Si indigne et pourtant si aimé

psg2016-11-12

Avant d’entreprendre la rédaction des prochains articles, je désire prendre un moment ce soir pour vous partager ce que je vis spirituellement.  Depuis l’an dernier, je n’ai en effet publié aucun article à caractère personnel et je crois important que mes lecteurs sachent où se situe celui qui, il y a un peu plus d’un an, était suspendu au-dessus des flammes de l’enfer et avait perdu presque entièrement la raison.

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L’homme de Dieu est pauvre en esprit

psg 2016-02-27

Définir ce qu’est un homme de Dieu est une tâche colossale.  Au cours des derniers jours, je me suis torturé l’esprit à ce sujet, cherchant à déterminer par où je devais commencer.  Je voulais en effet reprendre la rédaction de ce blog en brossant d’abord le portrait d’un idéal masculin selon les standards bibliques.  Mais pour ce faire, il est nécessaire de jeter par terre à peu près tout ce qui nous a été enseigné par la société.  Il faut être prêt à remettre en question tous les stéréotypes masculins, à pourchasser et abattre sans pitié toutes les vaches sacrées que notre culture chérit jalousement.

C’est ce matin que j’ai découvert l’angle sous lequel j’allais attaquer le problème.  En étudiant la Parole de Dieu, j’ai lu et médité le Sermon sur la montagne, un enseignement que Jésus a livré au début de son ministère et qui propose un standard de vie radical.  Ce sermon s’adresse à tout croyant mais revêt une importance particulière lorsque nous l’appliquons spécifiquement à l’homme.  Nous réalisons alors que le modèle de masculinité proposé par Jésus n’est pas seulement différent de celui qui nous a été inculqué par le monde.  Il en est l’antithèse.  J’ai donc estimé que ce sermon était l’endroit idéal pour débuter.

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Le défi de l’honnêteté

J’ai beaucoup hésité avant d’écrire les derniers articles portant sur mon adultère.  Initialement, alors que j’étais toujours dans le péché, je ne comptais plus écrire et avais littéralement supprimé tout le contenu de ce blog.  Donc, aucune possibilité de récupération, à moins de fouiller dans les archives du web, ce qui aurait nécessité des mois de travail fastidieux.  Mais mon épouse, connaissant mes humeurs instables, avait fait une copie de sauvegarde sur son ordinateur quelques jours avant que je ne commette l’irréparable, si bien que tous mes articles ont pu être restaurés en quelques clics de souris.  De plus, elle avait alors renouvelé mon nom de domaine parsagrace.net sans me le demander, un geste qui m’a frustré sur le moment mais pour lequel je lui suis maintenant énormément reconnaissant.

Après que Dieu ait mit fin à ma folie le 29 août dernier, je me suis rapidement questionné sur l’avenir de ce blog: Devais-je le laisser sombrer dans l’oubli?  Ou le remettre en ligne sans écrire de nouveaux articles?  Et si je devais écrire à nouveau, devais-je le faire tout-de-suite ou attendre quelques mois?  Et si je devais le faire, comment allais-je aborder mes 5 mois de rébellion?  Je savais que je ne pouvais les passer sous silence.  Mais devais-je seulement  glisser quelques mots sur le sujet ou faire une confession détaillée comme je l’avais fait l’automne dernier?

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Something’s got to change (Josh Wilson)

psg 2015-03-13Une âme éternelle ne peut être comblée que par un Dieu éternel.  La recherche de la plénitude ailleurs qu’en Dieu est une source de misère, de dépendance et de folie.  Et pourtant, nous tendons si facilement à nous détourner de Celui qui est le chemin, la vérité et la vie, pour nous abandonner à des idoles qui briseront leurs promesses et nous laisserons vides et désillusionnés.  Cette chanson de Josh Wilson exprime avec une grande transparence et honnêteté le constat d’un homme qui réalise que les plaisirs de ce monde ne le mènent qu’à un vide toujours plus grand. Cette prise de conscience est souvent douloureuse mais elle est le point de départ de la repentance.  Lorsque nous réalisons que nous avons échangé les eaux vives du Seigneur pour des réservoirs crevassés qui ne retiennent pas l’eau (Jérémie 2.13), nous pouvons faire un 180 degrés et revenir à Celui qui est notre vie et notre salut.

