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Francis Bacon, un des pionniers de la pensée scientifique moderne, a écrit:  « Aux premiers abords, un peu de philosophie de la nature dispose l’opinion en faveur de l’athéisme.  Mais à l’inverse, beaucoup de philosophie de la nature – et s’y plonger profondément – dirige l’esprit de l’homme vers la religion. » (Meditationes sacrae, 1597)  D’où la formule plus connue: « Un peu de science éloigne de Dieu ; beaucoup y ramène »

Notre époque démontre de façon flagrante la justesse des propos de Bacon.   Depuis notre plus tendre enfance, nous avons baigné dans un monde imprégné de science populaire mais la majorité d’entre nous n’avons jamais pris le temps d’explorer sérieusement ce qui nous a été inculqué. En un sens, cette situation est compréhensible puisque peu d’entre nous aspirons à nous lancer dans une carrière scientifique.  Mais notre relative ignorance, combinée à notre naïveté, nous a rendus vulnérables à l’endoctrinement naturaliste.  Nous avons été conditionnés à croire qu’il n’existe rien en-dehors de la nature et que tout discours scientifique doit donc forcément exclure la possibilité d’une intervention divine.  Par exemple, tout le monde a été exposé répétitivement à cette illustration classique de la théorie de l’évolution:

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On nous montre ici l’homme en tant que simple mammifère qui partage les mêmes racines ancestrales que le singe.  Selon ce modèle, Dieu n’est plus nécessairement l’auteur de la vie.  Et s’il l’est, il n’est plus le Dieu tout-puissant qui a créé le monde en six jours et qui a spontanément formé l’homme de la poussière, comme l’indique la Bible.  Il est plutôt un Dieu en retrait, presque impotent, qui assiste à l’évolution des espèces à la manière d’un spectateur.  La nature occupe ainsi une place prépondérante, voire divine.  Elle se créé elle-même à partir du néant et transforme le chaos en une harmonie infiniment complexe.

Aujourd’hui, peu de gens osent remettre en cause ce modèle de la réalité.  Non pas parce qu’il a été prouvé scientifiquement mais parce qu’il nous a été inculqué ad nauseam pendant notre vie entière.  Je me souviens, tout petit, m’être assis devant la télé à chaque semaine avec mon bol de céréales pour regarder « Il était une fois l’homme », où le générique du début gravait dans mon imaginaire d’enfant la théorie de l’origine des espèces, d’une cellule primordiale à l’homo sapiens moderne.  Puis à l’école, cette théorie m’a été présentée comme étant la seule explication plausible et scientifique de la vie sur terre.  Et une fois que je fus adulte, les chaînes de télé consacrées aux sciences ont pris le relais, se référant presque obsessivement au modèle évolutionniste, non seulement lorsqu’il était question d’anthropologie mais de chimie, de cosmologie, de biologie, de psychologie, de sociologie, etc.

À 21 ans, lorsque j’ai donné ma vie au Dieu de la Bible, j’ai donc cru que je devais interpréter les Saintes Écritures à la lumière de la théorie de l’évolution, cette dernière ayant été élevée culturellement au rang de dogme incontestable.  Ce n’est que dans la trentaine que j’ai eu mes premiers contacts avec le créationnisme et que j’ai découvert avec grand étonnement que les découvertes scientifiques des dernières décennies penchent beaucoup plus en faveur d’un monde créé par Dieu que d’un monde issu de l’évolution.  Cette découverte a été pour moi une source de soulagement mais aussi de frustration car j’ai réalisé que je n’avais pas été éduqué, mais endoctriné.  On ne m’avait pas présenté les failles majeures de la théorie de Darwin ni les modèles alternatifs qui pouvaient offrir une meilleure interprétation du monde vivant.  On ne m’avait présenté qu’un paradigme préfabriqué de la réalité.  J’ai donc dû apprendre de façon autodidacte à développer un esprit véritablement critique et scientifique, chose que l’école avait omise de faire.

C’est pour cette raison que je m’attarderai encore aujourd’hui à exposer les failles du darwinisme et à démontrer que cette théorie relève beaucoup plus de la pensée magique que de la science.  Cette démonstration est très importante car beaucoup de gens ont été comme moi endoctrinés et se sentent contraints d’adapter leur foi au modèle évolutionniste.  D’autres en viennent même à perdre totalement la foi, convaincus que le récit biblique de la genèse ne résiste pas au test de la science et que la Bible perd donc toute sa crédibilité.  Or, il n’en est rien.

