Partie 1 de 4: La dépravation totale de l’homme

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La tragique condition de tous les hommes

Si vous tentez de réformer vos comportements ou de combattre une mauvaise habitude ou une dépendance, vous avez constaté qu’il y a en vous une force qui triomphe de votre volonté et qui vous amène à faire le mal que vous ne voulez pas faire.  Et si vous êtes honnête envers vous-même, vous avez également réalisé que vous étiez impuissant face à cet ennemi intérieur.  En effet, une rétrospective des derniers mois ou des dernières années dévoile une triste succession de bonnes résolutions et d’échecs.  Pourquoi est-ce ainsi?  Êtes-vous un cas à part?  Y-a-t-il quelque chose de fondamentalement inadéquat en vous?

La vérité, c’est que non seulement vous n’êtes pas un cas à part, mais vous partagez une expérience qui est universelle: Vous êtes esclave du péché.  Dans la Bible, l’apôtre Paul a exprimé cette vérité ainsi:

Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair: j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. (…) Je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (Romains 7:18-19,22-23)

Cette citation vient d’un homme de Dieu qui a rédigé une grande portion des Saintes Écritures et qui a consacré sa vie à proclamer la vérité, au prix d’innombrables persécutions.  L’apôtre Paul a été battu, emprisonné et a frôlé la mort plus d’une fois dans sa mission visant à faire connaître aux hommes le chemin vers la vie éternelle. Et pourtant, même au milieu de ces souffrances, Paul vivait dans la joie, pardonnait à ses bourreaux et envoyait des lettres d’encouragement à ses frères alors même qu’il était enchaîné. Or, si un homme d’une telle stature morale a estimé que ce qui est bon n’habitait pas en lui, quel espoir avons-nous, nous qui sommes si dysfonctionnels et empêtrés dans des habitudes destructrices qui heurtent nos semblables et nous-mêmes?

Nous touchons ici au problème fondamental du mal.  La Bible révèle en fait que tous les hommes sont totalement corrompus.  Il est donc inutile de vous comparer à quiconque ou d’envier le sort de votre prochain.  Car en vérité, personne n’échappe à la loi du péché:

Il n’y a point de juste, pas même un seul; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul.  (Romains 3:10-12)

Cette déclaration tranchante va à l’encontre de ce que notre monde enseigne.  Notre société humaniste a en effet élevé l’homme au titre de dieu et affirme que nous sommes fondamentalement bons.  Mais les Saintes Écritures révèlent qu’il s’agit d’un mensonge.  Et notre vie personnelle le démontre également.  Nous sommes incapables de nous soustraire au mal.  Peut-être vous viendra-t-il à l’esprit certaines personnes qui semblent pourtant avoir atteint un haut degré de vertu.  Mais Dieu sonde les coeurs et il nous révèle que même nos bonnes actions sont marquées par la loi du péché :

Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé. (Ésaïe 64:6)

La Bible enseigne que cette loi du péché agit en chaque homme depuis que le premier homme a désobéi à Dieu dans le jardin d’Eden.  Lorsqu’il a pris la décision de se soustraire à l’autorité de son Créateur, l’homme a laissé le péché entrer dans le monde.  Sa descendance a aussitôt été condamnée à l’esclavage du péché et à tout ce qui en découle: la corruption spirituelle et physique, la maladie et la mort.  Étant de la descendance d’Adam, vous êtes donc aussi condamné à vivre sous la puissance de cette malédiction et à expérimenter votre propre impuissance face au péché.  Car ce qui est souillé ne peut engendrer la perfection.

Vous ne pouvez échapper à la colère de Dieu

De nombreuses religions et philosophies tentent d’apporter un remède à cette dépravation.  En fait, toutes les religions affirment à leur façon qu’elles ont la clé pour vous réconcilier avec Dieu et restaurer votre équilibre intérieur.  Elles proposent (ou imposent) différentes recettes, différentes prescriptions ou interdictions, différents rituels ou exercices, en vous promettant que vous pourrez ainsi renouer avec le divin.  Hélas, rien de ce que vous ferez ne pourra renverser l’implacable malédiction qui agit en vous; vos péchés vous séparent irrémédiablement de Dieu.

La Bible ne vous fait aucune fausse promesse.  En fait, elle est le seul livre sacré sur terre qui pose un diagnostic honnête sur votre condition humaine en révélant que vous êtes pécheur et êtes donc condamné à être séparé de Dieu à jamais.  Vos efforts humains ne vous permettront jamais d’accéder au divin car la perfection requise par Dieu est inatteignable.  Dieu est saint et il ne peut vous donner accès à son Royaume alors que vous êtes marqué au fer rouge par le péché.  Il ne se contentera pas de vos rituels et sacrifices.  Il ne se contentera pas d’une simple note de passage.  Lorsque vous paraîtrez devant lui après votre mort, il vous montrera la somme astronomique de vos péchés.  Et si vous aviez réussi à vous convaincre de votre vertu sur terre, vous verrez alors la dépravation qui a guidé chacun de vos actes. Vous reconnaîtrez votre culpabilité et fléchirez les genoux devant le Dieu glorieux, parfait et saint.  Et le verdict sera tranchant et sans appel: coupable!  Vous reconnaîtrez aussitôt la justesse de ce verdict et recevrez la sentence qui en découle: la perdition éternelle.

