les matériaux de base nécessaires à la construction d’une voiture est un pas très important.  Nous pouvons par exemple nous procurer de l’acier, du plastique, du verre et du caoutchouc.  Mais à cette étape, nous sommes encore loin du résultat final.

Pour que la vie apparaisse, les acides aminés et autres monomères doivent s’assembler sous forme de structures plus complexes (appelées polymères) tels que les protéines, hydrates de carbone et lipides.  Et ces structures plus complexes doivent à leur tour s’assembler afin de fabriquer la première forme de vie élémentaire, qui est la cellule.  À cette étape, le hasard ou les forces aveugles de l’univers ne peuvent plus fournir d’explication scientifiquement plausible pour l’apparition de la vie sur terre puisque nous sommes soudainement passés de structures aléatoires (molécules et macromolécules) à un système fonctionnel hautement organisé.  Or, un tel bond de la matière inerte au vivant n’est pas seulement statistiquement impossible mais viole également le principe d’entropie auquel notre univers est soumis.  Avant de poursuivre notre analyse de la théorie de l’évolution, il est donc important de faire une parenthèse sur ce principe d’entropie.

L’univers est orienté vers la désorganisation

Si le monde est purement matériel comme le prétendent les athées, l’univers doit être considéré comme un système clos et isolé.  Autrement dit, au-delà de l’enceinte de l’univers, il n’existe aucun milieu extérieur susceptible d’entrer en interaction avec lui et de l’influencer (Aucun Dieu, aucune énergie, rien…).  Selon un tel modèle de la réalité, l’univers est donc comparable à une bouteille totalement hermétique suspendue dans le pur néant.  Or, la science physique nous apprend qu’un tel système clos doit obéir à certains principes, dont ceux de la thermodynamique.

Parmi les trois principes de la thermodynamique, le deuxième pose un problème de taille pour la théorie de l’évolution.  Ce principe stipule que l’entropie (degré de désordre) d’un système isolé ne peut que demeurer constante ou croître.  Autrement dit, en supposant que l’univers serait issu d’un événement désordonné tel que le Big Bang, il ne serait pas possible que cette explosion produise un univers de plus en plus ordonné et complexe, même s’il disposait hypothétiquement de milliards d’années.  Au contraire, l’univers tendra à s’homogénéiser de façon irréversible, à devenir un chaos uniforme.

Naturellement, au cours de ce processus, des atomes peuvent s’ordonner de façon aléatoire et ainsi former des molécules plus ou moins complexes, mais ce phénomène n’est dû qu’au hasard, combiné aux propriétés chimiques des différents types d’atomes.  Le hasard peut donc ordonner la matière jusqu’à un certain point et créer des STRUCTURES.  Et parfois, ces structures peuvent être impressionnantes, comme par exemple la formation de bulles parfaitement sphériques ou de flocons de neige aux propriétés géométriques fascinantes.  Mais pour que la vie apparaisse, il faut beaucoup plus que ce type de structures aléatoires.  Il faut l’organisation d’un système, c’est-à-dire d’une hyper-structure cohérente rassemblant différents éléments dans le but d’accomplir un objectif précis (soit, dans le cas présent, la vie et la survie d’un organisme). Or, la thermodynamique ne permet pas une telle organisation.  Dans un univers dont l’entropie est grandissante, les atomes ne peuvent soudainement prendre une direction comportementale inverse et tendre vers une complexité grandissante.  Une telle auto-organisation de la matière est un mythe.  Elle contredit non seulement notre intuition mais les principes connus de la science.