L’aspect scientifique du Darwinisme

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, l’apparition de la vie sur terre par des mécanismes purement naturels est invraisemblable, ce qui compromet dès le départ la théorie de l’origine des espèces.  En effet, si toutes les formes de vies ont pour ancêtre commun un premier être vivant dont l’apparition spontanée relève de la science-fiction, nous avons un sérieux problème.  Malgré tout, les experts en évolution ne se laissent pas abattre par cette incongruité et certains se contentent de dire que le darwinisme n’est pas destiné à expliquer de quelle façon la vie est apparue sur terre mais seulement comment elle s’est diversifiée.  Pour le présent article, laissons donc de côté ce problème et contentons-nous d’analyser ce que le darwinisme se dit en mesure d’expliquer.

La théorie de l’évolution repose principalement sur deux mécanismes: Les mutations et la sélection naturelle.  C’est d’ailleurs ce qui lui confère sa crédibilité, car il s’agit de deux mécanismes scientifiquement observés et démontrables.  Avant d’aller plus loin, il est donc important de faire un survol rapide de ces deux fondements.

Nous avons vu précédemment que la forme de vie la plus rudimentaire doit nécessairement comporter un code de programmation intégré (ADN ou ARN) qui contrôle son métabolisme et sa reproduction.  Lorsqu’une cellule vivante se multiplie, ce code de programmation doit donc être systématiquement copié de cellule en cellule afin que la vie puisse subsister.  Le mécanisme qui exécute cette copie est d’ailleurs très sophistiqué.  Il comprend une phase de réplication (voir exemple vidéo) où un enzyme effectue une copie conforme du matériel génétique de la cellule.  Cette phase comporte également un mécanisme de contre-vérification (proof-reading) de la copie afin d’éviter toute erreur de transcription.  Cette vérification est d’une importance cruciale car de la même façon que la corruption d’un logiciel peut facilement le rendre instable ou inopérant, la corruption du matériel génétique peut avoir des effets catastrophiques sur les cellules copiées.  Georgia Purdom, généticienne moléculaire, donne l’exemple d’expériences faites sur des souris lors de ses travaux de graduation universitaire.  La suppression de seulement trois paires de bases de l’ADN d’une souris (sur un total de quelques milliards de paires de bases) eut un effet dévastateur.  La souris n’avait pas de yeux, était sourde, albinos, dépourvue de dents, souffrait d’une déficience du système immunitaire, d’ostéoporose… et mourut lorsqu’elle fut sevrée des suppléments alimentaires qui lui étaient donnés.  C’est pourquoi la réplication de l’ADN doit être d’une précision extrême, sans quoi la survie de toute espèce serait impossible.

Malgré tout, il arrive régulièrement que des erreurs se glissent dans la réplication du code génétique des cellules.  C’est ce que nous appelons des mutations.  Heureusement, elles ne sont pas toutes aussi catastrophiques que celles notées chez les souris citées plus haut.  La plupart des mutations n’ont aucun effet sensible sur le fonctionnement de l’organisme.  Mais il est important de comprendre que d’un point de vue purement génétique, toutes les mutations (y compris celles qui sont apparemment neutres) sont néfastes puisqu’elles détériorent, de génération en génération, le matériel génétique original d’une espèce.  Elles n’enrichissent pas l’ADN mais le corrompent en supprimant, substituant, insérant ou multipliant des données par erreur.  Chez l’homme, par exemple, on estime à plusieurs dizaines le nombre de nouvelles mutations qui apparaissent de génération en génération.  Vous et moi sommes donc un peu plus mutants que nos parents.  Et compte tenu que nous sommes toujours plus exposés à des agresseurs environnementaux (polluants, micro-ondes, radicaux libres, etc.), le taux de mutations ira sans cesse en augmentant, ce qui nous condamne à une fréquence toujours plus élevée de malformations, maladies dégénératives, trisomie, autisme, cancers et autres.  Autrement dit, l’homme évolue… mais dans la mauvaise direction.

Comment alors les mutations peuvent-elles servir de fondement à la théorie de l’évolution des espèces?  C’est que malgré la nature dégénérative des mutations, il peut arriver que certaines d’entre elles créent « d’heureux accidents ».  C’est-à-dire que même si une mutation constitue une erreur de transcription des gènes, cette erreur peut produire des résultats qui avantagent l’organisme en fonction de son environnement.