Je vous partage ici la traduction de la chanson, accompagnée de la vidéo: Continuer la lecture de Something’s got to change (Josh Wilson)

2015… par sa grâce

psg 2015-01-01Bonne nouvelle année à tous mes lecteurs.  J’aimerais débuter cette année avec une citation que j’ai lu récemment et qui m’a marqué, non seulement à cause des sentiments qu’elle décrit et auxquels je peux si bien m’identifier, mais aussi à cause de l’homme qui en est à l’origine:

«Je ne voudrais pas être le jouet et la proie de pensées vaines, incohérentes, insensées et souvent pire encore que tout cela; mais ce mal est attaché à moi: mon coeur est comme un grand chemin, comme une ville qui n’aurait ni muraille ni portes.  Il n’y a rien de si faux, de si frivole, de si absurde, de si impossible ou de si horrible qui ne puisse y avoir accès, et cela en tout temps et en tout lieu: mon cabinet, la chaire, la table du Seigneur elle-même, ne m’en mettent pas à l’abri.  Je compare quelquefois mes paroles aux notes aiguës d’un instrument que mes pensées accompagnent comme une espèce de basse ou plutôt d’anti-basse, qui viole toutes les règles de l’harmonie, introduit toutes les combinaisons possibles de discordance et de confusion, et détruit entièrement la mélodie.  Ah!  quelle musique feraient souvent mes prières et mes prédications aux oreilles de l’Éternel des armées, s’il les écoutait comme venant uniquement de moi!  Les hommes n’entendent que la partie aiguë; et je n’ai guère sujet de me féliciter, s’il leur arrive de m’adresser des louanges, lorsque ma conscience me dit qu’ils seraient saisis d’étonnement et d’horreur s’ils pouvaient entendre tout.

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Un diagnostic honnête de moi-même

psg 2014-12-26

Comme je l’ai mentionné dans mes articles du 18 et 22 décembre dernier, j’ai souvent utilisé mes faiblesses comme une arme pour me faire du mal.  Ce soir, je les utiliserai comme un tremplin pour accéder à un niveau supérieur.  Ce que je dirai dans cet article en surprendra plus d’un.  Je semblerai extrémiste pour certains, peut-être trop dur envers moi-même.  Mais ce n’est pas mon objectif.  Ce que je désire, c’est de magnifier le nom du Seigneur, le reconnaître pour ce qu’il est, reconnaître la justesse de sa Parole et m’examiner moi-même à la lumière de cette dernière.  Je présume que tout comme moi, vous n’avez jamais pu observer la naissance d’une étoile.  Toutefois, vous êtes peut-être en ce moment témoin de la nouvelle naissance d’un homme, ce qui n’est pas rien, compte tenu du prix de nos âmes aux yeux de Dieu.

Débutons avec une confession.  J’ai rechuté cet avant-midi au niveau de l’impureté.  Trois fois.   Je pourrais détailler les étapes ayant menées à cette « orgie », expliquer comment le ressentiment de la veille m’a mené là, décrire les pensées qui ont précédé l’acte.  Mais ce faisant, je contournerais le fond du réel problème, celui du coeur.  Car comme l’a dit notre Maître, « c’est du dedans, c’est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités… » (Marc 7.21)

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Prosterné à tes pieds

psg 2014-12-12

Né de tes pensées, formé par tes mains et aujourd’hui prosterné à tes pieds
Créé à ton image et pourtant déformant ta glorieuse beauté
Ta beauté que mêmes les anges ne peuvent regarder sans être aveuglés
Mais qui, en moi, s’est éteinte dans l’abysse du péché