Ce principe de la thermodynamique est facile à comprendre puisque l’atome est pour ainsi dire stupide.  Il est totalement dépourvu d’intelligence.  Il n’est pas conscient de lui-même ou de son environnement.  Et même si plusieurs atomes forment une molécule, cette molécule ne sera pas plus intelligente que les atomes qui la composent.  Additionnez autant de zéros que vous voulez et vous obtiendrez toujours zéro.  Alors si par le plus fabuleux et improbable des hasard, des atomes se joignaient de façon à créer une première forme de vie rudimentaire, ces atomes ne seraient pas en mesure d’évaluer la pertinence de cette structure et d’instaurer les mécanismes nécessaires pour la maintenir en vie et la reproduire.  Pour l’atome, la vie et la mort ne signifient rien.  Évolution et régression, ordre et chaos, bien et mal, sont des concepts qui échappent à l’atome.  Il est très important de réfléchir sérieusement sur cette réalité car la théorie de l’évolution capitalise énormément sur des concepts moraux et philosophiques (tels que l’avantage sélectif et la survie des espèces) qui sont naïvement projetés sur l’univers matériel.  Le darwinisme entretient cette pensée magique et irrationnelle selon laquelle il va de soi que la vie doit apparaître, survivre et évoluer… alors que les lois de la physiques vont exactement dans le sens contraire.  Construisez n’importe-quel objet, comme une maison ou une voiture, et laissez cet objet à lui-même pendant un temps suffisamment long.  Vous constaterez que la matière ne tend pas vers l’organisation mais la désorganisation.  Votre voiture rouillera.  Votre maison se détériorera.  Et éventuellement, tout retournera à la poussière.  Même votre corps est en ce moment dans un processus de dégradation constante qui le réduira bientôt en poussière.  Parce que dans un univers qui tend continuellement vers un équilibre systémique, le chaos et l’homogénéisation de la matière est incontournable.  À moins d’une touche divine, d’un apport surnaturel, rien de grandiose ne peut donc être généré par le chaos.

Les conditions essentielles à la vie

Toute forme de vie requiert des cellules vivantes.  Les organismes les plus simples n’en possèdent qu’une (organismes unicellulaires), comme par exemple les bactéries et levures.  Les plus complexes, comme le corps humain, en possèdent des milliards.  Pour que la théorie de l’évolution fonctionne, il faut donc qu’apparaisse une première cellule, un ancêtre commun qui servira de matrice pour toute forme de vie subséquente.

À l’époque de Darwin, ce mystère était intriguant mais de nombreuses hypothèses pouvaient être avancées, compte tenu que l’homme connaissait très peu de choses sur la structure et le fonctionnement des cellules vivantes.  On pouvait donc imaginer qu’une première cellule rudimentaire était apparue par hasard sur terre pour ensuite se multiplier et gagner en complexité.  Mais le domaine de la microbiologie moderne donne à cette hypothèse des allures de conte de fée puisque la plus simple cellule est d’une complexité  qui défie l’imagination.  Pour passer des matériaux bruts (acides aminés, hydrates de carbone, lipides, etc.) à une première cellule fonctionnelle, il faut effectuer un bond au-dessus d’un fossé infranchissable.  À un tel point que Michael Behe, un des scientifiques qui remet en cause publiquement la théorie de l’évolution, estime que Darwin n’aurait probablement pas publié son ouvrage sur l’origine des espèces s’il avait bénéficié des connaissances de la science moderne.

Les cellules vivantes se partagent en deux groupes.  Les eucaryotes, à partir desquelles sont fabriqués la plupart des formes de vie que nous connaissons (plantes, animaux, humains) ainsi que les procaryotes, représentées exclusivement par les bactéries. Puisque les procaryotes sont beaucoup moins complexes que les eucaryotes, elles donnent une meilleure idée de la structure minimale nécessaire pour créer la vie. C’est donc vers elles que les scientifiques se tournent pour tenter d’expliquer (sans Dieu) comment la vie est apparue sur terre.

Voici l’illustration d’une procaryote typique:

procaryote

La première forme de vie qui serait à l’origine de toutes les espèces vivantes ressemblerait donc à cette cellule.  Dès le départ, nous voyons pourtant que cette première forme de vie est plutôt complexe.  En fait, cette illustration est même très minimaliste.  Elle ne montre pas, par exemple, l’impressionnant mécanisme auquel est attaché le flagelle, un véritable moteur moléculaire très sophistiqué qui permet à la cellule de se déplacer.