Prenons l’exemple d’une vache qui, lors de sa conception, hérite d’une mutation majeure.  Cette mutation sera généralement défavorable, comme par exemple cette vache qui est née avec cinq pattes:

The-parks-lucky-five-legged-cow

Dans un milieu naturel, cet genre de déformation risque de constituer une nuisance pour l’animal et de compromettre la survie de son espèce.  Par contre, une mutation peut également produire ceci:

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Dans ce cas-ci, une erreur de transcription dans les gènes a conduit à un changement potentiellement intéressant.  Si une vache naît avec de plus longs poils et qu’elle doit traverser des hivers particulièrement rudes, ses chances de survie sont beaucoup plus élevées que celles de ses semblables.  Il est donc fort possible que les vaches qui ne bénéficient pas de cette mutation succombent au froid ou soient plus vulnérables à diverses maladies, tandis que celle-ci survivra plus facilement.  C’est ce que nous appelons la sélection naturelle.  Le hasard produit une mutation et l’environnement détermine si cette mutation est avantageuse.

Le même phénomène explique comment certaines bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques.  Ces bactéries n’évoluent pas à proprement dit.  Ou bien elles subissent des erreurs au cours de la duplication de leurs gènes ou bien elles s’approprient des gènes provenant d’autres bactéries, ce qui modifie dans les deux cas leur bagage génétique, affecte leur constitution interne et rend les antibiotiques inaptes à les affecter.  Ces mutations leur donne donc un avantage sélectif immédiat… mais il n’en demeure pas moins que l’intégrité de leur matériel génétique est compromis, ce qui les handicapera parfois de façon permanente.

Jusqu’ici, nous ne rencontrons donc aucun problème avec la théorie de l’évolution.  Nous n’avons abordé que les faits scientifiquement observables: 1- Les êtres vivants subissent réellement des mutations génétiques et 2- ces mutations peuvent expliquer, par le jeu de la sélection naturelle (ou artificielle), comment différentes espèces peuvent voir le jour.

Nous pouvons ainsi obtenir différentes variantes de canidés…

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Différentes variantes de félins…

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Différentes variantes de poissons…

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Différentes variantes de pinsons (comme l’avait observé Darwin)…

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Différentes variantes de bactéries:

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Cela étant dit, il est essentiel de noter que toutes ces variations observées par la science demeurent confinées à l’intérieur de certaines limites facilement identifiables.  Par exemple, les différentes espèces de félins peuvent se distinguer par de nombreuses caractéristiques (poids, morphologie, couleur, etc.) mais il s’agit toujours de félins.  Ils ne développent pas de nouvelles fonctions, de nouveaux organes ou tout autre innovation évolutive telles que des ailes, des écailles, des nageoires ou des cordes vocales.  Même chose pour les bactéries.  Elles peuvent s’adapter et développer de nouvelles caractéristiques… mais elles demeurent des bactéries.  Or, la théorie de Darwin prétend que ces variations peuvent aller beaucoup plus loin.  Elle prétend que les poissons peuvent se transformer au fil du temps en amphibiens, que les dinosaures peuvent se transformer en oiseaux, que les bactéries peuvent se transformer en êtres humains:

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C’est à ce niveau que nous devons laisser de côté la science expérimentale et que nous devons plonger dans le côté magique de la théorie de l’évolution…

L’aspect magique du Darwinisme

Si nous admettons qu’une première cellule vivante soit l’ancêtre de l’homme et de toute la biodiversité que nous connaissons, il a d’abord fallu que cette cellule effectue un premier bond spectaculaire: Passer de l’état de cellule unique à celui d’organisme multicellulaire.  Ce bond est improbable car les cellules uniques, telles que les bactéries, peuvent très bien vivre et se multiplier toutes seules dans le plus parfait bonheur pendant des millions d’années, et ce même dans des environnements extrêmes.  Mais selon la théorie de l’évolution, ces cellules parfaitement autonomes se sont mises étrangement à se regrouper de façon à former un premier ensemble fonctionnel où différentes cellules interdépendantes se sont vues assigner des tâches différentes.  Tout cela, rappelons-le nous, par le hasard des mutations.  Des scientifiques travaillent d’ailleurs actuellement très fort afin de provoquer ce phénomène en laboratoire (ce qui donnerait beaucoup plus de crédibilité à la théorie de Darwin), mais sans succès.