Cette vision d’un Dieu de justice est loin d’être populaire et heurte aisément notre sensibilité humaine. En dépit du fait que nous désobéissons tous continuellement à Dieu, nous acceptons difficilement que ce dernier puisse nous condamner. Nous avons trop été habitués à exalter l’homme et à ignorer Dieu pour accepter un tel scénario. Par conséquent, le monde prétend que cette justice divine est un mensonge.  Ou bien l’on dira que Dieu n’existe tout simplement pas ou l’on se forgera un Dieu imaginaire qui correspond à nos désirs, un Dieu d’amour et de pardon qui n’oserait jamais damner une âme (sauf peut-être un Hitler ou un Mussolini).  Mais un tel Dieu n’existe pas.

Le Dieu vrai, le Dieu vivant, celui qui s’est révélé dans la Bible, est un Dieu juste. Il est vrai qu’il est aussi un Dieu d’amour mais cet amour ne compromettra jamais sa justice.  Si vous êtes coupable (et vous l’êtes!), Dieu se doit d’agir selon cette justice et vous condamner.  Mais si vous dites qu’au contraire, Dieu vous donnera le ciel malgré votre méchanceté, vous insinuez que la justice de Dieu est comme celle de notre système judiciaire corrompu qui relâche des criminels qui méritent d’être punis. Or, Dieu a en horreur de telles injustices :

Celui qui absout le coupable [est] en abomination à l’Éternel.  (Proverbe 17:15)

Si un homme était trouvé coupable d’avoir abusé et tué sauvagement plusieurs enfants et que cet homme implorait ensuite la bonté et la miséricorde du juge afin qu’on ne lui impose aucune peine, que diriez-vous?  Vous seriez outré de voir cet homme vouloir échapper aussi facilement à sa sentence, et ce devant toutes les familles éplorées assistant au procès.  Et si ce juge déposait son maillet et, au lieu de condamner le criminel, déclarait: « Je suis un juge bon et compréhensif.  Je relâche donc cet homme », quelle serait votre réaction?  Si vous avez de l’amour pour ces enfants et leurs parents, vous seriez indigné et en colère.   Ce juge deviendrait pour vous aussi coupable que le criminel.   Car l’amour est inséparable de la justice. Et pourtant, n’est-ce pas précisément de cette façon que vous vous attendez à être jugé par Dieu?  N’entretenez-vous pas cette idée selon laquelle Dieu ignorera vos innombrables péchés commis contre lui et vos semblables et vous admettra au ciel au nom de sa miséricorde?  Si c’est le cas, vous aurez une mauvaise surprise lorsque vous franchirez la frontière qui vous sépare de l’éternité. Car Dieu ne laissera jamais le coupable impuni.  Pas même vous.

Peut-être êtes-vous cependant de ceux qui croient en la justice de Dieu mais qui espèrent que leurs bonnes actions ou leur religion pourront faire contrepoids face à leurs péchés. Vous pensez pouvoir vous présenter devant Dieu et apaiser sa colère en lui disant: « Seigneur, j’ai été une bonne personne » ou « J’ai été un bon musulman » ou « J’ai été un bon hindou » ou « J’ai été un bon bouddhiste » ou même « J’ai été un bon catholique » ou « J’ai été un bon chrétien ». Mais comme l’indiquent les paroles du prophète Ésaïe citées plus haut, votre prétendue bonté et vos bonne actions ne sont pour Dieu que des vêtements souillés.  Elles sont contaminées par des motifs corrompus. Oseriez-vous vous présenter devant un juge et lui offrir un vêtement souillé en guise de pot-de-vin? Un tel geste aurait-il de la valeur à ses yeux ou n’enflammerait-il pas davantage sa colère?

Dieu ne vous jugera pas selon vos croyances ou vos désirs, mais selon sa justice et sa sainteté. Ce n’est pas vous qui avez créé Dieu mais Lui qui vous a créé. Il a pouvoir de vie et de mort sur vous et il exercera son jugement envers vous selon ses propres standards et non selon les vôtres.   Et toute personne qui se présentera devant Dieu avec un quelconque sentiment de supériorité morale et en faisant l’étalage de ses « bonnes actions » recevra ces dures paroles:

Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. (Matthieu 7.23)

Si vous n’avez pas encore été réconcilié avec Dieu, votre état actuel est donc misérable et votre destinée éternelle est tragique.  Mais la bonne nouvelle, c’est que Dieu ne désire pas vous laisser dans un tel état.  Au contraire!

[Dieu] use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. (2 Pierre 3.9)

Dieu s’est révélé et a fait connaître son plan pour sauver tous ceux qui sont disposés à faire preuve d’humilité et à recevoir son pardon. Si vous êtes disposé à reconnaître votre triste condition spirituelle et que vous comprenez que vous ne pouvez vous sauver vous-même, alors vous êtes prêt à recevoir la bonne nouvelle de l’Évangile de Jésus-Christ.


 

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