L’homme de Dieu est un artisan de paix (2 de 2)

psg-2016-09-10

Dans l’article précédent, nous avons principalement abordé la dimension intérieure de la paix véritable et biblique, celle qui est issue de notre réconciliation avec Dieu et qui entraîne une attitude miséricordieuse envers notre prochain.  Or, cette paix intérieure se traduit naturellement dans la réalité du quotidien par une paix extérieure, par des fruits que tous peuvent voir.  Et le fruit le plus apparent est une transformation radicale des relations humaines qui se traduit souvent par une victoire sur les conflits.

Le problème de l’homme est qu’il tend à oublier l’essence des choses et à ne considérer que les apparences.  Par manque de vision spirituelle, il juge la réalité avec une perspective charnelle et en vient à s’égarer dans ses raisonnements.  Un exemple de cette tendance se retrouve dans l’attitude du peuple juif face aux sacrifices dans l’Ancien Testament.  Alors que certains de ces sacrifices visaient à exprimer extérieurement un sentiment de conviction et de repentance qui était éprouvé intérieurement, le peuple juif en vint à s’attacher aux rituels tout en laissant son coeur se détourner de Dieu.  Il dissociait ainsi le brisement intérieur (qui devait être le motif premier) du sacrifice prescrit par la loi pour ne garder que l’apparence de la religiosité.  Dès lors, les offrandes d’animaux n’étaient plus des sacrifices de bonne odeur mais des rituels dépourvus de sens qui étaient en horreur au Dieu qui les avait pourtant prescrits initialement:

Cessez d’apporter de vaines offrandes: J’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; elles me sont à charge; je suis las de les supporter.  (Ésaïe 1.13-14)

De la même façon que le peuple de Dieu avait conservé les signes extérieurs de la religion tout en reniant son essence (comme il le fait encore aujourd’hui dans l’Église), l’homme moderne tente plus que jamais de conserver les signes extérieurs de la paix tout en reniant sa source.  Et puisque l’absence de conflits est le principal signe de cette paix, l’homme s’applique à éviter toute confrontation ou toute offense.

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