Ce bond évolutif improbable devrait déjà éveiller les soupçons de tout esprit rationnel, puisqu’une telle organisation multicellulaire nécessite obligatoirement l’ajout massif d’informations à l’ADN, chose que des mutations accidentelles ne peuvent fournir. Cette nécessité devient d’autant plus évidente lorsque les premières formes de vies commencent à évoluer de façon à produire les premiers spécimens complexes d’animaux marins, puis d’amphibiens, de reptiles et de mammifères.  Pour que ces étapes puissent être franchies, il faut à chaque fois que des quantités extraordinaires d’informations soient ajoutées au bagage génétique.  Comment, en effet, les cellules peuvent-elles s’organiser entre elles de façon à créer les premières nageoires ou  les premières pattes de façon à se mouvoir collectivement?  Cette organisation requiert l’ajout de millions de données supplémentaires au niveau génétique, un phénomène qui n’a jamais été observé par la science et qui ne le sera jamais, puisque les mutations ne peuvent produire de nouvelles informations.  Elles ne peuvent que modifier par erreur les informations déjà existantes de l’ADN.  Ainsi, nous pouvons scientifiquement observer différentes variantes au sein d’une espèce (ce que les mutations génétiques peuvent expliquer) mais nous ne voyons jamais la création de nouveaux systèmes, de nouveaux organes ou de tout autre bond évolutif majeur nécessitant l’enrichissement du code génétique. Comme mentionné plus haut, les bactéries ne produisent que des bactéries différentes.  Les félins produisent des félins différents.  Les poissons produisent des poissons différents.  Les pinsons ne produisent que des pinsons différents.  Mais chacun demeure confiné à l’intérieur des limites génétiques de sa propre espèce.  Les mutations ne fournissent donc pas les mécanismes nécessaires pour soutenir les spéculations du darwinisme.  Elle ne peuvent expliquer l’apparition d’organismes complexes dotés d’un système squelettique, musculaire, circulatoire, digestif, urinaire, nerveux, reproductif, lymphatique, endocrinien et respiratoire, lesquels requièrent l’orchestration de plusieurs milliards de cellules spécialisées et interdépendantes.  Donnez à la première cellule ancestrale autant de millions d’années que vous le désirez, le temps ne permettra pas une telle auto-organisation.  Les millions d’années ne permettront qu’au code génétique de s’appauvrir à forces d’être copié sans cesse de génération en génération, mais certainement pas de s’enrichir et de se complexifier.

Lorsque nous supposons que toutes les formes de vies sur terre proviennent d’une bactérie ancestrale, chaque étape de l’évolution des espèces nous confronte à des obstacles qu’il est impossible d’expliquer de façon satisfaisante d’un point de vue microbiologique.  Tentez par exemple de vous imaginer de quelle façon le premier oiseau a pu apparaître:

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Pour que cela soit possible, il faut que sur une période de plusieurs millions d’années, des plumes se forment (par le hasard des mutations) sur le corps de certains lézards. Selon les évolutionnistes, ces mutations auraient suivi le schéma suivant:

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Dès le départ, il faut que le hasard fasse bien les choses car pour passer du stage 1 au stage 5, il faut ajouter des tonnes d’informations à l’ADN (ce que les mutations, rappelons-le, sont incapables de faire).  Le stage 1 n’est en effet qu’une excroissance.  Le stage 5 est une plume moderne formé de dizaines et de centaines de milliers de parties distinctes, dont des barbes solidement reliées entre elles par un mécanisme semblable au Velcro.  Ces barbes sont distribuées de façon asymétrique de chaque côté de la plume, ce qui créé une architecture aérodynamique et offre à l’animal une portance lors du vol.

Pour que ces plumes soient fonctionnelles, elles doivent également être groupées de façon stratégique sur le corps, lequel doit être radicalement modifié afin de permettre le vol.  Un système musculaire et nerveux doit être mis en place afin de permettre à l’animal de contrôler son plumage et de pouvoir manœuvrer en cours de vol.  Le squelette doit être modifié et allégé.  Le système respiratoire doit être amélioré et développer un système très unique de sacs aériens, de façon à soutenir le métabolisme très élevé de l’oiseau.  Et tous ces changements structuraux doivent survenir simultanément, par le hasard des mutations génétiques, jusqu’à ce que le premier oiseau prenne son envol.