Si toutefois nous enlevons le flagelle ainsi que tous les éléments qui ne sont pas absolument essentiels à la survie d’une hypothétique cellule ancestrale, nous nous retrouvons malgré tout avec un système d’une complexité irréductible.  En effet, même la cellule la plus rudimentaire doit posséder une membrane qui l’isolera de son environnement ainsi que tous les mécanismes internes nécessaires à son métabolisme et à sa reproduction.  S’il lui manque un seul de ces éléments, elle ne peut rester en vie et avoir de descendance.  Notre supposé ancêtre commun devait donc posséder une structure minimale semblable à celle-ci:

procaryote-minimal

De la matière à l’information?

S’il est possible de supposer, avec une immense imagination, que les molécules organiques présentes sur terre ont pu construire il y a longtemps une première cellule rudimentaire par le plus pur des hasards, ce scénario plus qu’improbable devient carrément irréaliste lorsque nous nous attardons à la génétique cellulaire.  La plus simple des cellules doit effectivement comporter un code qui fournira à la cellule les instructions nécessaires à la survie de son espèce.  Ce code, qui se trouve dans la molécule de l’ADN (Acide désoxyribonucléique), est un chef d’oeuvre d’ingénierie chimique.

Une molécule d’ADN est formée de deux brins formant une double hélice.  Sa structure fascinante est devenue une véritable icone de la biologie moderne, depuis sa révélation en 1953 par James Watson et Francis Crick:

molecule-adn

Tout au long de ces deux brin antiparallèles se trouvent des molécules chimiques (nucléotides) qui s’enchaînent dans un ordre très précis et forment un langage.  Ce langage pourrait être comparé à celui d’un ordinateur.  Tout ordinateur fonctionne en effet avec un langage différent du nôtre appelé langage binaire.  Ce langage est constitué d’une succession de « 1 » et de « 0 ».  Par exemple, la lettre « A » ne veut rien dire pour le processeur d’un ordinateur.  Cette lettre doit être traduite sous forme binaire pour pouvoir être comprise et traitée, ce qui donne: « 0100000100001010 ».

Si nous voulons traduire quelque chose de plus complexe, comme par exemple cette phrase-ci, nous obtenons en langage binaire la séquence suivante:

« 01010011011010010010000001101110
01101111011101010111001100100000
01110110011011110111010101101100
01101111011011100111001100100000
01110100011100100110000101100100
01110101011010010111001001100101
00100000011100010111010101100101
01101100011100010111010101100101
00100000011000110110100001101111
01110011011001010010000001100100
01100101001000000111000001101100
01110101011100110010000001100011
01101111011011010111000001101100
01100101011110000110010100101100
00100000011000110110111101101101
01101101011001010010000001110000
01100001011100100010000001100101
01111000011001010110110101110000
01101100011001010010000001100011
01100101011101000111010001100101
00100000011100000110100001110010
01100001011100110110010100101101
01100011011010010010110000100000
01101110011011110111010101110011
00100000011011110110001001110100
01100101011011100110111101101110
0111001100111010 »

L’information stockée dans une molécule d’ADN suit le même principe mais en utilisant un code plus poussé.  En effet, plutôt que d’utiliser le système binaire d’un ordinateur (0 et 1), la cellule dispose d’un système quaternaire.  L’ADN est en effet formé de quatre bases nucléiques désignées par les lettres A, C, G et T (Adénine, Cytosine, Guanine, Thymine).  Ces bases nucléiques sont groupées en paires tout le long de la molécule d’ADN:

ADN-ACGT

Dans le schéma ci-dessous, la succession de lettres organisée en paires de base tout au long de la molécule d’ADN (AT, CG, GC, TA, TA, CG, AT et CG.)  forme le langage de la cellule, tout comme la succession des chiffres 0100000100001010 inscrite sur un disque dur ou un DVD forme le langage de l’ordinateur.  Sous sa réelle forme hélicoïdale, l’information se présente de cette façon :

adn-helice

Cet enchaînement de bases nucléiques est absolument essentiel à la vie. Si une cellule, même primitive, ne contient pas ce langage de programmation poussé qui lui fournit les instructions nécessaire au métabolisme et la reproduction, cette cellule ne pourra survivre ou se reproduire.  Même lorsque nous considérons le système simplifié de l’ARN qu’utilisent certaines cellules (où les instructions sont codées le long d’un brin unique plutôt que deux brins hélicoïdaux), nous faisons face néanmoins à un langage d’une complexité stupéfiante.

À ce stade-ci de notre analyse, l’improbabilité de la théorie de Darwin tourne déjà à l’impossibilité.  En effet, si la matière n’est pas en mesure de produire des systèmes complexes, comme nous l’avons vu plus haut en abordant le principe de l’entropie, elle est encore moins capable de produire de l’information.  Elle ne peut inventer un langage.  Jamais la science n’a pu observer un tel phénomène, ce qui est tout-à-fait normal puisque tout langage découle d’un processus mental, d’une intelligence.  Et les atomes, répétons-le, ne possèdent pas cette intelligence.  Postuler que la matière peut spontanément produire et utiliser de l’information relève donc de la science-fiction.   Et lorsque nous considérons la quantité d’informations que contient la plus simple des cellules, nous versons dans de la science fiction de haut niveau.

Prenons par exemple le Mycoplasma genitalium, qui figure parmi les plus simples organismes vivants connus.  L’ADN de cette bactérie est composée de 580,070 paires de base (ce qui est relativement peu, comparé au génome humain qui est constitué de plus de 3 milliards de paires de base).  Ce demi-million de paires de base forme le codage nécessaire à la totalité des processus vitaux de cette bactérie.  En 2012, des bio-ingénieurs ont tenté de simuler informatiquement le fonctionnement de cette bactérie (Leur rapport en anglais est disponible en ligne).  La puissance informatique qui a été requise pour simuler cet organisme rudimentaire fut stupéfiante.  Il leur a fallu pas moins de 128 ordinateurs reliés en réseau et fonctionnant pendant 9 à 10 heures pour arriver à générer l’information des 25 catégories de molécules impliquées dans le cycle de vie de cette cellule.  Cette expérience révèle à quel point la plus simple forme de vie est d’une complexité qui défie l’imagination.

Les évolutionnistes tentent de résoudre ce problème majeur en cherchant continuellement des formes de vie plus élémentaires, c’est-à-dire des cellules dont le génome est si minimaliste que leur apparition spontanée pourrait être expliquée de façon un peu plus convaincante et rationnelle… Mais malheureusement pour eux, aucun être vivant ne peut survivre de façon autonome en deçà d’un certain nombre de gènes.  Certains virus, par exemple, possèdent des molécules d’ADN ou d’ARN d’une simplicité record… mais ces virus ne sont même plus considérés comme des êtres vivants par la plupart des scientifiques car ils sont incapables de métaboliser, croître ou se multiplier de façon autonome.  La complexité de l’information est donc inextricablement reliée à l’apparition de la vie sur terre.  Le chaînon entre la matière inerte et le miracle de la vie est irrémédiablement absent.  La théorie de Darwin sur l’origine des espèces repose par conséquent sur des hypothèses qui vont à l’encontre des plus récentes observations de la science.  Et dans le prochain article, nous verrons que la transformation de cette première forme de vie hypothétique en une myriade d’espèces différentes est une théorie tout aussi invalide scientifiquement.

D’ici là, je vous invite à visionner cette animation de quelques minutes réalisée par l’université d’Harvard, qui illustre de façon frappante la complexité des processus survenant à l’intérieur d’une cellule.  En regardant cette vidéo, posez-vous cette question: « Suis-je en train d’observer un mécanisme attribuable à des forces aveugles ou à une intelligence supérieure? »:

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