Incliné devant ton trône, réduit à néant, je garde silence
Anéanti non par la honte mais par ta magnificence
Par cet amour qui s’apparente à de la violence
Lorsqu’il lacère mon coeur afin d’y déposer ses semences

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Épisode d’adultère: le mot de la fin

psg 2014-12-09Il y a plusieurs années, lorsque Dieu m’a arraché des griffes des ténèbres pour me plonger dans sa lumière et me faire goûter à son amour, une transformation radicale s’est produite en moi.  Je ne parle pas de la transformation qui survient lorsqu’une personne adopte une philosophie ou une religion.  Je parle d’un changement de coeur.  Il a pris un coeur vil, corrompu, tordu, idolâtre, égoïste et ennemi de Dieu, pour en faire un coeur aimant la vertu, la vérité, la justice, le sacrifice… un coeur qui aime Dieu et est consumé par le désir de le servir.  Ce désir a été maintes fois contrarié par l’opposition de la chair, défait par les plans de l’ennemi, combattu par l’esprit de ce monde.  Mais il s’agissait néanmoins d’un désir inextinguible, d’une flamme alimentée par l’Esprit Saint, d’une force silencieuse qui renverse tous les obstacles.

En me donnant un coeur nouveau, Dieu m’a donné de nouveaux désirs.  Ce qui faisait auparavant ma joie faisait désormais mon dégoût.  Et ce qui me répugnait faisait maintenant mes délices.  Le péché me semblait être soudainement l’ultime perte.  Et la vertu l’ultime richesse à posséder.  J’ouvrais les pages de la Bible et ne lisais plus un livre ardu parsemé de lettres mortes comme lorsque j’étais aveugle.  J’ouvrais la Parole de mon Dieu et chaque mot était comme du miel sur mes lèvres.  J’étais embrasé, consumé par le désir d’honorer Dieu.  J’étais saturé de lui, ses pensées imprégnaient les miennes, ses projets motivaient les miens.  Son Royaume était ma patrie.  J’étais sauvé.  Marqué par le sang de Jésus, destiné à lui ressembler.  Tout mon être tendait désormais vers le haut et mon obéissance m’amenait de vertu en vertu et de gloire en gloire.

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Tout revient au premier commandement

psg 2014-11-22

Si je n’aime pas Dieu de tout mon coeur, de toute mon âme, de toutes mes pensées et de toutes mes forces, je serai nécessairement séduit par ce monde.  En l’absence d’un amour consumant pour Dieu, la seule alternative sera par défaut un amour consumant pour le monde.  Si j’oublie les promesses de Dieu, j’écouterai les promesses de l’ennemi.

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Chute et rédemption (Confessions)

psg 2014-10-12
Le parc du premier baiser…

Déjà plus de 3 semaines se sont écoulées depuis le dernier baiser relaté à l’ouverture de cette série d’articles.  Depuis ce jour, l’automne a progressé, les feuilles d’automne laissent peu à peu les arbres nus, gris et froids.  Et je marche chaque jour parmi les ruines que ce baiser, cette aventure passionnelle, ont laissés en moi et autour de moi.

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Chute et rédemption (Dialogue avec Dieu)

psg 2014-10-01

Ce soir, je ressens le besoin de dialoguer avec Dieu. Je ressens le besoin d’aller beaucoup plus en profondeur que dans les derniers jours. On ne se repent pas de l’adultère comme on se repent d’une blague de mauvais goût. L’adultère est un péché qui trace de profonds sillons dans le coeur de ceux qui ont été trahis. Et dans le coeur du traître. Je désire mettre à nu ce coeur de pierre qui a blessé l’amour de sa vie. Je désire labourer ce champ stérile dont la terre est si sèche et inhospitalière que seules les ombres semblent vouloir s’y aventurer. Je veux m’ouvrir à Dieu. Et je veux que vous y soyez.

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Mourir à nous-mêmes et renoncer à notre liberté

psg 2011-12-17

Dieu aurait pu le faire. Il aurait pu créer un monde où le péché n’aurait jamais vu le jour. La seule chose qu’il aurait eu à faire: créer l’homme en lui refusant la possibilité de pécher. Faire de l’homme une marionnette, un robot qui ne peut faire ses propres choix et qui est préprogrammé afin de toujours prendre les bonnes décisions.