Tentez maintenant d’imaginer de quelle façon l’oeil humain a pu apparaître:

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Selon les évolutionnistes, l’oeil serait le résultat de plusieurs mutations suivant le schéma suivant:

evolution-de-loeil copieIllustrée de cette façon, cette progression peut sembler crédible au premier abord.  Encore une fois, le darwinisme bénéficie de notre ignorance scientifique pour proposer ses spéculations.  En effet, si nous avons le sentiment que chaque étape illustrée ci-dessus forme un enchaînement logique, c’est simplement parce que nous sommes dotés d’une pensée rationnelle.  Mais l’ADN ne bénéficie d’aucune rationalité et pour franchir chaque étape, il ne peut compter que sur la chance.  Et dans ce cas-ci comme dans bien d’autres, cette chance défie les probabilités statistiques.

D’abord, l’ADN doit produire (par le hasard des mutations) un tout nouveau prototype de cellule qui perçoit la lumière. Ensuite, l’ADN doit relier ces cellules photosensibles au cerveau (par le hasard des mutations) et ce dernier doit être en mesure d’interpréter les signaux qui lui sont envoyés.  l’ADN doit aussi produire de nouvelles cellules (par le hasard des mutations) qui capterons non seulement la lumière mais les couleurs.  L’ADN doit produire et fermer une cavité (par le hasard des mutations), développer une lentille (par le hasard des mutations) qui formera une image claire ainsi qu’un iris qui servira d’obturateur afin de s’adapter aux conditions d’éclairage, le tout formant un système optique de haute précision.  L’ADN doit mettre en place  des mécanismes (par le hasard des mutations) qui conservent la forme de l’oeil et qui régularisent sa pression interne.  L’ADN doit aménager dans la boîte crânienne (par le hasard des mutations) l’espace nécessaire aux yeux pour se mouvoir et développer pour chaque oeil (par le hasard des mutations) un système musculaire hautement synchronisé afin de fournir au cerveau un double signal qui permet de construire par hasard une image tridimensionnelle.  L’ADN doit aussi former des paupières aux réflexes ultra-rapides (par le hasard des mutations) ainsi que des cils qui protégeront les yeux de la poussière et de tout autre corps étranger, le tout surmonté de sourcils qui pousseront (par le hasard des mutations) de façon à former des gouttières qui protégeront les yeux de l’eau ruisselant sur la tête.  Les signaux nerveux provenant de ce système optique sophistiqué doivent également (par le hasard des mutations) fonctionner de concert avec les signaux provenant de l’oreille interne afin de donner à l’organisme  le sens de l’équilibre.

Voyez-vous de quelle façon nous avons fait un bond entre les faits scientifiques démontrables (mutations et sélection naturelle) et les spéculations évolutives déraisonnables du darwinisme?  Notez que nous avons à peine effleuré le sujet.  Nous aurions pu mentionner des centaines d’exemples tirés de la nature qui ne peuvent s’expliquer simplement par les mutations et la sélection naturelle.  Considérez simplement la chenille.  Elle est un animal parfaitement autonome et particulièrement robuste qui pourrait jouir jusqu’à sa mort de sa vie de chenille.  Et pourtant, elle interrompt son existence à un moment précis pour entrer dans un cocon, où son organisme est complètement restructuré afin de former un animal volant.  Un tel mécanisme ne peut apparaître par le simple jeu des mutations et de la sélection naturelle.

Considérez aussi le coléoptère bombardier, un insecte qui, à l’approche du danger, sécrète un mélange de peroxyde d’hydrogène et d’hydroquinone à l’intérieur d’un réservoir de stockage interne.  Par contraction musculaire, ces produits chimiques sont déplacés vers une chambre d’explosion.  Puis au moment opportun, le corps du coléoptère injecte un élément chimique détonateur dans la chambre d’explosion, provoquant le giclement d’un liquide bouillant et toxique en plein visage de son prédateur.  Ce système d’une complexité irréductible ne peut apparaître par le simple jeu des mutations et de la sélection naturelle.

Observez la nature et réfléchissez-y.  Il y a un pur génie dans toutes les formes de vie.  Il y a un ordre qui ne peut s’expliquer par le hasard.  La théorie de l’évolution a jadis offert une explication simpliste de la vie mais à mesure que la science progresse, cette explication s’avère grossièrement inadéquate.

Faisons simplement un récapitulatif de la théorie de Darwin et évaluons le nombre de spéculations nécessaires pour qu’elle soit admissible:

1. Formation spontanée de molécules organiques nécessaires à la vie (exemple: acides aminées)

√ Phénomène observé et démontré par la science expérimentale

2. Organisation spontanée des molécules organiques sous forme de polymères complexes permettant de coder de l’information génétique fonctionnelle (ARN ou ADN)

⊗ Phénomène impossible (ou très improbable), qui n’a jamais été observé ou démontré par la science expérimentale

3. Assemblage spontané des molécules d’ARN ou d’ADN avec les composantes minimales requises pour obtenir un premier organisme vivant (membrane protectrice, cytoplasme, ribosomes, etc.)

⊗ Phénomène impossible (ou très improbable), qui n’a jamais été observé ou démontré par la science expérimentale

4. Détérioration de l’ADN menant à des mutations, lesquelles peuvent être occasionnellement favorables à la survie d’une espèce par le biais de la sélection naturelle

√ Phénomène observé et démontré par la science expérimentale

5. Mutations de l’ADN menant à l’ajout d’informations complexes et structurées permettant de produire de tous nouveaux organes (estomac, pancréas, muscle, oeil, etc.)

⊗ Phénomène impossible (ou très improbable), qui n’a jamais été observé ou démontré par la science expérimentale

6.  Mutations de l’ADN transformant une espèce en une autre espèce complètement différente (exemple: un reptile transformé en oiseau)

⊗ Phénomène impossible (ou très improbable), qui n’a jamais été observé ou démontré par la science expérimentale

Conclusions

Ce que nous venons de voir n’est pas le fruit d’un amateurisme scientifique ni d’un fondamentalisme religieux.  Il s’agit d’un résumé personnel (et très imparfait) de ce qui est de plus en plus discuté dans les milieux scientifiques. Même si la théorie de l’évolution est encore acceptée par la vaste majorité, plusieurs esprits visionnaires venant de diverses disciplines scientifiques osent remettre en question ce modèle et offrent des arguments solides pour justifier leurs doutes.

Je suis conscient que le lecteur férocement attaché à l’athéisme ou au modèle évolutionniste n’aura pas été convaincu par ce qui vient d’être expliqué.  De toute façon, ce n’est pas à ce lecteur que je m’adresse.  Mon objectif était de démontrer que toute personne qui perçoit le divin en observant la nature n’a pas à se sentir intimidée par la théorie darwinienne qui prévaut dans notre culture ni par le naturalisme athée que cette théorie soutient.  Car s’il est vrai qu’il faut de la foi pour croire que Dieu a tout créé, il faut beaucoup plus de foi pour croire que le hasard a tout créé.  La foi en Dieu est donc tout aussi raisonnable (et même plus, selon moi) que la foi en un hasard omnipotent.  L’existence de Dieu ne peut être formellement prouvée par la science mais elle est tout à fait compatible avec cette dernière.

Initialement, je comptais rédiger le segment de cette série en abordant l’existence de Dieu sous plusieurs angles.  Finalement, j’en suis venu à me concentrer sur le darwinisme car j’ai le sentiment qu’il s’agit d’un obstacle majeur pour toute personne qui a soif de vérité.  Il fallait donc retirer cet obstacle avant d’aller plus loin dans cette série.

Dans ce qui précède, nous avons vu que Dieu se révèle à nous de façon naturelle par le biais de la création.  Dans le prochain article, nous verrons de quelle façon Dieu se révèle à nous de façon surnaturelle par le biais de sa révélation directe.

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Pour terminer, je vous laisse avec un documentaire de Living Waters Ministries, Evolution VS God (pour lequel les sous-titres en français sont disponibles), qui remet en cause le darwinisme en exposant ses faiblesses.  Si vous n’avez jamais vu cette vidéo, il vaut la peine d’être regardé:

(Notez que la suite de ce texte est en cours de rédaction.  Vous serez avisé de la parution de nouveau contenu à mesure qu’il est rédigé.  Pour être tenu au courant, visitez ce blog régulièrement ou – encore mieux – abonnez-vous aux notification par courriel ou à la page Facebook de PARSAGRACE.)

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