Mais Dieu est un grand Dieu. Et en nous créant, il a décidé de mettre le paquet. Il ne pouvait se contenter de créer des pantins. Il voulait une créature à son image. Douée de l’intelligence et de la conscience. Avec à sa disposition le choix d’obéir ou de désobéir.  Dieu a donc été infiniment généreux envers l’homme.  Et il l’a fait en sachant quel serait le résultat. Dans son omniscience, il savait que l’homme perdrait l’état de grâce. Et il savait par quel moyen extraordinaire il allait racheter l’humanité: en s’incarnant et en prenant sur lui-même le châtiment qui devait, à cause de sa justice, retomber sur nous.

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Avez-vous réalisé votre impuissance?

psg 2011-05-09

Jésus a dit: « sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15.5) Cette vérité est essentielle pour notre salut et pour notre sanctification. Dès que nous l’oublions, nous commençons à marcher sur un terrain très glissant.

Pour être sauvé et avoir la vie éternelle, nous devons reconnaître notre corruption et notre incapacité à nous sauver nous-même. Celui qui se croit bon et spirituel est perdu à l’avance car il n’a pas compris sa déchéance et la pauvreté de son âme. Il n’a pas pris conscience de la dépravation absolue de sa nature humaine. Il n’a pas sondé les profondeurs ténébreuses de ses motifs égoïstes et de son inimitié envers Dieu. Il n’a pas discerné en lui l’héritage d’Adam: le désir d’être comme Dieu et d’établir sa propre royauté sur terre. Mais dès que le voile est levé et que nous sommes convaincus de nos péchés, alors le salut nous est accessible car alors seulement nous nous en remettons entièrement à Christ et au sacrifice qu’il a offert pour nous sur la croix.

Une fois que nous sommes sauvés, cependant, nous commettons souvent une erreur grave. Alors que nous avions mis notre confiance en Jésus pour notre salut, nous nous appuyons maintenant sur nos propres forces pour notre sanctification. Nous pensons pouvoir trouver en nous-même les ressources nécessaires pour vaincre notre chair, le monde et Satan. Si vous êtes actuellement dans cet état d’esprit, il est urgent de reprendre contact avec la réalité.

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Conjuguer au passé afin de triompher (3 de 3)

psg 2010-09-05

Tout est accompli

Si je vous demande à quel moment avez-vous été sauvé, que répondrez-vous? Peut-être évoquerez-vous une date bien précise dans votre vie, où vous avez pris la décision de suivre Jésus. Et ce n’est pas faux.  Mais techniquement, vous avez été sauvé il y a 2000 ans, au moment où Jésus est mort pour vos péchés. Lorsque vous avez donné votre vie à Christ, vous avez simplement entré dans le mystère de son Salut par la foi. Mais vous n’avez rien accompli. Car tout était déjà accompli sur la croix.

Le même principe s’applique à notre vie avant Christ. Quand sommes-nous devenus pécheurs? À notre naissance? Pas exactement.  Nous le sommes devenus lorsque Adam a désobéit.  Puisque nous étions tous en Adam, nous étions déjà condamnés avant même de naître.  Comme le disent les Écritures, «nous étions par nature des enfants de colère» (Éphésiens 2.3)

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Conjuguer au passé afin de triompher (2 de 3)

Lorsque Dieu s’est incarné en la personne de Jésus Christ, une nouvelle lignée était créée. Car quoique Dieu s’incarnait en Marie (donc dans la lignée d’Adam), il y avait en lui le germe divin, car Jésus était conçu surnaturellement par la puissance de l’Esprit Saint et non par l’union ordinaire d’un homme et d’une femme.  Un nouvel espoir est aussitôt apparu pour l’humanité: la possibilité de mourir à la lignée maudite d’Adam et d’être admis dans la lignée bénie de Christ.

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